Posts Tagged ‘honte’

Le Village gai de Montréal

Friday, December 9th, 2011

Les points chauds qui bougent
positivement ou négative-
ment. Une économie locale
rudement mise à l’épreuve!
Photos: Gay Globe Média
Le Village gai de Montréal souffre et ça se voit. Les com- merçants et résidants exigent de la part des autorités une prise en charge des problèmes liés à l’itinérance, à la pros- titution et à la consommation de drogue mais est-il trop tard pour intervenir? Est-ce que le Village aurait été sacri- fié pour laisser la place aux deux nouveaux pôles impor- tants d’économie gaie que son Rosemont et le Plateau Mont- Royal? Il existe dans le Village des situation qui n’existent pas ailleurs et il faudra tôt ou tard qu’on se pose les vraies questions à savoir si les politiques prennent leurs responsa- bilités et si la police a vraiment le désir de maintenir “l’or- dre” et d’appliquer la loi comme partout ailleurs à Montréal?
Côté nord, Ste-Catherine Est entre Papineau et Cartier
À part deux exceptions, la revitalisation de la façade de TVA donnant sur le Village et l’ouverture prochaine d’un restau- rant de la chaîne Milsa dans les locaux du Café Européen, deux exemples montrent l’état d’abandon et de délabrement d’un Village qui a pourtant été par le passé un exemple de modernisation et d’implication positive d’une communauté: Dans la rue Amherst à partir de Ste-Catherine, côté nord- est, pratiquement tous les commerces sont fermée, à louer ou abandonnés sans que personne n’intervienne.
Pire, un pan complet de la rue Ste-Catherine, entre Pa- pineau et Cartier est laissé à l’abandon alors que juste en face, survivent courageu- sement de très beaux com- merces comme le restaurant asiatique ou le bar Le Stud.
Difficile de savoir exacte- ment quels sont les plans de la Ville ou de l’arrondis- sement mais tôt ou tard, il faudra penser à sauver cet héritage qu’est le plus gros village gai du Canada.

Un projet écolo tourne au dépotoir dans Ville-Marie (Montréal)

Sunday, July 31st, 2011
Le Jardin du Marché Frontenac ou dépotoire à ciel ouvert commandité par la Ville de Montréal et le Bricoville Rona l'Express de la rue Lafontaine

Le Jardin du Marché Frontenac ou dépotoire à ciel ouvert commandité par la Ville de Montréal et le Bricoville Rona l'Express de la rue Lafontaine

Par Roger-Luc Chayer – Photos Gay Globe

POUR VOIR LES PHOTOS EN GRANDES RÉSOLUTION, SIMPLEMENT CLIQUER DESSUS.

Un projet d’intégration urbaine qui se voulait écolo et vert à l’origine s’est transformé en véritable dépotoir à ciel ouvert en plein centre-ville de Montréal et c’est l’Arrondissement Ville-Marie qui est à l’origine de ce désastre écologique avec lequel doivent composer non seulement les citoyens qui vivent dans cet environnement mais les commerçants qui en ont gros sur le cœur.

Se voulant un projet permettant l’implantation de verdure dans l’Arrondissement Ville-Marie, le Jardin du Marché Frontenac, commandité par Bricoville Rona l’Express de la rue Lafontaine dans le même quartier, est en train de devenir la honte municipale tellement le concept a déraillé alors qu’il devait à l’origine permettre l’intégration d’un marché de fruits et légumes dans un quartier déjà fortement atteint par un manque d’espaces verts. Il s’agissait de permettre l’accès à des produits agricoles pour les citoyens de même que de permettre de transformer ce coin de rue défavorisé en îlot de verdure de manière à améliorer la qualité de vie de tous.

Or, alerté par un citoyen qui n’en pouvait plus de vivre avec les conditions désagréables imposées par ce projet, Gay Globe Média s’est rendu sur les lieux situés au coin de la rue Ontario et d’Iberville pour constater l’ampleur du désastre, et désastre il y avait comme le démontrent les photos plus bas.

En entrevue avec Gay Globe, Ronald (prénom fictif afin de préserver l’anonymat du plaignant) nous disait que depuis le printemps, il avait l’impression de vivre face à une piquerie tant l’environnement est devenu nauséabond et géré par des gens qui sont visiblement incapables de mener un tel projet, pourtant assez simple. “On dirait que tout ce que touche la ville se transforme en déchet et en échec. Expliquez-moi comme est-ce possible qu’aucun inspecteur de l’arrondissement ne soit venu ici constater l’état des lieux pour faire respecter le règlement municipal quand on voit bien qu’il s’agit d’un dépotoir à ciel ouvert?”, nous demande Ronald qui est un résident de longue date du quartier.

“N’importe quel commerçant ou résident qui ferait ça devant chez lui recevrait une amende salée mais comme la ville autorise ce qui se passe, nous devons vivre avec ce dépotoir et le plus triste pour moi c’est de voir que personne n’a supervisé ça, qu’on a sali un coin de rue peut-être pas très chic mais qui avait au moins l’avantage de ne pas être une poubelle avant le début de cette affaire-là”.

Sur les photos, on peut voir que des déchets pourtant récupérables sont abandonnés en tas, par les organisateurs du Jardin du Marché Frontenac et que le plastique est mêlé au carton, au styrofoam, que des légumes et plantes sont en putréfaction dans les boites et que des sacs de resto McDonald y sont aussi présents, démontrant que ce projet ou ses administrateurs et commanditaires font peu de cas de la qualité de vie des résidants voisins qui doivent supporter ce qui est pourtant présenté comme une initiative écolo et verte! “Tout ça pour avoir des subventions?” demande Ronald…

De plus, lors de notre visite, entre les pots de fleurs et les jardins se trouvaient des sacs verts remplis qui n’avaient pas été placés pour la collecte et le pire, de ce projet de dépotoir sur lequel aucun contrôle n’est exercé, c’est que les planches et boites sont placés en tas, par dessus de magnifiques petites fleurs écrasées et deux petites tomates accrochées à leur plant, encore vivantes qui tentent de survivre malgré le poids des déchets qui les recouvrent, les photos sont d’ailleurs criantes de vérité car le tas est placé par dessus des fleurs et légumes plantés avec l’agent de la ville et de Rona!

Gay Globe a demandé à Rona l’Express de commenter les photos et de nous dire si c’est cela le projet qu’ils souhaitaient en prêtant le nom de Rona et surtout s’ils sont fiers des résultats de leur commandite. Nous ferons le suivi une fois leur réponse arrivée. Quant à la ville de Montréal et au Maire Gérald Tremblay, Gay Globe leur a offert de commenter, les réponses seront publiées dès réception si elles arrivent car notre prestigieux Maire a pour mauvaise habitude d’ignorer les journalistes quand il s’agit de questions négatives pour son image. Enfin, on verra bien…

Quant à l’organisation à l’origine de ce dépotoir, qui déclare sur son site Internet à www.marchefrontenac.com “Le Jardin sur rue du Marché solidaire Frontenac fait aussi partie du Groupe de travail en agriculture urbaine de Montréal. Pour en savoir plus, vous pouvez lire le document Montréal fière d’être verte et nourricière” une entrevue a été demandée et nous attendons leur réponse.

En conclusion, est-ce que la ville de Montréal avait vraiment besoin de ce dépotoir entouré de conteneurs que même la ville interdit normalement sur son territoire? Évidemment pas. Espérons que les responsables de cet échec cuisant, qui ne sont d’ailleurs pas enregistrés légalement au Registre des entreprises du Québec comme le requiert la loi, pour recevoir des subventions, se réveilleront et iront immédiatement nettoyer ce bac à vidanges à ciel ouvert qu’est le Jardin du Marché Frontenac.

Le 2 août 2011, Madame Josée Caron, porte-parole de Rona, déclarait dans un courriel adressé à Gay Globe: “En réponse à votre article intitulé « Un projet écolo tourne au dépotoir dans Ville-Marie (Montréal) » nous désirons vous laisser savoir que le marchand-propriétaire de la Quincaillerie Bricoville RONA L’express a été mis au courant de la situation en lisant votre article et a pris action pour rejoindre les responsables du projet « Le Jardin du Marché Frontenac » afin de s’assurer que le problème des déchets soit rapidement régularisé et ne se reproduise plus.  Le but de la commandite accordée par la Quincaillerie Bricoville est de participer à un projet de quartier visant à améliorer la qualité de vie des citoyens et nous sommes confiants que des correctifs pourront rapidement être apportés pour qu’il en soit ainsi.”

Gaspillage à Rosemont: Des bacs de fleurs qui deviennent des bacs à vidanges

Thursday, June 16th, 2011

Par Roger-Luc Chayer

Dans la lignée et la suite de notre dossier récent portant sur de possibles gaspillages dans l’Arrondissement Rosemont à Montréal, voici un nouvel exemple de stratégie de dépense qui ne porte aucun résultat auprès de la population. Car en effet, lorsque ces décisions financières sont prises par les élus de l’arrondissement de Rosemont, on prétend toujours que c’est pour le “mieux-être des habitants du quartier” et “pour l’amélioration de la qualité de vie en milieu urbain”.

Les bacs maudits de la rue Bourbonnière

Bacs servant à ramasser des vidanges

Bacs servant à ramasser des vidanges

Les bacs maudits de la rue Bourbonnière

Prenons par exemple les bacs de béton devant servir de bacs à fleurs placés sur toute la longueur de la rue Bourbonnière, dans Rosemont, depuis la fin de l’été dernier. Ces bacs sont placés sur le bord des trottoirs, utilisant des espaces jusqu’alors réservés au stationnement de voitures. Or, ces bacs, depuis leur arrivée, n’ont jamais été comblés par les fleurs promises et sont devenus au fil du temps des bacs à vidanges que personne n’entretient, encore moins l’arrondissement.

Des bacs à fleurs transformés en bacs à vidanges à Rosemont

Des bacs à fleurs transformés en bacs à vidanges à Rosemont

Selon un résidant rencontré lors de la prise de nos photos, “J’ai l’impression que notre Maire d’arrondissement à acheté des bacs de béton à des amis, qu’il est venu jeter ça un peu partout sur Bourbonnière et qu’il se fout maintenant de ce qui arrivera avec ces blocs dignes de l’ère communiste, ils n’ont rien d’écologiques et ne servent qu’à ramasser les déchets des passants…

Combien ont couté ces bacs? Quel a été le budget dépensé pour placer ces blocs de béton partout? À quoi est-ce que ça doit servir en fait et qui a autorisé une telle dépense inutile à l’arrondissement Rosemont? Nous attendons toujours les réponses à nos questions qui ont été acheminées au bureau du maire de Rosemont.

Combien ont couté ces bacs qui ne servent à rien dans Rosemont?

Depuis 1 an, ces bacs ne servent à rien sur la rue Bourbonnière, à combien se chiffre ce gaspillage?

Depuis 1 an, ces bacs ne servent à rien sur la rue Bourbonnière, à combien se chiffre ce gaspillage?

Combien ont couté ces bacs qui ne servent à rien dans Rosemont?

44- Les «Jeux de la honte» récidivent

Saturday, April 3rd, 2010

Le comité organisateur des «Jeux de la Honte» de Montréal, les Outgames 2006, annoncent déjà, par lʼenvoi de communiqués de presse internationaux, le début de la campagne de levée de fonds et lʼorganisation des seconds «Jeux de la Honte», ceux de Cologne, en Allemagne, en 2009. Est-ce vraiment approprié?
Éditorial par:
Le Point
Photo:
Google.images
Commentaire
Spécial
Résumé:
Les concepteurs des Jeux Gais de Montréal 2006/Outgames 2006/Jeux de la Honte 2006 demandaient pourtant à lʼéditeur du Point en 2000 de les appuyer! On connaît la suite…
32

Benoît Labonté: L’Empereur déchu quitte la ville

Sunday, October 18th, 2009

Le politicien qui a dirigé l’arrondissement Ville-Marie comme un empereur, impliqué dans de nombreux scandales et chroniqueur au guide Fugues, est forcé par l’opinion publique de quitter, deux semaines avant l’élection.

Leader de la communauté gaie par la force des choses, l’empereur Benoît Labonté, mieux connu sous le titre de Maire d’arrondissement pour Ville-Marie jusqu’à dernièrement, a annoncé le dimanche 18 octobre dernier sa démission et son retrait de la vie politique à seulement deux semaines des élections municipales, laissant l’arrondissement enfin libre pour un remplaçant qui devra maintenant faire ses preuves et se réconcilier avec ses résidants.

Le Point (devenu Gay Globe Magazine) avait annoncé, dès la seconde année après son élection, que le “nouveau” Maire de Ville-Marie était impliqué dans des décisions hautement louches et avait même donné des exemples qui, encore aujourd’hui, sont inexpliqués par le principal intéressé.

Par exemple, Benoît Labonté semblait avoir des implications très importantes avec les organisateurs des Outgames de Montréal en 2006 et malgré les nombreux avertissements du Point, suite à des enquêtes minutieuses menées sur la base d’informations venant du public, persistait à commanditer l’événement sachant qu’un membre de la haute direction avait un casier judiciaire d’une extrême violence. Une fois les Outgames en faillite, flouant des centaines de fournisseurs, Benoît Labonté a alors embauché à l’Arrondissement les principaux dirigeants de l’organisation, leur offrant des salaires présidentiels, alors que les fournisseurs étaient laissés à eux-mêmes. Par quel jugement est-ce que Labonté pouvait commettre un tel geste déjà en 2006? Nul ne le sait.

À peu près en même temps, Benoît Labonté à participé comme commanditaire et offrait son nom comme support dans l’organisation d’un prétendu “comité” visant à censurer un média gai, en participant activement à la transmission de fausses informations sur ce média de manière à l’obliger à ne plus enquêter l’Empereur. Benoît Labonté a commandité ce comité à même l’argent public, a tenté de forcer ce média à disparaître parce qu’il n’était pas proche de son pouvoir et a failli à la tâche, heureusement.

Autre exemple de despotisme de la part de l’ex-Maire Labonté. Sa participation à une chronique publiée dans le guide gai Fugues, alors qu’il achète dans d’autres pages des espaces publicitaires avec l’argent de l’arrondissement. Un conflit d’intérêt majeur de la part non seulement de Benoît Labonté mais de Fugues qui bénéficiait d’une part de l’argent public de par sa relation quasi-incestueuse avec Labonté mais qui bénéficiait aussi du fait que le même Labonté participait à un comité de censure d’un compétiteur en toute connaissance de cause. Fugues devra tôt ou tard s’expliquer sur son manque d’éthique professionnelle et doit remettre les sommes versées par l’arrondissement à des oeuvres qui le méritent, et pas à ses amis, de manière à laver son intégrité maintenant que M. Labonté n’est plus…

Quant au jugement de Madame Louise Harel, qui acceptait de s’associer à un tel individu pour cette élection à venir dans quelques jours, jamais son parti ne se remettra du scandale causé par le comportement absolument méprisant et odieux du Maire de Ville-Marie. Une honte pour tous les montréalais et aussi pour la communauté gaie puisque Benoît Labonté était aussi un leader de la communauté. Il est impératif d’aller voter le 1er novembre afin de ne pas permettre l’arrivée ou le maintien de politiciens du même genre. La démocratie c’est aussi de s’approprier de nos droits et c’est aussi d’assumer nos responsabilités. Gay Globe Magazine recommande Richard Bergeron comme Maire de Montréal… Si seulement nous avions un Régis Labaume à Montréal…

À quand la fin du chialage de Fierté Montréal?

Thursday, July 23rd, 2009

L’incessant chialage des organisateurs de la Fierté gaie de Montréal 2009 est en train de faire perdre toute crédibilité à la communauté gaie dans son ensemble et nous savons tous qu’ils ne disent pas les vraies raisons du refus du Gouvernement canadien de les subventionner. Informons ici les lecteurs…

Le Canada annonçait hier qu’il ne subventionnerait ni Fierté Montréal, ni Divercité, pas un rond pour 2009. Tout de suite après, les militants, divas et castrats classiques du militantisme gai criaient à la discrimination affirmant que le gouvernement de M. Harper avait une dent contre les gais.

FAUX, FAUX, archi-FAUX!

Les militants ont la mémoire courte et une mise au point est devenue nécessaire puisqu’ils parlent encore au nom de tous sans consulter personne. Voici exactement ce qui se passe et les raisons de cette décision controversée mais courageuse du Canada.

LES ORGANISATEURS DE FIERTÉ MONTRÉAL SONT LES MÊMES QUE POUR LES OUTGAMES 2006! Vous vous souvenez des jeux gais en faillite de Montréal 2006? Oui, les mêmes, ils utilisent les mêmes tactiques, les mêmes magouilles et récoltent la stricte logique des choses de la part du Canada fortement blâmé à l’époque pour ne pas avoir protégé les investisseurs dans Montréal 2006. La faillite des Outgames a été terrible pour des centaines de personnes et Le Point avait annoncé cette faillite avant les jeux car tous les ingrédients étaient réunis de même que la découverte d’un dossier criminel grave et violent au nom d’une administratrice de l’époque.

De plus, Fierté Montréal 2009 refuse de communiquer avec Le Point et GGTV depuis 3 ans, en représailles pour nos dossiers journalistiques les impliquant lors des Outgames alors que nous étions les diffuseurs officiels de la parade gaie juste avant. Magouilles? Bien sur, oui, absolument. Le Canada, découvrant que les administrateurs et employés des Outgames se sont recyclés dans les célébrations de la fierté gaie de Montréal, découvrant qu’ils boycottent des médias gais qui sont pourtant les premiers à être intéressés par une parade gaie, ne sont pas assez stupides pour encourager les fautifs. sanctions, punition, oui, il était temps!

ET quand on voit les libéraux actuels crier au scandale homophobe contre Harper, où étaient ces libéraux lors de la faillite des Outgames avec plus de 700 victimes? Nulle part, ils sont au mauvais endroit, dans la mauvaise cause, au mauvais moment, ils ont tort, le public a la mémoire longue et les médias ont le devoir de faire leur travail en refusant que des imbéciles se targuant de la cause gaie tentent par la magouille d’avoir du fric des subventions alors qu’ils sont en fait les responsables d’une failite honteuse et coûteuse. Ils récoltent ce qu’ils sèment, c’est normal.

Magouilles = fin des subventions. Harper se comporte en gouvernement responsable, à Montréal 2009 de se réveiller maintenant et de revenir dans le droit chemin, sinon, les tapoches sur les ménettes ne sont pas terminées. Trust us!

Montréal sombre dans le tiers-mondisme

Monday, December 29th, 2008

Avez-vous cet étrange sentiment, comme moi depuis quelques années, que Montréal s’enfonce terriblement et de façon continuelle dans le tiers-mondisme? Le tiers-mondisme est la définition de plusieurs critères réunis qui, regroupés, donnent à une région du monde des allures de pays pauvre qui n’a pas les moyens de ses aspirations.

Quels sont les signes qui feraient de Montréal une région du tiers monde? Ils sont nombreux. La ville est dans un état de saleté tel que partout où l’on se trouve, les déchets et poubelles volent au vent, partout les détritus se promènent sans que la ville n’intervienne pour les ramasser. Pas un seul pouce sans poubelles, pas une rue propre sans trous ni vieux meubles sur les trottoirs, une ville où il ne fait pas bon vivre et qui nous fait honte.

Autre signe: la gestion du ramassage de la neige l’hiver. Étant montréalais de naissance, je connais très bien la ville et surtout la vitesse à laquelle elle sombre dans la pauvreté et la négligence. Quand j’étais petit, lorsqu’il y avait une tempête, la ville ramassait et entretenait les rues et trottoirs sans en faire tout un plat ou sans donner à chaque ramassage ordinaire le nom “d’opération ramassage”, comme c’est le cas actuellement. La ville achetait les équipements nécessaires à l’entretien, embauchait le personnel requis pour opérer ces équipements et le travail se déroulait sans que les gens n’aient conscience de quoi que ce soit et surtout sans quel la ville ne joue continuellement avec les mots vous donner plus d’ampleur à de l’entretien normal, pour nous faire croire que la chose est exceptionnelle, qu’il s’agit d’une opération spéciale hors norme pouvant expliquer les délais…

De nos jours, on a tellement réduit la main d’œuvre et les équipements qu’il est presque devenu impossible de faire le simple ramassage de la neige de façon normale. On doit donner le nom “d’opération ramassage” à ce qui devrait être de l’entretien régulier et la ville n’est même plus en mesure de faire le travail de façon efficace, le ramassage de la dernière bordée de neige s’est fait sur une période de près de 7 jours autour de noël 2008 ce qui est absolument terrible. Pendant 3 jours rien ne s’est ramassé à Montréal, tout a gelé, on n’a même pas répandu de sel sur les trottoirs causant de très nombreux accidents aux montréalais qui doivent sortir de chez eux et qui finissent pas se casser une jambe ou une hanche, demandez aux hôpitaux.

Jamais Montréal n’aura été dans un si piètre état financier et la ville, plutôt que d’admettre la situation pour demander l’aide des montréalais, nie l’ensemble des problèmes et laisse les citoyens croupir dans leur immondices et leur misère sans aide.

La ville ne semble plus avoir le contrôle sur ses responsabilités et ce, par la faute d’un Maire complètement invisible, qui n’a aucune idée de la solution à appliquer et qui n’a même pas le charisme pour nous demander de le suivre. Le Maire Tremblay est d’ailleurs le premier Maire de Montréal en poste depuis plus de 5 ans que les montréalais ne peuvent identifier. Imaginez, les montréalais sont incapables en majorité de donner le nom de leur maire quand on leur pose la question, comme quoi en fait d’invisibilité, le Maire est passé maître dans l’art de ne pas exister.

ET il ne s’agit pas ici que de la ville mais de mauvaises habitudes de la part de montréalais qu’il faut questionner. Autrefois, jeter ses déchets sur la voie publique pouvait entrainer une amende et la honte de se faire critiquer par ses voisins. Aujourd’hui, les gens jettent tout à la rue sans se poser la moindre question et imposent aux autres leurs poubelles sans que la ville n’exerce la moindre sanction. Explication de la ville: les ressources manquent pour embaucher des enquêteurs qui donneraient des contraventions. Voilà une réaction tiers-mondiste à 100%. Personne n’a compris à la ville que les contraventions supplémentaires contribueraient à payer le salaire des agents et à améliorer la propreté de la ville… Ce n’est pourtant pas un calcul si complexe.

J’habite dans Rosemont. Mon voisin de droite est un centre d’hébergement privé pour personnes âgées. Il y a deux semaines, le centre a décidé de se débarrasser de tous les vieux meubles entreposés dans sa cave en les mettant tout simplement à la ruelle, à quelques maisons plus loin que le centre évidemment pour ne pas être accusé de quoi que ce soit et a laissé ainsi une affreuse pile de déchets et de vieux néons qui risquaient de prendre feu ou de couper des enfants qui pourraient jouer par là. J’ai été témoin de ce dumping sauvage et j’ai immédiatement contacté la ville pour qu’un agent vienne constater la situation. L’agent ne s’est jamais présenté. Tout est resté là pendant des jours jusqu’à ce que je me présente au centre en question pour exiger qu’ils retirent leurs déchets de ma vue et qu’ils respectent le bon voisinage et la loi. Le centre a finalement retiré ses déchets, la ville n’a rien fait.

La semaine dernière, un voisin du haut de chez moi, pourtant très préoccupé par l’environnement et par la qualité de vie à Montréal, d’après lui, a décidé qu’il nettoyait chez lui pour jeter ses vieux magazines et une vieille bibliothèque. Il a bien placé ses vieux livres sur le trottoir avec ses vidanges habituelles pour ramassage mais a jeté sa vieille bibliothèque dans la ruelle, le long du mur d’une maison qui ne lui appartient même pas et où il n’habite pas. La vieille bibliothèque est encore là aujourd’hui, en train de pourrir le long du mur, alors que ce même voisin nous répète hypocritement que l’environnement est important pour lui.

Si Montréal doit survivre comme société moderne et principale ville d’un pays aussi riche que le Canada, elle devra faire le ménage de son Maire et de ses habitants. Toronto est la preuve qu’une ville canadienne peut être absolument propre sans efforts particuliers, il suffit de cesser de jeter n’importe quoi n’importe où. Toronto est réputée comme une des villes les plus propres du monde, quand Montréal recevra le titre de ville la plus sale du monde, nous aurons alors de quoi nous réjouir? Allons, qui prendra l’initiative de punir les salauds et les déchets qu’ils génèrent?