Archive for June, 2011

Le Festival International Montréal en Arts déserté par tous!

Thursday, June 30th, 2011

Par Roger-Luc Chayer

FIMA ou désert du Sahara? C’est la question qui devait être dans toutes les têtes des exposants au Festival des arts qui occupe la rue Ste-Catherine Est à Montréal, dans le Village gai, en ce jeudi 30 juin 2011…

Le festival, boudé par les autorités et de nombreuses organisations, a annoncé un grand succès alors que devant nous, une rue Ste-Catherine quasi déserte s’offrait en guise de foule!

Si vous vous demandez si l’argent de l’État est bien dépensé, regardez cette photo…

FIMA ou désert du Sahara?

FIMA ou désert du Sahara?

Gay Globe Magazine – Le site du premier magazine gay québécois

Thursday, June 30th, 2011

Le site du premier magazine gay québécois

Gay Globe Magazine

http://www.gayglobe.us

Un nouveau drapeau dévoilé en l’honneur du prince William

Thursday, June 30th, 2011

Canoe

OTTAWA – Un drapeau officiel a été créé exceptionnellement en l’honneur du prince William, à l’occasion de la visite du jeune couple royal au Canada.

Il s’agit du premier drapeau que le Canada crée pour la royauté depuis celui de la reine Élisabeth II, en 1962. Il arbore à la fois les armoiries royales du Canada et l’emblème monogramme personnel du duc.

Le ministre fédéral de la Citoyenneté, de l’Immigration et du Multiculturalisme, Jason Kenney, a souligné l’importance de la visite au Canada du couple royal.

« On doit respecter les traditions et les liens avec le passé, comme avec le 400e anniversaire de la fondation du Québec par Champlain, premier gouverneur général du Canada à avoir représenté un monarque ».

Kate et William arriveront demain pour une tournée de neuf jours au pays. Ils s’arrêteront à Montréal et à Québec, les 2 et 3 juillet.

Le couple séjournera à Rideau Hall où les chefs cuisiniers s’affairent à préparer le menu royal. Ils dégusteront, entre autres, des légumes du Québec et des oursins.

Des navettes seront notamment offertes aux touristes afin d’accéder à la cérémonie de bienvenue.

Plus de 1300 journalistes du monde entier suivront le couple royal lors de leur voyage.

L’écuyer québécois du prince

Thursday, June 30th, 2011

Cyberpresse

(Québec) Tout au long de la visite royale au Canada, le bras droit du prince William ne sera pas un énigmatique dignitaire britannique, mais un pilote d’hélicoptère de 37 ans de Québec.

Depuis le début mai, le capitaine Jean Leroux, qui fait partie du 442e Escadron de transport et sauvetage de la Force aérienne canadienne, à Comox, sur l’île de Vancouver, occupe la fonction d’écuyer du duc de Cambridge.

Autrefois attribué à la personne qui s’occupait des chevaux de la royauté ou des officiers supérieurs, le titre d’écuyer désigne aujourd’hui «l’assistant personnel» des membres de la famille royale lorsqu’ils sont en visite ou effectuent des sorties publiques.

Après deux mois de préparation entre Ottawa et Londres, le capitaine Leroux sera à l’avant-scène dès demain. Durant les neuf jours de la visite officielle de William et Kate au Canada, il sera toujours à proximité du couple royal et devra s’assurer que les «chorégraphies» prévues pour leurs différentes visites soient respectées.

«Lorsqu’on arrive quelque part, le temps est tellement compté qu’il faut savoir exactement où on s’en va, à telle place. Tout est minuté», explique le capitaine Leroux, joint à Londres. «Moi, je m’assure qu’on est à temps, à la bonne place et au bon moment.»

Jean Leroux, qui a grandi dans une famille de quatre enfants à Charlesbourg, dispose maintenant d’un bureau à Saint-James Palace, la résidence administrative officielle de la Couronne britannique à Londres, et côtoie régulièrement le prince William et sa nouvelle épouse, Katherine Middleton. En public, il appelle le prince «Son Altesse Royale» ou «Monsieur». Mais quand ils sont les deux seuls, c’est «William».

Pour le militaire, marié et père de deux petites filles, cette assignation est arrivée sans prévenir. Jean Leroux n’a jamais postulé pour devenir écuyer. Son major à Comox lui a appris sa nomination au téléphone, la veille du 1er avril.

«Je pensais que c’était un poisson d’avril, se souvient-il. Mais le lendemain, le commandant de l’escadre est venu me féliciter et, à ce moment-là, j’ai compris que ce n’était pas une farce!»

Avant de choisir son écuyer canadien, le prince William avait imposé trois critères de sélection. Il voulait qu’il soit un pilote de recherche et de sauvetage (comme lui dans la Royal Air Force), qu’il soit à peu près de son âge et soit bilingue.

Jean Leroux a rencontré le prince pour la première fois le 10 juin, au palais Saint-James. «C’était très amical comme discussion, raconte le capitaine. On a parlé environ une minute de ma fonction en tant qu’écuyer. Tout de suite après, on a changé de conversation et on a parlé de pilotage et de recherche et secours.»

Les deux hommes sont peut-être issus de milieux très différents, mais ce point en commun leur a permis de «cliquer».

«Je passe tellement de temps avec lui, à ses côtés, que c’est aussi bien qu’on ait une affinité», dit Jean Leroux. «Même s’il est né dans la royauté et que moi, je suis né dans la ville de Québec, en bout de ligne, on fait le même travail, on veut faire une différence dans la vie des autres et sauver des vies.»

En côtoyant le couple princier, le capitaine Leroux a appris à connaître l’homme et la femme derrière l’image. Il décrit William et Kate comme des gens calmes, chaleureux, décontractés, terre à terre et très efficaces.

Il a eu l’occasion de discuter avec les nouveaux mariés de leur façon de voir leur statut monarchique. «Ils font partie d’une famille privilégiée, mais ils se servent de cette position-là pour faire le bien autour d’eux», dit M. Leroux, citant en exemple la fondation du prince William et de son frère, Harry, qui soutient de nombreuses oeuvres de charité.

Le capitaine Leroux a maintenant hâte que les Canadiens et les Québécois fassent connaissance avec William et Kate. «C’est comme si tu connais quelqu’un qui est vraiment gentil et super, et t’as le goût de le présenter à tes amis», illustre-t-il.

Quant à son incroyable aventure royale, qui prend fin le 8 juillet, Jean Leroux se dit conscient de sa chance. «Je me sens très privilégié, dit-il. C’est une expérience qui n’arrivera qu’une fois, c’est sûr.»

Il ne faut pas réduire l’homosexualité à la Gay Pride

Thursday, June 30th, 2011

Marianne2.fr

Alors que l’Etat de New-York vient de légaliser le mariage homosexuel, l’Assemblée nationale s’est, elle, prononcée contre. Le mouvement français favorable à cette légalisation continue de militer, au risque, parfois, de verser dans le ridicule selon Philippe Bilger.



Je vais me faire taper sur l’esprit par beaucoup.

Parce que ces derniers jours nous ont confrontés sur les plans parlementaire, politique, moral et festif à l’homosexualité, aux droits réclamés par cette communauté en France et à la tragique condition des homosexuels dans au moins soixante-dix pays du monde où cette orientation intime est pénalisée.

L’Assemblée nationale s’est déclarée hostile il y a peu au mariage homosexuel. La Gay Pride annuelle, dont la marraine était Arielle Dombasle, a offert, avec des dizaines de milliers de participants, ses chars, ses provocations ostensibles, ses accoutrements singuliers, son exhibitionnisme, sa diversité, le spectacle à la fois étrange et familier d’une humanité proche et lointaine, couronné par une manifestation collective d’affection, une infinité de baisers publics. On a le droit d’aimer cela, on peut y voir l’expression d’une fierté tellement désireuse de s’afficher qu’elle en fait trop pour rattraper tant d’humiliations, de silences et de discriminations. On a le droit aussi de considérer cela comme une cause exploitée et récupérée par la mondanité, destinée moins à convaincre les hétérosexuels rétifs qu’à se féliciter de l’adhésion unanime des homosexuels, d’autant plus que l’échéance présidentielle de 2012 permettait à cette masse, dans la musique et l’effervescence, la joie surjouée et les slogans prévisibles, de se donner une ambition politique en rêvant d’une égalité absolue des droits entre ceux qui la composaient, et tous les autres qui s’inscrivaient dans la normalité sociale et l’évidence naturelle d’aujourd’hui. En plus, l’Etat de New York venant de légaliser le mariage homosexuel donnait des ailes à l’espérance militante française !

J’avoue, sans doute à cause d’un tempérament que le collectif, la surenchère et la caricature mettent mal à l’aise, être gêné par cette « marche des fiertés » qui inéluctablement me fait songer aux exemples outranciers que l’humanité propose dans tous les registres sexuels. Parce que je suis exaspéré devant le comportement de certains hétérosexuels, portant leur virilité tel un précieux et lassant trophée et s’abandonnant sans s’en rendre compte à une forme de grimacerie navrante, je m’estime autorisé à souligner que, de l’autre côté, un Laurent Ruquier pouffant et se congratulant à chaque seconde, avec force mimiques, exclamations et démonstrations, même en face d’un François Bayrou remarquable entre sérieux et dérision, donne de l’homosexualité, pour l’apparence, une illustration qui fait évidemment trop plaisir aux adversaires obtus et superficiels de celle-ci.

A la Gay Pride, il y avait, comme il se doit, des personnalités politiques au premier rang desquelles Bertrand Delanoë, Jean-Luc Mélenchon, Eva Joly et Jack Lang. Elles ont expliqué que leur présence était d’autant plus justifiée cette année qu’en 2012 l’égalité entre homosexuels et hétérosexuels, notamment par l’adoption du mariage pour les premiers, serait garantie.

Leur conviction se fondait sur le fait que l’humanité était évidemment ce qui constituait comme semblables et, d’une certaine manière, fraternels les uns et les autres. L’argument est fort et pourrait en effet fonder l’équivalence personnelle et sociale des droits. Tous hommes ou femmes quel que soit leur choix sexuel, pourquoi ne pas les traiter, alors, en portant sur eux exactement le même regard politique et social ? Reste qu’au FN ou à l’UMP, les adversaires du mariage homosexuel même les plus rigidement conservateurs n’oseraient pas dénier cette appartenance à une même humanité et que leur opposition est plutôt motivée par le fait qu’au-delà de cette humanité indivise, la différence des rôles, des fonctions et des finalités légitimerait des appréhensions distinctes par rapport à nos normes façonnées par le temps et aux exigences de notre société. L’interrogation est-elle si choquante, si aberrante et suffit-il, pour la négliger, de soutenir comme Jack Lang que le mariage homosexuel s’inscrit « dans le mouvement de l’humanité » ? Ou de considérer, comme Roselyne Bachelot, qu’il est inéluctable, comme Alain Juppé, qu’il serait acceptable, de préférence avec un autre nom (LCI), ou de reprocher au président de la République, comme Jean-Luc Romero, d’avoir trahi ses promesses ? La bêtise du « il n’y a qu’à » est infinie et, sur les thèmes qui font se téléscoper l’humain et le culturel, l’égalité théorique et des pratiques intimes naturellement et socialement contradictoires, d’autant plus dommageable.

Heureusement, ce combat pour la dignité des homosexuels et leur défense ne se réduit pas à ce théâtre mondain et incontournable qu’est devenue la Gay Pride. Une pétition signée par des personnalités, pour la plupart estimables, vient de réclamer, dans un texte remarquable, « la dépénalisation universelle de l’homosexualité », en rappelant qu’au moins soixante-dix pays dans le monde condamnent ceux qui, hommes ou femmes, la vivent au quotidien, souvent dans la peur et l’opprobre (Le Monde). Sans doute cette lutte bénéficie-t-elle d’un assentiment unanime parce qu’elle relève d’un humanisme élémentaire, du souci de voir consacré l’exercice d’un droit fondamental – pouvoir librement exercer sa sexualité sans avoir à la justifier ni à s’en défendre – et  ne prétend pas s’immiscer dans le détail de mesures sociales et politiques favorisant l’aspiration à une égalité concrète dans un débat dont ce collectif admet le caractère « complexe ».

Au fond, rien ne sert, pour l’homosexualité, de se célébrer elle-même mais tout doit concourir à la rendre familière et présente tranquillement. Il faut qu’on ait envie de se battre pour elle. Qu’elle nous facilite aussi la mise en œuvre de cette résolution.

There’s a Pretty Decent Chance Your Meds Are Killing You Somehow

Wednesday, June 29th, 2011

Gawker

Abortion bans! Mouse hemophilia! Diabetes growth! Botox alternative! HIV testing! Undercover patients! Drug warnings! Weight loss! And having AIDS just got a little harder! It’s your Monday Health Watch, where we watch your health—dangerously!

  • A bunch of states are now banning abortions after 20 weeks into pregnancy “on the theory that the fetus can feel pain at that point.” I have a theory, too: people are dumb.
  • Avastin, the best-selling cancer drug in the world, could soon be banned by the FDA. No, I don’t know why. But I bet the doctors know why. And who am I to dispute them? I’m just a future Pulitzer Prize winner, your run-of-the-mill Avastin addict.
  • Oh my god, they’ve cured hemophilia in mice! With a little work they can probably expand this to cure anal cancer in warthogs and restless leg syndrome in marmosets! Don’t say we never did nothing for ya, animal kingdom.
  • Worldwide diabetes rates are growing at a staggering rate: the number of people with diabetes has doubled since 1980. Once you start thinking of it as Diabesties, it’s not so bad.
  • Have you gotten botox? You stupid idiot. Don’t you know that botox alternative Dysport was recently found to be better at erasing “crow’s feet” than botox is? Oh, you didn’t get botox for crow’s feet, it was for some other reason like you just like botulism, all up in your face? You fool.
  • National HIV Testing Day: What you need to know.” Yeah, so it’s national HIV testing day, and… I guess that’s about it. I mean I guess you don’t really need to know that even, it’s more of a situation where certain people should know it, but overall it’s optional to know it, so… ugh, god. I don’t write the headlines, seriously. I just got this job out of desperation, man. Desperation for depravity.
  • Oh great, the NObama administration is sending fake patients undercover to YOUR family doctor’s office to entrap him into becoming an unwilling advocate for socialized medicine. Also these patients will have swords.
  • The FDA has issued new warnings for Procrit, Epogen, and Aranesp. But what about Betazet? And Schemazoid? And Lupateen? And Eximelt? And Haversnop? And Cooshibod? And Forkydue? And Opsentile? And Zipperhore? And Poodadrip? Are we really safe?
  • Cutting calories is the key to weight loss, according to a story which is purportedly “news” in the year 2011. So, calories, not prayer. It’s settled.
  • Using anti-AIDS drugs can cause premature aging. So can not using anti-AIDS drugs.

Alain Juppé fait son “coming out” sur le mariage gay

Wednesday, June 29th, 2011

TF1

Qui a dit que la droite était trop conservatrice pour accepter le mariage gay ? Au lendemain d’une gay pride qui a réuni des dizaines de milliers de personnes à Paris sur le thème de l’égalité des droits pour les homosexuels, Alain Juppé a frappé un grand coup dimanche soir sur le plateau du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, en annonçant, pour la première fois, qu’il était favorable à une union homosexuelle, équivalente à un mariage.

Sans pour autant accepter l’expression de “mariage gay“, Alain Juppé a déclaré lors de son interview qu’il fallait “donner aux homosexuels l’égalité des droits” avec les hétérosexuels. “J’ai évolué et je pense aujourd’hui qu’il faut donner aux homosexuels exactement les mêmes droits qu’aux hétérosexuels”, a déclaré Alain Juppé. Pressé de répondre sur le cas précis du mariage, le ministre a finalement déclaré qu’il était “favorable à quelque chose comme un mariage”, mais peut-être avec un “nom différent”. “Est-ce qu’il faut appeler ça un mariage ? J’aurais préféré qu’on fasse preuve d’un peu plus preuve de créativité, qu’on trouve un nom différent”, a précisé Alain Juppé.

Quoiqu’il en soit, et malgré la nuance qu’il a voulu apporter à cette notion d’union pour les couples homosexuels, cette déclaration fait du ministre des Affaires étrangères un avocat de poids pour le mariage gay, alors que nombre de membres de l’UMP ont souvent marqué leur franche opposition à l’idée même de l’homosexualité.  A titre d’exemples, le débat sur les droits des homosexuels au sein de la majorité donne parfois lieu à des dérapages verbaux sans équivoque : “Un mariage homosexuel. Et pourquoi pas avec les animaux ? “, avait ainsi lance à l’Assemblée Brigitte Barèges, élue du Tarn-et-Garonne. Quant au député UMP du Nord, Christian Vanneste, il qualifie le mariage gay d’« aberration anthropologique ». Rare personnalité de poids à s’être déclarée favorable au mariage homosexuel,  la ministre des Solidarités, Roselyne Bachelot, s’est même vu demander sa démission par une fraction de la droite.

Gay Pride à La Havane: peu de participants, mais grande première

Wednesday, June 29th, 2011

AFP

LA HAVANE — Ils n’étaient qu’une douzaine, mais les homosexuels qui ont participé mardi à la première Gay Pride jamais organisée à La Havane ont célébré avec chaleur un nouveau pas vers la reconnaissance des droits des homosexuels.

“Nous ne réclamons rien, nous ne faisons que célébrer le fait que Cuba a voté aux Nations unies en faveur d’une reconnaissance des droits de la communauté homosexuelle”, a affirmé à la presse Ignacio Estrada, un des dirigeants de l’Observatoire cubain des droits LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels).

La courte manifestation –sur cinq cent mètres, de l’avenue du Prado vers le Malecon, le boulevard du bord de mer– arborant les couleurs arc-en-ciel gays s’est déroulée sans incident et s’est dispersée dans la musique et les chansons, sous l’oeil amusé des passants et des touristes.

Un très officiel Centre d’Education sexuelle (Cenesex), dirigé par Mariela Castro, fille du président Raul Castro, célèbre chaque année la Journée contre l’homophobie, mais c’est la première fois qu’une Gay Pride est organisée à La Havane à l’image de celles des grandes capitales mondiales.

“Mariela Castro était invitée, mais (les autorités) ont perdu une occasion de démontrer dans la rue que ce qu’ils disent est vrai, que nos droits sont respectés, qu’ils n’ont rien contre d’autres organisations comme la nôtre”, a estimé Leannes Imbert, directrice de l’Observatoire.

“Malheureusement, la discrimination continue d’exister à Cuba. Il y a toujours des rejets dans le travail, des tracasseries à tous les niveaux”, ajoute-t-elle.

“Nous faisons le vrai travail de révolution, +changer ce qui doit être changé+ (une expression lancée par le père de la Révolution cubaine Fidel Castro) et reprendre les droits dont un jour nous avons été privés”, a conclu Leannes Estrada.

Premier mariage homosexuel au Brésil

Wednesday, June 29th, 2011

LeFigaro

Le premier mariage civil homosexuel au Brésil a été célébré aujourd’hui après que la justice a donné son autorisation au couple, en union stable depuis 8 ans, a rapporté la presse locale.

Sergio Kauffman Sousa et Luiz André Moresi ont reçu du Tribunal de la Famille de la ville de Jacarei, dans l’Etat da Sao Paulo (sud-est) leur certificat de mariage civil.
Le 6 juin, ils avaient demandé à la justice de convertir en mariage leur union stable, officialisée en mai dernier. Le certificat de mariage en main, MM. Sousa et Moresi ont annoncé qu’ils demanderaient de nouveaux papiers d’identité au même nom de famille : Sousa Moresi. “C’est un bonheur immense. J’essaye encore de comprendre que ce moment entrera dans l’histoire. Nous avons lutté pendant tant d’années, alors maintenant que ça se réalise, on est en extase”, a dit ce dernier.

C’est le premier mariage officiel entre deux personnes du même sexe au Brésil. Jusqu’à présent, depuis une décision de la Cour Suprême du 5 mai dernier, seules les unions stables homo affectives étaient reconnues. Le juge qui a émis le certificat, Fernando Henrique Pinto, s’est appuyé sur cette décision de la Cour Suprême, ainsi que sur une résolution de l’ONU du 17 juin destinée à promouvoir l’égalité entre les Hommes, sans distinction. M. Pinto a souligné que le certificat de mariage est une “garantie” pour la préservation des droits en cas de décès d’un des conjoints. Il recommande à “tous les couples en union stable, homosexuels ou hétérosexuels, de se marier”.

Le juge avait préalablement consulté le Ministère Public. Celui-ci s’était dit favorable à la décision après avoir demandé des témoignages confirmant que les deux hommes “vivaient ensemble de manière publique, continue et durable dans l’objectif de fonder une famille”. Il y a deux semaines, un juge de l’Etat de Goias (centre-ouest) avait contredit la décision de la Cour Suprême et annulé une union stable homo affective. Selon lui, la Constitution établit qu’une famille est formée uniquement par un homme et une femme. “S’il y a une demande d’annulation de notre mariage, nous porterons le cas devant la Cour Suprême”, a assuré Sergio Kauffman Sousa. S’ils se marient, les conjoints deviennent héritiers et peuvent changer de nom. En union stable, ils restent célibataires sur les registres d’Etat civil et disposent de moins de droits en cas de décès.

Un facteur cellulaire limitant la multiplication du VIH-1 identifié

Tuesday, June 28th, 2011

Vih.org

Les travaux récents de l’équipe du Dr. Benkirane, publiés dans la revue Nature1, visaient à identifier le facteur de restriction opérant dans les cellules dendritiques et les rendant réfractaires à l’infection par le VIH-1.

Les facteurs de restriction se définissent comme étant des facteurs cellulaires pouvant empêcher la réplication de certains virus. Face à une agression par un pathogène, les cellules dendritiques sont centrales à l’orchestration de réponses immunitaires efficaces. En effet, ces cellules sont les sentinelles du système immunitaire, qui peuvent, d’une part, sécréter les molécules permettant de déclencher la réponse immunitaire innée et, d’autre part, capturer l’intrus et le modifier pour en présenter des morceaux aux cellules chargées de médier la réponse immunitaire spécifique.

Des travaux menés par un autre groupe ont permis de montrer que, paradoxalement, l’infection productive par le VIH-1 des cellules dendritiques permettrait d’éliciter une réponse immunitaire ciblant le virus. In fine, cela permettrait un meilleur contrôle de la réplication virale chez l’hôte. Néanmoins, dans le contexte de l’infection naturelle, ces cellules sont grandement réfractaires à l’infection par le VIH-1. Au contraire, le VIH-1 utiliserait ces cellules comme un cheval de Troie, afin de favoriser sa dissémination et son acheminement vers les organes lymphoïdes où il pourra rencontrer ses cellules cibles.

L’hypothèse avancée pour expliquer ce bloc s’opposant à la réplication virale est qu’il existerait un facteur cellulaire – ou facteur de restriction – qui bloquerait le VIH-1 dans les cellules dendritiques. L’objectif de nos travaux était de déterminer l’identité de ce facteur cellulaire.

A ce jour, trois facteurs de restriction prototypiques et inhibant la réplication du VIH-1 ont été identifiés APOBEC3 (Apolipoprotein mRNA-editing enzyme catalytic polypeptide-like editing complex 3), Trim (Tripartite Motif Protein)5-alpha et Tetherin. En ciblant spécifiquement différentes étapes du cycle de réplication viral, ces facteurs peuvent inhiber la multiplication du VIH-1. Néanmoins, le virus a développé un certain nombre de mécanismes afin de surmonter l’action de ces protéines. En effet, le VIH-1 possède un panel de protéines dites auxiliaires qui permettent d’améliorer sa réplication dans les cellules de l’hôte tout en lui permettant de contrecarrer les différentes embuches que lui opposent ses cellules cibles. Ces protéines auxiliaires ciblent spécifiquement ces facteurs de restriction en induisant leur dégradation.

La protéine SAMHD1

Nous nous sommes basés sur les observations antérieures de la littérature montrant que la protéine auxiliaire Vpx, présente dans la souche virale moins pathogène du VIH, le VIH-2, et dans certaines souches du virus simien SIV, mais absente du VIH-1, abolit la restriction existant dans les cellules dendritiques. En nous aidant des expertises présentes dans le laboratoire, nous avons isolé les protéines associées à Vpx parmi lesquelles nous avons identifié la protéine SAMHD1. Cette protéine exprimée spécifiquement dans les cellules dendritiques et dans les cellules qui lui sont apparentées, et où la restriction de l’infection est effective, a été précédemment décrite comme étant un acteur de l’immunité innée qui modulerait la sécrétion de molécules intervenant dans l’activation des cellules effectrices. SAMHD1 possède une activité enzymatique qui cible le VIH-1 dans les étapes précoces survenant après l’entrée du virus dans la cellule.

SAMHD1 est donc la protéine responsable de la faible permissivité des cellules dendritiques à l’infection par le VIH. A l’inverse des autres facteurs de restriction, le VIH-1 n’a pas développé de mécanisme lui permettant de contourner l’activité de SAMHD1. Ceci lui permet probablement d’échapper à la réponse immunitaire.

Perspectives

Cette découverte ouvre de nouvelles perspectives en recherche fondamentale et pourrait avoir des implications majeures en clinique, notamment dans l’élaboration d’un vaccin curatif ou préventif contre l’infection virale. De pouvoir rendre les cellules dendritiques infectables pourrait permettre de déclencher plus rapidement de meilleures réponses immunitaires chez les patients et ainsi leur permettrait de contrecarrer l’infection virale. Ce sont d’ailleurs des stratégies développées dans le programme de recherches vaccinales de l’ANRS.

Ces travaux ont été réalisés par l’équipe de Monsef Benkirane de l’Institut de génétique humaine, CNRS, Montpellier, en collaboration avec une équipe de l’Institut Pasteur (laboratoire virus et immunité /CNRS 3015), de l’Institut Cochin (U567 Inserm / UMR 8104 du CNRS) et avec le soutien de l’ANRS, Sidaction et le Conseil Européen de la Recherche (ERC).

Le retour des infections sexuellement transmissibles

Tuesday, June 28th, 2011

LeFigaro

Certaines de ces maladies comme la blennorragie ou les chlamydioses ont tendance à augmenter.

«Entre 2008 et 2009, l’augmentation des cas de gonococcie a atteint 52% en France. Elle n’est plus limitée aux groupes à risque mais s’observe désormais dans l’ensemble de la population», souligne le Dr Caroline Semaille, responsable de l’unité VIH/IST/hépatites B et C à l’Institut national de veille sanitaire. Cette infection sexuellement transmissible (IST), responsable de la blennorragie, a un temps d’incubation très court et se révèle une véritable sentinelle pour les comportements à risque. Les chiffres les plus récents, obtenus en 2009 par l’INVS, montrent par ailleurs une augmentation significative des cas d’infections à Chlamydia trachomatis, qui touchent presque 10% des jeunes femmes dans certains départements.

Enfin, si la recrudescence de syphilis observée depuis 2000, alors que cette maladie avait pratiquement disparu dans les années 1990, semble enfin enrayée, le nombre de cas de syphilis latente, dépistée lorsqu’elle ne provoque plus de symptômes apparents, représente désormais 35% des cas dépistés.

«Il faut quand même rappeler qu’on est loin des chiffres des années 1980 et qu’il ne s’agit pas d’une explosion de maladies sexuellement transmissibles, indique le Pr Michel Janier, président de la section MST de la Société française de dermatologie. Cela pose cependant des questions sur l’efficacité des mesures en place visant à les prévenir.»

S’il est difficile de déterminer quelle est la cause précise de ces augmentations, deux facteurs semblent jouer un rôle. Le VIH a permis de banaliser l’usage du préservatif, qui a conduit à une chute brutale des IST à la fin des années 1980, mais il n’est pas suffisant pour prévenir d’autres infections ayant des modes de transmission différents. La fellation, pratiquée le plus souvent sans préservatif, autorise ainsi la transmission de nombreux germes. La modification des comportements sexuels joue donc un rôle important.

Par ailleurs, si certaines IST se révèlent par des signes évidents comme des écoulements inhabituels au niveau de la verge, des brûlures en urinant, des pertes vaginales ou l’apparition de lésions localisées, elles restent souvent silencieuses. De nombreuses personnes en sont donc porteuses sans le savoir, avec des conséquences majeures puisque les blennorragies ou les chlamydioses peuvent conduire à des grossesses extra-utérines et à la stérilité chez la femme ou à des inflammations graves de la prostate, des testicules et de l’épididyme chez l’homme.

«Le dépistage est l’outil de lutte le plus efficace pour les identifier et les traiter précocement, rappelle le Dr Semaille. Il s’agit d’éviter les complications pour le patient mais également de prévenir de nouvelles contaminations, d’autant que les IST favorisent par ailleurs la contamination par le VIH.»

Après un rapport sexuel avec un nouveau partenaire ou lorsqu’on a eu récemment plusieurs partenaires sexuels, il est important de pratiquer un dépistage d’IST, à répéter tous les ans si la prise de risque perdure. Seul le dépistage de la syphilis nécessite un prélèvement sanguin en l’absence de lésions visibles, les autres IST sont dépistées par une analyse d’urine ou un prélèvement local.

L’arrivée des tests rapides devrait encore plus faciliter la prise en charge des IST. «Dans cinq ans, la prise en charge des IST sera totalement différente. Ce sera une véritable révolution car on pourra, en une heure, avoir le dépistage, le résultat et le traitement», indique le Dr Chantal Vernay-Vaïsse, chef du service prévention IST-cancers-vaccinations au conseil général des Bouches-du-Rhône.

Les traitements «minute», une prise unique d’antibiotiques à forte dose, sont déjà recommandés. Ils permettent d’éviter les traitements au long cours qui favorisent l’apparition de résistances aux antibiotiques. Les gonocoques sont ainsi devenus résistants à de nombreux antibiotiques et le traitement doit désormais être uniquement une injection intramusculaire de 500 mg de ceftriaxone.

Pour les infections d’origine virale (papillomavirus, herpès, hépatites, VIH), il n’existe pas de traitement capable d’éradiquer les virus, mais il existe un vaccin contre le papillomavirus et les hépatites A et B. «La vaccination est le seul outil parfaitement efficace, il est dommage qu’elle ne soit pas plus largement pratiquée chez les jeunes, qui sont particulièrement concernés», rappelle le Dr Vernay-Vaïsse. La vaccination contre le papillomavirus, uniquement dirigée vers les jeunes femmes à l’heure actuelle, pourrait d’ailleurs être également proposée aux hommes…

Neil Patrick Harris s’apprête à se marier

Tuesday, June 28th, 2011

LeTélégramme.com

Voilà une nouvelle réjouissante pour Neil Patrick Harris et pour toute la communauté homosexuelle des Etats-Unis.

L’acteur a appris que le mariage gay avait été adopté par l’État de New-York ce week-end. En couple depuis près de cinq ans avec son compagnon David Burtka, l’acteur n’a pu retenir sa joie.

C’est via sa page Twitter qu’il a partagé son bonheur. “Ça y est, c’est PASSÉ ! Le mariage équitable à NY !! Oui, au progrès !! Merci à tous ceux qui ont travaillé dur pour cette loi ! C’est une nuit historique !”.
Bien qu’il se réjouisse de cette nouvelle, l’interprète de Barney dans la série How I Met Your Mother s’est déjà fiancé il y a cinq ans avec son compagnon.

“David et moi nous sommes demandés en mariage? Mais c’était il y a 5 ans ! On porte des alliances depuis un bail. On attendait juste qu’une loi qui nous autorise à nous marier officiellement !”
Rappelons que les deux hommes sont papa de jumeaux d’une mère porteuse depuis octobre 2010.
C’est que du bonheur pour le couple qui ne devrait donc pas tarder à célébrer officiellement leur union !

Thomas de Secret Story enflamme la Gay Pride à Paris !

Tuesday, June 28th, 2011

Staragora

Découvrez Thomas sur scène offrir sa première chanson, Beautiful Mind, lors de la Gay Pride. Vidéo.

En attendant de retrouver Thomas sur les planches du Théâtre de Dix Heures à la rentrée de septembre pour ses premiers pas en tant que comédien dans son Two men show avec Benoit, on l’a découvert chanteur le weekend dernier.

Samedi à Paris, place de la Bastille, la Josiane de Secret Story 4 et Carré Viiip a en effet offert au public de la Gay Pride un extrait de son premier single, intitulé Beautiful Mind, comprenez “Bel Esprit”.

Mais où était donc passée la Brigitte ? Sans doute à danser sur un char !

Lady Gaga : Elle pleure pour l’autorisation du mariage gay à New York

Tuesday, June 28th, 2011

Newsdestars

Lady Gaga, fervente supportrice des droits pour les gay, a été très heureuse d’apprendre l’autorisation du mariage homosexuel à New York. La chanteuse en a même pleuré de joie.

Lady Gaga est devenue une icône gay dans le monde de la musique. La chanteuse a toujours assumé ses convictions pour l’égalité des droits pour les homosexuels. Son public est composé de nombreux gays et la jeune femme les soutient dans leur combat. Elle a même participé à la campagne pour supprimer le Don’t ask, don’t tell qui interdit de révéler son homosexualité dans l’armée américaine et à la Gay Pride Européenne le 11 juin dernier à Rome. Alors lorsque l’État de New-York a voté pour l’autorisation du mariage homosexuel le 24 juin dernier, la chanteuse n’a pas tardé à faire savoir sa réaction.

Cette révolution est la nôtre ! Il faut se battre pour l’amour, la justice et l‘égalité. Profitez les New-Yorkais et faites votre demande en mariage ! C’est terrible, je n’arrête pas de pleurer“, écrit-elle sur Twitter. Née à New York, Lady Gaga est donc fière de son État d’origine qui montre une belle évolution dans les droits homosexuels. La chanteuse a même écrit un hymne à la tolérance intitulé Born This Way. Le premier single de son second album dans lequel elle demande à ses fans de s’accepter tels qu’ils sont car ils sont nés comme ça.

Le voyage du prince William au Canada définira son identité

Monday, June 27th, 2011

Cyberpresse

La Presse Canadienne
Toronto

Le premier séjour outre-mer officiel du prince William et de son épouse Kate, qui se déroulera au Canada du 30 juin au 8 juillet, pourrait donner le ton au reste de leur vie monarchique.

Le couple nouvellement marié devra ainsi faire ses preuves au sein de la famille royale la semaine prochaine, selon le rédacteur en chef du magazine britannique «Majesty», Joe Little.

Il a ajouté que William et Kate seront appelés à effectuer plusieurs tournées royales avant et après la possible accession au trône du prince, augmentant du même coup l’importance de réussir leur première visite.

La Reine mère a déjà affirmé que son séjour de six semaines au Canada avec le roi George VI, en 1939, avait été l’occasion de les définir comme un «couple royal», a indiqué le spécialiste des tournées royales, Richard Berthelsen.

Le même scénario pourrait se répéter pour le jeune couple, duc et duchesse de Cambridge, a souligné M. Berthelsen, qui a été impliqué dans les visites royales au Canada entre 1978 et 2002.

Le passage du couple, des jeunes gens populaires, pourrait contribuer à illustrer les liens forts et viables qui unissent le Canada à la monarchie, selon l’experte en royauté Carolyn Harris.

Les Britanniques intégreront de nouvelles façons de faire pendant leur visite, notamment en diminuant le cortège les accompagnant. Kate n’aura donc pas de dame de compagnie ni d’habilleuse, a rapporté Mme Harris, candidate au doctorat étudiant la royauté britannique à l’Université Queen’s.

Une attention médiatique toute spéciale devrait être portée à Kate, alors que son arrivée au Canada sera l’une de ses premières apparitions publiques d’importance.

Le couple arrivera à Ottawa le 30 juin, avant de passer par le Québec, l’Île-du-Prince-Édouard, les Territoires du Nord Ouest et l’Alberta. Ils quitteront le pays pour la Californie le 8 juillet.

Visite du prince William: les antimonarchistes se mobilisent

Monday, June 27th, 2011

Cyberpresse

Des indépendantistes québécois «purs et durs» s’apprêtent à manifester contre la visite du prince William et de son épouse, qu’ils voient en messagers du fédéralisme et de la domination anglo-saxonne.

Ainsi, le RRQ (Réseau de résistance du Québécois), qui mobilise ses troupes sur un mot d’ordre explicite, «William, dégage !», appelle à un rassemblement à Québec dimanche 3 juillet à midi.

Ce sera au moment même où, au quatrième jour de sa tournée canadienne, le couple princier britannique doit assister à une cérémonie censée valoriser la relation entre la ville et le 22e régiment royal d’infanterie.

«Le prince William et la princesse Catherine, s’ils veulent venir au Québec en tant que citoyens britanniques pour un voyage de noces qu’ils vont payer eux-mêmes, cela ne pose aucun un problème pour nous», dit à l’AFP l’animateur du RRQ Patrick Bourgeois.

«Mais s’ils viennent sur l’invitation du gouvernement fédéral canadien qui veut piquer au vif et humilier les indépendantistes québécois, nous serons là!», ajoute le jeune homme, titulaire d’une maîtrise en histoire.

Pour lui, la visite du prince n’est rien d’autre qu’une opération politique du gouvernement fédéral qui veut montrer au monde que le Québec accepte sa place au sein du Canada.

Les Britanniques avaient mis la main sur le Canada, y compris le Québec, en 1763 à l’issue de la guerre de Sept Ans avec la France. Le Canada, membre du Commonwealth, est indépendant du Royaume-Uni depuis les années 30, mais Elizabeth II demeure chef d’État en titre du pays.

Le Québec a repoussé à deux reprises par référendum, en 1980 et 1995, la perspective d’un État indépendant, à l’issue toutefois d’un vote très serré lors de la seconde consultation.

Le mouvement nationaliste, affaibli par des défaites électorales et des querelles internes, rêve toujours d’un éventuel troisième référendum.

M. Bourgeois compte répéter un succès de 2009, à savoir une manifestation qui avait forcé le prince Charles à emprunter une porte dérobée pour entrer dans une caserne.

Dans un passé plus distant, le 10 octobre 1964, une manifestation d’étudiants et d’indépendantistes contre la visite à Québec de la reine Elizabeth II avait été réprimée et l’événement est entré dans l’histoire locale comme «le samedi de la matraque».

D’après des sondages, deux Canadiens sur trois seraient enclins à rompre tout lien institutionnel avec la couronne britannique. Cette proportion est plus élevée au Québec.

Mais la royauté compte aussi d’ardents partisans, rassemblés au sein de la Ligue monarchiste.

L’organisation revendique quelque 10 000 membres, dont 500 au Québec, a indiqué à l’AFP son porte-parole provincial Étienne Boisvert.

L’étudiant en sciences politiques est un Québécois de souche, descendant de Français arrivés entre le XVIe et le XVIIe siècle.

Certes, le début des relations entre Britanniques et Français avait été difficile, reconnaît-il. «Mais ce sont les premiers qui ont apporté à l’Amérique du Nord le parlementarisme, la démocratie et la doctrine des libertés individuelles».

La monarchie est pour lui «une institution féodale qui a su se réinventer».

Le fait que la reine réside à 4000 km du Canada ne le gêne-t-il pas? Non, le gouverneur général est là pour la représenter.

«Mais, il y a des idées qui circulent dans les milieux monarchistes: on pourrait installer un membre de la famille royale dans chacun des seize royaumes du Commonwealth», ajoute-t-il.

«Le prince Harry, qui a peu de chances de devenir roi, pourrait s’établir  ici et fonder une branche canadienne. Ou le futur jeune souverain pourrait assurer des rotations: six mois au Canada, six en Australie, six à Londres…»

New York, Paris. Les homosexuels font la fête

Monday, June 27th, 2011

Letélégramme.com

Hasard du calendrier: des dizaines de milliers de personnes ont manifesté, hier, à Paris, pour la GayPride, au lendemain de l’adoption de la loi reconnaissant le droit au mariage homosexuel par le Sénat de New York.

La communauté homosexuelle de New York a célébré, dans la nuit dans la nuit de vendredi à samedi, l’approbation par le Sénat de l’État de la loi reconnaissant le droit au mariage des personnes de même sexe, par 33 voix contre 29, un vote historique après des années d’échec devant cette chambre haute.

Le projet de loi avait été approuvé jusqu’ici quatre fois par l’Assemblée, mais avait toujours été rejeté au Sénat. Le document avait besoin de 32 voix sur 62 pour être adopté. La loi, fortement amendée par les sénateurs républicains ces derniers jours, prévoit un certain nombre d’exceptions de nature religieuse. Elle devrait être approuvée dans sa nouvelle version dans les prochaines heures par l’Assemblée à majorité démocrate et promulguée par le gouverneur Andrew Cuomo, qui est à l’origine de la présentation du projet.

Les premiers mariages new-yorkais devraient commencer dans quelques semaines, ouvrant la voie à un boom de célébrations. Des explosions de joie ont accueilli le scrutin dans les quartiers à forte concentration homosexuelle, notamment Greenwich Village, à l’ouest de Manhattan. Le vote du Sénat de New York doit faire de cet État le sixième, et de loin le plus important aux États-Unis, à reconnaître le mariage entre personnes de même sexe.

Gay Pride très politique à Paris

Des dizaines de milliers de personnes ont pris part, hier, à Paris, à la Gay Pride, occasion de demander aux candidats à la présidentielle de 2012 de s’inspirer du Sénat de New York. «Mêmes familles, mêmes droits», «Pour l’égalité, en 2011 je marche, en 2012 je vote».

Les pancartes brandies et le mot d’ordre d’un défilé festif, résumaient les revendications d’une marche «très politique», selon Nicolas Gougain, porte-parole de l’Inter-LGBT, principal organisateur. «Ce n’est pas encore le moment de donner une consigne de vote mais il s’agit de dire, dès maintenant, aux politiques que nous serons exigeants sur cette question», a-t-il prévenu. L’Assemblée nationale a rejeté mi-juin une proposition de loi PS visant à ouvrir le mariage aux couples homosexuels, la gauche votant pour tandis qu’une très large partie de la majorité UMP-Nouveau Centre s’y est opposée.

Répression à Saint-Peterbourg
En Russie, la Gay Pride de Saint-Petersbourg, interdite, a été dispersée par la police et plusieurs militants de la cause homosexuelle ont été interpellés, parmi lesquelles Nikolaï Alexeïev, le porte-parole de la communauté homosexuelle russe.

GGTV ne supportera pas le FIMA 2011

Sunday, June 26th, 2011

Par Gay Globe Média

Gay Globe Média annonce qu’il ne supportera pas cette année, encore une fois, le Festival International Montréal en Arts (FIMA) pour les décisions exclusives envers la plupart des médias gais de la part des organisateurs.

Le FIMA est une organisation, selon le groupe média gay, qui fait une sélection et favorise ses amis alors qu’il reçoit des fonds publics et gouvernementaux. Il contredit donc encore une fois cette année la volonté des commanditaires qui ne souhaitent pas que l’organisation serve à des fins partisanes et ne favorise certains amis aux dépends d’une couverture globale.

Le FIMA est d’ailleurs boycotté cette année par de nombreuses organisations et commerçants du Village gai et du Centre-Ville de Montréal dont le Sky de Peter Sergakis.

Gay Pride : à un an de la présidentielle, les politiques mis au défi

Saturday, June 25th, 2011

Des dizaines de milliers de personnes ont pris part samedi à Paris à la Gay Pride. L’occasion de demander aux candidats à la présidentielle de 2012 de s’inspirer du Sénat de New York qui a reconnu le droit au mariage homosexuel.

Les organisateurs évoquent un demi-million de participants et la police 36.000 personnes. Quoiqu’il en soit, et malgré une fourchette plutôt large, ce sont des dizaines de milliers de personnes qui ont pris part samedi à Paris à la Gay Pride. L’occasion de demander aux candidats à la présidentielle de 2012 de s’inspirer du Sénat de New York qui a reconnu le droit au mariage homosexuel.

“Mêmes familles, mêmes droits“, “En 2012, je vote”, “Pour l’égalité, en 2011 je marche, en 2012 je vote”. Les pancartes brandies et le mot d’ordre d’un défilé festif, résumaient les revendications d’une marche “très politique“, selon Nicolas Gougain, porte-parole de l’Inter-LGBT, principal organisateur. “Ce n’est pas encore le moment de donner une consigne de vote mais il s’agit de dire, dès maintenant, aux politiques que nous serons exigeants sur cette question“, a-t-il prévenu. Et, à en croire un sondage Ifop pour Dimanche Ouest-France, cette question sociétale n’effraie pas les Français, au contraire : le mariage homosexuel recueille désormais l’assentiment d’une large majorité de Français (63%), tout comme l’adoption par les couples homosexuels (58%). Même si l’électorat de droite reste plus rétif, avec 41% de personnes favorables au mariage et 37% à l’adoption.

“Raidissement de la majorité”

Pour le socialiste Jack Lang, un habitué de la Gay Pride depuis sa première édition en 1983, une loi reconnaissant le mariage homosexuel et l’homoparentalité est “inéluctable“. Et si la gauche devait l’emporter “une loi permettra la pleine égalité” dès 2012, a renchéri le numéro deux du PS, Harlem Désir, en tête du cortège aux côtés du maire de Paris, Bertrand Delanoë. A droite, certains éléments sont favorables à cette reconnaissance. Tandis que Nicolas Gougain a regretté “un raidissement de la majorité et du gouvernement” sur ces questions, Thierry Coudert, élu UMP au Conseil de Paris, également présent dans le carré de tête, assure que son parti est “en train d’évoluer” : “J’espère qu’à l’occasion de la prochaine présidentielle, notre majorité fera un pas sur cette question”. “L’UMP est très en retard, les députés de ce parti sont en décalage total avec la société française qui a évolué“, regrette Emmanuel Blanc, président de Gaylib, l’association des homosexuels de l’UMP, qui en avril avait prévenu sur son blog: “Si vous voulez nos voix, donnez-nous nos droits !”.

Mais le chemin semble encore long. L’Assemblée nationale a rejeté mi-juin une proposition de loi PS visant à ouvrir le mariage aux couples homosexuels, la gauche votant pour tandis qu’une très large partie de la majorité UMP-Nouveau Centre s’y est opposée. A contrario, les autorités de l’Etat de New York (Etats-Unis) donnent de l’espoir aux militants de ce côté-ci de l’Atlantique. La décision des sénateurs new-yorkais de reconnaître le mariage gay, conforte les militants, selon Nicolas Gougain: “Cela montre que d’autres avancent alors que nous, en France, on piétine”. “Il y a dix ans j’ai eu beaucoup d’espoir quand le Pacs est passé. Depuis tout stagne. En Espagne et au Portugal, la religion est très importante et pourtant le mariage (homosexuel) est permis”, relève une militante, venue défiler avec sa compagne et leurs deux filles.

L’Inter-LGBT demande la reconnaissance des familles homosexuelles, l’ouverture du mariage et de l’adoption aux personnes de même sexe, ou encore une loi sur l’identité de genre facilitant le changement d’état civil pour les personnes transsexuelles.

TF1

Les homosexuels manifestent à travers le monde pour défendre leurs droits

Saturday, June 25th, 2011

RFI

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont participé à Paris à la traditionnelle « Gay Pride » ce samedi 25 juin 2011. Un rendez-vous désormais incontournable en France mais aussi dans de nombreux autres pays. Ce week-end, sur tous les continents, les homosexuels manifestent pour la liberté et l’égalité de toutes les orientations sexuelles. Plus de 30 ans après le lancement de ce mouvement, la « Fierté Gay » a vraiment conquis le monde.

Les « marches de fierté » sont désormais organisées dans le monde entier. Avec quelques exceptions toutefois : sur le continent africain, par exemple, il faut aller en Afrique du Sud pour voir gays et lesbiennes défiler dans la rue, notamment à Johannesburg.

Depuis quinze ans, l’Asie se met elle aussi doucement aux couleurs arc-en-ciel. Après Tokyo et Séoul, c’est Shanghai qui a vu en 2009 sa première « Gay Pride ». Une parade fortement perturbée par les forces de l’ordre.

Cette même intolérance se retrouve d’ailleurs en Russie. Les autorités ont interdit la « Gay Pride Slave » à Saint-Pétersbourg. Et d’habitude, la police russe ne fait pas dans la dentelle pour disperser ce genre de manifestations.

Du côté des Etats-Unis, la situation est tout autre. La décision de l’Etat de New York d’autoriser le mariage homosexuel tombe à pic pour les milliers de gays et de lesbiennes qui s’apprêtent, ce week-end, à arpenter les rues un peu partout dans le pays, et notamment à San Francisco.

Mais c’est au Brésil que sera donné, dimanche, le coup d’envoi pour la plus grande « Gay Pride » du monde. Trois millions de personnes sont attendues à Sao Paulo, sous le mot d’ordre : « Aimez-vous les uns et les autres, non à l’homophobie ».

Prise en charge des patients VIH en anesthésie réanimation

Saturday, June 25th, 2011

En cas de nécessité d’interrompre le traitement dans le cadre d’une prise en charge en anesthésie-réanimation d’un patient séropositif, l’interruption devra être la plus courte possible et devra porter sur l’ensemble du traitement. Les spécificités du terrain devront être prises en compte dans la période périopératoire des patients infectés par le VIH. L’anesthésie de ces patients présente peu de spécificités. L’association aux antirétroviraux des médicaments de l’anesthésie ne présente pas de contre-indication majeure. La principale précaution concerne les inhibiteurs de protéase. En période postopératoire, il faut tenir compte du risque thromboembolique plus élevé et surveiller l’apparition de complications cardiovasculaires. La réalimentation devra être précoce.

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Sida et anesthésie, Wikimedia commons ; GNU Free Documentation License version 1.2

Au cours de l’évolution de l’infection à VIH, la probabilité de recours à la chirurgie (en urgence ou réglée) est estimée entre 20 et 25 %.

L’évaluation préopératoire est très importante.

Dans l’infection à VIH, de nombreux organes peuvent être concernés avec des manifestations sévères, dont certaines peuvent être aggravées lors de la prise en charge au bloc opératoire comme, par exemple, le risque cardiovasculaire ou le risque respiratoire.

  • Évaluation respiratoire

une radiographie pulmonaire récente est requise avant toute chirurgie chez les patients à risque d’infection opportuniste (CD4+ < 200/μl).

Devant un infiltrat radiologique, la présentation parfois atypique des mycobactérioses doit faire envisager le risque de contagiosité et l’anesthésiste devra prendre les mesures qui s’imposent.

Les patients infectés par le VIH ayant des antécédents d’infection opportuniste respiratoire peuvent évoluer vers la fibrose pulmonaire. Une exploration fonctionnelle respiratoire doit, dans ce contexte, être discutée.

L’utilisation de corticoïdes inhalés chez les patients bronchiteux chroniques et traités par ritonavir pour l’infection à VIH, peut déclencher un syndrome de Cushing (« buffalo neck », hypertension artérielle, troubles des phanères).

  • Évaluation du système nerveux central

L’évaluation neurologique préopératoire des patients infectés par le VIH devra rechercher une éventuelle dysfonction cognitive préjudiciable pour l’information préanesthésique.

En dehors des infections opportunistes évolutives, les anesthésies périmédullaires sont possibles chez les patients infectés par le VIH.

Les neuropathies périphériques des patients infectés par le VIH sont à gérer comme usuellement vis-à-vis de l’anesthésie locorégionale. L’efficacité de la gabapentine dans cette indication reste sujette à controverse.

  • Évaluation du risque métabolique et cardiovasculaire

Les combinaisons de thérapies antirétrovirales ont contribué au développement des complications métaboliques et cardiovasculaires des patients infectés par le VIH.

Les dyslipidémies et la dysrégulation glycémique (résistance à l’insuline) en sont les principales manifestations métaboliques.

Les conséquences cardiovasculaires sont l’athérosclérose et la maladie coronaire, avec une augmentation du risque de maladie coronaire de 1,5 à 2 fois par rapport aux sujets séronégatifs.

La dysfonction ventriculaire gauche est fréquente chez les patients infectés par le VIH et le risque thromboembolique plus élevé (surtout chez les patients au stade sida).

Un suivi annuel et le contrôle des facteurs de risque associés (arrêt du tabac, traitement par statines) sont primordiaux.

La prise en charge anesthésique devra comprendre :

    • la prise de connaissance des résultats du suivi annuel des complications métaboliques pendant la consultation préanesthésique ;
    • un contrôle glycémique périopératoire ;
    • une prise en compte du risque coronaire surtout s’il existe des facteurs de risque associés (tabac, dyslipidémies, diabète) ;
    • une évaluation échocardiographique préopératoire en cas de chirurgie pouvant entraîner des modifications hémodynamiques.
  • Évaluation du risque digestif

Les principales manifestations digestives sont liées aux œsophagites (candidosiques principalement) et à la diarrhée dont les causes sont très nombreuses (VIH lui-même, bactéries ).

La prise en charge anesthésique devra prendre en compte :

    • une atteinte œsophagienne éventuelle entrainant une dysphagie pouvant gêner la prise orale des traitements, en particulier les antalgiques ;
    • du risque possible de reflux et donc d’inhalation lors de l’induction anesthésique en cas d’atteinte œsophagienne accompagnant un stade évolué de l’infection ;
    • du risque augmenté de troubles hydro-électrolytiques en cas de diarrhée.
  • Évaluation du risque rénal

Depuis les multithérapies, les facteurs de risque de l’’insuffisance rénale aiguë sont redevenus comparables à ceux des patients séronégatifs malgré la néphrotoxicité de certains antirétroviraux.

L’insuffisance rénale chronique est principalement due à la néphropathie du VIH plus fréquente chez les sujets de race noire, associant protéinurie, insuffisance rénale et hypertrophie rénale. Depuis l’introduction des multithérapies, son évolution s’est améliorée.

L’anesthésiste devra savoir que :

    • le risque d’insuffisance rénale liée aux traitements est élevé ;
    • les indications d’érythropoïétine chez l’insuffisant rénal et/ou en chirurgie hémorragique sont inchangées chez les patients infectés par le VIH ;
    • que la séropositivité VIH n’est pas un critère de contre indication absolue de la greffe rénale.
  • Évaluation du risque hématologique

La prise en charge anesthésique devra prendre en compte :

    • les atteintes des trois lignées sanguines, possibles et fréquentes chez le patient infecté par le VIH, et justifiant un contrôle de la numération sanguine ;
    • le risque thrombotique augmenté qui devra être dépisté et traité précocement.

L’interruption de traitements antirétroviraux étant délétère, elle doit être décidée de façon raisonnée.

Aucune étude n’est disponible concernant des interruptions ponctuelles de traitement de moins d’une semaine en rapport avec la période périopératoire. Les variabilités intra-individuelles importantes des taux sériques lors d’un traitement antirétroviral prolongé ne s’accompagnent d’aucune modification du statut viral des patients.

L’interruption d’un traitement antirétroviral n’a pas le même niveau de risque selon le moment de l’histoire médicale du patient. Une interruption ponctuelle en période de suppression de la réplication virale et de restauration immunitaire est envisageable sans risque documenté.

Un arrêt thérapeutique prolongé (par exemple : en réanimation) peut entraîner un risque d’acutisation d’une hépatite B chronique.

Les risques associés aux interférences avec les situations cliniques en anesthésie-réanimation justifient rarement en elles-mêmes une interruption du traitement.

S’agissant des interactions médicamenteuses possibles des médicaments de l’anesthésie-réanimation sur un traitement antirétroviral, l’anesthésiste pourra s’aider de deux sites internet :

- hiv-druginteractions.org qui publie une mise au point complète des interactions médicamenteuses des antirétroviraux avec les autres médicaments, mise à jour régulièrement.

- sfar.org qui met en ligne les recommandations formalisées d’experts (RFE) de la Société française d’anesthésie et de réanimation (Sfar) sur la gestion périopératoire des traitements chroniques (Anesthésie du patient VIH).

L’anesthésiste devra connaitre les précautions d’utilisation des agents anesthésiques avec les antirétroviraux.

Certains médicaments utilisés en anesthésie peuvent interférer sur les antirétroviraux.

Les antifongiques azolés peuvent augmenter de 25 à 70 % les taux sériques du saquinavir (Invirase®). Les macrolides augmentent également leurs taux sériques de plus de 100 %, ainsi que la cimétidine qui les augmentent de 120 %.

La rifampicine est usuellement contre-indiquée avec les inhibiteurs de protéase non associés au ritonavir. En l’absence d’alternative à cet antibiotique, un monitorage pharmacocinétique est obligatoire.

Pour connaitre toutes les interactions des antirétroviraux et des médicaments en anesthésie-réanimation, il faut consulter le site hiv-druginteractions.org..

La réanimation prolongée est une situation posant des problèmes spécifiques.

De nombreux paramètres peuvent modifier les taux sériques des traitements antirétroviraux administrés en réanimation :
- absence de forme injectable nécessitant une reconstitution pour administration par une sonde digestive (les sirops pédiatriques peuvent être utilisés) ;
- fréquences des modifications physiologiques altérant l’absorption digestive (iléus digestif, nutrition entérale continue, traitement par anti-ulcéreux…) ;
- insuffisance hépatique ou rénale associée.

La mise en route, la poursuite ou l’interruption d’un traitement antirétroviral en réanimation restent sujettes à débat et doivent être envisagées au cas par cas.

Il y a un risque de surdosage en benzodiazépine lorsqu’elles sont administrées de façon prolongée en association aux inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse et aux antiprotéases.

Les antiulcéreux type inhibiteurs de la pompe à protons peuvent, soit inhiber l’absorption des médicaments (tel que l’atazanavir : Réyataz®), soit l’augmenter (raltegravir : Isenstress®).

Les phénomènes de résistance à l’insuline sont fréquents.

Synthèse de la conduite à tenir vis-à-vis des traitements antirétroviraux lors d’une prise en charge en anesthésie réanimation

  • éviter si possible toute interruption thérapeutique. En particulier, lors d’une phase virémique, il faudra essayer d’attendre l’obtention d’une charge virale indétectable ;
  • la prise des inhibiteurs de protéase nécessite une prise alimentaire (corps gras) concomitante et est donc incompatible avec le jeûne préopératoire ;
  • l’interruption thérapeutique en périopératoire devra être la plus courte possible dans le temps : 24 à 48 heures sont sans conséquence évaluable, à ce jour ;
  • l’interruption thérapeutique doit porter sur l’ensemble du traitement afin d’éviter une monothérapie source d’émergence de résistance virale ;
  • la plupart des médicaments de l’anesthésie peuvent être utilisés en périopératoire sans précaution spécifique ;
  • l’association du midazolam à un traitement antirétroviral peut entraîner une majoration de sa pharmacodynamie (dépression respiratoire, somnolence) ;
  • en réanimation, le maintien du traitement antirétroviral (administration entérale exclusive de la plupart des médicaments antirétroviraux) implique une stratégie active (gestion des apports par sonde entérale) et un monitorage thérapeutique.

L’avis du prescripteur référent du traitement antirétroviral sera systématiquement sollicité concernant l’arrêt thérapeutique dans le cadre du jeûne préopératoire, mais également des précautions vis-à-vis du risque infectieux, des risques secondaires (cardiovasculaires, métaboliques, etc.).

Les techniques d’anesthésie doivent prendre en compte les interactions médicamenteuses et les complications liées aux antirétroviraux.

  • en anesthésie générale :

Une modification de la pharmacodynamie (risque de surdosage) du midazolam est possible.

L’utilisation prolongée de propofol pourrait majorer une dyslipidémie. Le risque d’hypertriglycéridémie et de pancréatite doit être pris en compte dans les associations aux inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse.

En dehors de ces deux médicaments, il n’y a pas de restriction documentée à l’utilisation des médicaments anesthésiques.

  • en anesthésie locorégionale :

Ce type d’anesthésie ne présente aucune restriction spécifique, en dehors de l’existence préalable d’une neuropathie sévère.

L’anesthésie neuraxiale comme les blocs périnerveux sont possibles chez les patients infectés par le VIH, avec les mêmes indications et précautions que pour les patients séronégatifs pour le VIH.

Chez les patients suspectés de colonisation/infection de l’arbre respiratoire, elle permet d’éviter l’abord des voies aériennes.

L’anesthésie péridurale en obstétrique est utilisable sans restriction spécifique et le recours au blood patch [1] est possible.

L’analgésie postopératoire ne présente pas de caractéristiques différentes par rapport au patient non infecté par le VIH.

Les principales adaptations de la prise en charge usuelle se feront sur le risque thrombotique majoré, la surveillance des complications cardiovasculaires chez ces patients à risque coronaire augmenté et la prise en compte de l’état nutritionnel pour une réalimentation précoce.

La transfusion sanguine n’est pas restreinte chez les patients infectés par le VIH.

Une étude prospective comparative chez les patients infectés par le VIH et le CMV a démontré l’absence d’effet de la transfusion sanguine sur l’évolution de l’infection VIH, la charge virale de même que l’absence d’intérêt des produits déleucocytés en termes de survie.

La transplantation d’organes solides (rein, foie) chez les patients infectés par le VIH est possible.

Elles sont limitées aux patients à charge virale basse ou nulle, avec un taux de LyCD4+ élevé et une bonne observance.

Les suites opératoires sont similaires à celles des patients séronégatifs, mais avec un risque plus élevé de complications infectieuses.

Les Canadiens encore mal renseignés à propos du VIH

Saturday, June 25th, 2011

Canoe

TORONTO – Même si la plupart des Canadiens affirment être bien informés sur le VIH et le sida, seulement la moitié d’entre eux considèrent les condoms comme un moyen très efficace de freiner la propagation du VIH, indique une récente étude.Les résultats de ce sondage pancanadien ont été publiés dimanche, alors qu’on soulignait à l’échelle mondiale les 30 ans du premier diagnostic du sida.

Pour marquer cet anniversaire, la Fondation canadienne de recherche sur le sida (CANFAR) a évalué, de concert avec le centre en recherche sociale pour la prévention du VIH de l’Université de Toronto, les connaissances et la perception qu’ont les Canadiens de la situation du VIH au pays.

Selon cette étude, les Canadiens qui ont eu deux partenaires sexuels ou plus au cours de la dernière année sont plus susceptibles que ceux qui n’en ont eu qu’un seul d’avoir utilisé un condom lors de leur dernière relation sexuelle.

Reste que la majorité des répondants qui avaient eu plus de deux partenaires au cours de la dernière année – soit près de six sur 10 – ont néanmoins admis ne pas avoir utilisé de préservatif lors de leur dernier rapport sexuel.

« Il est évident que l’attitude des Canadiens [à l’égard du VIH] a changé ont au cours des 30 dernières années, mais ça n’a pas nécessairement eu d’influence sur leur comportement et leurs habitudes », a indiqué, dans un communiqué, le président de la CANFAR.

« Je trouve surprenant qu’un si grand nombre de personnes n’utilisent pas de condom pour réduire la propagation du VIH. Comme nation, nous devons prendre conscience de la gravité de cette épidémie et s’engager dans la lutte contre le sida », a-t-il ajouté.

La professeure Liviana Calzavara de l’Université de Toronto s’est aussi dite surprise par cette timide utilisation du condom.

« Les études montrent que les préservatifs sont efficaces à 80 % dans la réduction de la transmission sexuelle du VIH chez les hétérosexuels, a souligné Mme Calzavara. J’ai été surprise de constater que seulement 50 % des Canadiens les considèrent comme très efficaces et que l’utilisation du préservatif chez les personnes ayant des partenaires multiples est si faible. »

Sida et prison une catastrophe sanitaire annoncée

Saturday, June 25th, 2011

Nouvelobs

Entretien entre Marie-George BUFFET, Députée de Seine St Denis et Laurent JACQUA, ancien détenu, sur le thème du Sida en prison.

LAURENT, « Vous comprenez, la toxicomanie existe dans les prisons. A partir de là, il faut mettre les moyens nécessaires pour permettre aux prisonniers qui purgent leur peine de ne pas se contaminer. Se contaminer en prison, c’est une forme de double-peine ! ».DSC00995.JPG

MARIE-GEORGE BUFFET, « Je partage votre position. La contamination dans les prisons est une réalité qui doit être reconnue par tous et toutes. Comme s’accordent à le démontrer les instances nationales et internationales de lutte contre le sida, les programmes d’échanges de seringues et la mise à disposition de préservatifs sont des éléments de prévention essentiels. Notre pays devrait s’inspirer de leurs recommandations. »

LAURENT, « Les détenus ont des droits eux aussi. Les prisons ne doivent pas être des zones de non droits pour les détenus. J’ai commis des erreurs et la société m’a jugé pour cela, mais lorsque je suis arrivé en prison, j’ai été confronté à une violence quotidienne qui va au-delà de ce que les gens imaginent. Je me suis senti comme un sous-citoyen, sans aucuns droits. En 1991, le gouvernement de l’époque a autorisé un accès à l’échange de seringues en pharmacie mais en prison, la situation est bien plus compliquée, le taux de contamination y est six fois plus élevé qu’à l’extérieur et il y a une seringue pour cinq détenus ! Faute de distribution de seringues en prison, les personnes utilisent ce qu’elles ont ».

MARIE-GEORGE BUFFET, «  L’accès aux soins pour tous et toutes est un droit. L’égal accès à ce droit doit être garanti par l’Etat par le biais de mesures concrètes. La sécurité ne doit pas servir de prétexte pour priver les détenus de leur droit à la santé. Par ailleurs, à l’occasion de visites de centres pénitentiaires, j’ai pu constater que les personnels manquent de moyens pour mener des actions de prévention et de soin dans de bonnes conditions. La surpopulation carcérale s’ajoute à cela et constitue un facteur aggravant en matière de diffusion de l’épidémie ».

LAURENT, « Oui, parlons de la drogue. Nier la drogue en prison, c’est éviter d’y répondre. Tout le monde le sait mais aucun moyen n’est mis en place pour en gérer les conséquences ».

MARIE-GEORGE BUFFET, « En premier lieu, il faut reconnaître la présence de la drogue en prison et agir pour limiter les conséquences de sa diffusion tant pour les détenus que pour les personnels. Mais à côté de cela, il faut mener des actions de prévention et de soin ambitieuses ».

LAURENT, « Une prison va s’ouvrir prochainement à Melun et un seul médecin sera présent pour 700 détenus ! Comment voulez-vous garantir des soins adaptés dans cette situation ? ».

MARIE-GEORGE BUFFET, « Certains détenus ont besoin de soins spécifiques, mais ils ne bénéficient pas toujours de conditions d’accès appropriées à ceux-ci. Le sida est encore tabou dans les prisons. Certains évitent de regarder en face à cette situation, mais les élu-e-s politiques sont en responsabilité vis-à-vis des questions de santé en prison. C’est pour cette raison que j’ai tenu à évoquer le sujet à l’Assemblée nationale, car c’est l’un des lieux où des décisions peuvent et doivent être prises ».

LAURENT, « Nous n’attendons pas de la pitié mais l’accès à nos droits, comme tout citoyen ».

MARIE-GEORGE BUFFET, « La question de la reconnaissance des droits est primordiale dans la façon d’aborder le VIH-sida en prison. Vous vous battez dans cet objectif, je ne peux que partager ce combat ».

LAURENT, « J’ai eu de la chance si je peux dire car en prison, j’avais la lecture et l’écriture. C’est ce qui m’a aidé à sortir de prison ; c’est ce qui m’a permis d’éviter de sombrer comme tant d’autres. Pour ceux qui n’ont pas cette possibilité, je veux me battre car il faut changer cette situation dans les prisons. Ce n’est pas digne d’un pays comme la France ».

Note :

Mercredi 29 juin 2011, Bernard Thomasson, sur France Info, recevra Jean Luc ROMERO président de l’association ELCS (Elus Locaux contre le Sida) à cette occasion une interview avec Marie George BUFFET et moi-même sera diffusée entre 12h45 et 13h.

Laurent à L’Assemblée par LaurentJacqua

GROUPE D’ÉTUDES SUR LE SIDA

Compte rendu de l’audition du mercredi 6 avril 2011 à l’Assemblée Nationale.

Audition :

Ÿ M. Laurent JACQUA, ancien détenu

Ÿ Docteur Laurent MICHEL AP-HP (E. ROUX)

Et pour le Ministère de la Santé (DGS Direction générale de la santé) :

Ÿ Mme Dominique PETON-KLEIN titre à préciser

Ÿ Mme Laurence CATÉ – Bureau des infections par le VIH, les IST et les hépatites

Ÿ Mme Zinna BESSA – Sous direction de la prévention des risques infectieux

Associations présentes :

Ÿ Act-Up Paris : Mme Laura PETERSELL

Ÿ Aides : M. Fabrice PILORGÉ

Ÿ Solidarité Sida : Mme Mélanie HUBAULT

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Député(e)s présent(e)s ou représenté(e)s :

Mme Marie-George BUFFET, députée de Seine-St-Denis,

Présidente du groupe d’études sur le sida

M. Serge BLISKO, député de Paris

Président du groupe d’études sur les prisons et les conditions carcérales

Mme Catherine COUTELLE, députée de la Vienne

Mme Pascale CROZON, députée du Rhône

Mme Catherine GÉNISSON, députée du Pas-de-Calais

Mme Danièle HOFFMAN-RISPAL, députée de Paris

M. Michel HUNAULT, député de Loire-Atlantique

Mme Catherine LEMORTON, députée de Haute-Garonne

M. Patrice MARTIN-LALANDE, député du Loir-et-Cher

M. Alain MARTY, député de la Moselle

M. Alain VIDALIES, député des Landes

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Mme Marie-George BUFFET rappelle qu’une précédente audition avait été consacrée en mars 2009 au VIH en milieu carcéral au sein duquel le taux de prévalence est sensiblement supérieur à celui de la population générale. Le Conseil national du sida (CNS) juge incomplète la politique de réduction des risques à l’intérieur des prisons en soulignant la faible efficacité décontaminante de l’eau de Javel vis-à-vis du VIH et encore plus du VHC, indique Mme Buffet. Le plan stratégique 2010-2014 publié en octobre 2010 conjointement par les Ministères de la Santé et de la Justice concernant les personnes placées sous main de justice appelle des explications et des interrogations, estime Mme Buffet.

M. Laurent MICHEL précise que le groupe de travail de l’ANRS (Agence nationale de recherche sur le sida) consacré au risque infectieux en milieu carcéral a établi un état des lieux sous l’angle des deux textes réglementaires de référence, à savoir la circulaire de 1996 relative à la lutte contre le sida en milieu pénitentiaire et un guide méthodologique en voie de réactualisation.

Le principe d’équivalence des soins entre le milieu pénitentiaire et la population générale n’est pas respecté, affirme M. Michel. S’agissant de la prévention, le simple usage d’eau de Javel ne répond pas aux recommandations de l’OMS et d’ONUSIDA qui préconisent la mise à disposition de préservatifs et une politique d’échanges de seringues, observe M. Michel. La promiscuité, l’absence d’intimité ou les pratiques à risques qui restent taboues comme la sexualité ne font qu’aggraver l’état sanitaire de la population carcérale qui présente déjà des risques accrus à l’entrée en détention, indique encore M. Michel.

En Ile-de-France, un rapport de la DRASS (Direction régionale des affaires sanitaires et sociales) évalue les taux de prévalence du VHC et du VIH respectivement 7 fois et 3 fois supérieurs en détention, souligne M. Michel. Enfin, une enquête réalisée dans les UCSA concernant 70 % de la population carcérale a révélé de sérieuses insuffisances en terme de prévention (outils présents de façon très variable et moyennement connus) et a montré, estime M. Michel, un écart considérable entre les recommandations d’une politique de réduction des risques et les pratiques réelles. La politique de santé publique qui a donné des résultats, bons pour le VIH, plus moyens pour le VHC, ne peut pas s’arrêter à la porte des prisons, conclut M. Michel.

Mme Dominique PETON-KLEIN rappelle les axes du plan d’actions stratégiques 2010-2014 rendu public le 28 octobre 2010 :

Ÿ une connaissance de la santé des personnes détenues (en termes de données épidémiologiques) qui constituent une population à risque à l’entrée en détention et qui le reste à la sortie.

Ÿ une politique de prévention et d’éducation pour la santé : réduction des risques en prison, prise en charge du VIH, du VHC, des IST, dépistage

Ÿ un accès aux soins, tant somatiques que psychiatriques

Ÿ un dispositif de protection sociale avec une affiliation automatique des personnes détenues au régime général d’assurance maladie

Ÿ une politique d’hygiène et de salubrité des établissements pénitentiaires

Ÿ une réflexion sur les conditions d’incarcération des personnes détenues (promiscuité, facteurs à risques)

Mme Zinna BESSA précise que cette réflexion qui a fait d’une large concertation tant avec les associations que les milieux institutionnels a conduit à des recommandations soumises à la Conférence nationale de santé pour lesquelles le CNS a émis un avis favorable.

Après avoir indiqué qu’il a passé 25 années en détention en étant malade, M. Laurent JACQUA affirme que la population pénale est aujourd’hui en grand danger et souligne que les outils de prévention envisagés le sont 30 ans après l’apparition du VIH. S’agissant des échanges de seringues. M. Jacqua cite le cas de l’Espagne où cette disposition ne pose pas de problèmes alors qu’en France, on dénombre en moyenne une seringue pour dix détenus et un taux de vol élevé dans les UCSA qui explique le développement de la contamination.

Selon M. Jacqua, les UCSA manquent de moyens et sont totalement débordés alors que la liste d’attente est très longue pour consulter un médecin spécialiste. L’absence de secret médical, les trafics de drogue et les échanges de seringues conduisent tout droit à une véritable catastrophe sanitaire qui devrait appeler une forte réaction des pouvoirs publics, estime M. Jacqua en préconisant des aménagements de peine pour raisons médicales pouvant aller jusqu’à la suspension lorsque le pronostic vital est engagé.

Jugeant que les conditions difficiles comme le placement en quartier disciplinaire ou l’obsession de la sécurité sont peu compatibles avec une réelle politique de prévention et de soins, M. Jacqua déplore l’absence de mise en place de protocole pour les co-infectés. Le droit à la santé est un droit fondamental et les détenus restent des être humains, insiste M. Jacqua en regrettant le manque de données chiffrées sur les décès réellement dus au VIH en prison.

Pour Mme Marie-George BUFFET, le droit à la santé des personnes détenues constitue un enjeu majeur de santé publique.

M. Michel HUNAULT demande si la mise en place de caméras dans les cours ou les couloirs des prisons est susceptible d’apporter une amélioration en termes de sécurité et si l’affiliation au régime général de la sécurité sociale est suffisante pour assurer une bonne couverture maladie. M. Hunault reconnaît la nécessité de parfaire la prévention et demande des précisions sur l’examen médical et le dépistage, tant à l‘entrée en détention qu’à la sortie.

M. Serge BLISKO précise que les dispositions actuelles prévoient bien un examen médical à l’entrée en détention ainsi qu’une proposition de dépistage du VIH et du VHC et demande s’il est prévu un dépistage à la sortie qui permettrait d’évaluer les évolutions de la charge virale ainsi que les séroconversions.

M. Laurent JACQUA doute de l’efficacité des caméras installées dans les cours de promenade puisque les shoots de drogue ont surtout lieu en cellule et estime que les moyens financiers ainsi employés seraient bien plus utiles à la prévention et aux soins. M. Jacqua confirme que les UCSA proposent bien le dépistage à l’entrée en prison mais que beaucoup de détenus le refusent en raison de la stigmatisation de la maladie.

Mme Catherine GÉNISSON demande comment est prise en charge la toxicomanie en milieu carcéral.

M. Laurent JACQUA indique que les UCSA proposent du Subutex, mais que la drogue (l’héroïne) existe encore en prison et qu’elle est souvent injectée avec la même seringue partagée entre plusieurs détenus.

Mme Marie-George BUFFET confirme d’importantes entrées de drogue à la prison de Villepinte au sein de laquelle 60 % des détenus ont moins de 30 ans.

Mme Laurence CATÉ rappelle que le dépistage à l’entrée est systématiquement proposé sans être obligatoire et qu’il est souvent refusé. Elle précise que le Plan d’action 2010-2014 prévoit une amélioration du dépistage tant à l’entrée qu’à la sortie afin de mieux suivre les séroconversions, ainsi que le recommande la Haute Autorité de la Santé. Mme Caté précise qu’une étude sur la prévalence du VIH et du VHC en milieu carcéral (PREVACAR) est menée depuis fin 2007 par la DGS et l’InVS (Institut de veille sanitaire) grâce à des questionnaires adressés aux patients de 27 prisons ainsi qu’aux UCSA sur leurs pratiques de prise en charge. Le ministère de la Santé devrait en publier les résultats avant la fin du 1er semestre 2011, espère Mme Caté.

Mme Marie-George BUFFET demande quels sont les blocages ou les éventuels manques de moyens qui empêchent l’application de certaines recommandations au sein des prisons. A la prison de Villepinte, précise Mme Buffet, ce n’est pas un problème de postes en personnel mais le manque de motivation des praticiens à venir exercer dans les UCSA qui est à déplorer. Mme Buffet demande quelles incitations sont envisagées à ce sujet.

Il est prévu un médecin pour 600 détenus à la nouvelle prison de Melun, selon M. Laurent JACQUA qui réaffirme que les conditions de travail au sein des UCSA sont déplorables. Certains établissements comme la centrale de Poissy peuvent même être très bien pourvus, explique M. Jacqua, mais sans disposer des moyens nécessaires au bon suivi des dossiers.

M. Laurent MICHEL précise que les détenus, dont beaucoup sont déjà consommateurs de drogues à leur entrée en prison, ont le choix entre le sevrage ou un traitement de substitution. Le risque est alors grand de faire une overdose à la sortie pour les détenus qui ont caché leur habitude de consommation à leur entrée, explique M. Michel. S’agissant des soins, il constate une dotation insuffisante en médecins spécialistes et observe des disparités considérables entre les établissements qu’il attribue à une absence de politique globale. M. Michel estime qu’il manque aujourd’hui une vraie politique de réduction des risques dans les prisons qui soit calquée sur celle du milieu extérieur et qui passerait par une formation adaptée des soignants et des personnels pénitentiaires.

Mme Marie-George BUFFET demande quelles sont les responsabilités partagées entre les Ministères de la Santé et de la Justice.

Mme Dominique PETON-KLEIN reconnaît qu’il existe des disparités importantes entre les UCSA et indique que les nouveaux établissements pénitentiaires seront implantés en priorité près des grandes villes. L’informatisation des UCSA devrait être achevée à la fin de l’année 2011, espère Mme Peton-Klein qui annonce la possibilité pour les UCSA de proposer un dispositif ambulatoire diversifié dans les cinq ans à venir.

Mme Catherine GÉNISSON souligne la grande distorsion entre le nombre de psychiatres libéraux et hospitaliers et demande quelles mesures incitatives sont envisagées, sachant que la France est plutôt mieux pourvue en la matière que ses principaux voisins européens.

Mme Dominique PÉTON-KLEIN indique que 2/3 des psychiatres sont libéraux et que le nombre des psychiatres devrait diminuer d’un quart dans les 5 ans à venir. La faible attractivité des postes de praticiens hospitaliers explique en partie les vacances de postes à l’hôpital, estime Mme Péton-Klein en rappelant que le plan d’action 2010-2014 prévoit d’améliorer la motivation des personnels et de créer des postes d’internes et d’infirmiers au sein des prisons selon une formule de temps partagé avec l’extérieur.

M. Serge BLISKO rappelle le principe de volontariat du personnel médical dans les prisons et s’inquiète du respect du secret médical partagé.

M. Laurent JACQUA estime que le parfait respect du secret médical n’est pas compatible avec la détention si les co-détenus ont connaissance des convocations médicales, si les surveillants sont présents dans les infirmeries et si les policiers sont présents dans les blocs opératoires. Selon M. Jacqua, la surpopulation des maisons d’arrêt et l’instauration des peines planchées n’augurent rien de bon en la matière.

En conclusion, Mme Marie-George BUFFET estime que la richesse des interventions constitue une piste intéressante pour la prochaine audition du Ministre de la Santé prévue le mercredi 11 mai 2011.

A bientôt sur le BLOG pour la suite…

Laurent JACQUA

L’épidémie de VIH à la hausse en PACA

Friday, June 24th, 2011

France3

Le nombre des séropositifs est en augmentation de 18 % sur les 6 premiers mois de l’année 2010.

Avec 7555 cas déclarés Paca est la deuxième région de France touchée par le SIDA. Deux départements sont particulièrement concernés les Bouches-du-Rhône et les Alpes Maritimes.

Une situation alarmante selon le centre régional d’information et de prévention du SIDA alors qu’en France l’épidémie se stabilise. En cause, un relâchement dans les comportements et les relations homosexuelles.

Chris Brown insulte les gays

Friday, June 24th, 2011

7sur7

Chris Brown a encore brillé par sa politesse et sa diplomatie.

© getty

Alors que la star avait parqué sa voiture à Los Angeles, un agent du parking en question est venu lui demander de payer sa place, ce qu’il n’avait pas fait.

Si Chris Brown a obtempéré, il a auparavant insulté des photographes qui se trouvaient non loin de là, prétextant qu’ils avaient alerté le gardien du parking avec leur appareils photo: “Est-ce que vous avez appelé le gardien pour essayer de me prendre en photo? Vous êtes tous des gays!”, a crié Chris Brown, hors de lui, selon TMZ.

Evidemment, les propos de la star ne sont pas restés sans suite, Chris Brown ayant été taxé de raciste à plusieurs reprises après l’incident. La star a alors décidé de tweeter une petite explication: “J’ai un respect total pour la communauté gay. Mon intention n’était pas d’insulter qui que ce soit.”

Okay Chris, si tu le dis! (mlb)

Le fan hystérique de Britney fait du porno gay

Friday, June 24th, 2011

Chris Crocker s’était rendu célèbre avec une vidéo dans laquelle il implorait les médias de laisser la chanteuse américaine tranquille alors qu’elle se soit rasée le crâne.

Ce court film a été vu 39 millions de fois sur You Tube. Chris Crocker pleurait à chaudes larmes en expliquant les difficultés que rencontrait Britney Spears dans sa vie. Il criait «Leave Britney alone!!!»

Aujourd’hui âgé de 23 ans, le fan a annoncé qu’il allait entamer une carrière d’acteur dans des films porno gays. Il tournera son premier long-métrage cet été. Sa passion pour l’exhibitionnisme en vidéo reste donc intacte.

Les femmes ont un radar à gays

Friday, June 24th, 2011

7sur7

Si une femme vous dit qu’elle peut savoir qu’un homme est homosexuel juste en le regardant, écoutez-là. Selon les scientifiques de l’Université de Toronto, les femmes ont un radar à gays, qui les aide à repérer si un homme est hétéro ou homo, juste en regardant son visage.

L’instinct féminin est à son plus haut point quand elle est en pleine période de fertilité et dans une ambiance de romance. Sa capacité à détecter l’orientation sexuelle d’un homme serait liée à son impulsion d’avoir des enfants.

40 femmes hétérosexuelles ont regardé 80 photos d’hommes, affichant tous la même expression. Elles ont toutes été particulièrement habiles pour repérer qui étaient de leur bord et qui ne l’était pas. Dans une expérience similaire mais avec des photos de femmes, il leur était plus difficile de savoir lesquelles étaient hétéros et lesquelles avaient une préférence pour les personnes du même sexe.

“Les femmes ont du mal à juger l’orientation sexuelle des autres femmes. Cela suggère que la fécondité influence l’attention des femmes. Elles se concentrent sur des partenaires potentiels.”

George Michael to stage HIV charity concert

Thursday, June 23rd, 2011

BBC

George Michael is to stage a special concert for Sir Elton John’s Aids foundation.

The gig at London’s Royal Opera House will benefit the charity’s newly created Elizabeth Taylor Memorial Fund.

Michael said he “really wanted to honour the inspiring efforts” made by the actress in raising awareness of the disease.

The charity show on 6 November is part of the singer’s European Symphonica orchestral tour.

Dame Elizabeth, who died in March, was a prominent Aids campaigner and founded the American Foundation for Aids Research following the death of her close friend Rock Hudson in 1985.

“I have seen how HIV can affect people’s lives, how it can destroy families and communities,” Michael said.

“The way that the Elton John Aids Foundation gets help to the people around the world who need it most – often the most marginalised communities – really spurred me on to do something.”

Sir Elton, who duetted with Michael on the 1991 hit Don’t Let The Sun Go Down On Me, said: “This is an incredible and generous gesture. His is an amazing talent, and this is a fantastic gift he is making to people affected by HIV.”

The Sir Elton John Aids Foundation has raised more than £80m since it was set up by the singer in 1992.

Chris Brown — I Didn’t Mean to Piss Off the Gays

Thursday, June 23rd, 2011

TMZ

Chris Brown just lied through his teeth … tweeting that he has “total respect for [the] Gay community” after dropping another gay slur in L.A. yesterday.

He never apologizes … but instead writes a half-assed, dismissive explanation saying, “my intention was not to insult anyone.”

Listen to the way he hurls the word around — Chris clearly used the word “gay” as an insult … no two ways around it.

Still, we still gotta ask …

Obama speaking at gay fundraiser in NYC as state Legislature deliberates gay marriage

Thursday, June 23rd, 2011

Washington Post

WASHINGTON — Talk about timing. President Barack Obama is about to hold a gala fundraiser in New York City on Thursday for gay supporters — his first as president — just as the New York state Legislature stands on the brink of legalizing gay marriage.

The coincidence of timing and place will inevitably spotlight the piece of Obama’s record that causes greatest consternation for the gay community: his failure to endorse gay marriage.

After getting off to what gay activists viewed as a slow start on their issues, Obama won over many by repealing the ban on gays serving openly in the military and by instructing the Justice Department to stop defending in court a federal law defining marriage as between a man and a woman.

On gay marriage, though, the president has disappointed gay supporters. He endorses civil unions but not marriages for gay and lesbian couples, although he’s also said his views on the issue are evolving — as are the country’s as a whole.

It doesn’t appear, however, that the president’s views will evolve fast enough for him to use Thursday night’s campaign fundraiser as an opportunity to embrace gay marriage. White House officials say not to expect any new stance from Obama at the event, a star-studded gala with as many as 600 guests paying up to $35,800 each at the Sheraton New York Hotel and Towers.

Given the setting, though, the president will have little choice but to address the action by the New York Legislature in some way, and his words are certain to be carefully parsed, given the evolution and nuances of his stance. He’ll be addressing a roomful of supporters described by the Democratic National Committee as “allies of the lesbian, gay, bisexual and transgender community” — his first fundraiser geared specifically toward the gay community.

Activists hope that the prospect of momentous action by the Legislature to make New York the sixth and by far largest state to legalize same-sex marriage will create enough pressure to move the president closer to an endorsement of gay marriage.

“I do not think that he is going to articulate a new position on Thursday, but I do think that the timing of what we think will be a big win in New York … does up the pressure on him to do something and might just create enough of a political magic moment to bring about a surprise,” said Richard Socarides, head of the advocacy group EqualityMatters and a longtime gay rights advocate who advised President Bill Clinton.

If Obama were to endorse gay marriage, it would give a jolt of enthusiasm to his progressive base and perhaps unlock additional fundraising dollars from the well-heeled gay community. It’s not clear it would get him too many additional votes in 2012, though, since the Republican field’s general opposition to gay rights gives activists no alternative to Obama.

At the same time, supporting gay marriage could alienate some religious voters the politically cautious White House might still hope to win over for Obama’s re-election campaign.

The White House, though, says the only question is the president’s own evolution on the issue, the timing and pace of which are known only to him.

Michelle Obama invite la jeunesse à s’impliquer davantage contre le SIDA

Thursday, June 23rd, 2011

Afrique en Ligne

Le Cap, Afrique du Sud – La Première dame des Etats-Unis, Michelle Obama, actuellement en tournée en Afrique australe, a appelé mercredi les jeunes de l’Afrique du Sud à jouer leur rôle pour enrayer la pandémie du SIDA. S’exprimant devant près de 1.000 personnes à l’église Regina Mundi de Soweto, Mme Obama a déclaré que les héros de la lutte anti-apartheid et les leaders de la lutte pour les droits civiques aux Etats-Unis ont beaucoup de choses en commun.  ‘Vous êtes les héritiers de ce sang, de cette sueur, de ce sacrifice et de cet amour, donc la question c’est, qu’allez-vous faire de cet héritage? Vous devez être la génération qui ne lutte pas seulement contre la propagation du VIH/SIDA mais aussi contre la stigmatisation de la maladie, la génération qui apprend au monde que le VIH est entièrement évitable et traitable et qu’il ne devrait jamais être une source de honte’, a-t-elle déclaré à l’adresse des jeunes.

Mme Obama a ensuite visité un mémorial dédié à Hector Pieterson, la première victime du soulèvement de juin 1976 à Soweto qui a finalement conduit à l’effondrement du régime de l’apartheid.

Avec la soeur de Pieterson, Antoinette Sithole, elle a déposé une gerbe de fleurs au mémorial qui attire des dizaines de milliers de visiteurs chaque année.

Mardi, la Première dame avait eu une réunion avec Nelson Mandela à Johannesburg, où le premier président démocratiquement élu de l’Afrique du Sud a rencontré Mme Obama et ses deux filles, Malia et Sasha, pendant environ une heure.

Mandela, qui fêtera ses 93 ans le mois prochain, a reçu peu d’invités depuis que les médecins ont trouvé qu’il souffrait d’une infection respiratoire aiguë en janvier.

Jeudi, Mme Obama et sa délégation se rendront à l’ancienne prison où Nelson Mandela a été incarcéré à Robben Island et vont rencontrer le lauréat du prix Nobel de la Paix, Desmond Tutu, au Cap, pour ensuite se rendre au Botswana voisin.

Pana 23/06/2011

Arielle Dombasle lancera un « kiss-in » géant

Thursday, June 23rd, 2011

Le Parisien

Samedi à 14 heures, donnera le départ de la Marche des fiertés homosexuelles (ex-Gay Pride), place du 18-Juin-1940 à Montparnasse. Marraine de l’édition 2011 du défilé qui draine chaque année plus de 500000 personnes, la comédienne sera aussi présente à l’arrivée, place de la Bastille. Au terme d’un « mambo endiablé », elle lancera, à 20 heures, un « kiss-in géant » qui verra des centaines de couples homosexuels s’embrasser au pied de la colonne du Génie.

« Un acte de visibilité pour dire que, si on peut s’embrasser en public le jour de la Marche, ce n’est pas forcément le cas dans la vie de tous les jours », explique Nicolas Gougain, porte-parole de l’Inter-LGBT, collectif de 62 associations qui organise cette manifestation autour du slogan : « Pour l’égalité en 2011 je marche, en 2012 je vote ».

Départ de la Marche des fiertés homosexuelles

A trois jours de sa première Gay Pride, Arielle Dombasle prend fait et cause pour le mariage gay et le droit à l’adoption pour les couples de même sexe. Deux « revendications belles et justes parce qu’issues de l’amour et du désir », estime-t-elle. « Pour moi, les gays, c’est une terre étrangère. Moi-même, j’ai toujours été une terre étrangère. C’est le territoire le plus souhaitable mais également le plus contesté et souvent, le plus rejeté », déclare la chanteuse qui se souvient du Mexique de son enfance où « l’on jetait des pierres aux mariquitas, des garçons légèrement efféminés : ça m’avait terriblement choquée ».

Tout en rappelant qu’elle a « toujours été pour l’institution du mariage, serment d’amour et d’éternité, défi aux étoiles, comme dit Shakespeare », Arielle Dombasle l’affirme haut et fort : « Quand deux individus s’aiment, deux femmes, deux hommes, deux trans, ils doivent avoir les mêmes droits que les couples soi-disant dans la normalité. »

Entourée d’artistes dont « les trois-quarts ont des amours en terre étrangère », la nouvelle égérie de la communauté gay s’occupe elle-même d’orphelinats au Mexique. Et s’indigne : « J’ai honte qu’on mette tellement de bâtons dans les roues aux couples homosexuels qui veulent adopter alors que tous ces enfants ne rêvent que de l’amour que peuvent leur porter deux individus », quel que soit leur sexe.

SIDA – 20 fois plus de risques d’infection chez les homos

Thursday, June 23rd, 2011

Constatant une résurgence de l’infection à VIH dans la population homosexuelle, l’OMS lance de nouvelles recommandations de santé publique pour développer la prévention et l’accès au traitement du sida et des infections sexuellement transmissibles chez les gays dans le monde.

L’Organisation mondiale de la santé souligne que les hommes homosexuels ont près de 20 fois plus de risques d’être infectés par le VIH que la population générale. Par ailleurs, les taux d’infection par le VIH chez les transsexuels sont compris entre 8 et 68% selon le pays ou la région.

L’OMS publie 21 recommandations destinées à prévenir ces infections mais aussi à mieux les traiter. « Des mesures d’urgence sont nécessaires pour garantir que les personnes les plus exposées à l’infection par le VIH disposent des informations et des outils nécessaires pour se protéger contre le VIH et puissent avoir accès au traitement antirétroviral si nécessaire », a déclaré Mariângela Simào, responsable de la Prévention à l’ONUSIDA.

LadyGaga全身绿为日本祈福 关注灾区更关注gay

Wednesday, June 22nd, 2011

粉丝网娱乐讯 6月22日,以雷人的服装风格以及迷人的音乐闻名于世的美国人气歌手Lady Gaga日前为宣传新专辑从加拿大来到日本。Lady Gaga当天一身环保绿,却不改雷人作风,不但身穿绿衣绿鞋,连头发也染了鲜明的绿色。Gaga带领粉丝为灾区祈祷、同时也为受灾的人们加油。

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LadyGaga出席公益活动

为日本祈祷不忘搞怪

在日本三月大地震之后,Lady Gaga马上伸出援手,制作了写着“为日本祈祷”的慈善手环发行,当天她面对在成田机场等待的粉丝们伸出了带着手环的左手,她还说:“日本很安全,希望更 多的人可以来旅行。I Love Japan。”最后离开机场的时候,这位搞怪女王还不忘伸出“魔爪”做了一个怪物POSE。

时隔一年两个月后第四次来到日本,约有两百名粉丝到千叶县成田机场迎接Lady Gaga,刚到日本Gaga就说:“大家要带着希望和信念生活,祈祷你们早日过上平和的日子。”

关心灾民更关注同性恋者

据悉这位百变天后不但热心公益,更曾经参与各种集会活动,呼吁人们停止对于同性恋者的歧视与迫害。

Lady GaGa似乎特别偏好绿色,在本月参与在意大利罗马举行的《Roma Europride 2011》同志巡游时,她也戴上了绿色假发,并上台于钢琴前自弹自唱。她说:“无论是不是同志也好,人类都有同样的基因。”

HIV-positive Calgary man sent to hospital under isolation order

Wednesday, June 22nd, 2011

Calgary Herald

CALGARY — A Calgary man who pleaded guilty to a sexual assault when he did not tell his partner he was HIV positive will go to a psychiatric hospital in Ponoka under a rare public health isolation order.

Paul Thomson pleaded guilty in Red Deer court to a sexual assault and breaching a court order.

He was sentenced to 46 months in custody, which meant the time he has already served in custody because of a two-for-one credit.

Thomson originally faced 11 charges in relation to a sexual assault against a woman, who cannot be named, but that was dropped to two.

He’s been in custody since 2009 and his sentence ended with the plea Tuesday.

Crown prosecutor Robin Joudrey said on Tuesday the isolation order came from his defence lawyer and health team and she could not speak about it.

Alberta Health Services could not discuss the patient’s case.

According to the Public Health Act section on isolation orders, “a medical officer of health who knows of or has reason to suspect the existence of a communicable disease or a public health emergency within the boundaries of the health region in which the medical officer of health has jurisdiction may initiate an investigation to determine whether any action is necessary to protect the public health.”

Joudrey said Thomson had to provide a DNA sample as part of his plea.

“He’s on the sex-offender registry list,” said Joudrey.

Thomson’s lawyer, Richard Wyrozub, did not return calls Tuesday.

smassinon@calgaryherald.com

NAPWA’s 17th Annual National HIV Testing Day, June 27th, Promotes Over 100 Activities Nationwide That Offer Free, Lifesaving, HIV Testing

Wednesday, June 22nd, 2011

Marketwire

SILVER SPRING, MD, Jun 22, 2011 (MARKETWIRE via COMTEX) — Tens of thousands of Americans are expected to be tested for HIV at events from coast to coast organized as part of the National Association of People with AIDS’ (NAPWA) National HIV Testing Day (NHTD) on June 27th, 2011. A list of testing events nationwide is available at the Centers for Disease Control and Prevention website created to promote the events. Awareness is spreading online of events nationwide on Twitter, using #NHTD.

National HIV Testing Day is conducted by NAPWA in partnership with ACT Against AIDS, The Black AIDS Institute, Gilead, GetYourselfTested.org, GreaterThan.org, Health HIV, OraSure Technologies, Inc., and The Mayors Campaign Against HIV. The CDC provides a comprehensive list of testing locations open nationwide on National HIV Testing Day.

“This year, more than ever before, we know that HIV testing saves lives,” said Frank Oldham, Jr., President and CEO of NAPWA. “Knowing your HIV status and seeking medical treatment in the event of a positive test not only extends survival for the person diagnosed, but it also helps stop the spread of the disease by empowering people living with HIV/AIDS to reduce transmission. This is why NAPWA founded National HIV Testing Day in 1995.”

Mayors Campaign Against HIV Brings the Testing Message Home This year, NAPWA is also hosting the seventh annual Mayors Campaign Against HIV, in partnership with OraSure Technologies. Last year, more than 100 Mayors across the country supported National HIV Testing Day (NHTD) by hosting HIV testing campaigns in their cities, conducting news conferences to discuss local HIV testing resources, issuing proclamations in support of NHTD and even stepping forward and getting tested themselves.

NAPWA and OraSure partner with mayors and testing organizations throughout the United States to highlight the importance of routine HIV testing. NAPWA also collaborates with Congressional lawmakers to bring a renewed focus to testing and prevention initiatives.

“We are very pleased to be joining forces with NAPWA and participating mayors again this year as we publicly unite in the fight against HIV/AIDS through our Mayors Campaign Against HIV,” said Douglas A. Michels, President and Chief Executive Officer of OraSure Technologies. “We are extremely proud that our technology is a driving force in getting more people tested and enabling HIV-positive individuals to learn their status earlier so they can access care sooner.”

National NHTD Media Events For the fifth year in a row, NAPWA and U.S. Representative Barbara Lee (D-CA) will host a news conference [held June 24th -- call contact for details] on U.S. Capitol grounds to focus attention on the HIV epidemic and the need for those at risk for HIV to get tested. Other expected and invited speakers include Jeffrey Crowley, Director, White House Office of HIV/AIDS Policy and Mayor Vincent Gray, Washington, D.C.

“Up to 70 percent of new infections come from people who are unaware of their HIV status,” said Representative Lee. “We must do everything we can to raise awareness in our communities about the benefits of testing whether on NAPWA’s National HIV Testing Day, or any other day. Testing is a very important tool in the global response to this epidemic.”

NAPWA will also join OraSure for a community observance of NHTD in New York City at the opening of the NASDAQ Stock Market on Monday, June 27, 2011.

A Shifting Legal Landscape: HIV Testing, Prevention, and Criminalization NAPWA recognizes early diagnosis and treatment of HIV infections as an important step towards reducing the number of new infections and controlling future public healthcare costs. The public interest in early detection and treatment is so compelling that legal and behavioral barriers to testing should be removed wherever they exist.

NAPWA therefore calls on states that do not offer anonymous HIV testing to do so, and for those that actually forbid it to change their laws. NAPWA also calls on states to repeal laws making certain behaviors illegal for people who know they have HIV but not for others. The laws do nothing to reduce the number of new infections. They do, however, give people who think they may be living with HIV but don’t know for sure a powerful practical incentive not to get tested. By reducing the number of tests, the laws may actually increase the number of new infections.

HIV Testing Facts and Who Needs to Get Tested? Today, CDC estimates approximately 21 percent of the 1.1 million Americans living with HIV are unaware of their HIV status. These individuals unintentionally cause 54 to 70 percent of America’s nearly 60,000 new infections annually. Seventy-five percent of HIV+ people will change risky behaviors when they learn their status. Risk-based testing is NOT reaching the goal of identifying all HIV+ people.

The CDC recommends testing for everyone ages 13 to 64. Everyone should be tested once and then decide how regularly to be tested. It’s especially important for people in high-risk groups to get tested regularly. These include:


        --  Sexually active younger teenagers;
        --  Poor women of color;
        --  Men who have sex with men (MSM);
        --  People who inject or snort drugs with others;
        --  Sex workers, including anyone who has to exchange sexual favors for
            necessities of life; and
        --  People who live in HIV "hot spots," sometimes only a few blocks in
            area, where the HIV infection rate is so high that anyone who is
            sexually active is at risk.

About NAPWA’s NHTD Take the Test, Take Control Campaign and Media Materials NAPWA believes voluntary HIV counseling and testing is a critical first step in taking control and responsibility over one’s health, hence our message: “Take the Test, Take Control.”

In partnership with the Greater Than AIDS Campaign and OraSure Technologies, NAPWA has distributed 70,000 NHTD posters to local health departments, community clinics and other community-based organizations that engage in HIV testing initiatives, to ensure that communities have the resources they need to mount an effective HIV testing campaign.

Electronic versions of the joint Greater Than AIDS Campaign (Get Yourself Tested) and the NAPWA’s NHTD campaign (Take the Test, Take Control) can be found at www.greaterthan.org and www.napwa.org . Click HERE to read NAPWA’s guidelines for routine testing and counseling.

The National Association of People with HIV/AIDS (NAPWA) is the largest and oldest advocacy group of and for people living with HIV/AIDS. The organization created AIDSWatch, the largest annual legislative briefing day by people living with HIV/AIDS, as well as National HIV Testing Day, June 27th, 2011. NAPWA’s Healthy Living Summit in Dallas, August 7 to 10, 2011 is the preeminent educational forum for the daily health needs of people living with HIV/AIDS. More information is available at www.napwa.org . Follow us on Twitter @NAPWAUS.

Les homosexuels s’organisent au sein d’Aeroflot pour défendre leurs droits

Wednesday, June 22nd, 2011

AFP

MOSCOU – Des homosexuels de la première compagnie aérienne russe Aeroflot ont décidé de créer une union pour défendre leurs droits, une première dans une société en Russie où l’homophobie reste très vivace, a annoncé mardi à l’AFP le fondateur du groupe.

Il y a beaucoup de gays et de lesbiennes employés par notre compagnie. Nous sommes en train de créer un groupe pour défendre ensemble nos droits, a déclaré Maksim Koupreïev, steward chez Aeroflot depuis quatre ans.

Ce groupe LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenre) ne compte actuellement que six employés d’Aeroflot, selon M. Koupreïev. Mais je sais que beaucoup d’autres révèleraient leur homosexualité s’ils étaient sûrs que cette information resterait interne, a-t-il ajouté.

Les militants veulent notamment que leurs partenaires aient les mêmes droits que les époux hétérosexuels des collaborateurs de la compagnie.

Seuls les proches et les époux des employés d’Aeroflot peuvent actuellement bénéficier des tarifs préférentiels pour les billets d’avion. C’est injuste par rapport à ceux qui vivent en couples homosexuels, ce type de mariage n’étant pas reconnu en Russie, a-t-il souligné.

Le groupe souhaite également que l’interdiction de la discrimination sexuelle soit officiellement inclue dans la charte d’Aeroflot, selon M. Koupreïev.

Des unions de ce type existent au sein des compagnies Air France ou KLM, principaux partenaires d’Aeroflot dans l’alliance SkyTeam.

En Russie, les militants se plaignent d’ores et déjà de pressions.

On exerce une pression sur nous, on essaye de nous faire taire, dit M. Koupreïev.

Interrogée par l’AFP, la porte-parole d’Aeroflot Irina Dannenberg a nié l’existence d’un groupe LGBT au sein de la compagnie.

Il n’y aucun groupe LGBT au sein de la compagnie, a-t-elle dit estimant qu’il fallait séparer la vie privée et professionnelle.

Les militants homosexuels sont très mal vus en Russie.

Les gay prides qu’ils essayent d’organiser depuis 2006 sont interdites par les autorités et dispersées sans ménagement par la police.

Santé: Fort taux d’infection à VIH chez les homosexuels et transsexuels

Wednesday, June 22nd, 2011

Santé-SIDA – De nouvelles recommandations de santé publique émises par L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et ses partenaires ont émis de nouvelles recommandations de santé publique visant particulièrement les hommes qui ont des rapports sexuels avec d’autres hommes, ainsi que les transsexuels. Ces recommandations, qui constituent les premières lignes directrices mondiales de santé publique axées sur ces groupes de population particuliers, sont destinées à « aider les décideurs et les médecins à élargir l’accès aux services de traitement et de prévention du VIH et des Infections sexuellement transmissibles chez ces hommes », précise un communiqué rendu public ce mardi par l’OMS. Cette préoccupation de l’OMS et de ses partenaires se fonde sur une résurgence de l’infection à VIH chez cette catégorie d’hommes, en particulier dans les pays industrialisés, mais également en Afrique, en Asie, dans les Caraïbes et en Amérique latine où, indique le communiqué, ces hommes ont, d’une manière générale, près de 20 fois plus de risques d’être infectés par le VIH que la population normale, allant de 8 à 68 % selon le pays ou la région.
L’OMS explique cette recrudescence notamment par l’exclusion qui frappe beaucoup d’homosexuels, de transsexuels dans de nombreux pays où la pénalisation de ces deviances  sexuelles les oblige à la clandestinité, ces personnes ayant alors peur de s’adresser aux services de prévention et de traitement du VIH.

Aussi l’OMS et ses partenaires préconisent-ils des approches plus soucieuses de n’exclure personne et suggèrent des moyens pratiques d’améliorer l’accès de ces personnes aux services de prévention, de diagnostic, de traitement et de soins concernant le VIH.

« Nous ne pouvons imaginer inverser totalement la tendance à la propagation mondiale du VIH sans répondre aux besoins particuliers concernant le VIH de ces populations-clé », a déclaré le Dr Gottfried Hirnschall, directeur du Département VIH/SIDA à l’OMS.

Les nouvelles directives sur « la prévention et le traitement du VIH et d’autres Infections sexuellement transmissibles (IST) chez les hommes qui ont des rapports sexuels avec d’autres hommes et les transsexuels » contiennent 21 recommandations appelant de multiples partenaires à prendre des mesures en étroite collaboration avec ces groupes de population.

Elles demandent aux décideurs nationaux d’élaborer des mesures législatives et autres mesures anti-discriminatoires pour protéger les droits de l’Homme et mettre en place des services qui n’excluent pas les homosexuels et les transsexuels, sur la base de leur droit à la santé.

Aux fournisseurs de services de santé, il est recommandé de proposer des tests de dépistage du VIH et des services de conseil suivis de traitement pour les patients dont la numération des CD4 est égale ou inférieure à 350, ainsi que l’a recommandé l’OMS dans ses directives pour le traitement du VIH 2010.

Les communautés n’échappent pas à la liste des personnes-cible de ces lignes directrices qui leur demandent de développer les interventions comportementales pour la prévention du VIH et des IST chez cette catégorie d’hommes, tandis que ces homosexuels et transsexuels infectés au VIH sont appelés à « utiliser systématiquement le préservatif plutôt que de choisir leurs partenaires sur la base de leur sérologie VIH ».

« Des mesures d’urgence sont nécessaires pour garantir que les droits fondamentaux des personnes les plus exposées à l’infection par le VIH soient respectés et qu’ils disposent des informations et des outils nécessaires pour se protéger contre le VIH et puissent avoir accès au traitement antirétroviral si nécessaire », a déclaré Mariângela Simào, Chef prévention, vulnérabilité et droits à l’ONUSIDA.

Ces lignes directrices de l’OMS ont été élaborées au cours de l’année écoulée dans le cadre de consultations mondiales auxquelles ont été associés des responsables de la Santé publique, des scientifiques et des représentants des organisations donatrices, de la Société civile et des dispensateurs des services de santé.

SIDA: «Le Maroc fait figure de chef de file»

Wednesday, June 22nd, 2011

Le Matin

Le nouveau Plan stratégique national (PSN) de lutte contre le sida 2012-2016, dont les priorités s’alignent directement sur des données fiables et des dynamiques réelles de l’épidémie, engage résolument le Maroc dans la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et de la nouvelle stratégie de l’Onusida, a affirmé, mardi à Rabat, la ministre de la Santé, Yasmina Baddou.

«L’approbation de la proposition du Maroc au 10e round du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme dans une conjoncture de récession économique et de priorisation des pays à haute prévalence, témoigne de la crédibilité du Royaume auprès des partenaires internationaux», a souligné Baddou qui s’exprimait à l’ouverture d’un atelier de consensus sur la nouvelle stratégie nationale de lutte contre le sida.

«Aussi, notre pays bénéficiera d’un montant de 43 millions de dollars pour la lutte contre cette pandémie pour la période 2012-2016», a ajouté à cet effet Baddou, notant que la feuille de route définissant les étapes d’élaboration du nouveau PSN a été préparée et validée à la fin de l’atelier de dissémination des résultats de la révision du PSN 2007-2011, organisé en juillet 2010.

L’organisation de cet atelier de consensus constitue une étape principale pour approfondir l’analyse de la situation et de la riposte nationale au sida et de discuter les stratégies opérationnelles avec les différents acteurs, a expliqué Baddou.

De son côté, le conseiller de l’Onusida pour la région Mena, Erik Lamontagne a indiqué que «le Maroc fait figure de chef de file dans la région en matière de riposte au VIH».

«Le Maroc a initié des approches novatrices dans la région, qu’il s’agisse de la prévention auprès des populations les plus exposées, de la diffusion du dépistage volontaire, de l’appui psychosocial ou de la mobilisation de la société civile et des personnes vivant avec le VIH», a relevé Lamontagne.

Le représentant de l’Onusida au Maroc, Kamal Alami, a affirmé, quant à lui, que «cet atelier important permettra d’établir un consensus entre les divers acteurs nationaux, notamment le ministère de la santé, les ONG et les partenaires internationaux, sur le nouveau PSN de lutte contre le sida».

Il s’agit également de «définir les objectifs en matière de couverture, de prévention, de prise en charge et de dépistage jusqu’au 2016 et de tracer un cadre de partenariat entre les différents acteurs de lutte contre le sida», a-t-il dit.

Cet atelier national de consensus sur le nouveau PSN, appuyé par l’Onusida et le Fonds mondial de lutte contre le sida, s’inscrit dans la continuité du processus de préparation déjà entamé par des rencontres avec les partenaires régionaux et locaux, organisées en particulier dans les régions de Tanger-Tétouan et Souss-Massa-Drâa.

Il vise principalement à établir un consensus sur les priorités et stratégies pour la riposte nationale au VIH dans le cadre du PSN 2012-2016, définir les domaines d’intervention prioritaires du PSN, identifier les actions stratégiques à mettre en œuvre pour chaque domaine retenu en vue de formuler et adopter la version finale du document du nouveau PSN.

13e Solidays: trois jours de musique contre le sida avec Moby en clôture

Wednesday, June 22nd, 2011

AFP

PARIS – L’Américain Moby, le reggaeman ivoirien Alpha Blondy, Bernard Lavilliers et des dizaines d’autres artistes lutteront en musique contre le sida de vendredi à dimanche pour la 13e édition de Solidays, dont la capacité est cette année réduite sur l’hippodrome de Longchamp.

Le record d’affluence établi l’an dernier — 168.000 spectateurs et 1,8 million d’euros nets récoltés — ne sera pas battu.

Pour sa 13e édition, le festival doit cohabiter avec un practice de golf désormais installé sur l’hippodrome.

Du coup, sa capacité sera réduite de 10%, selon les organisateurs, qui ont augmenté d’environ 10% le prix des billets pour compenser en partie le manque à gagner.

Comme chaque année, les fonds récoltés par Solidarité Sida iront à la prévention et à l’aide aux malades du sida, en France et à l’international.

L’hippodrome de Longchamp accueillera un plateau éclectique mêlant stars internationales, grands noms de la musique française et découvertes allant du reggae à l’électro en passant par le punk-rock.

Côté têtes d’affiche, c’est l’Américain Moby qui assurera la clôture du festival dimanche, dans le sillage de son nouvel album, Destroyed, paru en mai.

La star électro, qui a souligné le soutien à une cause importante que représentait pour lui le festival, était déjà présent lors de la première édition de Solidays en 1999.

Alpha Blondy, Moriarty, Yael Naim, Asian Dub Foundation, AaRON, Katerine et le reggaeman allemand Patrice, tous présents sur l’affiche de l’édition 2011, sont aussi des habitués de Solidays.

Parmi les concerts très attendus, les festivaliers pourront assister au retour de la chanteuse Skye Edwards au sein du groupe trip-hop Morcheeba samedi et à celui d’IAM dimanche.

Au programme également, Bernard Lavilliers, Gaëtan Roussel, le punk-rock survitaminé de Shaka Ponk, le belge Stromae, les Anglais de Klaxons, le nouveau prince de la soul Aloe Blacc, le rap teinté de funk d’Hocus Pocus, la sono mondiale de Fool’s Gold…

Côté nouveautés, Solidays met à l’honneur quatre découvertes: la voix écorchée d’Asaf Avidan accompagné de ses Mojos, la pop onirique de Cascadeur, le hip-hop des Australiens True Live et la soul de Charles Bradley.

La nuit sera, comme il est désormais de coutume, consacrée à l’électro avec notamment des sets de The Shoes, Mark Ronson, Hercules and Love Affair et the Toxic Avenger.

En revanche, Peter Doherty, qui devait participer pour la première fois à Solidays, a été contraint d’annuler pour cause d’incarcération en Grande-Bretagne dans une affaire de stupéfiants.

Au total, 80 concerts et 200 artistes sont programmés sur trois jours.

Concernant le volet associatif et militant, le festival inaugure cette année un nouveau Forum Solidarité Sida, lieu d’échange, de rencontres, de tables rondes et de débats autour de la lutte contre les discriminations, de la solidarité nord-sud ou de la citoyenneté.

Le Village Solidarité accueillera de son côté une centaine d’associations de France et du monde entier, qu’elles soient généralistes ou spécialisées dans la lutte contre le sida.

Enfin, les festivaliers qui ont choisi l’option camping auront droit à une autre innovation : pour l’édition 2011, les douches seront collectives!