Archive for the ‘Le Point / fil de presse international’ Category

Carrie Fisher

Monday, December 26th, 2016

Carrie Fisher, née le à Beverly Hills, Californie (États-Unis), est une actrice et scénariste américaine. Elle est la fille de Debbie Reynolds (premier rôle du film Chantons sous la pluie) et Eddie Fisher, et la demi-sœur de Joely Fisher et Tricia Leigh Fisher.

En 1977, dès son deuxième film, elle accède à la célébrité avec ses partenaires de Star Wars de George Lucas. Son interprétation de la princesse Leia, personnalité importante de l’Alliance rebelle en lutte contre le terrible Empire galactique, la propulse au rang de star internationale, le grand public l’associant systématiquement à son personnage. Elle reprend ce rôle à trois reprises dans L’Empire contre-attaque (1980), Star Wars, épisode VI : Le Retour du Jedi (1983), et trente-deux ans plus tard dans Star Wars, épisode VII : Le Réveil de la Force (2015).

Des problèmes de drogue et d’alcoolisme durant les années 1980 l’obligent à se tenir écartée des plateaux. Elle est tout de même remarquée dans The Blues Brothers (1980), Hannah et ses sœurs (1986), Quand Harry rencontre Sally (1989), Austin Powers (1997), ou encore dans Scream 3 (2000).

Sommaire

Biographie

Débuts

Carrie Fisher fait ses premiers pas d’actrice au théâtre aux côtés de sa mère Debbie Reynolds. En 1975, elle décroche son premier rôle sur grand écran dans la comédie romantique Shampoo d’Hal Ashby, écrite et interprétée par Warren Beatty.

Star Wars

Carrie Fisher à la première représentation du film F.I.S.T. en 1978 en compagnie de Wim Wenders.

Elle devient célèbre en 1977, alors qu’elle se présente à un double casting : Brian De Palma et George Lucas ont en effet organisé conjointement leurs auditions pour leurs films Carrie et Star Wars. Pressentie pour le premier film, Fisher refuse cependant de tourner nue (le rôle échoit finalement à Sissy Spacek) et se précipite sur le rôle de la princesse Leia. Sa coiffure médiévale encadrant une personnalité bien sentie rend le personnage incroyablement populaire. Carrie Fisher devient une star. Un rôle qu’elle reprend pour Star Wars, épisode V : L’Empire contre-attaque d’Irvin Kershner en 1980 et Star Wars, épisode VI : Le Retour du Jedi en 1983 de Richard Marquand.

En 1978, elle apparaît dans Au temps de la guerre des étoiles, une adaptation télévisuelle de la saga La Guerre des étoiles, réalisée par Steve Binder où elle reprend son rôle. N’ayant pas supervisé la réalisation, même s’il semble qu’il ait participé au scénario, George Lucas découvre lors de sa diffusion un programme qu’il juge tout à fait ridicule et obtient que ce dernier ne soit plus jamais diffusé. Ce sera bien le cas, les seules versions disponibles de nos jours l’étant sous forme pirate et provenant d’enregistrements par magnétoscopes de l’époque. Lucas a même confié à un auteur qu’il souhaiterait que toutes les copies soient détruites.

Carrie Fisher présente alors la fameuse émission américaine Saturday Night Live le 18 novembre 1978, dans laquelle elle apparaît en bikini et interprète une chanson dans le style des années 1950. À l’occasion du 30e anniversaire de la Saga Star Wars elle se remémore la soirée : « Faire le Saturday Night Live a été une formidable expérience. Je vivais à l’époque avec Paul Simon, juste à côté de chez Lorne Michaels, le producteur de l’émission. Outre la chanson, j’ai également imité Linda Blair, et j’ai été un peu déconcertée quand j’ai vu L’Exorciste. Dan Aykroyd m’a interviewée en Linda Blair. Ils ont aussi imité Alec Guinness parlant de manière très étrange grâce à la Force. Mais je ne me souviens plus de tous les détails car ça fait quoi, presque 30 ans ? »

Son immense popularité lui permet de tourner dans The Blues Brothers (1980), où elle campe la femme mystérieuse complètement déjantée (elle fut brièvement fiancée à John Belushi, son partenaire dans le film). Toutefois, c’est à cette période que ses ennuis commencent. Carrie Fisher est droguée et alcoolique au moment du tournage de Star Wars, épisode VI : Le Retour du Jedi1. C’est dans ce film qu’elle apparait, prisonnière de Jabba le Hutt, dans un bikini métallique, une image devenue iconique. Elle s’éloigne ensuite du milieu, se faisant de plus en plus rare sur les écrans dès la fin de la saga Star Wars en 1983. Elle est brièvement entre 1983 et 1984 l’épouse de Paul Simon.

L’après Star Wars

Carrie Fisher à la quatrième édition des fêtes Star Wars en 2007.

Choisissant ses projets, Carrie Fisher tourne avec des réalisateurs renommés : Woody Allen pour Hannah et ses sœurs (1986), Rob Reiner pour Quand Harry rencontre Sally (1989), ainsi que dans le film de Joe Dante Les Banlieusards (The ‘Burbs) où elle interprète la femme de Ray Peterson interprété par Tom Hanks.

Elle fait également des caméos dans Austin Powers (1997), Scream 3 (2000), Beautés empoisonnées (2001), Jay et Bob contre-attaquent (Jay and Silent Bob Strike Back, 2002) et Charlie’s Angels 2 (Charlie’s Angels : Full Throttle, 2003).

L’activité principale de Carrie Fisher consiste ensuite en l’écriture : elle a scénarisé un épisode de la série TV Les Aventures du jeune Indiana Jones et a vu son livre Postcards from the Edge (Bons baisers d’Hollywood) adapté à l’écran par Mike Nichols. Elle a également écrit les cérémonies des Oscars de 1997, 2002 et 2007.

En 2008, elle voit son roman autobiographique The Best Awful (2004) adapté en une mini-série, avec Meg Ryan dans le rôle principal. L’histoire est celle d’une ex-actrice de cinéma reconvertie en présentatrice de talk-show que sa vie personnelle mouvementée mène tout droit en clinique…

Carrie Fisher apparaît également dans un épisode de Sex and the City où elle joue son propre rôle. Carrie Bradshaw, qui fréquente un gardien de maisons se faisant passer pour un agent et qui s’occupe de celle de l’actrice, se retrouve face à celle-ci.

Le retour à Star Wars

Carrie Fisher avec Harrison Ford et Mark Hamill lors du Comic-Con 2015

Le 6 mars 2013, elle indique, lors d’une interview, être prête à reprendre son rôle de Leia Organa pour un nouvel épisode de Star Wars2.

Du au elle est membre du jury des longs-métrages lors du 70e Festival de Venise3. Le jury est présidé par le réalisateur italien Bernardo Bertolucci, et le chilien Pablo Larraín et la française Virginie Ledoyen font notamment partie du jury.

En janvier 2014, elle apparaît dans son propre rôle, dans l’épisode 14 de la septième saison de The Big Bang Theory.

En mai 2014 sort le nouveau film de David Cronenberg, Maps to the Stars, dans lequel Fisher joue un rôle secondaire (son propre rôle). Le film est sélectionné en Compétition pour la Palme d’or lors du 67e Festival de Cannes.

En décembre 2015, elle retrouve le rôle de la princesse Leia Organa, plus âgée de trente ans, dans Star Wars, épisode VII : Le Réveil de la Force de J. J. Abrams, réalisé pour les studios Walt Disney, nouveaux propriétaires de la franchise. Toujours dans ce rôle, elle apparait en image de synthèse avec son visage de l’époque de Star Wars, épisode IV : Un nouvel espoir, dans Rogue One: A Star Wars Story de Gareth Edwards.

Le , elle est victime d’une crise cardiaque à bord d’un avion parti de Londres, 15 minutes avant l’atterrissage à Los Angeles4. Peu après, son frère déclare qu’elle est dans un état stable5.

Vie privée

Elle est la belle-fille d’Elizabeth Taylor à la suite du mariage de son père, Eddie Fisher, avec celle-ci.

Dans son livre de mémoires The Princess Diarist paru en novembre 2016, Carrie Fisher confie avoir eu une « liaison intense » avec Harrison Ford en marge du tournage de Star Wars en 19766.

Elle a une fille avec Bryan Lourd, Billie Lourd, née le 17 juillet 1992.

Elle parle français, langue qu’elle utilise lors d’une interview donnée à TF1 en 1977 pour la sortie de Star Wars7.

Filmographie

Carrie Fisher au WonderCon 2009.

Cinéma

Télévision

Téléfilms

Séries télévisées

Citations

  • À propos de Scream 3 : « La première chose que j’ai demandée au producteur du film, Harvey Weinstein, a été : Est-ce que je me fais tuer ? Parce que j’ai toujours eu envie de mourir à l’écran. Histoire de m’entraîner, pour plus tard… »
  • À l’occasion du trentième anniversaire de la saga Star Wars : « Vous savez, c’est une saga que les gamins adorent, que beaucoup de gamins adorent ! C’est donc étrange quand vous voyez un adulte en costume qui vous dit J’ai appelé mes enfants Luke ou Leia, ou…, bref, peu importe les autres noms… C’est le plus étrange, mais le principal, c’est que c’est une saga que les gens ont vraiment adorée, et ça c’est bien ! »8

George Michael

Monday, December 26th, 2016

Wikipédia

George Michael (de son vrai nom Georgios Kyriacos Panayiotou, en grec Γεώργιος Κυριάκος Παναγιώτου), né le dans le quartier londonien de Finchley et mort le à Goring-on-Thames (Oxfordshire), est un auteur-compositeur-interprète britannique.

En 2009, il avait vendu plus de 100 millions de disques durant sa carrière et avait à son actif onze singles et sept albums no 1 dans les charts britanniques, et six singles no 1 aux États-Unis.

Sommaire

Biographie et carrière

L’avant Wham! : Georgios Kyriacos Panayiotou

Georgios Kyriacos Panayiotou est né à East Finchley, un quartier du Nord-Ouest de Londres, le d’une mère anglaise et d’un père restaurateur d’origine chypriote. Il prend rapidement un nom de scène, George Michael. Sa carrière commence avec une bande de copains de collège : Andrew Ridgeley, Paul Ridgeley (frère d’Andrew), Andrew Leaver et David Mortimer. Ensemble, ils fondent le groupe The Executives où George est à la fois compositeur et chanteur. Leur musique se situe dans la mouvance de l’époque : le ska. Mais le succès n’est pas au rendez-vous et le groupe éclate. George et Andrew décident de continuer et rebaptisent le groupe Wham!.

Les années Wham!

En 1982, le monde découvre l’album Fantastic et ses tubes Wham Rap ! (Enjoy What You Do ?) et Club Tropicana. Le groupe est composé de George Michael et de Andrew Ridgeley. Les succès s’enchaînent avec d’autres titres comme Bad Boys et Young Guns (Go For It !). Si Wham! se veut avant tout un groupe hédoniste (il arrive après la vague punk), les messages étaient assez sociaux au départ puisque Wham Rap ! aborde le thème du chômage.

En 1984, sort l’album de la consécration Make It Big, qui contient plusieurs succès tels que Wake Me Up Before You Go Go, Everything She Wants, Freedom (en) ou encore Careless Whisper. Wham! assume résolument son côté décalé en usant du clip et se présentant en short avec les inscriptions « Choose Life » sur les tee-shirts. Ils sont alors accompagnés de leurs fidèles choristes « Pepsi » DeMacque (qui a remplacé Dee C. Lee en 1983) et Shirley « Shirlie » Holliman.

La chanson Careless Whisper sera reprise par de célèbres noms de la pop, tels que Julio Iglesias, Kenny G, Backstreet Boys , ou encore Gloria Gaynor. La chanson Last Christmas sera également reprise, notamment par Dalida, Cascada, Coldplay ou encore Taylor Swift).

Durant cette période, George Michael participe au collectif Band Aid avec Do They Know It’s Christmas? et reverse tous les bénéfices des singles Last Christmas et Everything She Wants à cette cause. On le retrouve aussi sur l’album Ice on Fire d’Elton John : En backing vocal pour Nikita et en duo pour Wrap Her Up. Une amitié qui se prolongera sur la scène du Band Aid, où il chantera seul Don’t Let the Sun Go Down on Me, Elton John l’accompagnant au piano.

La même année, Wham ! fait un voyage très médiatisé et une tournée en Chine qui sont immortalisés par le réalisateur Lindsay Anderson. Le film est vendu en cassette VHS sous le titre de Wham ! In China : Foreign Skies. Il relate tout le voyage et contient quatre séquences en live (Blue (Live in China), Love Machine, Everything She Wants, et Careless Whisper). On peut en voir des séquences dans le clip Freedom de Wham!.

Le succès est énorme, mais l’aventure Wham! s’arrête brutalement en 1986 avec The Final, une compilation assortie d’inédits comme Last Christmas ou Blue (Armed With Love) (présente uniquement sur le vinyle) mais aussi de nouveautés comme A Different Corner (véritable premier morceau solo de George Michael), The Edge of Heaven, et la reprise Where Did Your Heart Go ?. Sur le continent américain, l’album sortira sous le titre de Music From the Edge of Heaven et ne comportera que les inédits et nouveautés. La fin de Wham! est célébrée par un concert donné à Londres au Stade de Wembley en présence d’Elton John et de Simon Le Bon (chanteur du groupe Duran Duran).

La carrière solo : George Michael

Faith

La carrière solo de George Michael commence par un duo avec la « Queen of Soul » Aretha Franklin. I Knew You Were Waiting (For Me) est enregistré à Los Angeles en 1986, et atteint la place de numéro 1 au Royaume-Uni puis aux États-Unis début 1987. En interprétant ce duo avec Aretha Franklin, Michael réalise à seulement 23 ans le rêve de chanter avec une de ses idoles, lui qui a toujours porté une attention particulière aux genres musicaux associés aux Afro-Américains.

À la fois auteur, et compositeur de la plupart de ses titres, George Michael sort son premier album solo en 1987, Faith, dans lequel il se révèle multi-instrumentiste sur tous les morceaux. Cet album contient la chanson I Want Your Sex qui sera un grand succès. Souvent provocant dans ses choix artistiques, George Michael s’illustre dans le clip de I Want Your Sex, qui sera censuré sur la BBC. Quant à la chanson Faith, elle sera régulièrement reprise par des artistes connus tel que Mika. George Michael réussit à placer un total de six singles1 en tête des charts mondiaux[réf. nécessaire]. Il rafle donc un certain nombre de prix (Trois American Music Awards en et un Grammy Award de l’album de l’année en février 1989) à la barbe d’autres pointures du monde de la chanson comme Michael Jackson, Prince ou Madonna, ses principaux concurrents du moment.

Il participe durant cette période au célèbre « Mandela Day » connu aussi sous les noms de « Free Nelson Mandela Concert » et de « Freedomfest », donné au Wembley Stadium le . George Michael y chantera trois chansons Village Ghettoland de Stevie Wonder, If You Were My Woman, et (Sexual) Healing de Marvin Gaye.

Les années 1990

En 1990, George Michael connaît, en comparaison avec le succès de l’album Faith, son premier échec commercial avec l’album Listen Without Prejudice, Vol. 1. La pochette est sobre : c’est une photo du photographe Weegee (Crowd At Coney Island, 1940). Il n’y a aucune trace de George Michael sur le boîtier, juste une simple photo de l’artiste (en noir et blanc) à l’intérieur du livret. Cependant, l’album possède des titres qui se classeront en bonnes positions dans les charts comme Praying For Time, Freedom! ’90, Cowboys and Angels, Heal the Pain, ainsi qu’une reprise They Won’t Go When I Go (Stevie Wonder) et un clin d’œil aux Rolling Stones avec Waiting for that Day dont la musique n’est autre que You Can’t Always Get What You Want (de Mick Jagger et Keith Richards).

L’album Listen Without Prejudice, Vol. 2 ne verra jamais le jour. George Michael entre en conflit avec la maison Sony Music. Il s’engage dans un procès contre la maison de disques, et le perd. Ces années d’absence seront marquées par quelques collaborations importantes pour l’artiste comme ses participations aux collectifs « Red Hot + Dance » en 1992 (George Michael s’impliquera dans ce projet en faveur de la lutte contre le SIDA en composant trois titres, Too Funky, Do You Really Want To Know, et Happy, ainsi que Crazyman Dance, une face B pour le single Too Funky) et Five Live (1993), un album de cinq titres en concert avec les membres du groupe Queen et Lisa Stansfield. Une partie des chansons de Five Live (Somebody To Love et These Are the Days of Our Lives) provient du « Freddie Mercury Tribute Concert for AIDS Awareness » du 20 avril 1992 au Wembley Stadium à Londres. Les trois autres (Killer, Papa Was a Rollin’ Stone et Calling You) sont issues d’un concert personnel de George Michael datant de 1991. Tous les bénéfices de Five Live ont été reversés à la Mercury Phoenix Trust.

En 1993, le nom de George Michael apparaît sur le CD Two Rooms : Celebrating The Songs Of Elton John & Bernie Taupin. Il s’agit d’un album hommage aux deux hommes. George Michael y interprète la chanson Tonight, dernier titre de l’album. Il s’éloigne du label Sony Music et négocie un nouveau contrat avec Virgin (pour l’Europe) et DreamWorks (pour l’Amérique). L’album Older sort en 1996. C’est un tournant pour George Michael qui n’hésite pas à remercier ses fans pour leur longue attente. L’artiste change de style et surfe sur la vague RnB. Malgré les changements, le succès est au rendez-vous. Sur le plan personnel, George Michael est très éprouvé par le décès en 1993 de son compagnon, le styliste brésilien Anselmo Feleppa. Cette perte lui inspire la chanson Jesus To A Child, la première chanson de l’album qui contient également Fast Love, Older, Spinning The Wheel, The Strangest Thing, Star People et You Have Been Loved. Cet album est dédié à Anselmo Feleppa et au musicien Antônio Carlos Jobim.

Le point culminant de cette période est sa prestation donnée lors d’un concert « unplugged » qu’il donne pour MTV au Three Mills Island Studios à Londres, le  : George Michael est comme un miraculé du « star system ». Cette prestation ne verra jamais le jour en CD (sauf sous forme de B-sides de single pour certains morceaux) parce que George est insatisfait du résultat. Toutefois, ses fans auront droit, avec la compilation Ladies & Gentlemen : The Best of George Michael (1999), à une version studio de sa reprise lors du concert de I Can’t Make You Love Me. La mère de l’artiste est dans la salle ; Lesley Angold Harrison Panayiotou décède quelques mois plus tard, le , des suites d’un cancer. Ladies & Gentlemen lui est dédié.

Il lance avec son label Ægean d’autres artistes dont Toby Bourke. Il chante en duo avec lui la ballade Waltz Away Dreaming (1997) que l’on retrouve sur l’album Room 21 de Toby Bourke (en 2001) sous forme de deux versions : celle du single et une autre dite « new version ».

Le , George Michael est arrêté pour attentat à la pudeur dans des toilettes publiques de Beverly Hills2 par Marcelo Rodríguez, un policier sous couverture lors d’une opération d’infiltration dans ce lieu de drague gay3. Michael ne conteste pas les charges et est condamné à une amende et des travaux d’intérêt général. Après cet outing, George Michael est publiquement ouvert sur son homosexualité4. En , le clip de Outside joue explicitement sur l’arrestation dans les toilettes et montre des policiers qui s’embrassent.

Le 10 avril 1999, George Michael participe au Royal Albert Hall au « There And Everywhere – A Concert For Linda », un hommage à Linda McCartney, en présence de Paul McCartney, The Pretenders, Elvis Costello, Tom Jones, Sinéad O’Connor, Des’ree, Heather Small (des M People), Johnny Marr (ex The Smiths), Neil Finn (ex Crowded House), Marianne Faithfull et Ladysmith Black Mambazo. À cette occasion, il chante The Long And Winding Road (Lennon/McCartney) et Faith.

À la fin de l’année 1999, George Michael s’associe à un vétéran de la musique, le producteur Phil Ramone (connu pour avoir produit Burt Bacharach, Ray Charles, Frank Sinatra, Rod Stewart, Liza Minnelli ou Barry Manilow), et sort l’inattendu Songs from the Last Century (1999). Il s’agit d’un album de reprises telles que Roxanne, My Baby Just Cares For Me ou encore Wild Is The Wind. George Michael réussit sa conversion en crooner avec cet album plébiscité par la critique (une nomination au Grammy Award dans la catégorie « Best Traditional Pop Vocal Album » en février 2001).

Il enchaîne en 2000 avec un duo inattendu avec la chanteuse Whitney Houston. Ensemble, ils créent la surprise en interprétant If I Told You That (prévu à l’origine pour Michael Jackson), une reprise d’une chanson de l’album My Love Is Your Love.

Les années 2000

George Michael en concert à Munich en octobre 2006.

Lors d’un concert à Anvers en 2008.

Après un passage raté chez Polydor, George Michael sort deux singles qui ne marcheront pas : Freeek! et Shoot the Dog. Dans le premier titre George Michael fustige les médias et tire une sonnette d’alarme contre la pornographie, tandis que le second est un véritable réquisitoire contre la guerre, n’hésitant pas à ridiculiser le président des États-Unis et le Premier ministre britannique dans un clip sous forme de dessin animé.

George Michael enterre définitivement la hache de guerre avec Sony Music (avec qui il avait sorti Ladies & Gentlemen: The Best of George Michael) avec son dernier album : Patience.

Patience est un album qui sent la nostalgie comme le témoignent des chansons telles que John and Elvis Are Dead ou le très personnel My Mother Had a Brother, un des morceaux phares. Album autobiographique à bien des égards, outre My Mother Had a Brother, on y trouve aussi Patience, American Angel, et Please Send Me Someone (Anselmo’s Song). Mais c’est aussi l’album d’un véritable mélodiste pop du début de siècle avec Amazing, Cars and Trains, Flawless (Go to the City), ainsi que Freeek!, et Shoot the Dog qui y ont été intégrés.

Avant de participer à la compilation Hope (Warchild, 2004) en faveur de l’arrêt de la Guerre d’Irak où il reprend The Grave de Don McLean, George Michael annonce le 10 mars 2004 à la BBC Radio que Patience est son dernier album commercial. Selon ses propres aveux : « Maintenant j’aimerais vraiment que les gens puissent télécharger mes chansons sur internet, gratuitement, avec la possibilité pour eux en contrepartie de faire un don à une œuvre de charité ». Puis de continuer : « Croyez-moi, dans le monde moderne, si vous n’êtes dans aucun classement, si vous ne faites gagner d’argent à personne, si vous ne faites perdre d’argent à personne, vous présentez alors très peu d’intérêt pour la presse », et de finir par : « .. et je serai alors un homme beaucoup plus heureux. » (BBC Radio, le 10 mars 2004).

En 2005, le réalisateur Southan Morris propose à George Michael de faire un film sur sa vie. George Michael accepte. A Different Story (distribué en France sous le titre George Michael : Mon Histoire), est un documentaire retraçant la carrière de l’artiste. Accompagné d’entretiens de George Michael lui-même, d’Andrew Ridgeley son comparse de Wham!, des choristes Shirlie Holliman-Kemp et Pepsi Demacque-Crockett, David Austin (ex-The Executive et un des plus proches amis de la star), Jack Panayiotou (son père), Sir Elton John, Paul Gambaccini (historien et journaliste), Geri Halliwell (La Spice Girl, une amie), Kenny Goss (son ex compagnon), Mariah Carey, Boy George, Martin Kemp (bassiste du groupe Spandau Ballet), Sting, Phil Ramone (producteur de Songs from the Last Century) et Noel Gallagher (Oasis), ce documentaire assez classique dans sa construction chronologique éclaire l’affaire qui l’opposait à Sony Music, et des sujets aussi sensibles que la perte de son compagnon (Anselmo Feleppa) et de sa mère, ainsi que sur ses engagements politiques et sociaux. Ce documentaire sera vendu en DVD exclusivement pendant la tournée mondiale qui suivra.

La même année, George Michael est en « guest star » au Live 8 aux côtés de Paul McCartney pour chanter en duo avec l’ancien Beatles Drive My Car (Lennon/McCartney).

En 2006, George Michael se lance dans une tournée pour fêter ses 25 années de carrière : C’est le « 25 Live Tour » qui sera prolongé durant l’été 2007. Cette tournée est l’occasion pour George Michael de sortir Twenty Five, une compilation de ses années Wham! et ses années en solo. La compilation sort sous deux formes : un double album composé d’un CD de slows et d’un CD de ses morceaux les plus dansants, et l’autre support est un triple album (en digipack) pour les plus fans comprenant les deux CD cités et un CD en plus. Twenty Five comprend deux nouveautés : le single This Is Not Real Love, chanté avec Mutya, et un nouveau duo avec Sir Paul McCartney où les deux stars reprennent ensemble Heal the Pain de George Michael.

L’événement le plus marquant de cette tournée, qui est un véritable show de la part d’un artiste que les fans attendaient depuis des années (il n’était pas venu en concert à Paris depuis 1988 pour The Faith Tour), est le moment où apparaît sur scène une poupée gonflable géante de George W. Bush avec un chien habillé du drapeau britannique et faisant une fellation au président des États-Unis pendant que George Michael chante Shoot the Dog.

George Michael est présent sur deux CD en hommage à deux grands artistes de la musique : Genius & Friends où il chante en duo avec Ray Charles Blame It on the Sun. Le morceau avait été enregistré un peu avant le décès de Ray Charles mais l’album n’est sorti qu’en 2005 chez Rhino/WEA. Dans Duets : An American Classic, c’est avec le crooner Tony Bennett qu’il interprète la chanson How Do You Keep the Music Playing?.

En juillet 2007, le groupe Gossip, fait une reprise rock et déjantée de Careless Whisper à l’occasion d’un concert à Liverpool, en Angleterre. Cette version figurera sur leur album Live in Liverpool (2007).

Le , Reuters informe que George Michael a signé un contrat avec l’éditeur HarperCollins pour une autobiographie.

Le retour sur scène de George Michael est annoncé le 18 juillet 2008 au Centre Bell à Montréal. Il s’agit du prolongement de la tournée « Twenty Five Live ». George Michael se produit alors dans une dizaine de villes aux États-Unis et au Canada. La compilation Twenty Five qui sort en 2008 dans ces deux pays diffère légèrement de l’édition européenne : elle contient un inédit, Feeling Good (une reprise de Nina Simone), et des tubes qui ne figurent pas dans le Twenty Five Live .

Le , George Michael donne un ultime concert au Zayed Sports City Stadium à Abou Dabi, aux Émirats arabes unis. À cette même date, parait un nouveau single spécialement pour Noël : December Song. Celui-ci est alors disponible en téléchargement gratuit sur le site internet officiel de l’artiste.

Les années 2010

George Michael en concert à Nice en 2011.

Le 24 août 2010, le chanteur plaide coupable à la cour Highbury Corner Magistrates à Londres après avoir reconnu la conduite sous l’influence de drogues. Le 14 septembre, à la même cour, il est condamné à huit semaines de prison, une amende et une interdiction de cinq ans de conduite. Il sera libéré le 11 octobre, après avoir purgé quatre semaines de prison.

Le , est annoncée la sortie d’une version remastérisée dite « Deluxe Edition » de l’album Faith. Elle ne sortira que le . Michael a été libéré de la prison Highpoint, dans le Suffolk, le .

George Michael sort un nouveau single intitulé True Faith le . Il s’agit d’une reprise de la chanson du groupe New Order datant de 1987. George Michael reverse alors tous les bénéfices de la vente à Comic Relief, une association qui s’occupe de personnes très défavorisées au Royaume-Uni et en Afrique.

L’année suivante, George Michael entame une nouvelle tournée mondiale avec orchestre symphonique, « Symphonica Tour 2011 ».

Lors de la soirée d’ouverture de cette tournée à l’opéra national de Prague, il annonce en direct sa séparation avec Kenny Goss, après 15 ans de vie commune. La cause serait les problèmes d’alcool de ce dernier5.

Le , il participe à la cérémonie de clôture des Jeux Olympiques de Londres. Il y interprète les chansons White Light et Freedom.

Un nouvel album live intitulé Symphonica sort le , soit dix ans après l’album Patience. Il reprend le répertoire de la tournée internationale du chanteur, en 2011 et 2012, et est constitué en bonne partie de reprises de standards du jazz, de la soul ou de la variété.

En décembre 2011, il confie avoir failli mourir des complications d’une pneumonie.

Il meurt le 25 décembre 2016, dans le comté d’Oxfordshire, à l’âge de 53 ans, d’un arrêt cardiaque6,7,8,9.

Cinéma

La musique de George Michael est très utilisée au cinéma et à la télévision.

En 2007, une chanson de George Michael est à l’honneur pour la sortie d’un film d’animation produit par les studios Dreamworks : C’est Freedom! ’90 pour la bande annonce du film Bee Movie (Bee Movie : Drôle D’Abeille) de Steve Hickner et Simon J. Smith.

Ce n’est pas la première fois qu’une chanson de George Michael est utilisée dans un film. Ainsi, on a pu entendre I Want Your Sex dans Beverly Hills Cop II (Le Flic de Beverly Hills 2, 1987) de Tony Scott, Monkey dans The Prince of Tides (Le Prince des marées, 1991) de Barbra Streisand, Wake Me Up Before You Go-Go dans Charlie’s Angels (Charlie et ses drôles de dames , 2000) de McG, ainsi que dans Zoolander (2001) de Ben Stiller et Talladega Nights : The Ballad Of Ricky Bobby (Ricky Bobby : Roi Du Circuit, 2006) de Adam McKay, I Can’t Make You Love Me dans Maybe Baby ou Comment les Anglais se reproduisent (2000) de Ben Elton, Faith dans Bitter Moon (Lunes de fiel, 1992) de Roman Polanski, mais aussi dans Very Bad Things (1998) de Peter Berg et dans The Rules of Attraction (Les Lois de l’attraction, 2002) de Roger Avary, et plus récemment Last Christmas dans The Holiday (2006) de Nancy Meyerset également dans We Need to Talk about Kevin de Lynne Ramsay.

On peut aussi entendre des chansons de George Michael par d’autres artistes comme dans la comédie déjantée A Night at the Roxbury (Une nuit au Roxbury, 1998) de John Fortenberry où est diffusée une version de Careless Whisper par Tamia.

Évocations artistiques

En tant qu’acteur, George Michael apparaît en guest dans la série télévisée Eli Stone en 2007. À la fin de l’année 2007, on le voit dans un épisode de Extra, la série de Ricky Gervais et Stephen Merchant. Les chansons de George Michael sont aussi très présentes dans les séries télévisées telles que Beavis And Butt-Head (1993) de Mike Judge (Killer/Papa Was a Rollin’ Stone et Wake Me Up Before You Go-Go), Scrubs (2001) de Bill Lawrence (Faith), Cold Case (2003) de Meredith Stiehm (Faith), et plus récemment encore Nip/Tuck (2003) de Ryan Murphy où on entend Jesus to a Child mais aussi dans la série Friends lors d’un épisode flashback en 1987Ross et Chandler, encore étudiants, ont des tenues eighties colorées à l’instar du groupe Wham!. Autre petit clin d’œil dans Friends, lorsque Ross porte une boucle d’oreille, il est taquiné par Chandler qui, lorsqu’il s’en va, lui dit : « Wake me up before you go go !! ».

Le personnage de Alex Fletcher, auteur-compositeur du film américain, Le Come-Back (de Marc Lawrence) est en partie inspiré de George Michael. En effet, Alex Fletcher faisait partie d’un groupe des années nommé PoP! (nom très proche de Wham!) et l’un des tubes de ce groupe est Meaningless Kiss, dont le titre et le riff d’introduction joué au saxophone fait penser à Careless Whisper.

Discographie (albums)

Wham !

George Michael

Vidéographie

Wham !

George Michael

TRUMP: PAS DE PANIQUE!

Friday, December 2nd, 2016

Roger-Luc Chayer

Suite à l’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis, une vague de panique s’est emparée des minorités et principalement des représentants des LGBT qui affirment que des milliers de gais, de lesbiennes ou de trans se sont fait attaquer depuis l’élection. On prétend même que des individus membres de groupements pro-Trump traqueraient les personnes trans pour les vandaliser ou les agresser physiquement.

Tout le monde a aussi vu passer sur les réseaux sociaux des appels à la panique de plusieurs groupes communautaires gais américains citant de prétendues paroles du Vice-président élu Mike Pence qui aurait dans ses plans l’abolition de nombreuses lois pro-gaies ou qui tiendrait des propos affreusement homophobes.

C’est bien beau tout ça mais encore faut-il que ces paroles soient vraies. Gay Globe a recensé une vingtaine de citations que l’on prétend venir de Pence et sauf pour les pages Facebook ou Twitter des LGBT qui les dénoncent, on ne trouve aucune trace de ces paroles ou intentions sur les sites de médias officiels ou à quelque endroit que ce soit sur le Web. Pire, dans les 3 cas récents «d’attaques» contre des personnes LGBT, il n’a pas été possible de trouver la moindre preuve ou la moindre véracité jusqu’ici. Dans un cas au Kansas, alors que la victime se plaignait aux médias d’avoir été vandalisée, les policiers attendaient toujours sa plainte. Cette personne ayant des antécédents de fausses accusations, les policiers l’attendaient donc avec impatience. Dans un second cas à Atlanta, une «victime» qui se serait fait vandaliser les fenêtres de sa maison par un groupe pro-Trump s’est retrouvée arrêtée pour fausse accusation! La caméra de surveillance du McDo en face de chez elle montrait bien un individu casser les fenêtres de la maison, mais l’individu était la fausse victime!

Cette psychose collective qui semble s’être emparée des communautés LGBT américaines n’est pas sans effets sur la réputation  de ces communautés. Tout le monde connaît le fameux proverbe «À force de crier au loup, plus personne n’écoute»! Si certaines personnes souhaitent démoniser le Président élu Trump en s’auto-mutilant pour faire passer leur message, c’est évidemment un choix personnel, mais de le faire en utilisant l’étiquette gaie pour susciter encore plus l’opprobre de la société envers Trump, ça devient moins acceptable. N’oublions pas qu’au Québec, porter de fausses accusations ou porter plainte à la police pour des gestes inventés ou fabriqués est un méfait public, un crime donc qui pourrait valoir à ses auteurs des amendes salées et même des peines de prison.

COURRIER DES LECTEURS #117

Friday, December 2nd, 2016

En réponse à votre commentaire sur le secteur littéraire qui n’achète pas de publicité dans Gay Globe. Le monde de l’édition est en pleine évolution, et les temps sont difficiles. Les livres se vendent moins bien qu’avant. Et le numérique n’a pas pris la relève (encore ou jamais?). Les chiffres sur les ventes de livres au Québec, selon l’Institut de la statistique du Québec, font état d’une baisse de 20 % entre 2008 et 2015. Et le livre numérique n’a pas compensé cela. Les coûts de production des livres n’ont certainement pas diminué pour autant. Si ce n’était des subventions, beaucoup de livres ne seraient pas publiés. L’auteur ne retire que 10 à 12 % du prix du livre. Le libraire en prend 40 %. Le diffuseur/distributeur: 16 à 20 % Le reste 28 à 34 % va à l’éditeur qui doit payer la révision, la correction, la mise en page, le graphisme et la promotion. Un roman se vend en moyenne bien en dessous de 1000 exemplaires. Peu d’auteurs peuvent se permettre de payer pour leur publicité. Cela revient à la maison d’édition. Certaines le font pour leurs auteurs à succès. Mais pour un auteur inconnu comme moi, c’est plus difficile. Ceci explique peut-être cela!
(Denis-M. C., Montréal)

Je suis ravie de découvrir grâce à votre magazine que la belle Jinny est toujours vivante et active même dans le domaine du SIDA. Merci d’avoir fait une si belle couverture.
(Monique V., Laval)

C’est aussi selon moi une des plus belles couverture de l’histoire du magazine et c’est vraiment agréable de voir tant de gens la prendre et la lire dans les cafés et les lieux publics. Merci pour votre commentaire Monique.
(Roger-Luc Chayer, éditeur)

En lisant votre lettre ouverte à M. Coderre, je me suis totalement identifié à ce que vous lui dites et suis parfaitement d’accord avec vos conclusions. Je voudrais savoir si le maire vous a répondu?
(Pierre-Luc D., Montréal)

Malheureusement Pierre-Luc, M. Coderre n’a pas daigné répondre à ma lettre ouverte mais il ne faut pas s’en surprendre. Qu’est-ce qu’il aurait à dire de plus qu’il n’a pas déjà dit ailleurs? Quand on lui reproche l’état de la circulation dans la ville, il répond que les automobilistes n’ont qu’à prendre le métro, avec mépris. À suivre!
(Roger-Luc Chayer, éditeur)

Je suis un lecteur de très longue date de votre magazine. Ma question concerne le VIH et le SIDA: Souvent d’une revue à l’autre des nouvelles concernant le VIH donnent parfois de l’espoir ou nous donnent l’impression qu’on recule. Dans votre expérience avec toutes ces publications, est-ce que vous croyez qu’on avance face à cette maladie et pensez-vous qu’on arrivera un jour à la vaincre?
(Michel A. Québec)

Je ne suis pas médecin et encore moins spécialiste de cette question mais il est clair que mes fonctions m’amènent à lire tout ce qui se publie dans le domaine du VIH/SIDA et même si parfois on a l’impression d’un recul, c’est uniquement sur une recherche spécifique ou sur un traitement éventuel que l’on pouvait croire prometteur. Globalement la recherche avance très vite et sur plusieurs fronts en même temps. Je pense personnellement qu’avec les découvertes récentes tant sur la maladie que sur de nouvelles approches de traitements, nous vaincrons cette maladie dans un avenir rapproché.
(Roger-Luc Chayer, éditeur)

Votre article sur la corruption au sein de la communauté LGBT québécoise m’inquiète beaucoup car je suis bénévole pour un organisme et on ne sait rien de la gestion financière et quand je demande des explications, on me dit de me taire. Que puis-je faire de plus?
(R.O., Laval)

Comme je l’écrivais dans l’article, il ne faut pas généraliser, il y a des organisations très bien gérées et efficaces. Par contre, je ne saurais vous conseiller sur la façon d’obtenir l’information que vous souhaitez autrement qu’en vous disant de militer pour une loi obligeant la divulgation des états financiers des organismes subventionnés par l’argent public.
(Roger-Luc Chayer, éditeur)

QUAND J’EN AURAI FINI AVEC TOI (4)

Friday, December 2nd, 2016

Jean-Philippe Bernié

Pour notre plus grand malheur, de mon point de vue en tout cas.
Il reporta son attention sur la carte. Viande ou poisson ?
— Je pars à Vancouver, dit Todd. À la fin du mois.
Eric reposa la carte.
— À Vancouver ? Pour quoi faire ?
— Pour chercher du travail, répondit Todd. Avec la situation économique, c’est pratiquement impossible d’en trouver ici, et là-bas ils manquent d’ingénieurs dans mon domaine. J’ai obtenu mon diplôme de Richelieu il y a plus de six mois et je n’ai toujours rien. J’en ai assez d’attendre.
Eric cilla.
— Tu quittes Montréal pour de bon, alors.
— Oui.
De l’autre côté de la table, mais tellement étranger qu’il aurait déjà pu être à trois mille kilomètres, Todd le regardait, sans qu’aucune émotion paraisse sur son visage. Malgré tous ses efforts, Eric n’avait jamais réussi à le cerner, à le comprendre. Le plus frustrant, c’est qu’il avait parfois l’impression que Todd, de son côté, faisait lui aussi des efforts, sans plus de résultat.
— Ma mère ne veut pas que je parte. Mais je lui ai expliqué que je ne pouvais pas faire autrement.
— Et elle a compris ? demanda Eric d’un ton plus sec qu’il ne l’aurait voulu.
— Je crois, oui.
Eric chercha une réponse cinglante, mais il vit le regard de Todd posé sur lui. Il y avait quelque chose d’un peu mouillé au fond des yeux noirs et Eric se sentit fondre. Il posa sa main sur celle de Todd.
— J’irai te voir.

— Je serai content.
Eric sentit la main de Todd venir serrer légèrement la sienne. Il dit :
— Je crois que je vais prendre un bon steak bien saignant, avec beaucoup de poivre. Et je… merde, la reine-mère !
— La quoi ?
— L’abominable Lanriel des neiges. Elle vient d’entrer.
— Tu ne veux pas qu’elle nous voie ? Ça t’embête ?
— Non, c’est plutôt moi qui ne veux pas la voir !
Todd se retourna et dit :
— Elle est toujours aussi jolie.
— La beauté du diable, grogna Eric.
— Elle est avec une femme. Tu crois qu’elle est devenue lesbienne?
Eric avala de travers et toussa.
— Ça, ça m’étonnerait.

Quelques tables plus loin, Claire ressentit un dégoût presque physique l’envahir en s’asseyant devant Nathalie. Comment Hughes avait-il pu l’épouser ? se demanda-t-elle une fois de plus en regardant le visage de hamster pleurnichard de sa belle-sœur. Mais elle connaissait fort bien la réponse : leur mère avait consacré une énergie considérable à chercher une épouse à son fils et avait fini par trouver Nathalie, une beauté mollissante qui était à maints égards son propre portrait : geignarde et égoïste, peu intelligente mais très obstinée. Hughes avait résisté, puis cédé. Hughes avait toujours cédé à leur mère, il avait toujours cédé tout court.

Même face à la maladie, il n’avait pas réagi et s’était laissé emporter sans se battre.

— C’est gentil à toi de t’être libérée, commença Nathalie de sa voix un peu nasillarde. Je sais que tu as un travail très important avec beaucoup de responsabilités. Hughes disait toujours que c’est très prestigieux d’être professeur d’université.
Claire sentit les poils de sa nuque se hérisser. Nathalie continuait, impavide :
— C’est vraiment dommage que tu sois trop occupée pour venir me rejoindre au chalet les fins de semaine. C’est très joli en cette saison, tu sais.
— Tu es prête à commander ? la coupa Claire.
Le regard humide de Nathalie considéra la carte.
— Je vais prendre le poisson. Depuis la mort de Hughes, je ne mange plus de viande. Je crois qu’il mangeait trop de viande.
Claire eut soudain envie de la gifler. Elle prit une courte inspiration et se força à demander sur un ton de conversation normale :
— Ton travail, ça va ?
— Oh oui, ça va très bien ! On est passés au télétravail : on traite les dossiers de sinistres chez nous et on n’a besoin d’être au bureau d’assurance qu’une ou deux fois par semaine. C’est commode, mais ça fait quand même du tracas supplémentaire. D’ailleurs, c’est pour ça que je voulais te voir. Je pense que je vais travailler au chalet à partir du printemps. Il va falloir faire des travaux.
Claire cligna des yeux.
— Des… travaux ? émit-elle d’une voix étranglée.
— Je pensais couper la grande pièce en deux pour faire un bureau devant la galerie. J’ai fait venir un entrepreneur et il dit que c’est possible pour pas trop cher. Je voudrais que tu viennes voir ce qu’il propose. La semaine prochaine, c’est la semaine de relâche ; tu pourras certainement te libérer une journée?
Une bouffée de rage monta en Claire. Des travaux dans son chalet? Du télétravail chez elle ? Cette méduse avachie installée dans son domaine ? Jamais — jamais. Mais elle ne pouvait pas affronter Nathalie directement. Pas tant qu’elle détenait le tiers de la propriété. Elle se força à dire calmement :
— J’ai beaucoup de travail ces temps-ci et je me libérerai quand je pourrai.
Nathalie fit une petite moue et poursuivit :
— Et puis, il y a le problème des voisins. Je voulais t’en parler.
— Les voisins ? Quels voisins ? Il n’y a personne, à part Simone et Édouard !
— Justement, le problème, c’est Édouard. L’autre jour, il est venu au chalet pour m’apporter le courrier. C’est sûr que c’est gentil de sa part de le ramasser quand nous ne sommes pas là, mais il est resté et je me suis sentie obligée de lui faire un café alors que j’avais du travail. Je lui ai fait de l’instantané pour qu’il comprenne bien que c’était impoli de sa part de s’imposer. Et quand on a bu le café, j’ai eu l’impression qu’il me regardait de façon bizarre et il m’a demandé si je n’avais pas peur dans une maison isolée comme celle-là, et j’ai eu l’impression… Claire, j’ai eu l’impression qu’il avait des envies.
Claire regarda Nathalie avec stupeur. Elle connaissait Édouard depuis toujours, un ancien ingénieur d’Hydro-Québec qui avait construit son chalet dans les années 60 et s’y était définitivement installé avec sa femme à leur retraite. Édouard et Simone, qui n’avaient pas d’enfants, avaient pratiquement été un oncle et une tante d’adoption pour Hughes et elle au cours des étés de leur enfance au chalet. Nathalie continuait : — J’ai été obligée de lui dire que je ne voulais plus qu’il vienne. Il n’était pas content, mais je crois que c’est mieux comme ça. Maintenant, je ferme la porte à clé. Et j’ai Milou.
— Milou ?!
— Comme je pense que je vais passer beaucoup de temps au chalet, je me suis acheté un chien-loup. Il garde bien la maison et il aboie dès que quelqu’un approche. Tu verras, il est très efficace. Édouard ne vient plus. Il faudra que tu fasses attention avec ton chat.
Un chien ?! Claire se sentit en plein cauchemar. Elle devait se débarrasser de Nathalie sans plus attendre. Pour cela, il n’y avait qu’une solution : voir Alexandra, qui détenait le dernier tiers du chalet, et la convaincre de le lui vendre. Mais pour cela il fallait qu’elle aille à Paris. Michel Berthier, le directeur du département, lui avait parlé d’une conférence qui se tenait là-bas après la semaine de relâche. Elle n’avait pas eu l’intention d’y aller — eh bien, elle s’y rendrait. Dans quinze jours, elle serait à Paris et réglerait une fois pour toutes cette question de chalet. Elle échafauda ses plans tandis que Nathalie continuait à se plaindre de son travail, de ses amis, de ses collègues, de son garagiste, et de sa vie en général. L’entrecôte que Claire commanda s’avéra tendre à souhait, mais la présence de sa belle-sœur l’empêcha d’en profiter le moindrement. À peine eut-elle fini son café que, regardant sa montre, elle s’exclama : « Je suis en retard, j’ai une réunion ! » Elle promit à Nathalie de la rappeler et retourna en hâte à Richelieu.
Alors qu’elle se dirigeait vers son bureau, elle entendit une voix l’apostropher.
— Professeure Lanriel !
May Fergusson avançait vers elle, aussi mal fagotée que d’habitude dans son sweat-shirt informe. Elle s’approcha et Claire sentit une faible et désagréable odeur de tabac monter à ses narines.
— Oui ?
— On a encore des problèmes de chauffage, et les techniciens sont incapables de me dire à quel moment ils pourront réparer.
Claire haussa les épaules.
— Chaque hiver, c’est pareil.
— C’est particulièrement sérieux dans vos labos et vos bureaux du sous-sol. On ne peut pas travailler dans des conditions pareilles. J’ai pensé qu’on pourrait déplacer vos chercheurs.
— Les déplacer ? Mais le bâtiment est plein ! Où voulez-vous les mettre ?
— Dans la bibliothèque. La pièce est grande, et Christine Verlanges est d’accord. On pourrait installer une rangée de bureaux au fond, sous les fenêtres. Comme ça ils auraient des conditions de travail plus acceptables et…
— Hors de question, coupa Claire en levant la main. Ce serait une perte de temps pour leur travail, une perte de temps pour la recherche. Ils vont rester là où ils sont et ils s’habilleront chaudement jusqu’à ce que ce problème de chauffage soit réglé, c’est tout.
— Mais…
— Vous avez la charge du bâtiment et il est de votre responsabilité de vous assurer qu’il soit convenablement chauffé, siffla Claire. Mes étudiants relèvent de ma responsabilité et vous n’avez pas à vous en mêler.

La suite de ce roman dans la prochaine édition de
Gay Globe Magazine

L’ACTUALITÉ EN BREF

Friday, December 2nd, 2016

La réponse cinglante du Vatican à un prêtre qui liait homosexualité et séismes
(Rédaction Le HuffPost avec AFP)

Le prêtre italien avait qualifié les récents tremblements de terre survenus en Italie de «punition divine» liée aux unions homosexuelles: il s’est attiré les foudres du Vatican jugeant ses déclarations offensantes pour croyants et athées. Le Vatican a réagi vendredi soir de manière particulièrement cinglante, en jugeant que la notion d’un Dieu vengeur était «une vision païenne» remontant «à l’ère pré-chrétienne».

L’homosexualité, une «abomination»:
Christine Boutin condamnée en appel
(Le Nouvel Observateur)

La cour d’appel de Paris a confirmé ce mercredi 2 novembre la condamnation de l’ex-présidente du Parti chrétien démocrate, Christine Boutin, à 5.000 euros d’amende pour avoir dit que «l’homosexualité est une abomination».

Leïla Slimani dénonce l’«humiliation» des
homosexuels au Maroc
(Ambre Lefèvre / Le Huffington Post)

Invitée sur le plateau de «C à Vous» jeudi 3 novembre, la romancière Leïla Slimani s’est prononcée fermement pour la dépénalisation de l’homosexualité au Maroc. Celle qui vient de recevoir le prix Goncourt a réagi à l’emprisonnement de deux jeunes filles à la suite d’un baiser.

Airbnb impose l’hébergement d’homosexuels à ses utilisateurs
(Xavier Celtillos / Medias-presse.info)

«Si vous choisissez de le refuser, vous ne pourrez plus héberger ou réserver sur Airbnb, et vous aurez la possibilité d’annuler votre compte. Lorsqu’un compte est annulé, les voyages déjà réservés sont également annulés et les réservations sont impossibles ; cependant, vous pouvez continuer à consulter les annonces Airbnb.»

L’HÉPATITE «C» EN DISPARITION

Friday, December 2nd, 2016

Réseau CATIE

La plupart des provinces et territoires du Canada (85 % à 92 %) limitent la couverture des antiviraux à action directe aux personnes présentant des lésions hépatiques modérées (F2) ou plus graves, ont rapporté des chercheurs dans le CMAJ Open.

Les critères se rapportant au remboursement des quatre antiviraux à action directe (AAD) ou combinaisons (siméprévir, sofosbuvir, Harvoni et Holkira Pak) dans les 10 provinces et les trois territoires canadiens ont été passés en revue entre avril et juin 2016. Les chercheurs ont examiné les éléments suivants :
stade de fibrose minimal exigé
restrictions relatives à la consommation de drogues et d’alcool
restrictions relatives à la co-infection au VIH
restrictions relatives aux prescripteurs

L’Île-du-Prince-Édouard est la seule province qui ne limite pas l’accès au remboursement des AAD (pour Holkira Pak seulement) en fonction du stade de fibrose. Le Québec suit une approche par paliers en vertu de laquelle les personnes présentant le plus de lésions hépatiques sont traitées en premier, suivies graduellement des personnes atteintes de lésions hépatiques plus légères.

Aucune restriction n’est imposée en ce qui concerne le traitement de l’hépatite C chez les personnes co-infectées par le VIH dans l’ensemble des provinces et territoires, à l’exception du Québec, qui ne rembourse pas le siméprévir ou le sofosbuvir pour ce groupe.

Dans jusqu’à 42 % (cinq sur 13) des provinces et territoires, il faut que le traitement soit recommandé par un spécialiste afin que les patients soient admissibles au remboursement. Lors d’un essai clinique de phase avancée, la prise d’Holkira Pak sans ribavirine pendant huit semaines a guéri 98 % des participants, ont rapporté des chercheurs lors de la conférence spéciale de l’Association européenne pour l’étude du foie intitulée New Perspectives in Hepatitis C Virus Infection – The Roadmap for Cure.

Le taux de guérison a été de 99 % pour les personnes atteintes de fibrose légère ou modérée (F0 à F2), mais a chuté à 87 % chez les personnes présentant des lésions hépatiques avancées (F3). Le terme guérison est synonyme de réponse virologique soutenue (RVS). En général, le traitement s’est révélé sûr et bien toléré, les effets secondaires les plus courants étant les maux de tête et la fatigue.

L’ACTUALITÉ EN BREF

Friday, December 2nd, 2016

En Allemagne, il y a aussi des marchés
de Noël gays
(Jérémie Lacroix / Têtu)

Le premier marché de Noël gay-friendly a vu le jour à Munich en 2004. Il se tient chaque année au cœur du célèbre Glockenbach-viertel, le quartier LGBT munichois. Son Pink Christmas est un petit marché – fait de pagodes et de tentes roses et blanches – populaire et convivial. Devenu un véritable rendez-vous hivernal au fil des ans, le marché de Noël gay de Munich accueille de nombreux locaux, homos et hétéros, ainsi qu’une foule de curieux venus de tous horizons. Vous découvrirez des stands traditionnels, savourerez le fameux Glühwein (vin chaud) et festoierez au son des musiques traditionnelles allemandes et des shows de drag queens, reconverties en mère Noël pour l’occasion.

La Premier League est mûre pour accepter
les gays
(Sylvain Labbe / Football.fr)

C’est en tout cas l’avis de l’ex-attaquant Chris Sutton, aujourd’hui consultant pour la BBC. Selon lui, il est temps que le football anglais accepte la communauté homosexuelle en son sein. Justin Fashanu reste, après plus de vingt-cinq ans, une exception dans le football anglais. L’ancien attaquant de Nottingham Forest est encore à ce jour le premier footballeur à avoir rendu publique son homosexualité en Angleterre. C’était en 1990 et, huit ans plus tard, il se suicidait à l’âge de seulement 37 ans.

Les chrétiens prennent d’assaut Google sur la question homosexuelle
(Roger-Luc Chayer / Gay Globe Magazine)

Dans le cadre de nos recherches quotidiennes de contenu pour nos nouvelles brèves, une observation intéressante a été faite le 14 novembre dernier, alors qu’en inscrivant le mot clé «homosexualité» dans la barre de recherche de Google, sur les 227,000 résultats offerts, 34,500 provenaient de sites religieux chrétiens francophones. Cette présence importante est déjà surprenante pour un moteur de recherche neutre. La question était de savoir si nous n’assistions pas à une prise de contrôle de l’opinion publique via un service de presse? En examinant des dizaines d’articles venant de ces sites chrétiens, nous sommes en mesure de dire clairement que toutes les infos étaient biaisées, condamnaient les homosexuels, parlaient d’abomination biblique, accusaient les gays d’être à l’origine des pires exactions morales sur terre, etc. Google a été avisé par Gay Globe Magazine de cette situation, on suivra l’affaire de près…

J.K. Rowling évoque l’homosexualité d’Albus
Dumbledore dans les prochains films
(Grégoriane Benoit / Écranlarge.com)

A quelques jours de le sortie des Animaux Fantastiques, J.K. Rowling s’est exprimée sur le personnage de Dumbledore. J.K. Rowling a toujours affirmé l’homosexualité d’une partie de ses personnages dans Harry Potter, à commencer par Albus Dumbledore.

ENQUÊTE: FRAUDE AVEC BELL

Friday, December 2nd, 2016

Roger-Luc Chayer

Une importante fraude sévit actuellement au Québec et utilise l’image ainsi que le nom de Bell Canada pour soutirer des sommes importantes à ceux qui se font prendre. Comment procèdent-ils?

Gay Globe a reçu à deux reprises ce message douteux et a décidé d’enquêter sur l’affaire, vu la portée et l’intérêt public de la situation. Vous recevez d’abord un message sur votre fureteur Web, cellulaire ou ordinateur, et comme on peut le voir ci-dessus, ce message donne l’impression de provenir de Bell Canada, une compagnie qui a une forte réputation au pays.

On vous invite à répondre à un sondage en 6 questions somme toute très insignifiantes comme «êtes-vous satisfait de vos services avec Bell», etc. Pour vous remercier de participer, on vous promet un cadeau de plus de 120$. Gay Globe a donc suivi le parcours pour obtenir le cadeau, on a répondu à toutes les questions, et à la fin, on nous a proposé 4 différents cadeaux comme des pilules pour prendre du muscle, des parfums ou des produits de beauté.

Quand vous faites votre choix, on vous dirige vers une page «.com» qui vous demande des frais de 4,95$ pour le transport du cadeau et on vous demande vos informations de carte de crédit. C’est là que Gay Globe a cessé son aventure, mais selon une source qui a décidé de faire la transaction: «J’ai cru jusqu’à la fin à l’offre car je croyais qu’elle venait de Bell Canada. J’étais en confiance et j’ai commandé une bouteille de pilules pour me muscler un peu, j’ai fourni mes infos de paiement et j’ai reçu le produit par la poste un peu après, en provenance des Etats-Unis. Sauf qu’en examinant mon relevé bancaire, c’est 200$ U.S. qui ont été pris, une vraie fraude».

Alors qu’on pense être sur le site de Bell, car personne ne vérifie généralement ce qui est écrit dans la barre d’adresse, nous sommes en fait sur un site qui n’a rien à voir avec la compagnie canadienne de télécommunications. L’adresse affichée est opinionsurveygroup.net. Ce nom de domaine, enregistré anonymement au Panama le 16 novembre dernier, est hébergé par une compagnie basée à San Francisco du nom de Cloudflare Inc., le site Web de cette société étant classé comme malicieux par Firefox.

Cloudflare, selon nos recherches, semble fournir ses serveurs à des noms de domaines opérant malicieusement et ignore les plaintes déposées contre elle. Face à un tel scénario, il semble impossible de porter plainte car le titulaire du domaine étant au Panama, un procureur ne pourrait porter d’accusations criminelles, ce que confirmait le SPVM à notre source. En plus, dans le bas de la page de produits offerts en cadeau, en tout petit, on mentionne que «Ceci est un sondage indépendant. Ceci est une publicité. Ce site Web n’est pas affilié avec ou approuvé par Bell». Belle affaire! Il est clair que ce sondage est bidon et que les réponses ne se rendront jamais à Bell. Enfin, quant aux pilules offertes, il faut bien comprendre que ce produit n’est probablement pas légal au Canada puisqu’il ne comporte pas de code DIN prouvant son approbation par Santé Canada. Elles pourraient contenir n’importe quoi et mettre la santé des consommateurs en danger. Il est d’ailleurs écrit au bas de la page «Les affirmations concernant l’efficacité et la sécurité du produit n’ont pas été prouvées scientifiquement ou évaluées par la Food and Drug Administration». Il est évident que le nom de Bell est utilisé ici à des fins irrégulières. Nous reviendrons dans notre prochaine édition avec les commentaires de Bell. En attendant, prudence!

IMBROGLIO CHEZ LES DRAGS!

Friday, December 2nd, 2016

Roger-Luc Chayer

Tout d’abord, lorsqu’on parle de drag queens, il est important d’expliquer la distinction avec les travestis et les trans, car dans l’esprit de nombreuses personnes, c’est la même chose. Faux. Une drag queen est un artiste, souvent membre de l’Union des Artistes. On parle souvent d’eux comme des personnificateurs féminins.

Les travestis sont des personnes qui aiment porter des vêtements du sexe opposé au leur dans le quotidien, alors que les personnes trans n’ont rien à voir avec le spectacle, ce sont des personnes qui ont pour objectif, atteint ou pas, de changer médicalement de sexe.

Cela dit, depuis un moment, il se passe un certain imbroglio dans le monde des drag queens avec l’arrivée remarquée de quelques femmes qui tentent de percer dans un domaine artistique traditionnellement réservé aux hommes. Ceci n’est pas sans causer certaines réactions tant chez le public que chez certains personnificateurs. Gay Globe a demandé l’avis de deux personnalités montréalaises connues dans le monde des personnificateurs féminins qui souhaitent garder l’anonymat afin de ne pas nuire à leurs activités professionnelles. «Moi je pense qu’il faut laisser la chance au coureur et laisser ces femmes faire leurs preuves. Cette situation est inusitée mais on ne peut quand même pas empêcher une artiste de travailler sous prétexte qu’elle est une femme. On verra avec le temps l’impact que ça aura sur le public, et si ça ne fonctionne pas, je suis certain que ces artistes se retireront d’elles-mêmes. Pour le moment, il m’arrive de travailler avec une personnificatrice à l’occasion et ça se passe très bien», déclare l’artiste qui cumule plus de 20 ans de spectacles à Montréal.

Quant à notre second artiste, qui en est à ses premières années dans le domaine, il déclare: «Je suis très mal à l’aise avec cette situation car le terme Personnificateur féminin vient de la logique que seuls des hommes peuvent le faire. Comment est-ce qu’une femme pourrait personnifier une femme?».

Le débat est intéressant et il est clair que c’est le résultat économique qui décidera de la suite. Si ça marche et que le public embarque en considérant ces artistes comme des humoristes avant tout, on parlera alors d’une nouvelle formule à succès! À suivre…

OMS: MALADIE DU CÉLIBAT?

Friday, December 2nd, 2016

Selon: Martin Leveque / Agoravox

Sommes-nous rentrés dans la Matrice? Celle du célèbre film mettant en scène Keanu Reeves dans un monde qui n’est pas vraiment réel, où les êtres humains ne sont que de vulgaires sources d’énergie au service des machines. La question se pose à la lecture des « directives » de l’OMS qui envoient directement les personnes qui n’ont pas de « partenaire sexuel » dans la catégorie des handicapés. Aussi surprenante que ridicule, l’information place dans la même catégorie les célibataires, les sourds, aveugles, autistes et autres. S’il s’agissait de dire que nous sommes tous pareils et que les personnes en situation de handicap ne doivent pas être discriminées, on pourrait admettre un début d’explication, mais le but de l’OMS est tout autre.

L’Organisation Mondiale de la Santé, non contente de ne pas réussir à mettre un terme définitif à de nombreuses épidémies (chikungunya, Zika, Sida, la liste est presque infinie), prend le temps d’introduire « un droit à se reproduire » en incitant les pays à autoriser un plein accès aux personnes célibataires ou homosexuelles au recours à la fécondation in vitro. Difficile en effet de faire un enfant lorsque l’on n’a pas trouvé de conjoint ou un simple partenaire sexuel pour les moins romantiques. Afin de réparer cette erreur de la nature, l’OMS propose de faire des célibataires des handicapés à part entière. Ils pourront ainsi recourir aux dernières technologies comme c’est déjà le cas pour les couples infertiles.

La voie tracée par l’OMS est pour le moins étrange, surtout envers les homosexuels, qui se battent encore dans des dizaines de pays pour être considérés comme des citoyens de plein droit. Homosexuels, célibataires… tous handicapés.

Ils seront certainement ravis de l’apprendre même si la pilule risque d’être amère à avaler. Pourquoi l’Organisation Mondiale de la Santé s’aventure-t-elle sur un terrain aussi glissant? Mis à part un flot de réactions négatives et une défiance envers cette organisation internationale, rien ne ressort concrètement de cette aventure troublante.

Le sérieux de l’OMS est battu en brèche par une telle prise de position. La polémique est inutile et n’a aucune raison d’être à l’heure où des millions de personnes souffrent de vrais maladies et handicaps qui réduisent leur espérance de vie et déciment des populations entières. L’OMS a assez d’épidémies à traiter pour continuer d’avoir un espace médiatique et ne pas être oubliée de ses soutiens financiers.

Malheureusement, ceci n’est pas la première polémique dans le domaine de la santé publique au niveau mondial. Comme toujours, les démentis et les reculades font moins de bruit que les scandales et peurs qui les ont précédés. L’OMS et le CIRC ont expérimenté ce phénomène bien des fois et il faudrait questionner la rationalité de ces agences dès lors que des enjeux de communication apparaissent.

Il n’est pas question de leur faire endosser le costume de pompier-pyromane, mais cette idée ne viendrait pas à l’esprit si les études et recommandations issues de ces agences ne souffraient d’aucune polémique notable. La rigueur scientifique n’est pas un principe vain et il conviendrait de la respecter un peu plus. Les célibataires et autres handicapés en sauraient gré.

GAY GLOBE CONTRE LE SIDA

Friday, December 2nd, 2016

Roger-Luc Chayer

Il est toujours important de raconter, surtout à l’occasion de la Journée Mondiale du SIDA, d’où vient le mandat de Gay Globe face aux questions liées au VIH et au SIDA. Alors que j’étais jeune journaliste pour la revue RG de 1993 à 1999, j’ai été très touché par le sort réservé aux personnes atteintes et par le fait qu’à l’époque, il n’existait aucun médicament pouvant aider les patients à conserver une certaine qualité de vie. Affecté à de nombreux dossiers portant sur la question, j’ai été le témoin du pire moment de l’épidémie, alors que des milliers de personnes atteintes décédaient en quelques mois et que les hôpitaux étaient remplis de jeunes hommes de 16 à 25 ans en phase terminale. Jusqu’en 1995 et l’arrivée des premières trithérapies, le Québec avait perdu environ 1/3 de sa communauté gaie masculine et toutes les sphères de la société étaient touchées par ces disparitions.

Le magazine RG n’était pas épargné par l’épidémie. Excluant l’éditeur de l’époque et moi, le personnel et des proches du magazine se sont retrouvés infectés et sont décédés. Mon meilleur ami marseillais, Pascal Coste, est aussi décédé en 1995, en se cachant, ne disant à personne qu’il était atteint tellement il avait honte. Cette mort a été pour moi le début d’une grande colère contre ce qui était en train de décimer notre communauté, nos intellectuels, nos amis, nos familles et nos amoureux.

C’est donc en joignant l’équipe de la revue Le Point en 2000 comme rédacteur en chef d’abord, et en l’achetant en 2002 pour en devenir l’éditeur que j’ai décidé de consacrer ses pages à un combat constant, à une lutte à mort contre cette maladie afin de sauver des vies par l’information et la transmission de nouvelles sur la recherche et surtout par la prévention. Car aujourd’hui encore, en 2016, le meilleur moyen de guérir du SIDA est de ne pas l’attraper. C’est aussi avec le support d’annonceurs et de partenaires réguliers comme Céline Dion, René Angelil, la Clinique l’Actuel, Pizza 2 pour 1, Pharmaprix Rosemont, Crémation Direct, l’Heureux Bouddha, Autos PB, Dames d’Alcantara, Familiprix Dramilarakis, le Concorde, le Portofino, l’Atelier, le Savini, Piri Piri, la Promenade Masson, Jean-François Lisée, MBM Extermination et de nombreux autres, que nous publions depuis toutes ces années et que nous réussissons vraiment à faire une différence. Voilà pourquoi nous sommes là!

MTL: LES DROGUES QUI TUENT

Friday, December 2nd, 2016

Roger-Luc Chayer

Un groupe de huit spécialistes de la santé et des affaires sociales de Montréal vient de lancer un cri d’alerte et exige que les autorités interviennent le plus vite possible contre les drogues de synthèse en circulation car, selon eux, il y aurait de plus en plus de jeunes adultes qui décèdent dès les premières utilisations de ces drogues. On parle même de fléau!

Tout d’abord, de quoi parle-t-on exactement quand on dit drogues de synthèse? Selon Wikipédia: «Les nouveaux produits de synthèse (NPS) sont des drogues synthétiques apparues récemment sur le marché des stupéfiants, et sur lesquelles il existe un vide juridique. Au départ principalement proposés à la vente sur Internet, ils sont de plus en plus fréquemment vendus par des «dealers» dans les lieux fréquentés par les usagers de drogues. Il est à noter que les acheteurs n’ont pour la plupart aucun moyen d’être certains du contenu réel ainsi que du degré de pureté de leurs achats, aussi soigneuse soit la présentation. Ils sont impliqués dans de nombreux cas d’overdoses ou de crises psychologiques («Bad Trips») et même dans plusieurs décès chaque année. En effet ces produits sont souvent très puissants (actifs à de très petites doses, parfois quelques dizaines de µg); le manque d’informations et de précautions élémentaires conduit parfois à des interactions avec d’autres substances qui peuvent s’avérer extrêmement dangereuses.»

Montréal serait une plaque tournante majeure pour la circulation, la fabrication et la consommation de ces produits. Selon le pharmacien ressource consulté par Gay Globe, «Il existe une telle panoplie de produits que même les spécialistes comme nous ne pouvons tous les connaître. Imaginez des jeunes sans expérience qui veulent essayer ces produits».

Il existerait actuellement à Montréal une situation de crise due à la forte consommation de ces produits non répertoriés qui entraînerait un nombre de décès et de vies détruites important, car ces produits, non testés et toujours fabriqués de façon artisanale, auraient des effets néfastes sur le cerveau, causant des paralysies permanentes, des délires psychotiques ou la perte de vision et d’autres sens. (Wikipédia.org / Nouveau produit de synthèse)

«Nous savons dans les urgences des hôpitaux que les victimes sont nombreuses car elles nous arrivent souvent avec les mêmes symptômes et malheureusement les doses sont si fortes que lorsque nous pouvons intervenir, il est presque toujours trop tard, les dommages sont là et permanents. Le pire c’est que les médicaments d’urgence qu’on utilise en général pour neutraliser les effets de nombreuses drogues, comme le Narcan, sont souvent sans effets. Même les ambulanciers qui les utilisent dans les premières minutes de l’intoxication n’obtiennent aucun résultat», déclare un médecin du CHU Notre-Dame de Montréal qui souhaite garder l’anonymat.

Pire, selon nos sources, la communauté gaie montréalaise serait encore plus atteinte par ce fléau que le reste de la société et les victimes y seraient nombreuses. Il devient donc urgent d’agir et de faire passer le message que les drogues de synthèse ne sont pas comme le «pot» ou la «marie» et que chaque utilisation engage un risque vital!

L’ACTUALITÉ VIH/SIDA EN BREF

Friday, December 2nd, 2016

Une clé USB qui dépiste le VIH
(Thibault Deschamps / Ubergizmo.com)

Les scientifiques de l’Imperial College of London ont mis au point une clé USB capable de détecter toute trace du VIH (virus menant au SIDA) dans votre sang. Un bon moyen de généraliser les dépistages y compris pour ceux qui n’ont ni le temps, ni les moyens de se rendre en labo. Réalisée en partenariat avec la société DNA Electronics (une société spécialisée dans la création d’outils de dépistage), cette clé USB peut analyser une goutte de votre sang instantanément dès qu’elle est alimentée par un ordinateur. Aucune programmation à faire, de logiciel à lancer, tout s’effectue automatiquement.

VIH: les limites de la trithérapie
(Rédaction d’Allodocteurs.fr)

Si elle empêche la circulation du VIH dans le sang, la trithérapie n’empêcherait pas le VIH de s’installer et de se multiplier dans certains organes, selon une étude publiée dans The Journal of Virology. Après plusieurs mois d’utilisation, les trithérapies antirétrovirales ciblant le VIH (cART) réduisent la charge virale dans le plasma à des niveaux indétectables (de ce fait, après six mois, et tant que la thérapie est suivie, les risques de contamination sont considérés comme nuls). Mais l’absence de circulation du virus dans le sang ne signifie pas nécessairement que sa multiplication dans certains organes soit également interrompue. Les chercheurs ont comparé des échantillons de tissus prélevés post-mortem chez 20 personnes sous trithérapie à d’autres échantillons issus de porteurs du VIH non traités. Leur analyse a permis d’identifier d’importantes réserves de virus dans divers organes : le cerveau, la rate, les poumons, les ganglions lymphatiques, le foie, les reins, et certaines partie de la principale artère du corps humain, l’aorte.

Sida: l’espoir d’un remède, le suicide des
cellules infectées
(LCI.fr)

Et si des chercheurs israéliens avaient enfin trouvé le moyen de combattre le sida ? Des biologistes de l’université hébraïque de Jérusalem travaillent sur une méthode qui pourrait permettre de traiter le VIH et donc (éventuellement) d’éradiquer le sida.

En 2014, 6584 personnes ont découvert leur séropositivité. Comme le rapporte Le Point, ces scientifiques sont parvenus à développer une très petite protéine qui favoriserait l’intégration de copies du génome du VIH. Et c’est la réponse de la cellule infectée qui est intéressante. Cette dernière comprend qu’elle est malade et décide donc de s’auto-détruire. Ce phénomène a un nom, l’apoptose, et cette destruction empêche la propagation du virus dans le corps de la personne malade. Quels sont les résultats ? Les deux chercheurs ont testé cette nouvelle molécule sur dix patients de l’hôpital Kaplan de Rehovot. Ils ont ajouté cette molécule à des échantillons sanguins de personnes infectées par le sida. Et les premiers résultats étaient très encourageants. Après huit jours, le nombre de virus dans les échantillons sanguins avaient diminué de 97%.

CONCORDE: COUP DE MAÎTRE!

Friday, December 2nd, 2016

Roger-Luc Chayer

L’hôtel Concorde Québec (voir la publicité en page 25 de cette édition) vient de réussir un coup de maître majeur en inaugurant une véritable station balnéaire tropicale au coeur de la capitale québécoise avec le nouvel Institut Payot. Invité à visiter les nouvelles installations du spa urbain de l’hôtel, Gay Globe a été le témoin privilégié de l’aboutissement d’un important chantier qui a culminé avec un des plus beaux spas nordiques au pays.

Le centre de soins offre une vaste quantité de services liés à la santé et au bien-être comme des soins express, des manucures et pédicures, de l’enveloppement, des soins du visage, de la massothérapie, le tout, dans un environnement à aires ouvertes donnant accès à une magnifique piscine, des bains à remous chaud et froid et à de nombreuses chaises de repos soigneusement placées tout autour des baies vitrées. Grâce à une association avec les Restos Plaisirs, le centre de soin propose également des collations santé à prix très abordables.

Été comme hiver, l’accès à ce paradis tropical de santé est assuré, la vue de la région de Québec y est tout aussi spectaculaire!

Selon un client rencontré sur place: «J’ai trouvé ce concept grandiose, magnifique, majestueux même! J’ai profité du coin exercice tout en écoutant les nouvelles sur les télés à écran géant et j’ai surtout apprécié que l’accès à ce lieu de repos soit gratuit pour les clients de l’hôtel. Avec l’institut Payot, le Concorde Québec frappe un grand coup», déclare avec enthousiasme le client qui promet de garder ce seul hôtel comme ressource à Québec.

Une autre cliente originaire des Etats-Unis savourait l’idée des soins express qui, selon le Concorde «d’une durée de 10 à 30 minutes, ils conviendront à votre horaire chargé. Profitez de traitements pendant vos pauses ou même votre heure de dîner. Massage suédois, massage sur chaise, massage du visage, manucure ou pédicure…», la dame nous expliquant que le concept était idéal comme après-ski!

L’hôtel Concorde Québec est l’hébergeur officiel de Gay Globe Média dans la Vieille Capitale et il nous fait plaisir de recommander cet établissement de classe internationale à nos lecteurs, partenaires et amis. Pour infos additionnelles: Hotelleconcordequebec.com

L’ACTUALITÉ EN BREF

Friday, December 2nd, 2016

Le Maroc doit dépénaliser l’homosexualité
selon l’ONU
(Bladi.net)

Le Comité des droits de l’Homme de l’ONU vient d’appeler les autorités marocaines à dépénaliser l’homosexualité. Cette demande survient après la polémique suscitée par l’arrestation de deux adolescentes pour un baiser.

Dans son sixième rapport, l’instance onusienne se dit préoccupée par la « criminalisation de l’homosexualité » et les peines de prison pouvant aller jusqu’à trois ans ainsi que les « arrestations opérées sur cette base ». Le comité déplore également « les allégations d’incitation à la haine, de discrimination et de violence à l’encontre de personnes en raison de leur orientation sexuelle ou identité de genre ».

Le rapport propose d’abroger le très polémique article 489 du code pénal afin de « décriminaliser l’homosexualité et les relations sexuelles entre adultes consentants du même sexe et remettre en liberté quiconque se trouve en détention uniquement au motif de relations sexuelles librement et mutuellement consenties ».

Ce sixième rapport arrive alors que les autorités marocaines font face à des critiques internationales après l’arrestation fin octobre dernier de deux jeunes filles de 16 et 17 ans accusées de s’être embrassées. Leur arrestation fait suite à la plainte de la famille de l’une d’elles, mais la justice a décidé à la veille de leur passage au tribunal de leur accorder la liberté provisoire.

Gay Globe retire l’honneur de sa couverture à Denis Coderre, une première!
(Gay Globe Magazine)

Gay Globe Magazine consacrait sa couverture #97 à Denis Coderre après son élection à la mairie de Montréal, car il nous avait livré un discours inspirant qui redonnait espoir au Village gai. Or, depuis 3 ans, le maire Coderre non seulement n’a rien fait dans le Village, il l’a laissé sombrer dans une «détroitisation» honteuse, démontrant ainsi son incapacité à produire le moindre résultat. De plus, suite aux révélations récentes à l’effet que le journaliste Patrick Lagacé avait vu son téléphone être espionné par le Service de Police de la Ville de Montréal à la demande de Denis Coderre, comme dans les pires dictatures d’une autre époque, il est devenu évident que cette couverture était une erreur. C’est avec beaucoup d’humilité que Gay Globe lui retire son appui et fait son mea culpa! Pour la première fois dans notre histoire, nous retirons une couverture.

AUCUNE DÉONTO POLICIÈRE!

Friday, December 2nd, 2016

Roger-Luc Chayer

Dans la foulée des deux interventions policières un peu musclées qui se sont produites sur la rue Masson ou tout près, dans la semaine du 12 novembre dernier, les deux automobilistes mentionnaient aux journalistes vouloir porter plainte au Commissaire à la Déontologie Policière du Québec pour obtenir justice et réparation.

Le Commissaire peut en effet prendre des plaintes, juger du comportement des policiers et peut aussi permettre une médiation menant à un accord de règlement entre les parties de manière à satisfaire tout le monde sans passer par un procès. Le hic avec la médiation, et de cela les commissaires ou les médiateurs n’en disent jamais mot, c’est que l’accord de règlement final est secret et que personne n’est tenu de le respecter, aussi surprenant que cela puisse paraître!

Prenons le cas de Michel, un homme de 35 ans de Montréal qui s’est retrouvé arrêté et mis à l’amende par un policier, revolver au poing, parce qu’il avait un permis français.

L’affaire s’est aussi produite dans le territoire du poste 44 du SPVM il y a environ 15 ans. Se sentant injustement traité, avec une amende de plus de 600$ et revolver au visage sans qu’il n’ait résisté de quelque manière que ce soit, Michel a décidé de porter l’affaire à la Commission de Déontologie Policière pour que le policier réalise qu’un résidant français au Québec a le droit de conduire avec son permis français s’il possède une résidence en France et est de passage au pays. On lui propose alors une rencontre avec un médiateur, en présence du policier fautif et on lui explique qu’il y a possibilité de régler l’affaire en Cour pour la contravention.

Le policier accepte donc de signer un accord de règlement qui dit qu’il n’aurait effectivement pas dû mettre Michel à l’amende et qu’il viendra dire à la Cour, lors de l’audience sur la contravention, qu’il s’était trompé. L’accord de règlement est signé par Michel, le médiateur de la Commission, le policier et son avocat comme témoin. Là où la Commission a très mal agi, c’est en ne disant pas, alors qu’elle le savait très bien, qu’un accord signé en déontologie policière ne peut jamais être invoqué publiquement par la suite.

Michel se présente donc à son procès pour contester la contravention, le policier est présent et au moment de déposer l’accord de règlement, le Juge l’informe qu’il ne peut en tenir compte puisque l’accord est secret. Le policier tout sourire aux lèvres refuse de témoigner, violant ainsi l’accord de règlement et sort de la salle. Michel est condamné à près de 800$ pour ce que le policier lui-même avait déclaré être une erreur, incluant les frais de Cour.

Se sentant trahi par le policier, Michel a décidé de le poursuivre pour le montant total de l’amende à la Cour des petites créances de Montréal un an plus tard et dépose en preuve l’accord de règlement que le policier avait violé. Coup de théâtre, le juge au procès refuse à nouveau de voir le papier et explique à Michel que tout accord de règlement signé à la Commission de Déontologie Policière ne peut jamais être invoqué. Il rejette ensuite la poursuite.

Il est donc très important pour les deux automobilistes et le public de savoir que si vous signez un accord avec un policier à la Commission de Déontologie Policière, il ne sera jamais tenu de le respecter. On n’en parle jamais, maintenant vous le savez!

COMPARONS NOS ORANGES!

Friday, December 2nd, 2016

Roger-Luc Chayer

Jean-Philippe Bernié est rédacteur en chef adjoint à Gay Globe Magazine depuis quelques mois et publie aussi des textes dans la chronique littéraire à la fin de chaque édition. Le public ne sait pas qu’il est aussi ingénieur (en France), spécialiste de la chimie et inventeur de trois appareils dont un qui mesure la régularité de l’impression du papier, le second qui mesure les motifs périodiques dans la feuille et le troisième qui examine la transparence du papier.

Ces appareils servent essentiellement à l’industrie du papier pour contrôler la qualité de ce qui est produit et aller chercher la meilleure qualité de papier possible. Jean-Philippe a inventé le premier instrument il y a une dizaine d’années et, depuis, est allé plus loin en y ajoutant d’autres appareils qu’il fait manufacturer à Hawkesbury en Ontario. Ces instruments sont présents partout dans le monde, toujours au sein de l’industrie des pâtes et papier.

Évidemment, comme éditeur de magazine, il était très tentant de demander à Jean-Philippe de faire passer quelques tests à notre papier, question de voir si nous avions effectivement le papier de qualité que nous souhaitions, mais il était encore plus tentant de faire passer les mêmes tests à notre compétiteur, question de savoir qui offrait le meilleur produit…

Ces tests et leurs résultats sont essentiels pour un magazine qui souhaite offrir à ses lecteurs une qualité de couleurs de première classe mais aussi une qualité de lecture sans que l’oeil n’ait à forcer pour comprendre ce qui est écrit. Gay Globe offre sa revue sur papier glacé 140M depuis très longtemps alors que notre compétiteur, Fugues pour ne pas le nommer, semble imprimer sur ce qui pourrait être du 56GSM (grammes par mètre carré), mais ceci sous toutes réserves.

En ce qui concerne Gay Globe, les résultats sont les suivants: la régularité de l’impression est de 0,4 d’intensité, la transparence est de 243,8, et la blancheur est de 247,2. Pour Fugues, la régularité de l’impression est de 0,9, la transparence est de 214,6 et la blancheur est de 233,5.

«Une qualité d’impression parfaite a un indice d’intensité de 0. Gay Globe est à 0,4 alors que Fugues est à 0,9, on voit donc que la qualité d’impression de Gay Globe est de plus de 2 fois supérieure à celle de Fugues. Pour les tests de transparence et de blancheur, le blanc maximum est de 255. Gay Globe est beaucoup plus proche de cette valeur que Fugues, donc le papier de Gay Globe est à la fois beaucoup plus blanc et beaucoup moins transparent que celui de Fugues. Je conclus donc que Gay Globe doit être plus agréable à regarder que son compétiteur», déclare Jean-Philippe Bernié en entrevue le 7 novembre dernier.

Somme toute, depuis toujours, Gay Globe a souhaité faire une différence dans le monde des médias gais en offrant non seulement un contenu de qualité supérieure, mais également un contenant tout aussi impressionnant. Grâce aux appareils de Jean-Philippe Bernié, nous avons enfin une preuve scientifique mesurable que nos objectifs en la matière sont atteints. Nous le savions évidemment déjà en comparant à l’oeil les deux publications. Merci donc à Jean-Philippe pour ce travail d’analyse. On peut le consulter sur ces questions au [email protected]

LA DOULOUREUSE PROSTATITE

Friday, December 2nd, 2016

L’Actuel

La prostate est une glande sexuelle masculine située à la base de la vessie, au carrefour des voies urinaires et génitales, qui intervient dans la reproduction. La prostatite est une inflammation de la glande prostatique (glande qui produit les sécrétions éjaculatoires mélangées avec le sperme) qui touche beaucoup d’hommes. Les prostatites arrivent chez un homme adulte sur dix.

Le risque de développer une prostatite augmente avec l’âge. Il ne s’agit pas d’une infection contagieuse, et l’homme ne peut pas la transmettre au cours de rapports sexuels. Le fait d’avoir une prostatite n’augmente pas le risque d’avoir d’autres maladies de la prostate, mais cela n’en protège pas non plus.

Les premiers signes de prostatite sont des troubles urinaires qui doivent donner l’alerte car sans traitement, cette maladie qui se soigne habituellement assez facilement, est susceptible d’évoluer vers des complications. Le tableau clinique est similaire pour tous les types de prostatites (aiguë, chronique, inflammatoire), qui comprennent un large éventail de symptômes parmi lesquels les signes d’obstruction urinaire (difficultés à uriner), la douleur périnéale (région entre le scrotum et l’anus) et les troubles de l’éjaculation sont les plus couramment observés.

La prostatite infectieuse aiguë est causée par une bactérie. Elle est d’apparition soudaine, et nécessite une attention médicale immédiate. Les symptômes comportent le besoin d’uriner fréquemment, des douleurs dans le bas du ventre, une sensation de brûlure au moment d’uriner, des frissons et de la fièvre. Il peut aussi y avoir du sang dans les urines.

Symptômes :

Syndrome septique avec fièvre, frissons;
Douleur pelvienne et des organes génitaux externes;
Difficultés de miction, douleur à la miction, fréquent besoin d’uriner;
Le tableau clinique peut évoquer une pyélonéphrite (pierres aux reins) aiguë;
Le toucher rectal doit être évité;
La bactérie responsable est généralement identifiée par une culture urinaire, et parfois par des hémocultures;
Il est également nécessaire de faire une recherche d’ITS.

Bien que la prostatite soit une pathologie connue de longue date, son diagnostic et son traitement restent difficiles et souvent l’espoir d’une guérison totale et définitive est chimérique. Le traitement dépend du type de prostatite. Les prostatites infectieuses sont soignées avec des antibiotiques ou des antimicrobiens spécialement conçus pour attaquer l’organisme responsable de l’infection. Dans tous les cas de prostatite, il importe de traiter vite pour éviter les complications.

La durée du traitement recommandé pour la prostatite aiguë est variable. Chez un patient jeune (avant 40 ans), si le diagnostic est clair, un traitement de 15 jours – en principe avec des quinolones – peut être suffisant. Chez les patients âgés de plus de 40 ans, la situation est très différente. Le traitement peut durer jusqu’à trois mois. Le suivi mensuel comprendra à nouveau les mêmes tests. Ce n’est que lorsque ceux-ci seront totalement normalisés qu’un arrêt du traitement sera envisagé.

SUICIDE DE DAVID HAMILTON

Friday, December 2nd, 2016

Roger-Luc Chayer

Stupéfaction dans la colonie artistique: on apprenait le 26 novembre dernier que le célèbre photographe et réalisateur David Hamilton s’était suicidé la veille à l’âge de 83 ans. Il avait récemment été accusé de viol par plusieurs femmes sans qu’aucune enquête ne soit ouverte, sans preuves, et surtout sans procès ni condamnation.

David Hamilton a été célèbre pendant près de 40 ans pour ses clichés sulfureux, sensuels, esthétiques et avec le fameux «flou Hamilton», de même que pour la réalisation de quelques films dont le plus célèbre, Bilitis, raconte l’histoire de la jeunesse et de l’amour lesbien. La musique de ce film, composée par Francis Lai, a fait le tour du monde. Le film est actuellement en diffusion sur Gay Globe TV au http://www.gayglobe.us/bilitis.html

Selon le site Voici.fr: «Un voisin l’a retrouvé inanimé il y a quelques heures dans son domi­cile du sixième arron­dis­se­ment de Paris. C’est cet homme qui a appelé les secours peu après 20h30. Selon des sources de l’AFP, lorsque les pompiers et le Samu sont arri­vés sur place, ils ont trouvé «une personne en arrêt cardio-respi­ra­toire», et il était déjà trop tard.

Une source de l’AFP rapporte que des médi­ca­ments ont été décou­verts à proxi­mité du corps du photo­graphe. Et d’après les infor­ma­tions d’Eu­rope 1, il s’agit d’un suicide. David Hamil­ton était dans la tour­mente, ces derniers temps : il avait été accusé de viol par plusieurs femmes, notam­ment par Flavie Flament. S’il avait clamé son inno­cence, d’autres témoi­gnages acca­blants avaient ensuite été publiés. Il comp­tait porter plainte pour diffa­ma­tion.»

Cette affaire soulève de vives réactions sur les réseaux sociaux qui dénoncent cette mode, depuis quelques années, d’accuser à tout vent et gratuitement des personnalités publiques de viols et d’autres sévices sexuels, parfois dans le but de leur soutirer de l’argent ou de mettre fin à des carrières par vengeance.

C’est bien beau d’encourager des personnes à dénoncer les abus sexuels dont elles ont été victimes, mais d’encourager de pseudo victimes à le faire publiquement, des décennies plus tard, sans la moindre preuve et avant même de porter plainte à la police, n’est certainement pas la bonne façon de faire. Non seulement cela prive une personne de ses droits les plus élémentaires à se défendre, mais cela n’aide en rien les vraies victimes qui, elles, ont été reconnues par les tribunaux. En accusant Monsieur Hamilton de viols dans un journal, sans qu’une seule enquête n’ait été lancée, sans qu’un procureur n’ait porté d’accusations, sans qu’un procès n’ait eu lieu et en l’absence de tout jugement ou de toute condamnation, ce sont les droits de Monsieur Hamilton qu’on violait.

Le pire, c’est qu’en agissant ainsi, les éventuelles victimes ont peut-être mené vers le suicide un artiste au talent unique qui n’a pas semblé pouvoir affronter de si terribles accusations. Le drame enfin, c’est que les personnes responsables de ces accusations publiques devront maintenant vivre le restant de leurs jours avec ce suicide sur la conscience. Un fardeau difficile à porter, j’en suis certain. Pour les vraies victimes de viol, il est important de porter plainte à la police et de laisser les autorités faire leur travail, car à vouloir se faire justice soi-même, peu importe la raison, on peut détruire des vies sans justement obtenir justice. Matière à réflexion!

GAIS: VIOLENCE CONJUGALE

Friday, December 2nd, 2016

Selon: Alexandre Duval de Radio-Canada et par Roger-Luc Chayer

Il lui a fallu des mois pour dénoncer les actes dont il était victime dans son couple, mais Manuel Mennini l’a finalement fait en mai dernier. Depuis, il tente de reconstruire sa vie. Être gai et victime de violence conjugale, c’est faire partie d’une minorité qui se retrouve sans ressource pour s’en sortir, malgré l’ampleur du phénomène.

Manuel traversait une période difficile de sa vie quand il a rencontré son conjoint, en 2015. Étranger à Montréal, itinérant, sans le sou, il a rencontré un homme avec qui tout semblait parfait, au début. «Il pensait beaucoup à moi. Je n’avais même plus une seconde pour penser à ce dont j’avais besoin», se souvient-il. Mais au bout de quelques mois, le bonheur des premiers instants s’est transformé en un cycle de violence. Contrôle, manipulation, agression physique : Manuel était coincé dans une relation où il en est venu à croire qu’il était la source du problème.

Un soir, les coups ont été si puissants qu’il ne se souvient que de s’être réveillé à l’hôpital, le lendemain, avec une côte fracturée. Ce jour-là, Manuel n’a pas osé dénoncer. Manuel fait partie d’une statistique peu connue. Selon la plus récente Enquête sociale générale de Statistique Canada, 8 % des homosexuels rapportent avoir été victimes de violence conjugale, au pays.

Ce pourcentage est deux fois plus élevé que dans les couples hétérosexuels, où le taux de violence conjugale autodéclarée est de 4 %. Qui plus est, les rares statistiques sur le sujet semblent démontrer que le phénomène diffère chez les gais et les lesbiennes. «Les données policières de 2012, au Québec, nous démontrent que les hommes sont plus susceptibles d’être victimes de violence dans les couples de même sexe que les femmes dans les couples de même sexe », affirme Sylvie Thibault, professeure en travail social à l’Université du Québec en Outaouais.

Malgré l’ampleur du phénomène, les organismes en diversité sexuelle, les organismes qui accompagnent les hommes violents et les refuges pour femmes ne sont pas adaptés à la réalité des hommes comme Manuel. «Les hommes [gais] perçoivent que les services ne peuvent pas répondre à leurs besoins, donc ils n’iront pas chercher spontanément de l’aide», explique Sylvie Thibault.

À Montréal, des organismes communautaires ont décidé d’unir leurs efforts. L’été dernier, ils ont créé une table de concertation nommée Violence conjugale dans les relations amoureuses et intimes entre hommes. «On pense que la violence conjugale, c’est vraiment l’image typique qu’on voit dans les films, dans les séries, l’homme qui bat sa femme», caricature Benoît Turcotte, responsable du projet. Pour aider les gais victimes de violence conjugale, le VRAIH élabore actuellement une formation qui permettra de détecter plus facilement les victimes potentielles et de les aider à trouver du soutien.

NDLR: Il existait à la fin des années 90 un service d’aide pour les gais et lesbiennes du nom de «Dire enfin la Violence» qui offrait un service téléphonique et une assistance aux victimes de violence conjugale, mais le service a fermé suite à un scandale dénoncé par un fonctionnaire provincial prêté pour assister l’organisme. Depuis, le seul endroit où les LGBT peuvent se tourner pour avoir de l’information est Gai Écoute. Il ne faut pas hésiter à les contacter au 514-866-0103 ou au 1-888-505-1010.

GAY GLOBE: CHOIX DE L’INFO

Friday, December 2nd, 2016

Roger-Luc Chayer

Il y a quelques jours, un collègue responsable de la chronique Arts et Spectacles du journal La Presse, Mario Girard, me contactait via courriel pour me demander, en résumé, comment Gay Globe effectuait sa sélection de nouvelles. Je me suis empressé de lui expliquer, mais sa question était si intéressante que j’ai décidé d’y répondre de façon plus détaillée dans cet article.

Tout d’abord, il est important de rappeler que Gay Globe, que ce soit en version papier ou Web, offre l’ensemble de ses services tout à fait gratuitement depuis des années. C’est donc dans cet esprit que Gay Globe se présente et agit comme un fil de presse francophone international gratuit. Gay Globe permet la plus grande diffusion possible de nouvelles et de dossiers nous concernant comme LGBT, de manière à pouvoir informer au mieux les lecteurs et leur procurer une bonne qualité de vie tant sociale, médicale que culturelle. Les collaborateurs y contribuent bénévolement sur la base de quelques principes élémentaires dont voici l’essentiel:

1- La plupart des dossiers d’enquêtes et d’opinions sont rédigés par moi-même selon ce qui se passe dans le monde nous concernant;

2- Quelques sujets et nouvelles sont publiés avec le partenariat et l’autorisation de sites externes ou de médias francophones, comme les nouvelles du Soleil, de Yagg, ou du Devoir, et la mention de la source est alors la seule condition requise;

3- Certains textes ou dossiers proviennent de sites «libres de droits», comme l’image en haut de cet article. Ces sites incluent souvent le mot Wiki dans leur nom. En règle générale, ils exigent que le texte ou l’image comportent la mention de la licence qu’ils octroient et c’est une condition facile à respecter;

4- Il arrive parfois, dans le cadre de notre revue de l’actualité concernant les LGBT, et peu importe l’origine de ces informations, que nous passions des nouvelles sous l’article 29.2 de la Loi sur le droit d’auteur du Canada. Voici ce que dit l’article en question: «L’utilisation équitable d’une oeuvre ou de tout autre objet du droit d’auteur pour la communication des nouvelles ne constitue pas une violation du droit d’auteur à la condition que soient mentionnés: d’une part, la source et si possible le nom de l’auteur».

Ce sont des conditions prévues à la loi qui encadrent nos activités, qui sont simples à mettre en place et auxquelles nous adhérons. À noter que dans le cas de l’article 29.2, l’autorisation du média ou de l’auteur au préalable n’est pas nécessaire.

Il nous arrive de recevoir à l’occasion des textes de journalistes qui aimeraient être publiés chez nous de manière à se constituer un CV, ou pour se faire connaître dans le développement d’une spécialité précise. Ces textes sont publiés avec l’autorisation de leurs auteurs mais toujours bénévolement.

Voilà qui répond globalement aux questions de notre collègue de La Presse et qui informera le public sur les origines du contenu diffusé ou rediffusé par Gay Globe. Ces informations sont susceptibles de parfois sauver des vies. La libre circulation de l’information est un concept encore plus important pour les LGBT aux prises parfois avec des discriminations sur leurs droits ou sur le VIH.

L’ACTUALITÉ VIH/SIDA EN BREF

Friday, December 2nd, 2016

Sida: départ pour un nouvel essai clinique
(Sophie Ribstein / BBC)

C’est une grande première en matière de lutte contre le sida. Cette semaine, un essai clinique d’ampleur a démarré en Afrique du Sud, pays qui compte le plus de séropositifs au monde. Son nom de code est « HVTN 702 ». L’essai clinique représente un espoir dans la recherche d’un vaccin préventif contre le sida. Un premier vaccin a été évalué en Thaïlande. Il a permis une réduction de 30% du nombre de contaminations sur 3 ans et demi. Insuffisant pour une mise sur le marché, mais assez concluant pour poursuivre les travaux. Une composition légèrement différente est testée en Afrique du Sud. Entre la première et la dernière injection, un intervalle d’un an sera nécessaire. Au total, les volontaires recevront 5 doses. S’ensuivra une période de trois ans durant laquelle les participants seront étroitement surveillés. Les résultats sont prévus pour la fin de l’année 2020.

Israël: un nouveau médicament pourrait
révolutionner le traitement du SIDA
(i24news)

L’ingrédient actif du nouveau médicament est un peptide – une version réduite d’une protéine Des scientifiques israéliens ont mis au point un nouveau médicament qui pourrait constituer une percée dans le traitement du VIH et du sida, a rapporté lundi le site d’information israélien Mako. Le médicament, développé à l’Université hébraïque de Jérusalem et testé à Rehovot, a été injecté dans des tubes à essai contenant le sang de dix porteurs du VIH souffrant du sida. Selon le rapport, après huit jours, la présence du virus dans les flacons a diminué jusqu’à 97 pour cent.

Sida: l’acteur Charlie Sheen se sent mieux
grâce à un essai clinique
(Santé Magazine)

Charlie Sheen participe à un essai clinique pour tester l’efficacité du Pro 140, un médicament qui pourrait bientôt être mis sur le marché aux Etats-Unis sous forme d’injection. L’acteur américain, qui a fait l’annonce de sa séropositivité en novembre 2015, dit ne plus ressentir d’effets secondaires.

VIH: Que penser des cas de contaminations sous PreP?
(Jérémy Patinier / Têtu)

Malgré les cas de contamination de patients au VIH pourtant sous traitement préventif (dit « PrEP »), les spécialistes ne remettent pas en cause son efficacité. Au contraire. Fin février 2016 déjà, à Boston, puis en octobre à Chicago, deux cas de contaminations de patients sous traitement préventif ont été annoncés, créant l’émoi dans la communauté gay qui croyait avoir trouvé là un remède infaillible. En effet, les essais scientifiques internationaux assuraient une efficacité redoutable pour ce nouvel outil de prévention : jusqu’à 99% si la PrEP est correctement suivie. Il s’avère que les patients étaient contaminés avant le début de leur PrEP.

DENIS FAUT QU’ON SE PARLE (2)

Friday, December 2nd, 2016

Roger-Luc Chayer

NDLR: Cette lettre ouverte destinée au maire Denis Coderre de Montréal s’inscrit dans la série  «Denis faut qu’on se parle» qui sera publiée dans ces pages sous forme de chroniques, d’ici à la prochaine élection municipale en 2017.

Saviez-vous que le maire Coderre était le seul dirigeant politique au Québec à être à la tête d’une monarchie municipale, tout à fait légalement? Voilà un secret pour de nombreuses personnes qui ne savent pas que le maire de l’Arrondissement Ville-Marie est le seul politicien qui devient maire au Québec SANS ÊTRE ÉLU!

En effet, depuis le scandale financier impliquant l’ex-maire Labonté, qui était, lui, tout à fait légitimement élu, la ville de Montréal a changé les règles électorales, sans consulter la population. Le gagnant des élections de la ville-centre devient automatiquement maire de Ville-Marie, sans qu’on ne puisse rien y faire. C’est le cas du maire Denis Coderre qui a été intronisé maire sans jamais avoir été élu par la population de Ville-Marie. Ce déni de démocratie a des effets négatifs dont il faut parler.

C’est à toi que je m’adresse maintenant, Denis. Avant de devenir Roi de Ville-Marie, ou Empereur, car tu es le chef d’État de deux territoires, tu nous avais dit vouloir sortir la ville de son état lamentable que tu disais résulter de la faute de l’ex-maire Gérald Tremblay. Avec ta grosse voix habituelle, tu nous disais, avec conviction et détermination, le regard droit dans les yeux, que tu voulais définitivement faire sortir la ville, et l’arrondissement Ville-Marie du coup, d’une période de déclin économique et social spectaculaire, «du jamais vu depuis Jean Drapeau», avais-tu déclaré!

Depuis ton élection à la ville-centre et ton intronisation dans Ville-Marie, le Village gai est devenu une honte planétaire du fait de ton inaction la plus totale face à des problèmes qui lui sont uniques, comme un taux d’itinérance honteux, un taux de pauvreté égal aux quartiers les plus déplorables du reste du Canada, une concentration de prostitués et de vendeurs de drogue qui nous fait penser aux pires années de New York, bref, Denis, depuis ton élection il y a 3 ans, tu n’as rien fait ou tu n’as pas été capable de créer le moindre résultat positif pour le Village.

Ce Village gai de Montréal, autrefois un exemple économique et social d’émancipation à suivre pour le reste du monde, à une époque où l’homosexualité n’était pas aussi libre qu’aujourd’hui, ce Village exemplaire est devenu une zone sinistrée, sans vie et sans espoir. Il faut voir les rues vides de toute voiture, pendant les heures d’affaires en semaine, pour comprendre que tu es en train de transformer le Village en un second Détroit, tu es en train de «détroitiser» ce que NOUS les gais, PAS TOI MAIS NOUS, avons construit avec la force de notre détermination et avec nos convictions.

Tu ne verras jamais ce qui est montré sur la page de droite dans les villages gais d’Ottawa, de Québec, de Toronto, de Vancouver, de Paris, d’Amsterdam ni même dans la plupart des capitales de pays du tiers-monde. Parce que nous y sommes, Denis, au tiers-monde, dans ces rues que tu administres comme maire et Roi. Tu n’as même pas été capable de supporter les médias gais ou l’entreprenariat gai du Village depuis ton élection, alors regarde-nous dans les yeux et viens nous dire le plus sérieusement du monde que tu veux recommencer pour un autre 4 ans!!! Fais-nous rire!

Éditorial Gay Globe Magazine #117: LE COURAGE DU PRINCE HARRY

Friday, December 2nd, 2016

Roger-Luc Chayer

C’est donc avec le Prince Harry que nous inaugurons notre nouveau style de couverture, plus internationale et, avouons-le, pas mal plus spectaculaire, même si celle avec Barbara Eden (édition #116) était de toute beauté.

Pourquoi le Prince Harry? Parce que le fils de la défunte Princesse Diana et petit-fils de la Reine Élisabeth II a accepté d’être le porte-parole de la famille royale sur la question du VIH/SIDA. Même si sa mère était déjà assez impliquée sur cette question, Harry a décidé d’aller plus loin en acceptant, pour montrer l’exemple aux jeunes de sa génération, de passer un test rapide de détection du VIH en direct, devant les caméras. Il est même allé jusqu’à accepter que le résultat soit divulgué devant la presse en même temps qu’à lui…
Certains diront qu’il avait évidemment passé le test avant, au cas où, mais dans le fond, on s’en fiche. L’important est qu’il a souhaité montrer l’exemple. Il aura réussi à faire parler de dépistage dans toute la presse mondiale. Il fallait le souligner!

Alerte dans l’Espace

Sunday, October 30th, 2016

Wikipédia

UFO, alerte dans l’espace (UFO) est une série télévisée britannique en 26 épisodes de 48 minutes, créée en 1969 par Gerry et Sylvia Anderson et diffusée entre le et le sur le réseau ITV.

En France, la série a été diffusée durant le premier trimestre 1972 sur TMC et à partir du sur TF1. Au Québec, la série s’intitulait simplement Alerte dans l’espace et a été diffusée en 1972 à Radio-Canada et à partir de 1977 au réseau TVA.

Sommaire

Synopsis

Représentation de deux extraterrestres de la série.

En 1980, la Terre est menacée d’invasion par une race extraterrestre en voie d’extinction. Seule une organisation secrète militaire, appelée le SHADO (Supreme Headquarters Alien Defence Organization), dont le quartier-général est camouflé sous les studios de cinéma Harlington-Straker en Angleterre peut empêcher cette invasion… Pour cela, cette organisation dispose d’une base lunaire, d’un véhicule amphibie à la fois sous-marin et avion, et de véhicules tout-terrain d’intervention.

Distribution

Épisodes

  1. Identifié (Identified)
  2. Le Projet Foster (Exposed)
  3. L’affaire de l’ordinateur (Computer Affair)
  4. Plan de vol (Flight Path)
  5. Sauvetage (Survival)
  6. Déchets dans l’espace (Conflict)
  7. Boules de feu (The Dalotek Affair)
  8. Une question de priorités (A Question of Priorities)
  9. L’Épreuve (Ordeal)
  10. Un poste à responsabilités (The Responsability Seat)
  11. L’Invité inattendu (The Square Triangle)
  12. Cour martiale (Court Martial)
  13. L’Agrandissement (Close-Up)
  14. Naissance d’un fils (Confetti Check a OK)
  15. Pouvoirs psychiques (ESP)
  16. Tuez Straker ! (Kill Straker!)
  17. Alerte sous les mers (Sub-Smash)
  18. Le Bruit du silence (The Sound of Silence)
  19. Les Dix Vies du chat (The Cat with Ten Lives)
  20. Destruction (Destruction)
  21. L’Homme qui était revenu (The Man Who Came Back)
  22. Super pouvoirs (The Psychobombs)
  23. Reflets dans l’eau (Reflections in the Water)
  24. L’Arrêt du temps (Timelash)
  25. Hallucinations (Mindbender)
  26. Le Long Sommeil (The Long Sleep)

Notes de production

Face au succès rencontré par la série aux États-Unis, il fut décidé de lancer une deuxième saison. Les épisodes de cette nouvelle saison devaient se concentrer sur la base lunaire. Alors que les travaux préparatoires étaient bien avancés, les audiences d’UFO chutèrent aux États-Unis et le projet fut abandonné. Par la suite, les réflexions engagées autour de la seconde saison ont servi de base à la série Cosmos 1999.

DVD

  • L’intégrale de la série est sortie en coffret 7 DVD chez TF1 Vidéo le 1.

Amicalement Votre

Sunday, October 30th, 2016

Wikipédia

Amicalement vôtre1 (The Persuaders!) est une série télévisée britannique en 24 épisodes de 50 minutes, créée par Robert S. Baker et diffusée entre le et le sur le réseau ITV.

En France, la série a été diffusée à partir du sur la deuxième chaîne de l’ORTF2.

Sommaire

Synopsis

La série met en scène deux hommes riches et quelque peu désœuvrés : d’un côté, un aristocrate britannique, Lord Brett Rupert George André Sinclair, quinzième du nom, beau parleur cultivé, habitant Londres, vivant de ses rentes, attaché aux traditions véhiculées par sa famille, et de l’autre côté, un homme d’affaires américain sorti des bas-fonds de New York, Daniel Wilde (surnommé « Danny »).

Ils sont mis en contact par le juge Fulton, magistrat à la retraite, qui a quelques comptes à régler avec la pègre, ce qui va les entraîner dans plusieurs missions périlleuses au cours desquelles ils devront démontrer l’étendue de leurs talents respectifs. À noter que les traits de caractère des deux personnages jouent sur les clichés relatifs aux Britanniques et aux Américains (d’une certaine classe sociale).

Fiche technique

Roger Moore en 1973 (photo prise au studio Belgravia à Londres)

Distribution

Épisodes

  1. Premier Contact (Overture) de Basil Dearden
  2. Les Pièces d’or (The Gold Napoleon) de Roy Ward Baker
  3. Sept millions de livres (Take Seven) de Sidney Hayers
  4. Un rôle en or (Greensleeves) de David Greene
  5. La Danseuse (Powerswitch) de Basil Dearden
  6. Le Complot (The Time and the Place) de Roger Moore
  7. Quelqu’un dans mon genre (Someone Like Me) de Roy Ward Baker
  8. Le Mot de passe (Anyone Can Play) de Leslie Norman
  9. Un drôle d’oiseau (The Old, the New and the Deadly) de Leslie Norman
  10. Un ami d’enfance (Angie… Angie) de Val Guest
  11. Un enchaînement de circonstances (Chain of Events) de Peter Hunt
  12. L’Un et l’Autre (That’s Me Over There) de Leslie Norman
  13. Formule à vendre (The Long Goodbye) de Roger Moore
  14. Entre deux feux (The Man in the Middle) de Leslie Norman
  15. Un risque calculé (Element of Risk) de Gerald Mayer
  16. Un petit coin tranquille (A Home of One’s Own) de James Hill
  17. Minuit moins huit kilomètres (Five Miles to Midnight) de Val Guest
  18. L’Enlèvement de Lisa Zorakin (Nuisance Value) de Leslie Norman
  19. Le Lendemain matin (The Morning After) de Leslie Norman
  20. Des secrets plein la tête (Read and Destroy) de Roy Ward Baker
  21. Regrets éternels (A Death in the Family) de Sidney Hayers
  22. L’Héritage d’Ozerov (The Ozerov Inheritance) de Roy Ward Baker
  23. Le Coureur de dot (To the Death, Baby) de Basil Dearden
  24. Une rancune tenace (Someone Waiting) de Peter Medak3,4

Production

Origines de la série

Robert S. Baker, le créateur de la série, est un réalisateur et producteur britannique à qui on doit plusieurs films d’aventures ou fantastiques. Également producteur de la série Saint, Robert S. Baker a l’idée du concept d’Amicalement vôtre à la suite de l’épisode 18 de la saison 6, intitulé Le Roi (The Ex-King of Diamonds)5, diffusé le 26 janvier 1969 et dans lequel Simon Templar (joué par Roger Moore), rivalise avec un riche et oisif texan joué par Stuart Damon. Le nom de Rock Hudson circule pour servir de partenaire à Moore, mais les deux acteurs ont trop de points communs, physiquement parlant. Puis c’est celui de Glenn Ford, avec qui Moore ne s’entendait guère, selon son propre aveu dans son livre de mémoires[réf. nécessaire]. C’est finalement Tony Curtis qui est engagé. Le personnage est de ce fait fondamentalement modifié, passant du riche cow-boy texan à l’homme d’affaire new-yorkais, plus proche de la personnalité de Curtis.

Tournage

Les deux acteurs ont toujours affirmé avoir entretenu de bonnes relations en dépit de caractères diamétralement opposés. Dans une interview accordée par Tony Curtis au site officiel de Roger Moore en 2005, il évoquait ce dernier avec affection et disait qu’il n’aurait pas voulu tourner cette série avec quelqu’un d’autre que lui. Roger Moore définit leurs relations dans les termes suivants : « Tony et moi avions de bonnes relations à la ville comme à l’écran ; nous sommes deux hommes très différents, mais nous partagions un sens de l’humour ».

Cependant, des tiers ont rapporté plusieurs incidents durant les tournages. Dans son autobiographie Still Dancing, le producteur Lew Grade rapporte que les acteurs ne s’entendaient pas très bien à cause d’une conception différente de leur métier. Roger Moore, très appliqué, était toujours prêt à rejouer les scènes jusqu’à ce qu’elles soient bonnes, alors que Tony Curtis cherchait à les expédier le plus vite possible.

Dans une interview au British Film Institute en 2005, le réalisateur Val Guest a confirmé que le caractère impétueux de Tony Curtis a créé des incidents sur le tournage. Lorsqu’en 1973, Curtis et Moore ont remporté le Bambi en Allemagne pour la série et que la question d’une suite s’est posée, Roger Moore aurait déclaré : « Avec Tony Curtis, jamais de la vie ! ».

Roger Moore a été très impliqué dans le tournage puisqu’il a réalisé deux épisodes et dessiné lui-même les tenues portées par son personnage (voir crédit au générique de fin).

L’essentiel des épisodes se déroule au Royaume-Uni. C’est d’ailleurs au cœur même de Londres, devant un immeuble situé Queen Ann’s Gate, que furent tournés les extérieurs de l’appartement de Lord Brett Sinclair.
Le tournage avait aussi lieu le dimanche pour éviter la circulation excessive de la semaine. Les seuls studios utilisés furent Pinewood, pour leur proximité avec un important domaine forestier.
[réf. nécessaire]

De nombreux épisodes ont également été tournés en FranceParis et sur la Côte d’Azur) et d’une façon générale en Europe continentale (Monaco, Rome, Genève, Stockholm…)6. Ainsi, dans le 1er épisode (Premier Contact), tourné dans les environs de Nice on aperçoit le château de Mouans à Mouans-Sartoux.[réf. nécessaire]

Dans L’Ami d’enfance, la scène finale a été tournée au mont Chauve, au-dessus de Nice.

Le traitement réservé aux personnages français est souvent peu flatteur (par exemple les rôles du commissaire de police de Nice dans La Danseuse et du douanier à la frontière franco-italienne dans Les Pièces d’or notamment, sans parler de la douane italienne tout simplement défoncée dans cet épisode), à la limite des clichés (tenues, attitudes,…).[réf. nécessaire]

Musique

Si le célèbre thème du générique est signé John Barry, c’est à Ken Thorne que l’on doit la musique instrumentale qui accompagne pratiquement chacune des séquences de la série. Le compositeur anglais David Lindup a composé et dirigé la musique de deux épisodes, Le coureur de dot et Les pièces d’or7. Plusieurs chansons ont aussi été utilisées : Gotta Get Away8, écrite et interprétée par Jackie Trent et Tony Hatch, composée spécialement pour accompagner la course-poursuite entre Brett Sinclair et Danny Wilde, de l’aéroport de Nice à l’hôtel de Paris à Monte-Carlo, dans Premier contact (1er épisode) ; Groovy City (1967) composée par Cliff Johns et interprétée par The Screaming Najgers9, “source music” pour les scènes de discothèque des épisodes Un ami d’enfance (où Danny Wilde rencontre Angie) et Un risque calculé (séquence avec les sœurs jumelles). Dans l’épisode Sept millions de livres, lorsqu’apparaît Mandy la superbe gouvernante de Brett Sinclair, c’est The Stripper (1962), célèbre composition instrumentale de David Rose, que l’on entend.

Un disque 45 tours du thème du générique10 a d’abord été officiellement commercialisé en 1971 par CBS, dans une version réorchestrée par John Barry, en stéréo, au rythme légèrement plus lent que celui de l’enregistrement utilisé pour le générique original11 (avec en face B The girl with the sun in her hair, version réorchestrée par John Barry de sa mélodie composée en 1967 pour la campagne publicitaire des shampoings Sunsilk). Le thème du générique d’Amicalement vôtre a été repris par de nombreux orchestres, dont particulièrement ceux de Geoff Love et de John Keating en 1972 ; il en existe des versions jazz (par Claude Salmiéri), Downbeat (par Ricky Bolognesi et Diego Di Fazio), et même musique électronique, dont celle enregistrée par le groupe Hongrois Neo, accompagné par l’Orchestre symphonique de Budapest, en 199912, et celle du musicien FrancoLibanais Camille Bazbaz en 200813. Il figure sur de nombreuses compilations, dont la première, Theme from The Persuaders!, réalisée en 33 tours par CBS en 1972, et depuis rééditée en CD. La musique de Ken Thorne pour les épisodes de la série n’a fait l’objet d’aucune édition avant l’inclusion de quelques morceaux dans la compilation The Music of ITC14, un CD distribué par Network en 2009. Cette compilation de musiques de séries britanniques des années 1960 et du début des années 1970 (dont Amicalement vôtre, Le Saint, Destination Danger, L’homme à la valise, Le Prisonnier, Jason King, Poigne de fer et séduction, …) a la particularité de présenter des morceaux provenant de bandes audio et masters originaux. Sous le titre Main Titles la version du générique de début d’Amicalement vôtre y est ainsi présentée dans sa version originale plus rapide, en son monophonique, d’une durée de 1 minute 12 secondes, différente de la version commercialisée depuis 1972, plus longue d’une minute et en stéréo. La chanson Gotta Get Away figure aussi sur cette compilation, en son monophonique15. Elle n’avait jamais fait l’objet d’une diffusion commerciale.

Voitures

Danny Wilde roule en Dino 246 GT (conçue et construite par Ferrari bien que ne portant pas officiellement la marque[réf. nécessaire])16. Brett Sinclair en Aston Martin DBS, immatriculée BS1 dans la série ; la voiture, présentée et badgée comme une DBS V8, équipée de jantes GKN en alliage, était en réalité une DBS 6 cylindres. Le feuilleton représentait alors une formidable promotion pour la marque, notamment aux États-Unis mais la version V8 n’était pas prête commercialement à la date du tournage17. L’exemplaire de la série, de couleur Bahama Yellow17, a été racheté en 1995 par un fan de la série, qui l’a fait restaurer dans son état d’origine18.

Version française

Comme dans beaucoup d’adaptation, la version française prend de la liberté par rapport à la version originale. Aussi il arrive que les comédiens doublant les voix originales des acteurs de la série rajoutent des répliques (exemple : dans l’épisode Regrets éternels, Michel Roux – voix de Tony Curtis – cite la phrase « Il a compris ! » alors que Curtis se contente de sourire).

Accueil

L’humour britannique de Roger Moore et les pitreries de Tony Curtis assurent le spectacle. Cependant, la série ne convainc pas le public américain et Mission impossible figure parmi ses concurrentes. L’absence de succès ainsi que le départ de Roger Moore pour le cinéma (série des James Bond) font qu’elle s’arrête au bout d’une année. Autre élément ayant joué dans la balance : la production souhaitait revenir à un tournage en studio, au Royaume-Uni, afin de réduire les coûts, alors que R. Moore et T. Curtis voulaient pour leur part rester en Europe continentale.[réf. nécessaire]

Michel Roux raconte que Tony Curtis était très content de sa voix française, au point qu’il lui aurait demandé d’assurer par contrat tous ses doublages à venir. Roux l’a donc doublé pour Le miroir se brisa ou encore la série Lois et Clark : Les Nouvelles Aventures de Superman2.

L’échec de la diffusion aux États-Unis où sur le réseau ABC, seuls 20 des 24 épisodes produits furent diffusés entraîna l’arrêt de la série19. Le réseau américain était le financier principal de la série20.

VHS, DVD et Blu-Ray

Drapeau de la France France :

VHS :

  • 27 octobre 1992 : Amicalement vôtre, vol. 1 à 4 VHS (12 épisodes) chez Sony Music France
  • 5 avril 1993 : Amicalement vôtre, vol. 5 à 8 VHS (12 épisodes) chez Sony Music France
  • janvier 2001 : Amicalement vôtre, vol. 1 à 3 VHS (12 épisodes) chez TF1 Vidéo

DVD :

  • 4 juillet 2001 : Amicalement vôtre, l’intégrale 7 DVD chez TF1 Vidéo21
  • 2 juin 2004 en kiosques :
    • Amicalement vôtre, vol. 1 (épisodes 1 à 4) chez TF1 Vidéo
    • Amicalement vôtre, vol. 2 (épisodes 5 à 8) chez TF1 Vidéo
    • Amicalement vôtre, vol. 3 (épisodes 9 à 12) chez TF1 Vidéo
    • Amicalement vôtre, vol. 4 (épisodes 13 à 16) chez TF1 Vidéo
    • Amicalement vôtre, vol. 5 (épisodes 17 à 20) chez TF1 Vidéo
    • Amicalement vôtre, vol. 6 (épisodes 21 à 24) chez TF1 Vidéo
  • 22 mai 2008 : Amicalement vôtre, l’intégrale 7 DVD chez TF1 Vidéo21

Blu-Ray :

  • 23 octobre 2013 : Amicalement vôtre, édition ultime en images remastérisées en HD – 6 Blu-ray (+ 2 DVDs de bonus) ou 8 DVD chez TF1 Vidéo.

Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni :

Blu-Ray :

  • 19 septembre 2011 : Amicalement vôtre, l’intégrale 5 Blu-ray + 3 DVDs de bonus (VOST anglais uniquement)

Adaptations

Longs métrages

Plusieurs longs métrages ont été produits entre 1974 et 1980, réalisés à partir d’épisodes de la série remontés, et destinés à des chaînes câblées américaines ou des sorties cinéma en Europe : Mission Monte-Carlo (1974) Sporting Chance (1976), London Conspiracy (1980).

Bande dessinée

Des aventures inédites de la série ont été réalisées en bande dessinée pour l’hebdomadaire Pif Gadget, sous licence d’ITC. Les dessins étaient de Marcello et les textes de Victor Mora22.

Perdus dans l’espace

Sunday, October 30th, 2016

Wikipédia

Perdus dans l’espace (Lost in Space) est une série télévisée américaine en 83 épisodes de 49 minutes, dont 28 en noir et blanc, créée par Irwin Allen et diffusée entre le et le sur le réseau CBS.

En France, la série a été diffusée pour la première fois à partir du sur La Cinq. Auparavant, elle avait été diffusée en Lorraine à la fin des années 1960 sur Télé Luxembourg.

La série s’est inspirée de la bande dessinée The Space Family Robinson publiée en décembre 1962 par Gold Key Comics, et du roman Le Robinson suisse (Der Schweizerische Robinson) de Johann David Wyss (1812).

CBS et 20th Century Fox obtinrent une entente avec Gold Key Comics leur permettant d’utiliser le nom Robinson pour l’émission. Par la suite, la télésérie évolue avec des histoires séparées de la série de comic book.

Le 30 juin 2016, le site web Coming Soon annonce un reboot de la série culte, diffusé à partir de 2018 sur la plateforme Netflix.

Sommaire

Synopsis

En 1997, alors que la Terre est surpeuplée, la famille Robinson a été choisie pour se rendre dans le système d’Alpha Centauri afin d’y fonder une colonie. Embarqués à bord du vaisseau Jupiter II qui a été saboté par le Docteur Smith, ils se retrouvent perdus dans l’espace…

Distribution

Épisodes

42 épisodes ont été doublés en français.

Première saison (1965-1966)

  1. Le Passager clandestin (The Reluctant Stowaway)
  2. L’Épave du cosmos (The Derelict)
  3. Une île dans le ciel (Island in the Sky)
  4. Titre français inconnu (There Were Giants in the Earth)
  5. Titre français inconnu (The Hungry Sea)
  6. Titre français inconnu (Welcome Stranger)
  7. Titre français inconnu (My Friend, Mr. Nobody)
  8. Titre français inconnu (Invaders from the Fifth Dimension)
  9. Titre français inconnu (The Oasis)
  10. Titre français inconnu (The Sky Is Falling)
  11. Titre français inconnu (Wish Upon a Star)
  12. Titre français inconnu (The Raft)
  13. Titre français inconnu (One of Our Dogs Is Missing)
  14. Titre français inconnu (Attack of the Monster Plants)
  15. Titre français inconnu (Return from Outer Space)
  16. Titre français inconnu (The Keeper – Part 1)
  17. Titre français inconnu (The Keeper – Part 2)
  18. Titre français inconnu (The Sky Pirate)
  19. Titre français inconnu (Ghost in Space)
  20. Titre français inconnu (War of the Robots)
  21. Titre français inconnu (The Magic Mirror)
  22. Titre français inconnu (The Challenge)
  23. Titre français inconnu (The Space Trader)
  24. Titre français inconnu (His Majesty Smith)
  25. Titre français inconnu (The Space Croppers)
  26. Titre français inconnu (All That Glitters)
  27. Titre français inconnu (The Lost Civilization)
  28. Titre français inconnu (A Change of Space)
  29. Titre français inconnu (Follow the Leader)

Deuxième saison (1966-1967)

  1. Le prospecteur de l’espace (Blast Off into Space)
  2. Aventure sauvage (Wild Adventure)
  3. Planète fantôme (The Ghost Planet)
  4. La planète interdite (Forbidden World)
  5. Le cirque de l’espace (Space Circus)
  6. Le jury de l’espace (The Prisoners of Space)
  7. La machine androïde (The Android Machine)
  8. Les tournois Gamma (The Deadly Games of Gamma)
  9. Le voleur du cosmos (The Thief from Outer Space)
  10. La Malédiction de Smith (The Curse of Cousin Smith)
  11. À l’Ouest de Mars (West of Mars)
  12. La lyre enchantée (A Visit to Hades)
  13. Le robot détruit (The Wreck of the Robot)
  14. Le monstre (The Dream Monster)
  15. Un homme en or (The Golden Man)
  16. La fille de la Dimension verte (The Girl From the Green Dimension)
  17. Le défi (The Questing Beast)
  18. Celui qui Fabriquait les Jouets (The Toymaker)
  19. Mutinerie dans l’espace (Mutiny in Space)
  20. Les Vikings de l’espace (The Space Vikings)
  21. Fusée pour l’espace (Rocket to Earth)
  22. La Caverne (The Cave of the Wizards)
  23. Le Trésor de la planète perdue (Treasures of the Lost Planet)
  24. Révolte des androïdes (Revolt of the Androids)
  25. Les Aventuriers (The Colonists)
  26. L’Exploration du robot (Trip Through the Robot)
  27. La Famille fantôme (The Phantom Family)
  28. Les Hommes machines (The Mechanical Men)
  29. D’astres en astres (The Astral Traveler)
  30. Le Cadeau le plus précieux (The Galaxy Gift)

Troisième saison (1967-1968)

  1. Le Condamné de l’espace (Condemned of Space)
  2. Visite à une planète hostile (Visit to a Hostile Planet)
  3. Enlèvement dans l’espace (Kidnapped in Space)
  4. Le chasseur de Lune (Hunter’s Moon)
  5. Les Primitifs (The Space Primevals)
  6. Les Destructeurs (The Space Destructors)
  7. Le Phare mystérieux (The Haunted Lighthouse)
  8. Vol au cœur de l’avenir (Flight into the Future)
  9. Choc des planètes (Collision of the Planets)
  10. Titre français inconnu (The Space Creature)
  11. Titre français inconnu (Deadliest of the Species)
  12. Titre français inconnu (A Day at the Zoo)
  13. Titre français inconnu (Two Weeks in Space)
  14. Titre français inconnu (Castles in Space)
  15. Titre français inconnu (The AntiMatter Man)
  16. Titre français inconnu (Target Earth)
  17. Titre français inconnu (Princess of Space)
  18. Titre français inconnu (The Time Merchant)
  19. Titre français inconnu (The Promised Planet)
  20. Titre français inconnu (Fugitives in Space)
  21. Titre français inconnu (Space Beauty)
  22. Titre français inconnu (The Flaming Planet)
  23. Titre français inconnu (The Great Vegetable Rebellion)
  24. Titre français inconnu (Junkyard of Space)

Personnages

Marta Kristen dans le rôle de Judy Robinson.
  • Docteur Maureen Robinson : épouse de John et biochimiste qualifiée. Elle est la mère de leurs enfants, Judy, Penny et Will.
  • Major Don West : pilote du vaisseau spatial de l’expédition, le Jupiter 2. Don est attiré par Judy, et fondamentalement méfiant envers le Dr Smith. Dans le pilote original, Don West était aussi un astrophysicien et un expert en géologie interplanétaire.
  • Judy Robinson : fille aînée des Robinson. Elle aurait voulu faire une carrière dans le théâtre musical sur Terre, mais a finalement accepté de rejoindre sa famille dans la mission Alpha Centauri.
  • Will Robinson : enfant surdoué en électronique et le plus intéressant des enfants Robinson. Il est le plus jeune, le plus intelligent et un bon ami du Dr Smith et du robot.
  • Docteur Zachary Smith : un soi-disant spécialiste en environnement et en psychologie intergalactique et colonel des Space Corps, il est en fait un agent ennemi. Il était chargé de la partie médicale de la mission pendant sa préparation. Sa tentative manquée de sabotage l’a fait se retrouver passager clandestin malgré lui sur le Jupiter 2, d’où le titre du premier épisode (Reluctant Stowaway). Le Dr Smith, personnage plutôt sinistre dans les premiers épisodes, s’est transformé peu à peu en un personnage comique et lâche, qui ne cessait de se disputer avec le robot du vaisseau. La présence du Dr Smith à bord a dévié la course du vaisseau, évitant aux occupants un crash fatal avec un astéroïde inattendu. Pour cette raison, les Robinson lui en sont reconnaissants, malgré les innombrables difficultés qu’il leur cause par ailleurs.
  • Le Robot : c’est un robot de contrôle environnemental modèle B-9, sans autre nom. Cependant, on voit sa caisse d’emballage dans l’épisode The Time Merchant de la 3e saison et l’étiquette indique en noir ONE General Utility Non-Theorizing Environmental ROBOT, avec les lettres G, U, N, T, E, et toutes celles du mot ROBOT en majuscules rouges, d’où l’opinion avancée par certains auteurs qu’il aurait dû porter en guise de nom l’acronyme GUNTER1. Le robot a été conçu par Robert Kinoshita et réalisé par Bob May dans un costume construit par Bob Stewart. Sa voix était celle de Dick Tufeld, le narrateur par ailleurs de la série.

DVD / BLU-RAY

  • Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni : Chez l’éditeur Twentieth Century Fox en audio Anglais avec sous-titres Anglais. Nombreux suppléments sur les coulisses de la série.

Intégrale saison 1 en coffret 8 DVD sortie le 23 février 2004. ASIN B0001B3YU6.

Intégrale saison 2 en coffret 8 DVD sortie le 5 juillet 2004. ASIN B00020JQBW.

Intégrale saison 3 en coffret 7 DVD sortie le 25 avril 2005. ASIN B000639YN0.

Intégrale de la série en coffret 23 DVD sortie le 31 octobre 2005. ASIN B000AAF9QK.

  • Drapeau des États-Unis États-Unis : Chez l’éditeur Twentieth Century Fox en audio Anglais, Espagnol et Français avec sous-titres Anglais, Espagnol et Français. Nombreux bonus sur les coulisses.

Intégrale saison 1 en coffret 8 DVD sortie le 13 janvier 2004. ASIN B0000DC3VM.

Saison 2 volume 1 en coffret 4 DVD sortie le 14 septembre 2004. ASIN B0002IQKAY. (Audio et sous-titres français présents). Saison 2 volume 2 en coffret 4 DVD sortie le 30 novembre 2004. ASIN B0002XVQNK. (Audio et sous-titres français présents).

Saison 3 volume 1 en coffret 4 DVD sortie le . ASIN B0006UEVTA. (Audio et sous-titres français présents). Saison 3 volume 2 en coffret 3 DVD sortie le 9 juillet 2005. ASIN B00096S47G. (Audio et sous-titres français présents).

Intégrale spéciale 50e anniversaire intitulée Lost in Space The Complete Adventures en coffret 18 BLU-RAY avec plus de 8 heures de bonus inédits sorti le 15 septembre 2015. ASIN B011QLB4B0. (Audio uniquement en Anglais avec sous-titres Anglais, Espagnol et Français).

Au Pays des Géants

Sunday, October 30th, 2016

Wikipédia

Au pays des géants (Land of the Giants) est une série télévisée américaine en 51 épisodes de 48 minutes, créée par Irwin Allen et diffusée entre le et le sur le réseau ABC.

Au début des années 1970, la série a été diffusée au Québec à la Télévision de Radio-Canada, et en France sur TMC et RTL Television, puis rediffusée en 1993 sur Série Club, et en 20142015 sur Ciné FX.

Sommaire

Synopsis

Lors d’un vol suborbital entre New York et Londres, trois membres d’équipage, quatre passagers et un chien sont projetés sur une planète semblable à la Terre, à la différence qu’elle est peuplée d’humains et d’animaux douze fois plus grands qu’eux. Tandis qu’ils tentent de réparer leur vaisseau endommagé afin de regagner la Terre, ils doivent faire face à la menace permanente que représentent les habitants de cette planète.

Distribution

Épisodes

Première saison (1968-1969)

  1. Atterrissage forcé (The Crash)
  2. La Ville fantôme (Ghost Town)
  3. Le bouc émissaire (Framed)
  4. Le Maquisard (Underground)
  5. Le manège de la peur (Terror-Go-Round)
  6. Plan de vol (The Flight Plan)
  7. La chasse aux géants (Manhunt)
  8. Le réveil matin (The Trap)
  9. La Foi (The Creed)
  10. Double revers (Double-Cross)
  11. Le monde merveilleux (The Weird World)
  12. La maison dorée (The Golden Cage)
  13. Compagnons d’infortune (The Lost Ones)
  14. Lavage de cerveau / Le sérum de vérité (Brainwash)
  15. Le chasseur de primes / Têtes mises à prix (The Bounty Hunter)
  16. J’ai Vu La Terre / Voir la Terre et mourir (On A Clear Day You Can See Earth)
  17. Le Détecteur (Deadly Lodestone)
  18. La nuit du Thrombeldinbar / Le lutin magique (Night of Thrombeldinbar)
  19. Sept petits hommes / Le zoo (Seven Little Indians)
  20. Cible la terre / Destination Terre (Target: Earth)
  21. Génie à l’œuvre / L’antidote (Genius At Work) avec Ron Howard
  22. Le retour de Inidu Le Magicien / Homicide involontaire (Return of Inidu)
  23. Opération de sauvetage (Rescue)
  24. Sabotage (Sabotage)
  25. L’appareil auditif (Shell Game)
  26. La poursuite / L’insecticide (The Chase)

Deuxième saison (1969-1970)

  1. Le robot parfait (The Mechanical Man)
  2. Six heures à vivre (Six Hours To Live)
  3. Rien ne sert de gagner (The Inside Rail)
  4. La partie d’échec (Deadly Pawn)
  5. Le champignon vénéneux (The Unsuspected)
  6. Le trompettiste (Giants and All That Jazz) avec Sugar Ray Robinson
  7. La boîte à musique (Collector’s Item)
  8. L’enfant et le chien (Every Dog Needs A Boy)
  9. Un moine terrifiant (Chamber Of Fear)
  10. Les savants diaboliques (The Clones)
  11. La rentrée du vieil acteur (Comeback)
  12. La soif du pouvoir (A Place Called Earth)
  13. Un géant nommé Titus (Land Of The Lost)
  14. Le retour sur Terre (Home Sweet Home)
  15. Heureuse méprise (Our Man O’Reilly)
  16. L’effet Delta (Nightmare)
  17. Le joueur de flûte (Pay The Piper)
  18. La cité souterraine (The Secret City Of Limbo)
  19. L’échappatoire (Panic)
  20. Le dard mortel (The Deadly Dart)
  21. Le saboteur (Doomsday)
  22. Une guerre miniature (A Small War)
  23. Les marionnettes (The Marionettes)
  24. Rétrospective (Wild Journey)
  25. Le cimetière des fous (Graveyard Of Fools)

DVD

Drapeau de la France France :

  • Au pays des géants coffret 1 (17 épisodes) sorti le 4 novembre 2014 chez LCJ éditions et productions dans un coffret 5 DVD. L’audio est en français et anglais sans sous-titres et sans bonus vidéo. Les copies sont restaurées. ASIN B00M262MKQ.
  • Au pays des géants coffret 2 (17 épisodes) sorti le 19 août 2015 chez LCJ éditions et productions dans un coffret 5 DVD. Les caractéristiques sont identiques au premier volume. les copies sont restaurées. ASIN B00ZY4Y5ZS.

Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni :

  • Land of the Giants complete series one (26 épisodes) sortie le 28 mars 2011 chez Revelation Films dans un coffret 7 DVD. L’audio est en anglais avec sous-titres anglais. Les copies sont restaurées. De nombreux suppléments sur les coulisses ainsi que des interviews des acteurs sont disponibles. ASIN B004BFZA6Y.
  • Land of the Giants Complete series two (25 épisodes) sortie le 13 juin 2011 chez Revelation Films dans un coffret 7 DVD. L’audio est en anglais avec sous-titres anglais. Les copies sont restaurées avec de nombreux suppléments sur les coulisses. ASIN B004BFZA96.
  • Land of the Giants The Complete Collection (51 épisodes) sortie le 5 mars 2012 chez Revelation Films dans un coffret 14 DVD. Les caractéristiques sont identiques aux deux saisons. En cadeau des cartes postales collector de la série. ASIN B006WYBLE2.

Drapeau des États-Unis États-Unis :

  • Land of the Giants The Giant Collection (Edition limitée) sortie le 24 juillet 2007 chez 20th Century Fox Home Entertainment dans un coffret 9 DVD double face. L’audio est en anglais et espagnol avec sous-titres anglais et espagnol. Les bonus sont plus nombreux que les coffret anglais (Galeries de photos, scènes coupées, interviews des acteurs, effets visuels, merchandising, bandes annonces publicitaires, etc …). En cadeau des cartes postales collector, des affiches, des booklets, reproduction de bandes dessinées d’époque. le packaging est beaucoup plus soigné en forme de cage pour petits animaux. ASIN B000P5FH2Q.

Les Craquantes ou Carré de dames

Sunday, October 30th, 2016

Wikipédia

Les Craquantes ou Carré de dames (au Québec et en Belgique) (The Golden Girls) est une série télévisée américaine en 180 épisodes de 26 minutes, créée par Susan Harris, produite par Marc Cherry et diffusée du au sur le réseau NBC1.

En Belgique, la série a été diffusée dans les années 1980 sur RTL Télévision sous le titre Carré de dames. En France, la série a été diffusée du au 2 sur Antenne 2 (France 2). Diffusion en version originale sous-titrée tout l’été 1992 dans Continentales d’été sur France 3. Puis du 2 au 3 sur France 3. Rediffusion intégrale sur Téva à partir du 4. Au Québec, la série a été rediffusée sur Prise 2.

Sommaire

Synopsis

Il était une fois trois femmes superbes. Cela aurait pu être des Drôles de dames, mais ce ne sont que trois quinquagénaires qui vivent sous le même toit à Miami.

Rose, l’ingénue du Minnesota, ne cesse de divaguer et n’a d’yeux que pour St-Olaf, son village natal très excentrique. Blanche, aristocrate sudiste nymphomane d’Atlanta, a pour seule joie en ce monde de conquérir le plus d’hommes possible et de donner un compte rendu à ses deux meilleures amies. Et enfin Dorothée, une New-Yorkaise d’origine italienne à peine divorcée de Stanley, qualifié selon elle de « rebut du genre humain », amène dans l’histoire l’étonnement du tout un chacun face aux situations cocasses, un peu trop normale pour ses deux « déjantées » de colocataires.

Ces trois dames ne seraient rien sans la pétulante Sophia, mère de Dorothée et née en Sicile, qui porte en elle la fougue de ses origines italiennes et qui n’a pas la langue dans sa poche…

Distribution

Épisodes

Autour de la série

  • Produites par Paul Junger Witt, Tony Thomas, Susan Harris et Marc Sotkin, ces Craquantes ont rencontré un immense succès et ont fait rire toutes les générations. Série star dans de nombreux pays, elle est passée inaperçue en France car programmée aléatoirement sur France 3. Toutefois, c’est une des rares séries à avoir bénéficié d’une diffusion en version originale sous-titrée (dans l’émission Continentales présenté par Alex Taylor) sur une chaîne hertzienne. C’est également à ce jour la seule série pour laquelle tous les protagonistes ont reçu un Emmy Award. Devant ce succès, une série dérivée, intitulée The Golden Palace, fut créée après le départ de Beatrice Arthur à la fin de la septième saison (qui pour les besoins du scénario se remarie). Dans ce spin-off, nous retrouvons les autres protagonistes, tenancières d’un hôtel de luxe aux mille péripéties. Mais malgré l’originalité des histoires et la fraîcheur comique intacte des héroïnes, la série n’a tenu qu’une saison avant de disparaître totalement.
  • Bea Arthur, qui interprétait Dorothy était en réalité plus âgée d’un an qu’Estelle Getty qui jouait sa mère.
  • En 1995, TF1 diffuse un spin-off, Empty Nest (en), sous le titre La Maison en folie, dans l’émission Ça me dit… et vous ?. Sophia y faisait de nombreuses apparitions.
  • La série est disponible en DVD dans certains pays, notamment au Royaume-Uni. Les coffrets, édités par Buena Vista Entertainment, présentent des caractéristiques différentes: la saison 1 est doublée et sous-titrée en français; les saisons 2 et 3 sont uniquement sous-titrées en français. Les dernières saisons ne sont pas traduites en français.
  • Au Canada, Radio-Canada avait également fait une adaptation québécoise dont le titre était Des femmes en or.
  • En janvier 2012, Betty White (Rose Nylund dans la série) a fêté ses 90 ans et est la seule survivante des quatre protagonistes.
  • Les quatre premières saisons ont été tournées aux Sunset Gower Studios à Los Angeles5

Récompenses

  • Emmy Award 1986 : Meilleure série comique
  • Emmy Award 1986 : Meilleure actrice dans une série comique pour Betty White
  • Golden Globe 1986 : Meilleure série comique
  • Golden Globe 1986 : Meilleure actrice dans une série comique pour Estelle Getty
  • Emmy Award 1987 : Meilleure série comique
  • Emmy Award 1987 : Meilleure réalisation de Terry Hughes pour l’épisode C’est si romantique (Isn’t It Romantic)
  • Emmy Award 1987 : Meilleure actrice dans une série comique pour Rue McClanahan
  • Golden Globe 1987 : Meilleure série comique
  • Emmy Award 1988 : Meilleure actrice dans une série comique pour Beatrice Arthur
  • Emmy Award 1988 : Meilleure actrice dans un second rôle pour Estelle Getty
  • Golden Globe 1988 : Meilleure série comique

Les Champions

Sunday, October 30th, 2016

Wikiopédia

Les Champions (The Champions) est une série télévisée britannique en 30 épisodes de 50 minutes, créée par Monty Berman et Dennis Spooner et diffusée entre le et le sur le réseau ITV.

En France, la série a été diffusée à partir du sur la deuxième chaîne de l’ORTF et rediffusée en 1993 sur M6.

Sommaire

Synopsis

Craig, Richard et Sharon, trois agents secrets appartenant à une organisation appelée Nemesis, s’écrasent en avion dans l’Himalaya lors d’une mission. Recueillis par des moines tibétains, qui sont en réalité des êtres issus d’une civilisation très avancée, les trois héros se retrouvent dotés de pouvoirs surhumains qu’ils vont mettre au service du renseignement britannique et, ainsi, affronter des ennemis hors du commun.

Distribution

Acteurs principaux

Invités

Épisodes

  1. Le Départ (The Begining)
  2. L’Homme invisible (The Invisible Man)
  3. Boîte postale 666 (Reply Box No. 666)
  4. L’Expérience (The Experiment)
  5. Tout peut arriver (Happening)
  6. Opération Antarctique (Operation Deep Freeze)
  7. Les Survivants (The Survivors)
  8. L’Appât (To Trap a Rat)
  9. L’Homme de fer (The Iron Man)
  10. L’Avion fantôme (The Ghost Plane)
  11. L’Île noire (The Dark Island)
  12. Les Fanatiques (The Fanatics)
  13. Douze heures à vivre (Twelve Hours)
  14. Le Recherché (The Search)
  15. La Cage dorée (The Gilded Cage)
  16. L’Ombre de la panthère (Shadow of the Panther)
  17. Le Poison (Case of Lemmings)
  18. La Question (The Interrogation)
  19. Le Nouveau Visage d’Émile Boder (The Mission)
  20. L’Ennemi silencieux (The Silent Enemy)
  21. Voleurs de cadavres (The Body Snatchers)
  22. L’Évasion (Get Me Out of Here)
  23. Sorcellerie (The Night People)
  24. Plan zéro (Project Zero)
  25. La Traversée du désert (Desert Journey)
  26. L’Espion (Full Circle)
  27. Qui est le traître ? (The Nutcracker)
  28. La Bombe (The Final Countdown)
  29. Trafic d’armes (The Gunrunners)
  30. Nemesis (Autokill)

Commentaires

Cette série, qui connut un très vif succès en Grande-Bretagne à la fin des années 1960, a expérimenté un certain nombre d’effets (caméra subjective, effets de zoom, ralentis…) qui seront repris dans les séries américaines L’Homme qui valait trois milliards et Super Jaimie, quelques années plus tard [réf. nécessaire].

En espagnol cette série est connue sous le titre Los Invencibles de Nemesis.

À partir de l’épisode 2, après le générique de chaque épisode, une séquence montre les champions utilisant leurs pouvoirs devant d’autres personnes, avec un narrateur expliquant l’origine de leurs pouvoirs et leur rôle dans l’agence international Némésis1.

Le siège de Némésis est censé se trouver à Genève d’où le zoom arrière récurrent sur le Jet d’eau et la rade de Genève. De même, le «siège» de l’organisation est une vue en contre-plongée de la façade de l’édifice municipal de Barnet House, une tour de 11 étages, en verre et en béton, où sont logés différents services de la ville et du gouvernement. Parmi eux, la Régie du logement entre autres. La tour est située au 1255 High Road, Whetstone, à Londres.

Adaptation au cinéma

The Champions, une adaptation sur grand écran, était prévue pour 2013 et devait être réalisée par Guillermo del Toro. Elle n’a jamais vu le jour.

Buck Rogers au 25ème siècle

Sunday, October 30th, 2016

Wikipédia

Buck Rogers1 ou Buck Rogers au XXVe siècle (Buck Rogers in the 25th Century) est une série télévisée américaine, composée d’un pilote de 100 minutes, de trois téléfilms de 90 minutes et de 29 épisodes de 46 minutes, créée par Glen A. Larson et Leslie Stevens d’après le personnage éponyme de Philip Francis Nowlan, et diffusée entre le et le sur le réseau NBC.

En France, le pilote est sorti dans les salles de cinéma le 25 juillet 1979. Il est diffusé à la télévision le dans l’émission L’Avenir du futur sur TF1. La première saison est diffusée à partir du sur TF1, puis plusieurs fois rediffusée : à partir du sur Antenne 2, du sur La Cinq, en 1997 sur 13e rue. En 2001 : rediffusion de la première saison sur Série Club et programmation de la seconde saison inédite en version originale sous-titrée.

Sommaire

Synopsis

En 1987, la NASA envoie le Capitaine William « Buck » Rogers en mission spatiale à bord du vaisseau Ranger 3. Le vaisseau est accidentellement dévié de sa trajectoire par une pluie de météorites et son pilote se retrouve en « animation suspendue ». Il est récupéré 500 ans plus tard par les Dracons, devenus maîtres de l’espace…

Distribution

Film

Le téléfilm pilote est d’abord sorti en salles en mars 1979 sous le titre Buck Rogers au 25e siècle. Le film réalise 21 millions de dollars au box-office nord-américain, ce qui incite Universal à lancer une série hebdomadaire dans la foulée. Le film est également sorti à l’échelle internationale, mettant en vedette tous les personnages principaux qui apparaissent dans la série hebdomadaire, y compris la princesse Ardala de la planète Draconia et son sbire Kane. En France, le pilote est sorti dans les salles de cinéma le 25 juillet 1979. Il est diffusé à la télévision le dans l’émission L’Avenir du futur sur TF1. Le thème de la soirée était « L’astronomie de l’invisible ». Par la suite, il a été rediffusé en deux parties distinctes.

Titre original

Buck Rogers in the 25th Century

Première diffusion

Réalisation

Scénario

Invités

Épisodes

Première saison (1979-1980)

Cette première saison produite par ses créateurs Glen A. Larson et Leslie Stevens se veut volontairement axée sur l’action et les jolies filles. Les ennemis sont excentriques et joués par de grands comédiens hollywoodiens. Un effort particulier a été mis sur les effets visuels avec un large choix de décors en studios mais aussi en extérieurs. En ce qui concerne la qualité des scénarios, les intrigues sont pour la plupart sommaires mais ce n’est pas le plus important. Ici, ce qui prime c’est l’humour et la légèreté …

Buck Rogers1re partie (Awakening – Part 1)

Numéro de production

1 (1.001)

Première diffusion

Réalisation

Scénario

Invités

Résumé détaillé

La navette spatiale Ranger III pilotée par le capitaine William Buck Rogers est placée en animation suspendue durant 500 ans à la suite d’une explosion. Buck se réveille plus tard à la suite de l’attaque de vaisseaux spatiaux apparentés à l’empire Draconien. Il est pris pour un espion du directoire terrien…

Commentaires

Ce téléfilm est une version remaniée de la version sortie au cinéma. Le générique chanté au cours duquel Erin Gray et les autres interprètes féminines prennent des poses lascives est supprimé. Il est remplacé par le générique normal de la série. Les sous-entendus sexuels entre Wilma et Buck seront supprimés. Les remarques considérées trop vulgaires de Twiki seront redoublées. En France, cette version est totalement inédite à la télévision.

Buck Rogers2e partie (Awakening – Part 2)

Numéro de production

1 (1.001)

Première diffusion

Réalisation

Scénario

Invités

Résumé détaillé

Après avoir réussi à prouver son innocence aux Terriens qui voulaient le condamner à mort, Buck parvient à infiltrer le vaisseau de la princesse Ardala. Une mission de sauvetage dirigée par le colonel Wilma Deering est en route pour le sauver…

La Montagne du sorcier1re partie (Planet of the Slave Girls – Part 1)

Numéro de production

2 (1.002)

Première diffusion

Réalisation

Michael Caffey.

Scénario

Steve Greenberg, Aubrey Solomon et Cory Applebaum.

Invités

Résumé détaillé

Les pilotes des vaisseaux du directoire sont tous intoxiqués. Buck et Wilma décident de se rendre sur la planète Vistula d’où proviennent les livraisons de nourriture. Ils commencent leur enquête et découvrent dans le désert une secte qui a l’intention de prendre le pouvoir avec à leur tête un fanatique, Kaleel…

La Montagne du sorcier2e partie (Planet of the Slave Girls – Part 2)

Numéro de production

2 (1.002)

Première diffusion

Réalisation

Michael Caffey.

Scénario

Steven Greenberg, Aubrey Solomone et Cory Applebaum.

Invités

Résumé détaillé

Après s’être écrasés dans le désert, Buck et le major Danton parviennent à pénétrer la forteresse de Kaleel. Wilma et Ryma, qui sont prisonnières, tentent de s’évader sans succès…

Commentaires

Buster Crabbe est un habitué du space opéra puisqu’il a incarné Buck Rogers et Flash Gordon au cinéma dans les années 30.

Le Paradis du jeu (Vegas in Space)

Numéro de production

3 (1.01)

Première diffusion

Réalisation

Sigmund Neufeld Jr.

Scénario

Anne Collins.

Invités

Résumé détaillé

Armat, un trafiquant d’armes notoire, propose au docteur Huer de se rendre et de lui fournir les plans des vaisseaux draconiens en échange du sauvetage d’une jeune femme, Falina Redding. Cette dernière est retenue prisonnière par Velosi, propriétaire d’un casino spatial. Wilma et Buck sont envoyés en mission…

La Légion noire1re partie (Plot to Kill a City – Part 1)

Numéro de production

4 (1.02)

Première diffusion

Réalisation

Scénario

Invités

Résumé détaillé

Buck se fait passer pour un criminel afin d’infiltrer « La Légion Noire », un groupe de terroristes qui projette de détruire New Chicago…

La Légion noire2e partie (Plot to Kill a City – Part 2)

Numéro de production

5 (1.03)

Première diffusion

Réalisation

Scénario

Invités

Résumé détaillé

Le groupuscule de mercenaires a réussi à percer la véritable identité de Buck. Varek, chargé de l’éliminer, le laisse pourtant en vie…

Alerte au gaz (The Return of the Fighting Sixty-Ninth)

Numéro de production

6 (1.04)

Première diffusion

Réalisation

Scénario

David Carren.

Invités

Résumé détaillé

Des trafiquants d’armes ont décidé d’attaquer la Terre avec des virus dangereux. Ils ont élu domicile dans un champ d’astéroïdes impraticable. Le seul moyen de s’y rendre est d’envoyer un ancien escadron de pilotes expérimentés mais à la retraite…

Les Évadés du puits d’enfer (Unchained Woman)

Numéro de production

7 (1.05)

Première diffusion

Réalisation

Scénario

Bill Taylor.

Invités

Résumé détaillé

Buck est chargé de faire évader Jen Burton, la seule à pouvoir identifier le terroriste Pantera. Ce dernier menace le directoire de sabotage…

Planète des Amazones (Planet of the Amazon Women)

Numéro de production

8 (1.06)

Première diffusion

Réalisation

Scénario

D. C. Fontana (en) et Clayton Richards.

Invités

Résumé détaillé

Deux jeunes femmes dont le vaisseau est en panne sont aidées par Buck. Capturé par ces dernières, il est emmené sur la planète Zantia pour être vendu comme esclave…

Le Surdoué (Cosmic Whiz Kid)

Numéro de production

9 (1.07)

Première diffusion

Réalisation

Scénario

Anne Collins.

Invités

Résumé détaillé

Buck est chargé d’aider le lieutenant Cyrton à retrouver le dirigeant d’une planète alliée de la Terre : un enfant surdoué surnommé Hieronymus Fox…

Un amour de princesse (Escape From Wedded Bliss)

Numéro de production

10 (1.08)

Première diffusion

Réalisation

Scénario

Cory Applebaum et Alan Brennert.

Invités

Résumé détaillé

Un mystérieux satellite ayant la forme d’un cristal provoque des destructions sur la Terre. Cet engin conçu par les Draconiens a été dirigé sur notre planète par le caprice de la princesse Ardala qui menace de s’en servir à nouveau si Buck ne l’épouse pas…

La Croisière sidérale (Cruise Ship to the Stars)

Numéro de production

11 (1.09)

Première diffusion

Réalisation

Sigmund Neufeld Jr.

Scénario

Cory Applebaum et Alan Brennert.

Invités

Résumé détaillé

Buck et Wilma sont chargés de la protection de Miss Cosmos à bord d’un vaisseau spatial de croisière…

Commentaires

Un épisode qui rappelle beaucoup le roman de Stevenson L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde avec le thème de la double personnalité.

Le Vampire (Space Vampire)

Numéro de production

12 (1.10)

Première diffusion

Réalisation

Scénario

Kathleen Barnes et David Wise.

Invités

Résumé détaillé

Buck et Wilma font escale dans une station spatiale dirigée par un ancien ami de la jeune femme. Au même moment, un cargo s’écrase sur la station. Tous les membres sont retrouvés sans vie…

Commentaires

De nombreuses références sont faites au roman Dracula comme le cargo et ses membres tués qui renvoient directement au navire Le Demeter ou encore le seul moyen de tuer le vampire qui est un bijou, là encore une référence au crucifix.

Bon anniversaire, Buck (Happy Birthday, Buck)

Numéro de production

13 (1.11)

Première diffusion

Réalisation

Sigmund Neufeld Jr.

Scénario

Martin Pasko.

Invités

  • Morgan Brittany : Raylyn Merritt.
  • Tamara Dobson : Docteur Delora Bayliss.
  • Peter MacLean : Colonel Cornell Traeger.
  • Chip Johnson : Carew.
  • Bruce Wright : Rorvik.

Résumé détaillé

Wilma et le docteur Huer préparent en secret l’anniversaire de Buck. Pendant ce temps, Traeger, un ancien ennemi de Huer s’est évadé de prison et est bien décidé à se venger de lui…

Commentaires

Le nom de Martin Pasko est très célèbre outre-atlantique en tant que scénariste de bandes dessinées. Il a notamment travaillé pour la firme DC Comics.

Une bombe pour Buck (A Blast for Buck)

Numéro de production

14 (1.12)

Première diffusion

Réalisation

David G. Phinney.

Scénario

Dick Nelson.

Invités

Résumé détaillé

Une sonde est envoyée sur la Terre pour la détruire. Buck doit se soumettre à une série d’énigmes s’il veut sauver la planète. Il se remémore ses aventures afin de trouver qui est responsable de cet ultimatum…

Commentaires

Un épisode en forme de bottle show avec des extraits des épisodes précédents.

Le retour d’Ardala (Ardala Returns)

Numéro de production

15 (1.13)

Première diffusion

Réalisation

Scénario

Allan Cole et Chris Bunch.

Invités

Résumé détaillé

La princesse Ardala a un nouveau plan pour contrer les humains. Ses scientifiques ont créé quatre sosies de Buck afin de le discréditer…

Twiki a disparu (Twiki is Missing)

Numéro de production

16 (1.14)

Première diffusion

Réalisation

Sigmund Neufeld Jr.

Scénario

Jaron Summers.

Invités

  • Eddie Benton : Stella.
  • John P. Ryan : Kurt Belzack.
  • David Darlow : Pinchas.
  • Janet Bebe Louis : Clare.

Résumé détaillé

Un responsable d’une mine spatiale a comme projet de remplacer tous les ouvriers par des robots semblables à Twiki. Il charge un trio de télépathes de lui ramener l’androïde mais Buck s’en mêle et il est capturé par les mutants…

Jeux Olympiques (Olympiad)

Numéro de production

17 (1.15)

Première diffusion

Réalisation

Scénario

Invités

Résumé détaillé

Buck Rogers est l’invité d’honneur des jeux olympiques de 2492. Une athlète de la planète Lozan veut obtenir l’asile et fuir le régime totalitaire. Buck va devoir agir en solitaire car le directoire ne veut rien entendre pour aider la jeune femme…

Jennifer (A Dream of Jennifer)

Numéro de production

18 (1.16)

Première diffusion

Réalisation

David G. Phinney.

Scénario

Invités

Résumé détaillé

Alors que Buck fait des courses en compagnie de Wilma, il aperçoit dans la foule une jeune femme qui est le portrait craché de Jennifer, son épouse de 1987. Mais il s’agit en fait d’un piège tendu par des agents extra-terrestres…

Le Rock de l’espace (Space Rockers)

Numéro de production

19 (1.17)

Première diffusion

Réalisation

Guy Magar.

Scénario

Allan Cole et Chris Bunch.

Invités

Résumé détaillé

Le satellite Musicworld s’apprête à diffuser un concert du groupe Andromède à travers la galaxie. Mais le docteur Huer craint que le directeur Mangros ne cache en fait autre chose derrière ce spectacle. Buck est envoyé afin d’enquêter sur le compte de cet individu…

Duel à mort pour Buck (Buck’s Duel to the Death)

Numéro de production

20 (1.18)

Première diffusion

Réalisation

Bob Bender.

Scénario

Robert W. Gilmer.

Invités

Résumé détaillé

Buck est amené sur la planète Vorlon sur la demande d’un groupuscule de sénateurs afin qu’il affronte en combat singulier le Trébor qui est aussi le dirigeant de la planète. Ils veulent ainsi accomplir une ancienne prophétie racontant qu’un être ayant 500 ans viendra les sauver…

La sorcière de la guerre1re partie (Flight of the War Witch – Part 1)

Numéro de production

21 (1.19)

Première diffusion

Réalisation

Scénario

Robert W. Gilmer et William Mageean.

Invités

Résumé détaillé

Zarina et ses troupes venant d’un univers parallèle a pour ambition d’envahir notre galaxie. Les draconiens avec Ardala à sa tête ne veulent pas en entendre parler et s’attaquent aux extraterrestres mais elle subit de lourdes pertes. Elle décide de faire appel à Buck…

La sorcière de la guerre2e partie (Flight of the War Witch – Part 2)

Numéro de production

22 (1.20)

Première diffusion

Réalisation

Scénario

Robert W. Gilmer et William Mageean.

Invités

Résumé détaillé

L’assaut final contre les troupes de Zarina est en marche mais Wilma est très dubitative sur le comportement d’Ardala. Elle croit qu’elle joue un double jeu avec Zarina …

Deuxième saison (1981)

Cette seconde saison compte moins d’épisodes à la suite de la grève des acteurs d’Hollywood en cette rentrée 1980. La plupart des scripts ayant pris du retard, la chaîne NBC décida de repousser la diffusion au début de l’année 1981. De profonds changements ont émaillé la production. Tout d’abord, à la suite des plaintes des comédiens principaux, notamment Gil Gerard, qui trouvait la série beaucoup trop légère, le studio Universal décida de changer le concept : moins de bling bling et plus de sérieux. Les producteurs Glen A. Larson et Leslie Stevens furent remerciés et remplacés par John Mantley. Un adoucissement du personnage de Wilma intervint : plus féminine et moins rebelle dans son attitude et ses tenues. Des personnages importants comme le docteur Huer, le docteur Théopolis ainsi que la princesse Ardala disparurent sans explication. L’introduction de nouveaux personnages comme Hawk, l’homme faucon, le professeur Goodfellow, le robot Crichton et l’amiral Asimov a profondément changé l’équilibre des histoires…

Le temps du faucon (Partie 1) (Time of the Hawk – Part 1)

Numéro de production

23 (2.001)

Première diffusion

Réalisation

Scénario

Invités

Résumé détaillé

Buck, Wilma et Twiki sont embarqués à bord du Searcher afin de retrouver les survivants de l’holocauste terrien. Leur vaisseau est proche d’une planète dont les habitants exterminent le peuple oiseau…

Le temps du faucon (Partie 2) (Time of the Hawk – Part 2)

Numéro de production

23 (2.001)

Première diffusion

Réalisation

Scénario

Invités

  • Sid Haig : Pratt.
  • Kenneth O’Brien : Capitaine.
  • Lavelle Roby : Thromis.
  • Michael Fox : Haut juge.

Résumé détaillé

Buck et Hawk s’affrontent et finissent par devenir amis lorsque Buck tente de sauver la vie de Koori, la fiancée de Hawk. Pendant ce temps, le docteur Goodfellow trouve des traces du passage d’autres terriens sur la planète…

Voyage à l’oasis (Partie 1) (Journey to Oasis – Part 1)

Numéro de production

24 (2.002)

Première diffusion

Réalisation

Scénario

Robert Mitchell et Esther Mitchell.

Invités

  • Mark Lenard : Ambassadeur Duvoe.
  • Len Birman : Amiral Zite.
  • Paul Carr : Lieutenant Devlin.
  • Felix Silla : Odee-X.

Résumé détaillé

Buck, Wilma, Hawk et le docteur Goodfellow doivent escorter l’ambassadeur Devoe à une conférence de paix mais leur vaisseau s’écrase dans un désert à proximité de la ville d’Oasis où doit se tenir le meeting…

Voyage à l’oasis (Partie 2) (Journey to Oasis – Part 2)

Numéro de production

24 (2.002)

Première diffusion

Réalisation

Scénario

Robert Mitchell et Esther Mitchell.

Invités

  • Donn Whyte : Zycharian Jr.
  • Michael Stroka : Rolla.
  • Alex Hyde-White : Technicien.

Résumé détaillé

Nos amis sont harcelés par un lutin du nom d’Odee-X qui en plus d’avoir des pouvoirs leur mène la vie dure. Pendant ce temps, les hommes de l’ambassadeur sont persuadés que le Searcher et ses membres leur cache la vérité…

Les gardiens (The Guardians)

Numéro de production

25 (2.01)

Première diffusion

Réalisation

Scénario

Paul Schneider et Margaret Schneider.

Invités

Résumé détaillé

Buck et Hawk découvrent un vieil homme sur une planète non répertoriée. Il leur remet une boîte en jade et disparaît. À leur retour sur le Searcher, Buck et Hawk sont assaillis de visions…

Commentaires

Un pan de la vie des héros est révélé : la famille de Buck et les coutumes de Hawk. L’acteur Harry Townes a joué un rôle important dans l’épisode Copie Conforme aux côtés de Bill Bixby dans L’incroyable Hulk.

La marque du Saurien (Mark of the Saurian)

Numéro de production

26 (2.02)

Première diffusion

Réalisation

Barry Crane.

Scénario

Francis Moss.

Invités

  • Linden Chiles : Ambassadeur Cabot.
  • Kim Hamilton : Infirmière Paulton.
  • Vernon Weddle : Docteur Moray.
  • Paul Carr : Lieutenant Devlin.

Résumé détaillé

Buck est alité. Malade et atteint du virus de Cygnus, il aperçoit les dignitaires du quadrant delta chargés de négocier avec un peuple hostile : les sauriens. Mais une étrange aura entoure l’ambassadeur Cabot, le chef de la délégation. En fait, les sauriens ont un gadget ingénieux qui leur permet de prendre l’apparence des diplomates …

Commentaires

Le look des sauriens rappelle celui des extraterrestres de la série V.

L’homme en or (The Golden Man)

Numéro de production

27 (2.03)

Première diffusion

Réalisation

Scénario

Calvin Clements Jr et Stephen McPherson.

Invités

  • David Hollander : Velis.
  • Anthony James : Graf.
  • Bruce M. Fisher : Loran.
  • Russell Wiggins : Relcos.

Résumé détaillé

Le Searcher trouve une capsule spatiale qui dérivait. À son bord se trouve un jeune garçon à la peau dorée du nom de Vellus. Alors que le searcher est attiré inexorablement vers les astéroïdes, le jeune homme leur confie que son ami Velis a suffisamment d’énergie pour permettre au vaisseau de se tirer de ce mauvais pas mais il s’est échoué sur une planète. Buck et Vellus se dirigent donc vers cette planète pour le retrouver…

Commentaires

Les décors utilisés dans cet épisode sont les mêmes que ceux utilisés dans la série Voyages au bout du temps.

Les cristaux (The Crystals)

Numéro de production

28 (2.04)

Première diffusion

Réalisation

Scénario

Robert Mitchell et Esther Mitchell.

Invités

  • Amanda Wyss : Laura.
  • Sandy Champion : Chef Hall.
  • Alex Hyde-White : Lieutenant Martin.
  • Hubie Kerns Jr : Le monstre.

Résumé détaillé

Alors que Buck et un groupe d’hommes sont sur la planète Phibocetes afin de recueillir des cristaux pour le réacteur du Searcher, ils sont attaqués par un monstre ayant l’apparence d’une momie…

Commentaires

Encore un excellent épisode qui offre un final inattendu. Les décors sont très réussis ainsi que la créature à mi chemin entre un Wendigo et une momie.

Le satyr (The Satyr)

Numéro de production

29 (2.05)

Première diffusion

Réalisation

Scénario

Paul Schneider et Margaret Schneider.

Invités

  • Anne E. Curry : Cyra Samos.
  • David S. Cass Sr : Pangor.
  • Bobby P. Lane : Delph.

Résumé détaillé

Buck et Twiki visitent la planète Arcadus, toujours à la recherche de traces du passage des terriens. Ils trouvent deux survivants, Cyra Samos et son fils Delph…

Commentaires

Une histoire qui rappelle trait pour trait l’épisode Les combattants perdus de Galactica dans laquelle Apollo aidait une fermière et son fils. À la réalisation nous retrouvons l’acteur Victor French qui deviendra quelques années plus tard l’ami et partenaire de l’ange Jonathan Smith dans la série Les Routes du Paradis.

Shgorapchx! (Shgorapchx!)

Numéro de production

30 (2.06)

Première diffusion

Réalisation

Scénario

William Keys.

Invités

  • Tommy Madden : Général Xenos.
  • John Edward Allen : Général Zoman.
  • Alex Hyde-White : Enseigne Moore.
  • Tony Cox : Zedht.

Résumé détaillé

Alors que Buck et Hawk explorent un vaisseau à la dérive. Ils découvrent une cargaison de missiles solaires gardée par un groupe de sept nains…

Commentaires

De la comédie pure pour cet épisode. Le scénariste a concocté un hommage appuyé à Blanche Neige et les sept nains.

La main de Goral (The Hand of Goral)

Numéro de production

31 (2.07)

Première diffusion

Réalisation

David G. Phinney.

Scénario

Francis Moss.

Invités

  • John Fujioka : La main de Goral.
  • William Bryant : Cowan.
  • Peter Kastner : Reardon.
  • Dennis Haysbert : Lieutenant Parsons.

Résumé détaillé

Alors qu’ils explorent Deeth, la planète de la mort, Buck, Wilma et Hawk trouvent les vestiges d’un vaisseau détruit…

Commentaires

Un des meilleurs épisodes de la saison, voire de la série entière. Les effets visuels peu nombreux sont très réussis et le scénario rappelle beaucoup les meilleurs moments de Star Trek.

Le témoignage d’un traître (Testimony of a Traitor)

Numéro de production

32 (2.08)

Première diffusion

Réalisation

Bernard McEveety.

Scénario

Stephen McPherson.

Invités

Résumé détaillé

L’équipage du Searcher retourne sur Terre et Buck est mis en accusation pour avoir aider à commettre l’holocauste du XXe siècle. Des documents trouvés lors d’une fouille archéologique viennent d’apporter de nouveaux éléments sur ce qui s’est passé après le décollage de Ranger III. Le procès de Buck débute…

Commentaires

Un épisode intéressant qui nous permet de situer les évènements avant que Buck ne décide de piloter la navette spatiale et d’avoir une vue d’ensemble sur les évènements concernant l’holocauste, abordé à plusieurs reprises au cours de la première saison mais jamais décrits tels quels.

Le secret Dorian (The Dorian Secret)

Numéro de production

33 (2.09)

Première diffusion

Réalisation

Scénario

Stephen McPherson.

Invités

  • Keith Atkinson : Joham.
  • Lachelle Chamberlain : Darel.
  • Walker Edmiston : Koldar.
  • Devon Ericson : Asteria Eleefa.

Résumé détaillé

Buck et Hawk aident des réfugiés d’une guerre à venir à bord du Searcher ainsi qu’une femme nommée Asteria issue d’une communauté de mutants appelés Dorians. Leur chef Koldar prend le Searcher en otage et la réclame mais Buck refuse. Koldar commence à faire monter la température du vaisseau…

Commentaires

Encore un épisode atypique qui prend le soin d’installer une atmosphère pesante et d’aborder un thème loin d’être anodin : doit-on accepter pour la sécurité des individus de céder au chantage et au terrorisme ? Comme quoi cette nouvelle saison aborde des sujets qui prêtent à la polémique sans pour autant céder à la facilité.

Commentaires

Récompense

  • Primetime Emmy Award 1981 : Meilleure musique pour Bruce Broughton 3.

DVD

En France, la série est sortie en DVD sous le titre Buck Rogers au XXVe siècle. L’intégralité des épisodes de la saison 1 est sortie en zone 2 le 22 juin 2010 dans un coffret 6 DVD chez Universal Pictures. Les copies ne sont pas restaurées et le format de tournage est conservé (1.33.1 plein écran) en version française et version originale sous-titrée. Aucun supplément sur les coulisses ou la fabrication de la série n’est disponible. Le coffret est composé de trois slimpacks contenant chacun deux disques, le tout dans un fourreau cartonné.

L’intégralité des épisodes de la saison 2 est sortie en zone 1 le 8 janvier 2013 dans un coffret 4 DVD chez Universal Studios. Les copies ont été restaurées et le format de tournage est conservé (1.33.1 plein écran) en version originale sous-titrée en français. En supplément le téléfilm pilote de la série y est inclus en version longue, contenant des scènes inédites. Le coffret est composé d’un boîtier transparent scanavo contenant quatre disques.

L’intégralité de la série (saison 1 et 2 – 37 épisodes) est sortie en France le 20 janvier 2016 dans un coffret 12 DVD chez Elephant Films, incluant un bonus inédit de 32 minutes Les Futurs de Buck Rogers avec une présentation de la série par Alain Carrazé et une interview de Glen A. Larson.

Ma sorcière bien-aimée

Sunday, October 30th, 2016

Wikipédi

Ma sorcière bien-aimée (Bewitched) est une série télévisée américaine, en 254 épisodes de 25 minutes, dont 74 en noir et blanc (puis colorisés), créée par Sol Saks et diffusée aux États-Unis du au , sur la chaîne ABC.

En France, les saisons 1 à 5 ont été diffusées à partir du sur la première chaîne de l’ORTF. Rediffusion en 1986 à partir de la saison 3 sur Antenne 2, qui programme les épisodes inédits des saisons 6 à 8. Rediffusion en 1991 sur M6. Rediffusée à partir de 2006 sur Paris Première et à partir du sur M6 puis sur Téva et depuis le sur Gulli France. En Belgique et Lorraine, sur Télé Luxembourg puis sur RTL-TVi. En Suisse, la série a été diffusée sur la chaîne publique TSR1 et au Québec dans les années 1960-70 sur Télé-Métropole (TVA), sur Canal Famille dans les années 1990 et sur Prise 2 depuis 2009.

À partir des années 1980, les 74 premiers épisodes en noir et blanc qui constituent les deux premières saisons ne seront plus diffusés. Il faudra attendre leur colorisation pour les revoir à l’antenne.

Sommaire

Synopsis

Agnes Moorehead dans le rôle d’Endora

Samantha, membre d’une éminente société de sorcellerie, a vécu pendant plusieurs siècles loin des humains. Un jour, cette ravissante sorcière tombe amoureuse et épouse Jean-Pierre Stephens (Darrin Stephens dans la version originale), un mortel qui travaille dans l’agence de publicité McMann et Tate.

La vie de Jean-Pierre est bouleversée lorsque sa femme lui avoue le soir de leur nuit de noces qu’elle est une sorcière. Samantha n’a qu’à bouger son nez pour lancer un sortilège. De plus, sa mère, Endora, et son père, Maurice, et tous les autres membres de sa famille pratiquent la sorcellerie.

À la demande de son mari, qui veut une épouse normale et refuse la magie chez lui, Samantha promet de ne plus utiliser ses pouvoirs et de vivre comme une humaine. Mais voilà qu’Endora, la mère de Samantha, refuse de voir sa fille traitée comme la bonne à tout faire de ce simple mortel.

Aussi, elle s’acharne à vouloir montrer à Samantha l’erreur qu’elle a faite en épousant cet être « inférieur » et se lance dans diverses manigances pour ensorceler Jean-Pierre. Il est ainsi tour à tour changé en singe, en perroquet, en enfant, en vieillard ou en loup-garou quand il ne se retrouve pas tout bonnement désintégré…

Malgré sa promesse, Samantha est donc parfois obligée de recourir à la magie pour sortir Jean-Pierre d’un mauvais pas, ou pour arranger la situation lorsque, à la suite des agissements d’Endora ou d’autres sorciers, la situation entre Jean-Pierre et ses clients tourne à la catastrophe.

Sur un ton léger, la série développe les aventures du couple que forment Samantha et Jean-Pierre (Darrin), régulièrement en butte aux sortilèges de sa belle-famille. Le ressort scénaristique de nombreux épisodes reposant sur la manière dont Samantha, grâce à ses propres pouvoirs magiques, qu’elle invoque en remuant le bout de son nez, parvient à rétablir la situation.

Endora n’est pas la seule coupable des déboires de Jean-Pierre. En effet, Maurice, le père de Samantha, est lui aussi opposé à ce mariage. La tante Clara, bien que très gentille, assez âgée et maladroite, est le seul membre de la famille de Samantha à avoir accepté le mariage de sa nièce avec un mortel, car Samantha a toujours été sa nièce préférée et elle a toujours soutenu ses choix depuis des siècles. Tante Clara, quelque peu sénile, ne maîtrise plus correctement ses pouvoirs et, en voulant rendre service, cause de nombreuses catastrophes ou fait apparaître des personnages historiques (Benjamin Franklin, la reine Victoria…). L’oncle Arthur est un plaisantin qui s’amuse à faire des blagues en utilisant ses pouvoirs. La cousine Serena, sosie de Samantha, est elle aussi espiègle et désinvolte et cause bien des soucis à ce pauvre Jean-Pierre. Enfin, Esmeralda, la bonne des Stephens, que Sam appelle dès qu’elle en a besoin, s’entête elle aussi à rendre service, mais ses pouvoirs ne sont pas très puissants et elle cause des catastrophes aussi souvent que la tante Clara. Par exemple, dès qu’Esmeralda éternue, des objets embêtants apparaissent.

Alfred Tate (Larry Tate dans la version originale, diminutif de Lawrence, comme indiqué sur la porte de son bureau) est le patron de Jean-Pierre. Jovial mais envahissant, il s’invite plus d’une fois à l’improviste avec ses gros clients chez Jean-Pierre et Samantha. Prenant systématiquement le parti des clients face à Jean-Pierre, il n’hésite pas à s’approprier les idées de ce dernier, voire plusieurs fois à le mettre à la porte. Il a une profonde sympathie pour Endora.

Enfin, les Kravitz, voisins des Stephens, complètent les personnages récurrents de la série. Si monsieur Kravitz est un homme tranquille et blasé de la vie de couple avec Charlotte (Gladys dans la VO), sa femme, par contre, est une vraie commère et une espionne invétérée qui s’obstine à vouloir prouver que Samantha Stephens est une sorcière. Mais la pauvre femme passe pour une folle aux yeux de son mari qui trouve le couple Stephens des plus adorables et des plus ordinaires.

Ce couple modèle à l’américaine a également deux enfants : une fille, Tabatha, qui a, elle aussi, bien du mal à s’empêcher d’utiliser ses pouvoirs magiques, et un fils, Adam, qui naît lors de la sixième saison.

Distribution

Personnages principaux

  • Samantha : jeune sorcière et femme au foyer ayant épousé Jean-Pierre, un mortel. Elle doit le défendre contre les autres sorciers refusant de la voir mariée à un mortel (en particulier, sa mère Endora).
  • Jean-Pierre : employé dans la compagnie publicitaire McMann & Tate, il subit sans cesse les offenses de sa belle-mère, qui lui joue des tours dans son travail et sa vie de couple. À partir de la saison 6 c’est l’acteur Dick Sargent qui reprendra le rôle de Jean-Pierre jusqu’à l’arrêt de la série.
  • Endora : mère de Samantha, sorcière particulièrement performante, car plus expérimentée. Elle est hautaine, fière d’elle et déteste les mortels en général.
  • Maurice : le père de Samantha. Il n’apparaît que très rarement pendant la série, et paraît plus souple qu’Endora bien qu’il ait voulu supprimer Jean-Pierre lors de sa première visite.
  • Tante Clara : c’est la plus âgée des sorcières de la série, ses pouvoirs s’affaiblissent avec le temps. C’est la seule sorcière à accepter Jean-Pierre et le respecter mais sa maladresse due à sa vieillesse joue parfois des mauvais tours à Jean-Pierre et Samantha. Elle passe son temps à collectionner les poignées de portes, elle en est obsédée à tel point qu’elle vole les poignées de porte des maisons qu’elle visite. Elle sera présente jusqu’à la saison 4 (l’actrice décédera pendant le tournage de la saison 4). Dans les saisons suivantes Esmeralda prendra la place de tante Clara, dans un style différent.
  • Tabatha Stephens : c’est la première enfant de Samantha et Jean-Pierre, née au cours de la saison 2 (épisode 19), on apprendra ensuite qu’elle est une sorcière.
  • Serena : cousine et sosie de Samantha, elle n’aime pas non plus Jean-Pierre, elle apparaît assez rarement et est interprétée également par Elizabeth Montgomery.
  • Oncle Arthur : oncle de Samantha, il aime la plaisanterie et ne sait rien prendre au sérieux.
  • Alfred Tate : patron de Jean-Pierre et adjoint de McMann. C’est le meilleur ami de Jean-Pierre.
  • Louise Tate : épouse d’Alfred, elle est la meilleure amie de Samantha.
  • Charlotte Kravitz : voisine de Samantha, elle est curieuse et pipelette, observant par la fenêtre les faits anormaux qui se passent chez les Stephens, ce qui l’affole souvent et l’intrigue davantage. Le rôle fut joué par Alice Pearce, qui décéda d’un cancer pendant la saison 2 et fut remplacée lors des derniers épisodes de la saison par Mary Grace Canfield, laquelle jouera le rôle de la sœur d’Albert gardant la maison des Kravitz, partis voir la mère de Charlotte. À partir de la saison 3 c’est l’actrice Sandra Gould qui reprendra le rôle de Charlotte Kravitz jusqu’à l’arrêt de la série.
  • Albert Kravitz : mari de Charlotte, il se désintéresse de sa femme et ne l’écoute jamais quand elle lui raconte ce qu’elle a vu chez les Stephens. Il ne la croit pas.
  • Producteur exécutif : Harry Ackerman
  • Principaux réalisateurs : William Asher, Richard Michaels, R. Robert Rosenbaum, Richard Kinon, E.W. Swackhamer

Récompenses

  • Emmy Awards 1966 : Meilleure actrice dans un second rôle pour Alice Pearce (Honneur décerné à titre posthume: Alice Pearce meurt d’un cancer pendant le tournage de la deuxième saison.)
  • Emmy Awards 1966 : Meilleure direction d’acteurs pour William Asher
  • Emmy Awards 1968 : Meilleure actrice dans un second rôle pour Marion Lorne (Honneur décerné à titre posthume: Marion Lorne décède pendant le tournage de la quatrième saison.)

Épisodes

Vers une suite pour les 50 ans

La chaîne NBC a déclaré la mise en place d’une suite à la célèbre série Ma sorcière bien-aimée qui mettra en avant la petite-fille de Jean-Pierre et Samantha Stephens qui aurait pour nom Daphné et serait jouée par l’actrice Malin Akerman, mais ce n’est qu’une supposition.

Doublage francophone

Lors du doublage de la série, deux versions furent réalisées. La première version sans rires enregistrés était destinée aux pays francophones européens. La seconde version, avec les rires, mais gardant les mêmes voix françaises, était destinée au Québec.

Les extérieurs

Les extérieurs de la série furent tournés dans l’un des studios en plein air de la Warner appelé Le Ranch, qui appartenait précédemment à la Columbia. Ce studio se situe dans le centre de Burbank en Californie et reproduit une rue américaine avec différents types de maisons. Celle des Stephens, sorte de coquille vide, ne comporte que la façade avec son toit incliné et derrière une sorte de grange de 3 mètres de profondeur, terminée par un simple mur droit en brique qui monte jusqu’au demi-toit. Elle fut accolée à un garage préexistant du temps de la Columbia. La maison des Kravitz ne se trouve pas en face, de l’autre côté de la rue, mais quelques maisons plus bas, du même côté. En face de la maison des Stephens, il y a juste un parc et une piscine en plein air qui va servir de lieu de tournage pour nombre de séries. Quelques façades sont célèbres : citons par exemple celle qui fut utilisée pour la demeure des Ewing dans Dallas. Les extérieurs de la série Friends furent également tournés dans ce studio qui comporte dans un parc recréé la fameuse fontaine apparaissant dans le générique. Enfin, sur une hauteur, le fameux motel Bates…

Autour de la série

  • Étrangement, 2 épisodes de la saison 1 ont été rediffusés pendant la saison 2 : l’épisode 15 de la saison 1 (« La Joie de Noël » = « A Vision of Sugar Plums ») rediffusé dans l’épisode 15 de la saison 2 (« J’ai vu le Père Noël » = « A Vision of Sugar Plums ») et l’épisode 14 de la saison 1 (« Les Beaux-Parents » = « Samantha Meets the Folks ») rediffusé dans l’épisode 20 de la saison 2 (« La Rencontre » = « Samantha Meets the Folks »).
  • Dans les deux premières saisons, tournées en noir et blanc, l’entrée de la maison des Stephens est ornée d’un imposant chandelier à sept branches. Il sera remplacé ensuite par un tableau.
  • Après leur colorisation, dans ces deux premières saisons la proportion de personnages aux yeux bleus (d’un bleu « des mers du Sud ») est étonnamment élevée, ainsi d’ailleurs que les objets de cette couleur (mobilier, téléphones, vaisselle, automobiles, vêtements…).
  • Presque chaque épisode se termine par un baiser entre Jean-Pierre et Samantha.
  • Le générique animé de la série fut créé par Hanna-Barbera Productions.
  • En version française, les prénoms et noms de plusieurs personnages ont été francisés : Darrin Stephens devient Jean-Pierre Stephens, Larry Tate est nommé Alfred Tate, tandis que les voisins Abner et Gladys Kravitz deviennent Albert et Charlotte Kravitz. Le nom de Tabitha Stephens est traduit en Tabatha Stephens.
  • Le succès de Ma sorcière bien-aimée a poussé NBC, la chaîne concurrente d’ABC, à lancer sa propre série dont le personnage principal serait doté de pouvoirs surnaturels1. Ainsi est née la série Jinny de mes rêves en 1965. Il existe de nombreuses points communs entre les deux séries (génériques sous forme animée et musique du même style, personnages centraux (Samantha / Jinny) toutes deux blondes et essayant (l’une sorcière, l’autre génie) de s’adapter à un monde de mortels, partenaires bruns et mortels). Les similitudes se retrouvent jusque dans les décors, puisque les deux séries étaient tournées à Hollywood dans les mêmes studios. Ainsi, la cuisine d’Alfred et Louise Tate dans l’épisode La Cousine hippie (saison 4, épisode 21) est exactement celle du major Nelson dans les épisodes de Jinny de mes rêves. De même, l’extérieur de la maison du major Nelson est identique à celle des Kravitz, les voisins de Samatha. En outre, dans les deux séries, les intrigues découlent souvent de la confrontation entre le monde des mortels et les effets d’un sortilège ou d’un tour mal géré, ce qui n’a rien d’étonnant puisque certains scénaristes ont signé des scripts pour les deux séries, notamment James S. Henerson, Ron Friedman, Peggy Chantler Dick, Douglas Dick et John L. Greene, ce dernier ayant également signé plusieurs épisodes de Mon martien favori, dont les intrigues sont recyclées pour Ma sorcière bien-aimée et Jinny de mes rêves. Si, pour lancer des sortilèges, Samantha remue son nez, l’héroïne de Jinny de mes rêves cligne des yeux. Se remarque donc un plagiat manifeste de la part des créateurs de la série Jinny. En dépit de ces similitudes, Ma sorcière bien-aimée, demeurée plus célèbre que sa rivale encore aujourd’hui, obtient au moment de sa première diffusion aux États-Unis une audience supérieure. Ainsi, pendant la saison 1965-1966, Bewitched (Ma sorcière bien-aimée) se classe en septième position avec 25,9 % de l’audience, alors que la série I Dream of Jeannie (Jinny de mes rêves) occupe la vingt-septième avec 21.8 %2.
  • À noter que le « ph » de « Stephens » se prononce « v » comme dans la version originale américaine, donc il s’agit d’une erreur de typographie lorsque le nom est écrit « Stevens »).
  • La série invitait fréquemment des acteurs plus ou moins connus pour le rôle des clients de l’agence de publicité McMann & Tate, acteurs qu’on retrouve également en tant qu’invités dans plusieurs autres séries de l’époque, telles que Jinny de mes rêves, Max la Menace (en tant qu’agent de Kaos ou de Control), Le Prisonnier (dans les rôles du no 2), ou bien quelques années auparavant dans La Quatrième Dimension. À propos de cette dernière série, Dick York joue un premier rôle de Hector B. Poole dans l’épisode Un sou pour vos pensées, épisode 16 de la saison 2, en février 1961, alors qu’Elizabeth Montgomery tient le rôle principal aux côtés de Charles Bronson dans Deux, le premier épisode de la troisième saison en septembre 1961.
  • Un grand nombre d’Américaines, nées entre 1966 et 1967, sont prénommées Tabatha ou Samantha en raison de l’immense succès que rencontre la série.
  • Le thème musical et l’univers de la série sont souvent utilisés, encore récemment, dans les années 2000, au cinéma, à la télévision et dans la publicité. Citons par exemple l’utilisation du thème musical pour la promotion des plumeaux de la marque Swiffer (septembre 2005) ou en sonnerie du téléphone portable de Nathalie Baye dans le film Passe-passe (dans lequel Édouard Baer est d’ailleurs prestidigitateur).

Produits dérivés

DVD

Série télévisée

Dessin animé

Comic

Pastiches

Film

Ce film reçoit des critiques désastreuses et rencontre un gros échec commercial lors de sa sortie aux États-Unis.

Cosmos 1999

Sunday, October 30th, 2016

Wikipédia

Cosmos 1999 (Space: 1999) est une série télévisée de science-fiction italo-britannique, en 48 épisodes de 47 minutes, créée par Gerry Anderson et Sylvia Anderson et diffusée entre le et le sur ITV et au Canada sur CBC. En France, la série a été diffusée sur TF1, M6 ,NRJ 12 et sur Paris Première.

Sommaire

Synopsis

En 1999, la Terre entrepose ses déchets nucléaires sur la Lune où est déjà installée la base lunaire « Alpha ». Le 13 septembre, une explosion de ces stocks provoque une telle réaction en chaîne que la Lune quitte l’orbite terrestre puis le système solaire. Dans l’incapacité de regagner la Terre, les 311 survivants commandés par le charismatique commandant Koenig, errent sur l’astre dans le cosmos et affrontent toutes sortes de dangers.

Seules deux saisons ont été tournées :

  • la première, considérée par la plupart de ses admirateurs comme l’essentielle, abordait des thèmes philosophiques. Cette saison fut réalisée au travers de longues difficultés en tous genres entre la fin 1973 et le début 1975 en coproduction avec la britannique ITC et l’italienne RAI.
  • la seconde, affichant plus, voire trop de spectacle, pour toucher le public américain qui n’avait pas accepté la première version, a contribué à la fin de la série.

Distribution

Acteurs des deux saisons

Acteurs de la saison 1

Acteurs de la saison 2

Épisodes

Première saison (1975-1976)

  1. À la dérive (Breakaway) (TF1, 13/12/1975)
  2. Question de vie ou de mort (Matter of Life and Death) (TF1, 08/01/1977)
  3. Le Soleil noir (Black Sun) (TF1, 05/02/1977)
  4. L’Anneau de la Lune (ou La Lune de Triton) (Ring Around the Moon) (TF1, 10/04/1976)
  5. Direction Terre (Earthbound) (TF1, 03/04/1976)
  6. Autre temps, autre lieu (Another Time, Another Place) (TF1, 20/12/1975)
  7. Le Maillon (Missing Link) (TF1, 23/08/1980)
  8. Le Gardien du Piri (Guardian of Piri) (TF1, 26/02/1977)
  9. Puissance de vie (Force of Life) (TF1, 28/02/1976)
  10. L’Enfant d’Alpha (Alpha Child) (TF1, 14/02/1976)
  11. Le Dernier Crépuscule (The Last Sunset) (TF1, 19/02/1977)
  12. Le Retour du voyageur (Voyager’s Return) (TF1, 15/01/1977)
  13. Collision inévitable (Collision Course) (TF1, 31/01/1976)
  14. Un autre royaume de la mort (Death’s other Dominion) (TF1, 19/06/1976)
  15. Le Grand Cercle (The Full Circle) (TF1, 24/01/1976)
  16. Au bout de l’éternité (End of Eternity) (TF1, 17/01/1976)
  17. Ruses de guerre (War Games) (TF1, 10/01/1976)
  18. Le Dernier Adversaire (The Last Enemy) (TF1, 05/03/1977)
  19. En désarroi (The Troubled Spirit) (TF1, 29/01/1977)
  20. Cerveau spatial (Space Brain) (TF1, 22/01/1977)
  21. La Machine infernale (The Infernal Machine) (TF1, 12/02/1977)
  22. La Mission des Dariens (Mission of the Darians) (TF1, 03/01/1976)
  23. Le Domaine du Dragon (Dragon’s Domain) (TF1, 12/03/1977)
  24. Le Testament d’Arcadie (The Testament of Arkadia) (TF1, 27/12/1975)

Deuxième saison (1976-1978)

  1. La Métamorphose (The Metamorph)
  2. Les Exilés (The Exiles)
  3. Humain, ne serait-ce qu’un moment (One Moment of Humanity)
  4. Tout ce qui luit (All That Glisters)
  5. En route vers l’infini (Journey to Where)
  6. Taybor, le commerçant (The Taybor)
  7. Les Directives de Luton (The Rules of Luton)
  8. La Planète Archanon (The Mark of Archanon)
  9. Le Cerveau ordinateur (Brian the Brain)
  10. Une autre Terre (New Adam, New Eve)
  11. Catacombes de la Lune (Catacombs of the Moon)
  12. Les Chrysalides AB (The AB Chrysalis)
  13. Le Secret de la caverne (Seed of Destruction)
  14. Le Nuage qui tue (The Beta Cloud)
  15. Déformation spatiale (Space Warp)
  16. Une question d’équilibre (A Matter of Balance)
  17. Un message d’espoir – 1re partie (The Bringers of Wonder – Part 1)
  18. Un message d’espoir – 2e partie (The Bringers of Wonder – Part 2)
  19. La Variante lambda (The Lambda Factor)
  20. Le Spectre (The Seance Spectre)
  21. Dorzak (Dorzak)
  22. La Planète du diable (Devil’s Planet)
  23. Le Syndrome de l’immunité (The Immunity Syndrome)
  24. Les Dorcons (The Dorcons)

Production

Créée par le père des Sentinelles de l’air, cette série connut un succès considérable notamment en Grande-Bretagne, en France, en Italie où plusieurs fan clubs naquirent dont certains sont encore très actifs, et au Japon où elle influença fortement le graphisme de certains mangas. L’utilisation pour la première fois de la musique classique (l’Adagio d’Albinoni dans « Le Domaine du dragon » (1-23)) mais surtout l’esthétique de l’ensemble de la série, rappellent l’univers du film 2001, l’Odyssée de l’espace, plusieurs artistes ayant collaboré aux deux œuvres.

Cette série fut en quelque sorte la suite de l’éphémère série UFO, alerte dans l’espace (UFO) créée en 1970 par Gerry et Sylvia Anderson. Lors de sa diffusion aux États-Unis, la série UFO connut au départ un grand succès. Il fut donc décidé de lancer une deuxième saison qui se serait située sur une base lunaire, dix ans après les événements narrés dans UFO. Mais les audiences s’effondrèrent et le projet fut abandonné. Gerry Anderson récupéra le travail préparatoire de UFO 2 pour créer Cosmos 1999.

Cosmos 1999 est la série la plus chère de l’époque, avec un budget estimé à 30 millions de francs pour les 24 premiers épisodes1.

L’audience de la première saison de Cosmos 1999 ayant été décevante aux États-Unis, il fut décidé d’apporter plusieurs changements pour la deuxième. Ainsi, le personnage de Victor Bergman fut éliminé, on ajouta le personnage de Maya et le vaste centre de commandement de la base Alpha fut remplacé par un poste de contrôle plus petit et souterrain (officiellement pour des raisons de sécurité). Paul Morrow, le chef de la sécurité de la première saison, fut remplacé par Tony Verdeschi. La disparition du professeur Bergman et de Paul Morrow ne fut jamais expliquée à l’écran dans la saison deux. Une scène fut tournée pour l’épisode La métamorphe dans laquelle Tony Verdeschi regrettait la disparition tragique de Victor Bergman à cause d’une combinaison mal pressurisée. La scène fut coupée au montage. Une autre version évoque l’écrasement d’un aigle transporteur. Plus fondamentalement, on abandonna le fil conducteur de la première saison, soit la notion que l’épopée des habitants d’Alpha avait une finalité, pour adopter une approche plus conventionnelle basée sur des effets spéciaux et un nouveau méchant chaque semaine. L’objectif pour les alphans n’est clairement plus de trouver une terre d’accueil mais de poursuivre une sorte de voyage d’exploration vaguement inspiré de Star Trek. La deuxième saison de la série est la moins aimée des deux dans la plupart des pays.

La seconde saison est produite non plus par les Anderson mais par Fred Freiberger, producteur américain spécialisé dans les séries TV, qui avait lancé entre autres Les Mystères de l’Ouest. Contraint de rendre la série « acceptable » pour le public américain, en termes tant de scénarios que d’esthétique, Fred Freiberger restructura la série, allant jusqu’à s’assurer que la signalétique de la Base Alpha respectait bien les termes américains plutôt que britanniques. Mais peine perdue. Freiberger fut également l’auteur de trois épisodes de la deuxième saison de Cosmos 1999 sous le pseudonyme de « Charles Woodgrove », qu’il utilisa également pour écrire des scénarios de la série Rawhide.

Une saison 3 de la série était prévue. Elle devait être composée de 13 épisodes et les tournages, démarrer à l’automne 1977. Les négociations avec les chaînes américaines n’ont pas permis de donner lieu à cette suite1.

Casting

À l’origine du projet, les producteurs Gerry et Sylvia Anderson doivent choisir une tête d’affiche américaine pour avoir l’opportunité qu’une des trois chaînes nationales américaines achète et diffuse la série2 . Le choix se porte en premier sur Robert Culp, mais ITC par la voix de Lew Grade, conseille aux producteurs de choisir le couple Martin Landau et Barbara Bain, malgré les réticences de Sylvia Anderson : « je ne voulais pas d’eux. Je trouvais qu’ils étaient aussi mobiles qu’un arbre. Barbara ne voulait jamais tourner la tête. Martin […] ne savait pas se déplacer. »3. Le couple d’acteur se montre exigeant, par contrat, ils ont un droit de regard sur le scénario, et de présence minimum à l’image, trois minutes pour Landau et deux pour Barbara Bain, au détriment des autres comédiens3. Le troisième comédien à rejoindre le casting est Barry Morse qui incarne le professeur Bergman, dont il conçoit la biographie avec les deux scénaristes de la série3. ITC ayant signé un accord de coproduction avec la Rai, le reste de la distribution régulière doit au départ comprendre des acteurs italiens selon les exigences de la chaîne transalpine3. Cependant après les essais de trois acteurs italiens, Martin Landau s’oppose à ce casting, ce qui, ajouté aux retards dans le financement italien, amène la production à choisir Nick Tate pour le rôle du pilote Carter à la place de Giancarlo Prete. Finalement les acteurs italiens ne feront que des participations dans quelques épisodes4. Plusieurs comédiens renommés participent comme guest-star à la première saison, notamment Christopher Lee, Peter Cushing, ou Joan Collins4.

La seconde saison est marquée par des changements dans la production, avec le départ de Sylvia Anderson et l’arrivée de Fred Freiberger. Celui-ci impose une nouvelle conception de la série contre la volonté de Martin Landau : « Fred Freiberger n’avait aucun respect pour les comédiens, pour leur implication dans le rôle et leur contribution. »5. Plusieurs des comédiens récurrents de la première saison ne sont pas renouvelés, Barry Morse quitte la série à la suite du départ de Sylvia Anderson et de la baisse de son salaire. Seuls les acteurs Nick Tate et Zienia Merton jouant Carter et Sandra Benes sont maintenus pour certains des épisodes5. La nouveauté est l’apparition de deux nouveaux personnages récurrents, en premier celui de Maya une extra-terrestre pouvant se transformer jouée par Catherine Schell, et Tony Verdeschi, un nouveau chef de la sécurité joué par Tony Anholt6.

Effets spéciaux et Musiques

Le directeur des effets spéciaux, Brian Johnson, et la plupart des membres de son équipe ont ensuite travaillé sur Alien – Le huitième passager et L’Empire contre-attaque.

Le générique principal et les musiques de la série furent composés par Barry Gray pour la saison I, lequel avait déjà composé ceux des Thunderbirds, UFO et autres séries des Anderson. D’autres musique inédites en France furent composées par Ennio Morricone pour la version cinématographique italienne de Spazio 1999. Le générique de fin de la série en Italie S.O.S. Spazio 1999 fut composé par le duo Oliver Onion.

Pour la saison, II, changement complet d’ambiance musicale. L’auteur Derek Wadsworth reprend le flambeau et livre une bande originale très différente de celle de Gray, moins classique et beaucoup plus pop. La différence se sent beaucoup au visionnage, mais la musique de Wadsworth par elle-même est plutôt réussie, participant à l’ambiance générale très différente de la saison II. Vic Elms participa également à la musique de la série.

Téléfilms

Plusieurs téléfilms sont sortis, en utilisant un remontage de différentes scènes d’épisodes de la série, parfois complétés de scènes inédites tournées après-coup :

Diffusion

En France, la première saison a été diffusée à partir du sur TF1 dans l’émission Samedi est à vous, et rediffusée sur Antenne 2. Puis, d’ à , La Cinq rediffuse la série et, dans la foulée, programme la deuxième saison restée inédite. Rediffusion intégrale de juillet à août 1989 sur La Cinq. Rediffusion dès sur M6. Au Québec, la série est présentée à Radio-Canada.

La chaîne Série Club proposa une Nuit Cosmos 1999, le , avec une sélection des meilleurs épisodes. En juin 2014 la chaine Paris Première diffusa la série en HD remastérisée.

Doublage en français

Le doublage français fut réalisé au Québec par la société Cinélume (Montréal).

Références à la série et dérivés

  • Dans le jeu vidéo Theatre of Death de l’éditeur Psygnosis, le vaisseau “Aigle” (Eagle Transporter dans la version originale) est utilisé.
  • La saison I de la série sortit dans les kiosques sous forme de bandes dessinées, d’images autocollantes et d’albums édités par la société italienne Panini.
  • En 1976, la société Clementoni commercialisa un jeu de société relatif à la série, composé d’astronefs Aigles miniatures, d’une Lune qui changeait de position dans le cosmos ainsi qu’une reproduction d’un ordinateur rudimentaire à cartes perforées.
  • En 1999, le magazine Génération Série no 30 dédié à la série Cosmos 1999 est sorti en kiosque le 13 septembre 1999 en hommage à l’épisode pilote de la série qui se déroule à la date du 13 septembre 1999 (jour où la Lune quitta l’orbite terrestre dans la série).

Édition vidéo

TF1 Vidéo a sorti l’intégrale de la série en DVD (12 disques + 1 disque bonus) en . Une nouvelle édition de cette intégrale avec une nouvelle présentation fut distribuée en .

Notes et références

  1. « Cosmos 1999 – L’Encyclopédie des séries TV », sur Toutelatele.com (consulté le 3 décembre 2012)
  2. Wybon 2014, p. 13
  3. Wybon 2014, p. 14
  4. Wybon 2014, p. 16
  5. Wybon 2014, p. 18
  6. Wybon 2014, p. 17

Voir aussi

Bibliographie

  • Jérôme Wybon, Les Guerres des étoiles : L’invasion SF, Paris, Huginn & Muninn, (ISBN 9782364802193), « Cosmos 1999 », p. 13-19
  • Didier Liardet, Cosmos 1999, le fabulaire de l’espace, 2014, 256 pages.
  • Pierre Fageolle, Cosmos 1999, l’épopée de la blancheur, 1996, 128 pages.

COURRIER DES LECTEURS

Friday, October 28th, 2016

Je suis abonné à la page Facebook de Gay Globe et j’ai suivi les péripéties entourant le sinistre de vos bureaux et je voulais vous apporter mon support le plus sincère. J’admire aussi votre force alors que même si vous n’aviez plus de planchers, ni d’eau, ni de murs parfois, vous persistiez à nous diffuser de la nouvelle et à produire mon magazine préféré contre vents et marées. Vous êtes définitivement un leader fort de notre communauté, merci Monsieur Chayer.
(Alain B. Terrebonne)

Il s’agit en effet d’une année 2016 très difficile pour moi et mon équipe. Notre partenaire René Angelil est décédé en janvier, un dégât d’eau majeur s’est produit au bureau de Gay Globe nécessitant la démolition et la reconstruction de 7 pièces sur 8, mon papa est décédé en juillet et, étant Niçois d’adoption, l’attentat de Nice m’a causé un choc et beaucoup d’inquiétude. Vivre et travailler pendant le sinistre, sur les lieux du sinistre, a aussi été très difficile mais comme éditeur, je suis très bien entouré d’amis et de collègues qui ont fait la différence. Rémi a été d’un support incroyable, Michel a fait sa part, Jean-Philippe a été présent même de loin. Je profite de l’occasion pour remercier ceux qui étaient là au bon moment. Tout va mieux, la vie continue… Je ne sais pas si je suis un leader fort, mais je sais qui sont les héros autour de moi!
(Roger-Luc Chayer, éditeur)

Mise au point sur les demandes d’articles littéraires et les publications culturelles: Nous recevons souvent à Gay Globe Média des demandes d’auteurs, de compagnies d’édition de livres ou d’artistes qui aimeraient qu’on parle d’eux dans nos pages ou obtenir de la visibilité au sein de la communauté gaie. Malheureusement nous devons souvent refuser ces demandes et je dois vous expliquer pourquoi. Gay Globe Magazine et GGTV ne reçoivent strictement aucune subvention pour publier. Nous ne vivons que grâce aux annonceurs.

Or, à chaque fois que je demande à un auteur, une compagnie ou à un artiste s’il a un budget publicitaire pour supporter la publication, la réponse est non! La plupart des éditeurs reçoivent pourtant des subventions à la publication, les auteurs vendent leurs livres alors que Gay Globe est offert gratuitement dans tous ses formats et services. Voilà qui explique pourquoi nous ne pouvons pas consacrer d’espace à une industrie qui veut tout avoir sans jamais rien payer. Il y a des exceptions bien sûr, et il nous arrive de faire des mentions spéciales. Voilà.
(Roger-Luc Chayer, éditeur)

Je ne savais pas, comme probablement de nombreux lecteurs, que j’avais accès à la Web TV de Gay Globe sur ma télévision! Je peux maintenant regarder les films et les émissions que vous produisez de ma chambre et c’est pratique.
(Luc F., Montréal-Rosemont)

En effet Luc, toutes les émissions de GGTV peuvent être écoutées sur une télé intelligente qui est branchée sur Internet. Vous pouvez même voir les films en plein écran et cela depuis 2007. Il n’y a pas de frais, c’est en streaming et il suffit de se rendre au www.gayglobe.net pour sélectionner le programme de votre choix. Vous pouvez même lire la revue en PDF sur votre télé!!!
(Roger-Luc Chayer, éditeur)

QUAND J’EN AURAI FINI AVEC TOI (3)

Friday, October 28th, 2016

Jean-Philippe Bernié

Son ton indiquait que pour elle la conversation était terminée. Eric parut sur le point de répliquer puis se ravisa, murmura quelque chose d’indistinct, se leva et sortit, le dossier vert sous le bras.

Deux étages plus bas, Christine Verlanges regardait le Mont-Royal par la fenêtre de la bibliothèque. Les arbres noirs, la neige blanche, le ciel gris et bas du mois de février… Aucun skieur de fond ne troublait la froide beauté matinale de la montagne. Mais elle, pourrait-elle encore contempler longtemps ce paysage depuis cette fenêtre?

Christine se frotta nerveusement les mains et revint à son bureau, près de l’entrée de la bibliothèque. Elle était petite, menue, avec un visage délicat et de grands yeux noirs, et elle paraissait très jeune malgré les cheveux blancs qui commençaient à orner ses tempes. La bouilloire sifflait. Elle remplit sa tasse et y plongea un sachet d’Earl Grey. Puis elle regarda autour d’elle : les étagères de livres, de revues et d’ouvrages de référence, le tout soigneusement rangé et classé par ses soins ; oui, elle aimait son travail. Depuis que, jeune bibliothécaire fraîchement diplômée, elle était entrée au département grâce à son cousin qui y finissait sa thèse et l’avait recommandée pour un stage, elle savait qu’elle avait trouvé sa place, et elle avait toujours été sûre de passer toute sa carrière dans le confort rassurant de l’université Richelieu… Jusqu’à ce que, tout récemment, quelques mots négligents de Claire Lanriel brisent ce rêve.

— Avez-vous fait ma recherche d’articles, Christine? avait dit Claire en entrant dans la bibliothèque. — Je n’ai pas fini, professeure Lanriel, il me manque les résultats de la base de données des Chemical Abstract.
— Je vous ai demandé ça lundi dernier !
Se sentant rougir, et ne voulant surtout pas que la professeure Lanriel pense qu’elle était lente ou paresseuse, Christine avait bafouillé :
— C’est que… c’est que je n’ai plus accès aux ChemAb. J’ai demandé…
— Pourquoi n’y avez-vous plus accès ?
— Ils ont changé la licence, avant c’était pour toute l’université, mais maintenant il faut payer pour chaque poste, donc on l’a seulement à la bibliothèque de la faculté. Je leur ai transmis votre demande le jour même, mais ils ne m’ont pas encore répondu. Dès que j’aurai leur listing je vous le transmettrai, professeure Lanriel…
Claire l’écoutait à peine. Embrassant du regard la pièce encombrée d’étagères et de livres, elle avait murmuré :
— L’existence de cette bibliothèque elle-même est de moins en moins justifiée. Il serait plus rationnel de la fermer pour tout rassembler à la faculté. Et on pourrait installer des bureaux. On manque tellement de place !
Et elle était partie, laissant Christine pétrifiée. Sa. Bibliothèque. Fermée. C’était un mauvais rêve — c’était un cauchemar ! Après une semaine d’angoisse et d’insomnie, elle s’était forcée à aborder le sujet avec Michel Berthier, le directeur du département, qui était descendu à la bibliothèque pour consulter une revue.
— Professeur Berthier, j’ai vu que plusieurs départements de l’université avaient décidé de regrouper leurs bibliothèques à la Faculté. Pensez-vous que… pensez-vous que notre département devrait faire la même chose ?
Michel Berthier l’avait regardée un instant par dessus ses demi-lunes.

Puis il avait dit :
— Je pense que nous n’avons pas de raison de le faire. Notre bibliothèque est très bien là où elle est, puisqu’elle évite par exemple à nos étudiants de sortir dans le froid chaque fois qu’ils souhaitent y venir. Mais je ne sais pas si celui — ou celle — qui me succédera partagera cette opinion.
Le message était clair et, depuis, Christine vivait dans l’angoisse. Elle n’était pas employée de l’université, simplement du département, et si la bibliothèque fermait elle se retrouverait sans emploi. Sans emploi, sans argent, sans sécurité… sans rien. Tout cela, à cause de Claire Lanriel et de ses rêves de grandeur.
La porte de la bibliothèque s’ouvrit et Christine sursauta puis vit avec soulagement que ce n’était pas Claire Lanriel qui entrait, mais May Fergusson, la secrétaire administrative du département. May avait la cinquantaine avancée, les cheveux gris coupés très court et, hiver comme été, portait des jeans et un sweat-shirt. Il était neuf heures moins dix du matin et elle était déjà là ? Dans une main May tenait un carnet, et dans l’autre un objet bizarre — un boîtier noir surmonté d’une mince tige brillante.
— Un thermocouple, un thermomètre électronique, expliqua-t-elle à Christine. Je l’ai emprunté à Gatwick pour relever la température dans chaque pièce du bâtiment. On a encore des problèmes avec le chauffage et je dois voir le responsable des services techniques dans une demi-heure.
— Ici, ça va, dit Christine.
— À cet étage il n’y a pas de problème, mais il fait à peine dix degrés dans certains bureaux du sous-sol, et dans les laboratoires c’est encore pire. Et personne n’est capable de me dire d’où vient le problème !
— C’était déjà la même chose l’hiver dernier, non ?
— Oui, et ils n’ont réparé qu’en avril, grogna May.
— On pourrait mettre les chercheurs ailleurs en attendant, suggéra Christine.
— Mais où ? Tous les bureaux sont déjà occupés, à part quelques-uns au deuxième étage, mais ils sont à Gatwick et je n’imagine pas Gatwick céder ses bureaux à Lanriel, même à titre temporaire !
Donc, nota Christine, c’étaient les étudiants de Claire Lanriel qui avaient froid. Les pauvres, déjà qu’ils étaient bien à plaindre…
— Et s’ils venaient ici ? proposa-t-elle soudain.
— Où ça, ici ?
— Ils pourraient s’installer au fond de la bibliothèque, sous les fenêtres. Derrière la dernière rangée d’étagères, il y a de la place pour au moins cinq ou six bureaux. Ça ne dérangerait absolument personne.
— C’est une bonne idée, dit May après un instant de réflexion. Oui, c’est une très bonne idée. Il va falloir en parler à Lanriel.
— Vous vous en occupez, s’exclama Christine précipitamment.
— Vous ne voulez pas affronter le dragon ? fit May, rigolarde.
Impulsivement, Christine demanda :
— May, croyez-vous… croyez-vous qu’elle a une chance de devenir directrice du département ? Claire Lanriel, je veux dire ?
Un peu surprise, May leva les yeux vers elle :
— Je le pense, oui. Si Michel Berthier ne renouvelle pas son mandat de directeur, c’est même ce qu’il y a de plus probable.
Elle attendit un bref instant et ajouta doucement :
— Pourquoi cette question, Christine ?
Christine prit une grande inspiration :
— Parce que… parce que la professeure Lanriel m’a dit qu’elle voulait fermer la bibliothèque. Pour en faire des bureaux. Et si la bibliothèque
ferme, je perds mon emploi.
May fit un pas vers Christine et baissa la voix.
— Alors ne perdez pas de temps, Christine. Cherchez ailleurs… sans attendre!
À midi et quart, Eric Duguet quitta son bureau de l’université Richelieu pour rejoindre Todd Alkibiadès dans un restaurant à proximité, sur l’avenue du Parc. Quand il entra, Todd était déjà installé à une table derrière une plante verte en plastique et examinait la carte. Todd… brun, gentil, mignon — et totalement impénétrable.
— Tu as passé une bonne matinée ? lui demanda-t-il dans son français chantant.
Eric haussa les épaules.
— Comme d’habitude : ça allait très bien jusqu’à ce que je tombe sur Claire Lanriel. Je n’ai jamais rencontré quelqu’un d’aussi nuisible.
— Qu’est-ce qu’elle t’a fait ?
— Elle veut me faucher mon travail.
— Ce n’est pas bien, dit Todd.
Eric le regarda. Après deux mois de relations épisodiques, il n’arrivait toujours pas à savoir si Todd était sérieux, pince-sans-rire, se moquait gentiment de lui, ou simplement masquait son indifférence par une politesse de façade.
— Non, ce n’est pas bien, dit-il en ouvrant le menu. Cette femme est une plaie.
— Elle était pareille avec les étudiants, dit Todd. On avait tous peur d’elle, sauf ceux qui en étaient amoureux.
— Amoureux ? Tu veux rire !
— Non, non, je t’assure. Certains straights… ils étaient attirés par son côté dominatrice. Et avec son accent français, c’était encore mieux.
Eric se demanda comment il devait prendre cette dernière remarque.
— Elle est moitié-moitié, tu sais, fit-il observer d’un ton un peu pincé.
— Moitié-moitié ?
— Moitié française, moitié américaine. Sa mère — américaine — s’était installée dans les Appalaches du côté canadien, et Claire a passé une partie de son enfance dans une cabane en bois au bord d’un lac quelque part dans les Cantons-de-l’Est, j’exagère à peine, c’est un vieux prof du département qui m’a raconté ça… puis elle a partagé son temps entre le Québec et la France, s’est mariée et a divorcé là-bas, avant de revenir définitivement ici pour faire carrière.
La suite de ce roman dans la prochaine édition de
Gay Globe Magazine

GAY GLOBE EN VRAC!

Friday, October 28th, 2016

Gay Globe Média

Le dimanche 23 octobre dernier se tenait une séance toute particulière au bureau de Gay Globe Média. Sous la direction de Rémi Tamimount, styliste et photographe, l’éditeur Roger-Luc Chayer se soumettait à son expertise pour la création d’une nouvelle série de photos officielles, celles utilisées jusqu’ici datant de près de 8 ans. Dans un décor de rêve et en Ultra HD, les résultats peuvent être vus sur la page Facebook de Gay Globe au Facebook.com/gayglobe.media

Changement de cap pour les couvertures de Gay Globe. C’est avec cette édition Barbara Eden que se termine l’ancien style et la mise en page traditionnelle de Gay Globe Magazine qui passera dorénavant à un look plus européen, plus «flash dans l’dash!» pour son édition #117. En voici un exemple: La formule visant à présenter des acteurs importants au niveau national ou international, qui ont un impact positif ou négatif sur les communautés LGBT restera évidemment, mais le look sera totalement revampé pour présenter les sujets de façon beaucoup plus spectaculaire. Compétition oblige, Gay Globe vise haut!

Travaux majeurs chez Gay Globe! Certains lecteurs le savaient via la page Facebook de Gay Globe mais pour ceux qui ne le savaient pas, le 5 juin dernier nous subissions un dégât d’eau majeur nécessitant la démolition et la reconstruction de 7 pièces sur 8, 4 déménagements intérieurs et d’autres conséquences graves. Le 24 octobre dernier, les travaux se terminaient et tout était à nouveau en état de fonctionnement. À noter que malgré le sinistre, ni la revue ni les services généraux de Gay Globe n’ont été affectés, grâce au soutien de l’équipe.

Dons de CD classiques: Disques A Tempo renouvelle son programme de dons de musique classique en CD pour les organismes communautaires qui voudraient offrir des cadeaux à leurs membres ou se financer. Faites la demande à [email protected]. Un reçu fiscal sera requis pour la valeur du don.

TRANS: FAUSSE RUMEUR

Friday, October 28th, 2016

Roger-Luc Chayer

Le 20 octobre dernier, de nombreuses associations de transsexuels et leurs alliés annonçaient, tant aux États-Unis que sur les fils de presse internationaux, que le centre hospitalier John Hopkins de Cleveland allait reprendre les chirurgies de réassignation sexuelle (opérations de changement de sexe) après plus de 75 ans de suspension, suite à une décision du Président du Conseil d’Administration de l’hôpital et ce, malgré les recommandations du chef du département de psychiatrie du même hôpital. Or, cette nouvelle était fausse et ne reposait que sur la mauvaise compréhension d’une lettre signée du Président du Conseil envoyée aux professeurs et au personnel de l’institution.

Gay Globe a obtenu la confirmation de cette mauvaise interprétation de la lettre par Madame Kim Hoppe, Directrice des relations publiques du centre John Hopkins, dans un courriel daté du 24 octobre 2016. Gay Globe a déjà traité de la question du «refus» de ce centre hospitalier d’effectuer des chirurgies de changement de sexe, voir notre article «Départager le vrai du faux dans la question trans» au www.gayglobe.us/blog/?p=9279

La rumeur qui circule sur les sites de personnes et d’associations trans provient d’une lettre du Président du Conseil qui annonce que dorénavant, l’assurance collective médicale du personnel hospitalier comprendra la couverture des frais relatifs aux opérations de réassignation du genre. C’est une nouvelle qui concerne le personnel du centre et non le public.

Toutefois, à la fin de sa lettre et pour calmer les ardeurs des militants trans, le Président ajoute que le centre offrira sous peu la chirurgie de réassignation aussi à ses patients dans la continuité de l’excellence des soins offerts à la population, mais dans le cadre de son programme actuel. Il faut bien comprendre ici qu’avant de passer par la chirurgie de changement de sexe, il faut passer par le département de psychiatrie et que le centre John Hopkins traite de la question trans dans une perspective unique au monde.

On y considère en effet que plus de 90% des personnes se croyant trans sont en fait atteintes d’un trouble de la perception, au même titre que les anorexiques ou les personnes atteintes de troubles obsessifs-compulsifs (TOC) et qu’un traitement médicamenteux leur permettrait d’éviter des mutilations génitales tout en les libérant d’une obsession maladive. Seuls quelques patients seront susceptibles de subir l’opération, notamment ceux atteints d’aberrations génétiques. Enfin, le centre a toujours offert ces chirurgies, il est faux de prétendre qu’il refusait d’opérer systématiquement les personnes trans. Voilà pour la rumeur!

MÉDIAS: YAGG FAIT FAILLITE!

Friday, October 28th, 2016

e-illico et Roger-Luc Chayer

Le tribunal de commerce de Paris a prononcé mardi la liquidation de LGNET, la société éditrice de Yagg, annoncent les responsables du site LGBT.

«Une offre de reprise de l’entreprise avait été proposée à l’administrateur judiciaire, mais ce dernier a considéré qu’en l’état, elle n’était pas satisfaisante. Il craignait également que LGNET ne puisse pas faire face dans les mois qui viennent à ses charges. C’est pourquoi il a demandé la conversion du redressement judiciaire en liquidation. Le tribunal l’a suivi», précise Yagg. L’équipe se dit évidemment «immensément triste».

La liquidation judiciaire met fin à une aventure de huit années. Le site, créé par un petit groupe d’anciens salariés de Têtu, se voulait «média social LGBT» avec des collaborations extérieures et un contenu légèrement différencié des autres sites LGBT.

Soutenu par quelques actionnaires au fil des années, il n’a cependant jamais trouvé son modèle économique. Le passage au payant a été un sévère échec avec seulement 2.600 abonnés en une année et a signé la fin de l’expérience. Néanmoins, l’équipe ne semble pas se résigner et veut croire à une relance sous une autre forme. «Ce n’est pas forcément la fin de l’histoire.

Yagg peut encore être racheté dans les jours qui viennent et être relancé sous une forme ou une autre», écrivent les salariés.

NDLR: Le modèle proposé par Yagg et de nombreux médias gais eu Europe ou au Canada repose sur une base salariale qui n’a certainement plus sa place dans un monde où l’Internet vient multiplier les ressources gratuites.

Chez Gay Globe Média, depuis le premier jour, nous utilisons un modèle différent qui nous permet de fonctionner avec beaucoup d’efficacité et de rentabilité. Personne n’est salarié ici et toute l’équipe fonctionne sur la base du travail autonome. La rémunération est donc le résultat du travail direct, sur le terrain et non d’ententes collectives qui, parfois, limitent les capacités d’agir de certains médias.

Pour l’ambassade russe en Angleterre, les Occidentaux sont des cochons gays
en camp de concentration
(Libération)

Un ours musclé plein de santé et tout sourire : voilà comment est représentée la Russie sur le dessin tweeté ce week-end par la représentation officielle du pays à Londres. Les Occidentaux, eux, sont des cochons parqués derrière une palissade marquée par des étoiles jaunes et d’où sort un drapeau gay, tandis qu’un «euro zone» du meilleur goût reprend le style du «Arbeit macht frei» d’Auschwitz.

CES GRANDS LGBT DU PASSÉ

Friday, October 28th, 2016

Wikipédia.org

Giuliano della Rovere, né le 5 décembre 1443 à Albisola près de Savone et mort à Rome dans la nuit du 20 au 21 février 1513, fut pape de 1503 à 1513 sous le nom de Jules II (en latin Julius II, en italien Giulio II).

Préoccupé de l’équilibre des puissances en Italie, cet ambitieux chef d’État, plus séculier que religieux, élimina tour à tour César Borgia, les Vénitiens puis les Français de la Romagne et du Milanais, accroissant simultanément le territoire des États pontificaux.

Originaire d’une riche famille de marchands de Savone, l’accession de son oncle Sixte IV au pontificat en 1471 lui permit de gravir rapidement les échelons de la hiérarchie ecclésiastique. Formé chez les Franciscains, son oncle devenu général de l’ordre le fit entrer au noviciat au couvent de Pérouse. Il ne semble pas avoir embrassé l’état monastique. En 1471, il fut ordonné évêque de Carpentras puis cardinal. Il fut évêque de Lausanne jusqu’en 1476, puis de Coutances, diocèse duquel il se démit en faveur de son neveu Galeas Della Rovere en 1477.

En 1474, il conduisit les troupes pontificales lors d’une campagne militaire pour ramener l’ordre à l’intérieur des États du pape. Après avoir soumis les cités de Lodi et Spolète, il assiégea Citta di Castello, dont le seigneur, Niccolò Vitelli, était un allié de Laurent de Médicis.

Le roi Louis XI accueillit le légat à Lyon le 15 juin 1476. Le cardinal quitta de nouveau Rome le 5 juin 1480, et arriva à Paris le 4 septembre. En effet, les Turcs avaient tenté d’occuper Rhodes en mai.

Afin d’organiser une croisade unie, il fallait établir diligemment une paix stable entre Louis XI et Maximilien Ier du Saint-Empire. À cause de Maximilien, il ne réussit pas à réaliser ce projet. Cependant, à la fin d’année, le légat put libérer le cardinal Jean de la Balue, enchaîné depuis 11 ans. Si l’on ignore sa mission suivante, il restait encore à Paris, puis à Avignon jusqu’au 18 novembre 1481.

Sous son pontificat, Jules II convoqua le Ve concile du Latran, créa la Garde suisse en 1506, posa la première pierre de la basilique Saint-Pierre de Rome commencée par Bramante, qu’acheva son successeur Léon X. Grand amateur d’arts il protégea Michel-Ange, auquel il commanda les grandes fresques de la Sixtine. Il fit venir à Rome de nombreux artistes. Il redessina la ville de Rome, faisant entrer son architecture et urbanisme dans la modernité.

Haï des Français, Jules II fut l’objet en France de représentations de plusieurs soties et moralités, dont les plus célèbres, la Chasse du cerf des cerfs et le Jeu du Prince des Sots de Pierre Gringore. Jean Lemaire de Belges publia un Traité des conciles et des schismes, qui prenait la défense de Louis XII contre le pape. Érasme écrivit contre lui une satire, Iulius exclusus de caelis, peut-être inspirée de l’Apocoloquintose.

Martin Luther vint à Rome sous le pontificat de Jules II. Il fut plus tard spécialement choqué par le relâchement moral du clergé romain et par la pratique de la vente des indulgences, utilisées sans retenue pour financer la construction de la basilique Saint-Pierre. La nature belliqueuse du pontificat de Jules II était en contradiction avec l’humanisme naissant et fut un des déclencheurs de la Réforme.

LA CORRUPTION LGBT

Friday, October 28th, 2016

Roger-Luc Chayer

(Wikipédia) La corruption est la perversion ou le détournement d’un processus ou d’une interaction avec une ou plusieurs personnes dans le dessein, pour le corrupteur, d’obtenir des avantages ou des prérogatives particulières ou, pour le corrompu, d’obtenir une rétribution en échange de sa complaisance.

La corruption est un phénomène universel tant dans les sociétés démocratiques, autoritaires, que dans les groupes qui les composent. Le scandale des commandites a mis en évidence qu’elle existait dans le monde politique, la Commission Charbonneau dans le domaine de la construction et des transports, mais elle s’exerce aussi au sein de la communauté LGBT. Je parle ici essentiellement du monde communautaire. Par contre, il ne faut pas généraliser!

De nombreux organismes communautaires reçoivent des subventions, tant des gouvernements fédéral, provincial que municipal, certains bénéficiant aussi d’avantages fiscaux importants. Alors qu’à tous les niveaux de gouvernements il existe des outils de vérification et des systèmes visant à contrer la corruption, au sein des LGBT, oubliez ça, il n’existe aucun organisme ou service de surveillance de l’affectation des subventions et de leur bonne gestion, en principe équitable et honnête.

Par le passé et encore aujourd’hui, certains organismes LGBT, pas tous évidemment, mais suffisamment pour nuire à notre image collective, utilisent leurs subventions sans jamais justifier de leur gestion. Certains organismes vont jusqu’à recevoir des subventions publiques pour contrer la discrimination envers les LGBT mais sont les premiers à discriminer contre certains représentants gais. Ces gestes sont possibles parce qu’aucune loi n’encadre la possibilité de corruption au sein du communautaire LGBT.

Il serait plus que temps, selon certains responsables de groupes gais consultés par Gay Globe mais qui souhaitent garder l’anonymat, que les subventions publiques soient accompagnées d’une obligation de divulgation des états financiers des organismes bénéficiaires. En fait, une telle obligation permettrait d’une part de connaître l’utilisation des fonds publics par les groupes communautaires, mais les obligerait aussi d’autre part à une plus grande équité au sein du communautaire et vis-à-vis du reste de la société économique et financière LGBT.

Nous sommes encore trop souvent, même aujourd’hui, confrontés à des organisations subventionnées par l’État qui ne font des placements publicitaires que dans la revue gaie qui leur donne la meilleure ristourne, excluant les autres, exerçant par défaut une discrimination basée sur l’enrichissement qu’elles tirent de leurs choix «amicaux», pour ne pas dire incestueux. À quand une commission d’enquête sur la corruption dans le monde gai? Nous en verrions de toutes les couleurs, croyez-en mon expérience!

NOUVELLES BRÈVES VIH / SIDA

Friday, October 28th, 2016

Guérir du VIH : pas encore, mais…
(Blastingnews.com)

Un patient britannique guéri du #VIH après un nouvel essai clinique! Depuis quelques semaines il est effectivement possible de lire cette phrase un peu partout en tête d’affiche des sites d’actualités douteux… Mais la vérité est loin du compte. En effet, si les chercheurs ont affirmé ne plus déceler aucune trace du virus dans le sang d’un des cinquante patients, ces derniers expliquent également que c’est déjà le cas pour de nombreux traitements visant  la guérison. Ne plus déceler la trace du virus dans le sang n’exclut pas sa présence dans l’organisme. De ce fait, il faudra attendre de plus amples expertises avant de pouvoir enfin annoncer une véritable solution pour la guérison du VIH. Les chercheurs responsables de ces essais restent prudents et ne s’avancent pas trop.

Un organisme qui vient en aide aux Autochtones atteints du VIH perd 67 % de
son financement
(Radio-Canada)

Le Réseau canadien autochtone du sida, un groupe sans but lucratif pour des Autochtones touchés par le VIH/sida, devra faire plus avec moins de ressources après que le gouvernement fédéral ait coupé près de 70 % son financement. Puisque l’Agence de la santé publique du Canada a changé sa façon de remettre l’argent du Fonds d’initiatives communautaires et d’hépatite C, le budget annuel du RCAS passera de 750 000 $ à 250 000 $ en 2017.

La réduction au financement arrive à un moment où le taux de VIH dans les réserves de la Saskatchewan est en plein essor. Dans la communauté d’Ahtahkakoop, 3,5 % de la population est atteinte de VIH/sida, soit un taux plus fort qu’au Nigéria ou au Rwanda. Selon l’Agence de la santé publique du Canada, le taux d’infection chez les Autochtones est 3,6 % supérieur au reste de la population.

VIH, libido et sexualité
(Séronet)

Vaste sujet que celui du sexe et du VIH qui anime autant les personnes qui vivent avec le VIH que les soignants. La qualité de vie sexuelle et affective peut être perturbée du fait de l’annonce de la maladie, des contraintes inhérentes à la prise d’un traitement, à la peur du rejet ou encore aux craintes concernant les risques de transmission.

Pour les soignants, la prise en considération des troubles sexuels doit faire partie intégrante de la relation médecin-patient au cours du suivi médical. D’autre part, il y a l’aspect libérateur du Tasp (traitement comme prévention) sur les craintes liées au risque de transmission, la projection dans des projets familiaux ou affectifs.

Un peu partout dans le monde, des travaux sont conduits sur les dysfonctionnements sexuels, la baisse du désir sexuel, de la libido, etc. En fait, le sujet passionne parce que rien n’est acquis, que chaque cas diffère et que les explications concernant une baisse de sexualité sont multiples (psychologiques, physiologiques, vieillissement, etc.).

VIH: UNE PREMIÈRE VICTOIRE

Friday, October 28th, 2016

Par: Emeline Amétis / Slate.fr

Un homme britannique de 44 ans pourrait être la première personne au monde à guérir du VIH, selon The Telegraph. Ce, grâce à un nouveau traitement conçu par une équipe de scientifiques, professeurs dans cinq universités du Royaume-Uni. Ce patient est l’une des cinquante personnes à suivre ce traitement médicamenteux, qui a la particularité de cibler le virus dans toutes les cellules du corps, même dans leur état quiescent. Un nouveau traitement qui fonctionne en deux étapes: un vaccin aide le corps à se débarrasser des cellules infectées, puis un médicament baptisé Vorinostat active les cellules infectées à l’état quiescent pour qu’elles puissent être décelées par le système immunitaire. Le premier traitement à soigner le VIH?

D’après les scientifiques, contactés par le Sunday Times, le virus du VIH est pour l’instant indétectable dans le sang du patient. Si les résultats se confirment sur la durée, on aurait là le premier traitement à soigner du VIH. Le VIH, virus responsable du sida, est particulièrement difficile à traiter car il affaiblit le système immunitaire du corps humain. En prenant le contrôle des cellules qui servent à coordonner les défenses immunitaires, il détruit celles-ci de l’intérieur.

Les trithérapies antirétrovirales, les traitements en vigueur, ciblent aussi ce phénomène sans pour autant déceler les cellules contaminées à l’état quiescent. «Nous continuerons les test médicaux pendant les cinq prochaines années. Pour le moment, nous conseillons de continuer la trithérapie», recommande Sarah Fidler, médecin à l’Imperial College de Londres, dans The Telegraph.

Une université chinoise propose des kits de dépistage du VIH dans ses distributeurs
de snacks
(France24.com)

Pour lutter contre le sida, une université chinoise vend des tests de dépistage dans un distributeur de snacks, entre les nouilles et les boissons. Le  sida en Chine est un problème de santé majeur. Environ 575 000 cas positifs ont été détectés en 2015.

LE RETOUR DE LA HAINE

Friday, October 28th, 2016

Par: Arte.tv

Aux assassinats aussi: le 12 juin 2016, un forcené islamiste tuait 49 innocents dans un club gay d’Orlando au nom d’une croyance pervertie. Le 4 août on retrouva décapité et mutilé un jeune réfugié syrien en Turquie avant de découvrir, deux semaines plus tard dans le même pays, la star de la Gay Pride, brûlée. En déclarant les homos hors la loi musulmane, les assassins sont-ils revenus aux pires heures des horreurs nazies?

L’homosexualité n’a pas une histoire linéaire. Ses victoires ne constituent pas des acquis et comme pour toutes les minorités, le combat est continu. Dans l’Antiquité, elle était très ouvertement admise, mais elle obéissait à des règles. La Renaissance fut libérale artistiquement, malgré les lois religieuses. La question est souvent posée sur son caractère inné ou acquis culturellement. Plus rarement celles des conditions de sa liberté ou de son interdiction. Or, la tolérance de l’homosexualité semble liée à des raisons plus idéologiques que religieuses. Des questions démographiques, des condamnations politiques ou des constitutions dictatoriales barrent son chemin.

Un système qui fait des homosexuels des boucs émissaires et les tue au nom d’une loi spécieuse, on l’a déjà vu dans l’Histoire récente. Hier le nazisme, aujourd’hui l’islamisme radical. La liberté de vivre sa vie homosexuelle est toujours un indicateur de démocratie. Ludovic-Mohamed Zahed, anthropologue et imam divorcé d‘un autre homme, pense l’oppression des homosexuels comme une mécanique classique du fascisme: étouffer toute revendication de droits individuels vise à contenir une société sous le joug du pouvoir. Zahed fait un parallèle entre les interdictions et les sanctions du 3ème Reich et celles de Daech.

Né en Algérie en 1977, il vit aujourd’hui à Marseille. En 2010 il crée l’association « Homosexuels musulmans de France » et fonde en 2012 la première mosquée inclusive à Paris. Actuellement, il est directeur du Cabinet de Conseil et d’expertises CALEM.

L’historien américain Robert Beachy, spécialiste de l’Europe et de l’Allemagne  a publié il y a peu «Gay Berlin : Birthplace of a modern identity» (Berlin Gay: Naissance d’une Identité moderne) dans lequel il analyse la libération des minorités sexuelles jusqu’à la République de Weimar, puis leur répression sanglante avec l’arrivée au pouvoir d’Hitler. Né en 1965 à Porto Rico, Beachy enseigne actuellement à Séoul en Corée du Sud, à l’Underwood International College – Yonsei University.

L’homosexualité au Maghreb: L’état des lieux d’une lutte en marche malgré la ségrégation
(Huff Post)

Lynchés par la foule, pourchassés par la police, bannis par l’ordre politico-religieux, les homosexuels au Maghreb sont confrontés aux mêmes interdits, aux mêmes stigmatisations. Être homosexuel au Maghreb est toujours perçu comme une tare, une honte, un outrage aux lois de la nature et aux lois de Dieu. Des citoyens jetés donc en pâture aussi bien par les États que par une certaine frange de la population. Les associations du Maghreb ne sont pas indifférentes de l’actualité de chaque pays respectif, des communiqués communs sont régulièrement signés pour appeler à l’abrogation des lois criminalisant l’homosexualité au Maghreb.

RICKY MARTIN AVAIT PEUR

Friday, October 28th, 2016

Par: Chartsinfrance.net

En 2010, Ricky Martin révélait au monde entier son homosexualité. Depuis, le latin lover mène une vie de famille épanouie auprès de ses deux enfants et de son petit ami. Dans une interview, le chanteur revient sur son coming out «difficile».

Souvenez- vous : en mars 2010, alors qu’il rédigeait ses mémoires, Ricky Martin décidait de révéler à la face du monde entier son homosexualité. « À partir du moment où j’ai écrit la première phrase, j’ai été persuadé que ce livre allait être l’outil qui m’aiderait à me libérer de ce que je portais en moi depuis longtemps. Qui était trop lourd pour que je le garde en moi (…) J’accepte mon homosexualité comme un cadeau que m’a fait la vie » écrivait-il dans un message poignant relayé sur son site officiel. Une libération pour la star latine, qui fut longtemps prisonnière de son secret. « Maintenant je regarde en arrière et je réalise que je tyran­ni­sais les personnes que je savais homo­sexuelles. J’ai inté­rio­risé l’ho­mo­pho­bie, jusqu’à ce que je réalise que ça me confron­tait à moi-même. Je voulais prendre des distances par rapport à tout ça », avouait-il en 2013 dans les colonnes de GQ Australia.

Mais aujourd’hui, l’interprète de «Vente Pa’ Ca» est un homme heureux, qui vit entouré de ses deux jumeaux Matteo et Valentino et de son petit ami, Jwan Yosef. Si épanoui qu’il le confesse volontiers : il aimerait recommencer son coming out ! « C’était très difficile pour moi. Mais une fois que je l’ai fait, je me suis senti incroyablement bien. Toutes ces peurs étaient dans ma tête, et j’ai rencontré par la suite des personnes de tous horizons qui sont venus me voir pour me dire : «Ricky», merci infiniment». C’est génial » explique-t-il dans l’émission «Loose Women», fier d’être une source d’inspiration. « Plus de mensonges », promet l’artiste de 44 ans.

L’an dernier, Ricky Martin avait émeut ses nombreux fans en écrivant une lettre touchante à ses enfants, le jour de la fête des Pères. « Votre amour m’a donné la force de vivre en toute sincérité. Une vie courageuse, transparente, qui me remplit de fierté et de paix » affirmait-il, enfin en paix avec lui-même. L’occasion pour lui de délivrer un beau message de tolérance : « Ne laissez jamais quelqu’un ou quelque chose vous empêcher de révéler votre vraie nature. Soyez fidèles à vous-mêmes ! ».

NOUVELLES BRÈVES

Friday, October 28th, 2016

Australie : le mariage homosexuel reporté
(Le Monde)

L’adoption du mariage homosexuel en Australie est reportée d’au moins trois ans, après la décision du mardi 11 octobre du Parti travailliste de rejeter le projet de référendum du gouvernement de centre-droit de Malcolm Turnbull, lui préférant la voie parlementaire. Favorable de longue date au mariage homosexuel, M. Turnbull avait averti qu’en cas de rejet de son texte, aucune décision ne serait prise avant les prochaines élections législatives en 2019.

Un homosexuel condamné pour viol
(L’Avenir.net)

Un homme qui en viole un autre, ce n’est pas commun. C’est pourtant ce que vient de reconnaître le tribunal de Neufchâteau. Le tribunal correctionnel siégeant à Neufchâteau a condamné, jeudi, Grégory Henrard, 26 ans, de Libramont, à une peine de 3 ans de prison avec sursis pour 1/3 et à une amende de 500€ pour viol et attentat à la pudeur avec violence et menace. Les faits ont eu lieu le 16 décembre 2012, sur une route de campagne dans la région de Bertrix. La victime: un homme de deux ans son aîné, avec qui il était ami de longue date.

BNP Paribas condamnée pour discrimination
(20minutes.fr)

La banque va devoir verser plus de 600 000 euros à un ancien salarié homosexuel, en raison du « comportement machiste et sexiste » de ses collègues qui a créé « un environnement de travail particulièrement oppressant », selon l’arrêt consulté par l’AFP.

Une députée israélienne va avoir un enfant avec son ami homosexuel
(The Times of Israel)

Une députée du parti Koulanou, Meirav Ben-Ari, a annoncé avant Rosh Hashana qu’elle allait devenir mère. Cette annonce, qui peut paraître somme toute banale, ne l’est pas pour cette députée célibataire qui a décidé d’avoir un enfant avec son meilleur ami homosexuel, rapporte Ynet. «Je révèle tout ça pour inspirer d’autres femmes, pour leur donner la force de ne pas abandonner l’idée d’avoir des enfants, même si elles n’ont pas de partenaires,» a déclaré Meirav Ben-Ari.

Google et Facebook ne pourront pas
financer la Gay Pride
(La Tribune de Genève)

Singapour a interdit vendredi aux sociétés étrangères de financer la Pay Pride annuelle parrainée jusqu’alors par des groupes internationaux comme Google et Facebook, dans le cadre d’une nouvelle réglementation constituant un revers pour les défenseurs des droits des homosexuels. Les entités non singapouriennes auront besoin d’une autorisation si elles souhaitent s’engager dans de telles activités.

BIRON: SURVICTIMISATION?

Friday, October 28th, 2016

Roger-Luc Chayer

Dans le cadre de notre suivi de l’affaire Steve Biron, ce jeune homme gai de Québec qui avait été accusé d’avoir eu des relations sexuelles non protégées sans en aviser ses partenaires alors qu’il se savait atteint du VIH (aucune victime n’a finalement été infectée), nous apprenions à la mi-septembre que M. Biron avait obtenu une libération sous certaines conditions.

Dans le cadre du procès d’origine, une ordonnance de non-publication et de non-diffusion du nom des victimes a été prononcée par le Tribunal et cette ordonnance reste valide ad vitam aeternam!

Or, une des victimes, qui se présente sous le prénom fictif de «Jimmy», pose depuis le prononcé de la sentence et à toutes les étapes qui ont suivi, des gestes qui surprennent. Il contacte constamment les médias pour redonner sa version des faits, il conteste toutes les demandes de libération conditionnelle, il attaque la crédibilité et la réputation des personnes liées au procès qui ne pensent pas comme lui et il amplifie continuellement l’effet de l’affaire sur sa vie, comme s’il avait quelque chose à gagner. Pire, sur un site qu’il a ouvert récemment et sur lequel il se présente comme blogueur judiciaire, il signe 15 pages d’un texte sur l’affaire Biron dans lequel il réécrit toute l’histoire, livre des analyses sur les témoignages et sur les juges, se comporte comme s’il était journaliste, signe de son vrai nom, et tout cela, sans mentionner à ses lecteurs qu’il est lui-même une des «victimes».

Le plus grave, c’est qu’il mentionne des noms et attaque l’intégrité de certaines personnes alors que ces personnes ne peuvent répondre sans expliquer l’histoire et sans violer l’ordonnance de non-publication. En agissant ainsi, «Jimmy» se fait juge et partie et place ceux qu’il vise dans une situation drôlement complexe. S’il devait être poursuivi en diffamation, son nom serait inévitablement prononcé dans les procédures. Est-ce qu’il y aurait alors violation de l’ordonnance? Tout au long de ce procès potentiel, le demandeur diffamé devrait faire la preuve de ses allégués, et tout ceci deviendrait public. «Jimmy» se comporte donc comme s’il avait la certitude de pouvoir refaire le procès sur la place publique tout en restant à l’abri de quelque poursuite que ce soit, grâce à l’ordonnance de non-publication. Il serait intéressant qu’un juge se prononce là-dessus.

Tout ceci fait partie d’un tout qui ressemble à une victimisation. La victimisation est, selon le site Docteurclic.com, le sentiment excessif et exagéré d’être une victime. Ce passage de victime réelle à victime ressentie est très ténu, et réside dans la simple façon d’observer les faits. On est donc dans la subjectivité complète. Les conséquences de la victimisation peuvent être redoutables. D’abord parce que la personne qui se pense victime peut s’enfermer dans un schéma psychologique permanent : elle a le «statut permanent» de victime. Cette façon noire de voir les choses peut altérer la vision de la vie au point d’aboutir à des conduites systématiques et répétitives de victime. Ensuite parce que s’il y a victime, il y a « bourreau » ou « agresseur ». Or dans le cadre d’une victimisation excessive, se retrouve étiqueté bourreau quelqu’un qui n’en a ni les intentions ni la perversion.

«Jimmy» agit-il ainsi par victimisation ou en tire-t-il un avantage financier? Est-ce qu’il recevrait par hasard une indemnité de l’Indemnisation des Victimes d’Actes Criminels (IVAC)?

LES AMANTS DU DÉSESPOIR

Friday, October 28th, 2016

Roger-Luc Chayer

(Wikipédia) «L’égocentrisme est caractérisé par une tendance à ramener tout à soi. Les égocentriques se focalisent principalement sur leur propre intérêt, considèrent leur opinion comme la plus importante et se voient comme la personne à suivre et à admirer.»

Je me suis inscrit à quelques groupes gais Facebook ces derniers temps pour offrir de nouveaux débouchés aux activités de Gay Globe et pour rejoindre éventuellement un nouveau public, mais quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que l’essentiel du contenu publié par les membres met en évidence un terrible mal de vivre face à l’image de soi et à la solitude du Web.

Il ne s’agit pas ici d’identifier ces groupes, mais bien d’observer l’état de la situation et de prendre un cliché de l’état moral de la communauté masculine gaie, via des groupes qui leur sont réservés. Comment peut-on définir leur contenu?

En observant le fil d’une dizaine de ces groupes sur une période de deux mois, on peut en arriver aux conclusions suivantes: 90% des messages laissés sont des auto portraits de jeunes de moins de 25 ans qui semblent avoir un énorme besoin de compliments, au point de laisser une photo d’eux tous les jours pour recevoir les mêmes commentaires d’hommes toujours plus matures, qui disent encore une fois presque toujours la même chose: «Wow vraiment cute toi», «Je te donnerais plein de bisous», «T’es chaud!», sans parler des centaines de petits coeurs qui accompagnent leurs commentaires. Une autre catégorie de messages consiste à publier des photos de beaux mecs musclés, toujours très jeunes. Ces messages proviennent toujours de membres plus vieux.

Le reste est constitué de demandes de rencontres en région ou de quelques commentaires, très rares, sur l’actualité, ce que fait Gay Globe en annonçant ses nouveaux films, ou la sortie de l’édition la plus récente du magazine.  Il est fascinant, pour ne pas dire inquiétant, de remarquer que les jeunes gais qui fréquentent ces groupes semblent souffrir d’une très mauvaise estime de soi et d’une solitude extrême qui les pousse à demander autant de «bisous» et de compliments. Il est clair que ce qui devrait servir à notre épanouissement n’offre aucune valeur nutritive intellectuelle, ou presque.

Comme le dit si bien le journaliste Didier Lestrade: «Internet nous donne l’impression d’être seuls ensemble». Selon le site 20minutes.ch, «une étude a été réalisée fin 2011 par le site Internet BienEtreGay. Son but était de mieux connaître et comprendre les habitudes des homosexuels, ainsi que l’évolution avec l’âge. L’enquête s’est déroulée en France, auprès de 1487 gays âgés de 18 à 65 ans. En plus de cela, soixante interviews approfondies ont été menées avec les habitants des principales villes de France, en face à face. Parmi les personnes interrogées, 16,4% étaient en couple au moment de l’enquête. D’après les résultats récemment publiés, les homosexuels redoutent de se retrouver seuls. Une crainte qui est particulièrement présente chez les plus jeunes. Ainsi plus de 40% des gays interrogés souhaiteraient être en couple avec la même personne toute leur vie, mais ils n’y croient pas».

Une solution pourrait être d’offrir en message principal permanent des moyens de parler de sa solitude et des outils pour se regrouper en personne, sur Skype, ou ailleurs que sur le Web. Pourquoi pas?

NOUVELLES BRÈVES

Friday, October 28th, 2016

Éclosion d’hépatite B parmi les hommes
homosexuels de Moncton
(Acadienouvelle.com)

Pour freiner la propagation du virus dans la région, les autorités sanitaires lancent une campagne de sensibilisation destinée aux hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes. L’hépatite B est un virus entraînant une inflammation du foie. Les symptômes de la maladie aiguë sont essentiellement une inflammation du foie, des troubles digestifs avec nausées et vomissements et une jaunisse dans certains cas.

Les homosexuels peuvent donner du sang après un an d’abstinence
(Radio-Canada)

Un homme ayant eu une relation sexuelle avec un autre homme peut dorénavant faire un don de sang au Canada un an après son dernier rapport sexuel, et non après cinq ans. Un délai réduit devenu possible grâce à l’efficacité des tests de dépistage, mais qui demeure discriminatoire à l’égard des homosexuels, selon certains. «Cette politique représente un effort de la part des agences de dons sanguins pour paraître libérales, mais en réalité, rien n’a changé », fait remarquer le Dr Mark Wainberg, directeur du Centre SIDA McGill, à Montréal. «Cette nouvelle politique n’est pas vraiment réaliste, ajoute-t-il, tout comme l’idée de patienter pendant cinq ans sans rapports sexuels ne l’était pas non plus.» Même si le délai est réduit, les gais ne donneront pas du sang pour autant, selon lui.

Les «cures» contre l’homosexualité
prospèrent en Chine
(La Presse)

Il redoutait d’avouer son homosexualité à son épouse: mais Yu Hu ne s’attendait pas à être interné de force dans un hôpital psychiatrique censé « guérir » sa « maladie ». Un cas pourtant loin d’être isolé en Chine, où prospèrent les thérapies « de conversion », malgré des poursuites judiciaires et le combat de militants. Pendant 19 jours, en octobre dernier, Yu Hu a dû absorber un cocktail de pilules destinées à « corriger » son orientation sexuelle. Des employés menaçaient de le frapper s’il refusait de les ingérer, a-t-il raconté à l’AFP. Le Chinois de 32 ans a été libéré seulement lorsque son petit ami et des militants ont contacté la police de la province du Henan, où il était séquestré. Yu Hu a engagé des poursuites et l’affaire sera entendue sous peu par un tribunal.

Propos sur l’homosexualité : Christine Boutin n’est pas venue à son procès en appel!
(Closermag.fr)

Christine Boutin, l’ex-présidente du Parti chrétien démocrate (PCD), n’a selon Libération pas daigné se rendre au Palais de justice où elle était attendue mercredi le 28 septembre afin d’être jugée en appel pour avoir assimilé l’homosexualité à une «abomination». Le jugement de ce nouveau procès sera rendu le 2 novembre prochain. Christine Boutin fera-t-elle à nouveau la politique de la chaise vide?

VIH ET ORGANES: ÉCHEC!

Friday, October 28th, 2016

Pourquoidocteur.fr

Plus de 17 millions de séropositifs prennent des antirétroviraux dans le monde. Ces traitements ont révolutionné la prise en charge du VIH. Ils permettent une bonne maîtrise de la charge virale et stoppent l’évolution du virus. Mais celui-ci continue de progresser malgré tout, dans les tissus de différents organes. Une étude de l’Université de Californie à San Francisco (États-Unis) l’a montré dans le Journal of Virology. Elle a utilisé pour cela les corps de plusieurs séropositifs. Certains étaient traités, d’autres non.

Les chercheurs ont observé le profil génétique du VIH chez des patients décédés après 1984. Les variations permettent de comprendre comment le virus a évolué et en quoi le traitement a affecté son développement. Mauvaise surprise : « Nous avons découvert que le VIH ne semblait pas affecté par les antirétroviraux dans certaines zones », explique Michael McGrath, principal auteur de l’étude. Autrement dit, il évolue de la même façon au sein des deux populations. Les médicaments réduisent bien la charge virale dans le sang. Mais pas un seul patient n’était indemne de VIH au niveau des tissus solides.

Le virus continue de migrer sans la moindre perturbation dans des organes tels que les poumons, le foie ou encore la rate et le cervelet. Dans les ganglions lymphatiques non plus, le VIH n’est pas affecté. Il s’agit en effet d’un des principaux réservoirs.
« Nous n’avons pas relevé de trace de résistance aux médicaments, ce que nous aurions observé si le virus avait été exposé à ceux-ci », ajoute Michael McGrath. Un résultat attendu chez les séropositifs « naïfs » de traitement, mais bien plus surprenant chez les autres.

Cette conclusion peut inquiéter, mais elle se révèle riche d’enseignements. Parmi les corps autopsiés, 95 % présentaient une athérosclérose. Maladies cardio-vasculaires et neurologiques sont également fréquentes chez les personnes qui vieillissent avec le VIH. L’espérance de vie augmente et de nouvelles pathologies apparaissent parfois. C’est le cas d’un déclin cognitif typique de cette population.

Pour la première fois, une piste d’explication apparaît : le virus continue d’infecter les macrophages qui s’attaquent au tissu. Il contribue donc indirectement aux maladies qui ne sont pas associées au sida, stade avancé de l’infection. Voilà qui permettrait de comprendre la forte prévalence des cancers chez les séropositifs, particulièrement ceux d’origine infectieuse. Cette étude souligne aussi la nécessité de poursuivre le recours aux antirétroviraux sans pour autant s’en contenter. Une solution définitive à l’infection doit être trouvée et cibler également les tissus.

VIH : un dixième gène découvert
(Pourquoidocteur.fr)

Des chercheurs français ont identifié un dixième gène du VIH. Jusqu’ici, les scientifiques pensaient que le virus du SIDA n’en possédait que neuf. Les chercheurs français n’ont pas ménagé leur peine pour parvenir à cette découverte. Ils ont analysé 23 000 séquences d’ARN viral provenant de l’homme mais aussi du singe. L’objectif était de retracer l’évolution du VIH à partir de sa première diffusion chez l’être humain.

NOUVELLES BRÈVES

Friday, October 28th, 2016

Les homos américains prennent les armes
(LeMatin.ch)

Depuis le massacre de 49 personnes dans un club gay d’Orlando cet été, les Pink Pistols engrangent les adhésions. «Jamais l’attentat islamiste et homophobe d’Orlando n’aurait fait 49 morts le 12 juin au Pulse club si les fêtards avaient eu le droit de porter une arme à l’intérieur et s’ils l’avaient fait! Même remarque pour les attaques ayant eu lieu en Europe depuis ou pour les abus sexuels de masse perpétrés en Allemagne au Nouvel-An…», assène Nicole Stallard en agitant son Colt 45 en direction du plafond. La solide Californienne de 56 ans résume ainsi d’une phrase la tribune qu’elle a publiée fin juin dans le New York Times et le Guardian. Nicky, comme on la surnomme, est l’une des cheffes de file des Pink Pistols.

il dépouillait les homosexuels grâce aux sites de rencontres…
(LeParisien.fr)

La drague sur un site de rencontres homos n’était qu’un stratagème. Une ruse pour appâter les victimes, et les dépouiller à l’abri des regards. Jeudi dernier, après discussion sur Internet, un jeune malfaiteur se fait inviter chez sa victime, un homme à peine âgé que lui. Une fois dans l’appartement, au lieu d’user de ses charmes, il dégaine une arme de poing et traîne sa victime au distributeur. Devant l’appareil, la victime se rebiffe. Son agresseur lui décoche un coup de poing en pleine figure et détale.

Le jeune homme abusé dépose plainte et livre à la police le numéro de téléphone de son agresseur, en précisant qu’il l’a déjà croisé dans le quartier. Les enquêteurs de la Sûreté territoriale des Hauts-de-Seine n’ont pas de mal à identifier le suspect mais avant de l’interpeller, ils consultent leurs fichiers qui rélèvent une agression similaire commise la semaine précédente. En plus de l’extorsion, la victime affirme avoir été violée. Ce que le suspect a nié en garde à vue, après son arrestation lundi matin. Ce mardi soir, il a été mis en examen pour « tentative d’extorsion et viol » et placé en détention provisoire.

Hausse du nombre de jeunes homos exclus
de leur famille
(Libération)

Jetés dehors à cause de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre: un drame social et familial qui aurait tendance à augmenter, alerte l’association le Refuge. Entre le 1er janvier et le 31 juillet, celle-ci a fait face à 629 demandes d’hébergement d’urgence, contre 474 sur la même période en 2015. Soit une hausse de 32,7 %. Selon Nicolas Noguier, président de l’association, qui dispose de 80 places d’hébergement dans quatorze villes de France, «c’est la première fois que tous nos lieux d’hébergement sont complets partout au mois de juillet. En général, l’été est plus calme». «C’est désolant et inquiétant. On ne peut qu’être révulsé en constatant ces données, témoigne Gilles Dehais, président de SOS Homophobie. Elles montrent que la LGBT-phobie reste ancrée dans la société. Si celle-ci tolère mieux l’homosexualité, elle est aussi plus violente.»

VIH: UNE AUTRE AVANCÉE

Friday, October 28th, 2016

Par: La Presse et Séronet

Le Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CRCHUM) a mis au point une technique de détection des rares cellules qui cachent le VIH et résistent aux traitements antirétroviraux, une étape importante dans la recherche d’une cure pour guérir de l’infection.

L’auteur principal d’une étude sur le sujet, le docteur Daniel Kaufmann, explique qu’il est ainsi possible de trouver le virus dormant chez les patients sous trithérapie et de le « réveiller », pour ensuite l’éliminer.

Ces cellules, les « réservoirs du VIH », sont celles dans lesquelles le virus persiste au cours des trithérapies. Les médicaments antirétroviraux réussissent généralement à contrôler la charge virale chez les parents infectés par le VIH, ce qui empêche l’évolution vers le syndrome d’immunodéficience acquise (sida). Mais certains virus restent cachés pendant des années et peuvent se réactiver si les patients cessent leur traitement.

L’équipe du docteur Kaufmann a mis au point une nouvelle technique de détection des réservoirs qui fait, en quelque sorte, la « photo » individuelle de la cellule réservoir. Cette approche est 1000 fois plus précise que les techniques actuelles. Une fois les «cachettes» du VIH trouvées, différents groupes de chercheurs misent sur une technique impliquant de réveiller le virus dormant dans les cellules, de sorte qu’il devient visible pour le système immunitaire ou d’autres médicaments qui pourront l’éliminer. D’un patient à l’autre, le virus se cache dans des cellules similaires à première vue, mais il existe en fait une grande variabilité entre les individus, de sorte qu’il faudra peut-être adapter le traitement pour chaque patient, selon les cachettes précises du VIH, précise le docteur Kaufmann. Avant d’en arriver à un traitement potentiel pour l’humain, les chercheurs prévoient évaluer l’efficacité de nouveaux médicaments à réveiller les réservoirs du virus équivalent du VIH chez le singe. Si les médicaments sont bien tolérés, les essais cliniques pourront débuter dans quelques années.

VIH : comment 1 enfant sur 10 résiste
à l’infection
(Pourquoi Docteur)

Contaminés par le VIH, ces enfants ne présentent aucun signe d’infection. Un cas si exceptionnel qu’ils ont été baptisés: les non-progresseurs. Ce mystère pourrait être mis à profit pour combattre le virus chez le reste de la population. C’est pour le percer qu’une équipe de l’université d’Oxford s’est penchée sur un groupe de 170 jeunes patients. Les résultats publiés dans Science Translational Medicine sont pour le moins surprenants: leur réaction immunitaire face au VIH est plus proche de celle de singes que des êtres humains. Une infection sans progression vers le stade sida est très rare. Seuls 0,3 % des adultes présentent cette particularité. Jusqu’ici, les équipes du monde entier s’étaient concentrées sur ces cas exceptionnels. Elles ont mis en évidence une réponse immunitaire massive qui maîtrise la réplication du VIH et réduit le nombre de copies dans le sang. Ces jeunes malades adoptent la même approche que les primates non-humains infectés par le SIV: la charge virale est très élevée mais l’activité du système immunitaire reste inchangée.

SPÉCIAL TÉLÉSÉRIES KITCH!

Friday, October 28th, 2016

Gay Globe Média

Voici une nouvelle qui ne passera pas inaperçue! Gay Globe TV présente dès maintenant le plus grand spécial téléséries cultes des années 60 à 80 sur son site Web et cela, tout à fait gratuitement, en streaming.

Mieux encore, GGTV vous offre le premier épisode de ces séries alors qu’il s’agit parfois de pilotes qui n’ont jamais été présentés ou presque à la télé. Toujours dans la logique du respect des oeuvres diffusées sur GGTV au www.gayglobe.net, les épisodes sont présentés dans leur version originale anglaise puisqu’il s’agit de séries américaines ou britanniques.

«Gay Globe TV est le spécialiste de la diffusion de films classiques et, occasionnellement, nous proposons un épisode de télésérie. Devant la forte popularité des séries qui sont présentées aujourd’hui auprès de notre public, il a été décidé de les offrir en grappe afin de procurer des heures de plaisir nostalgique», déclare Roger-Luc Chayer, éditeur du Groupe Gay Globe.

Voici donc le menu des séries offertes et un court résumé de leurs synopsis. Space 1999 / Cosmos 1999 raconte l’histoire de l’équipage de la base lunaire Alpha, qui survit au détachement de la Lune de son orbite terrestre après une série d’explosions nucléaires. Cet épisode porte justement sur la catastrophe et la décision du Commandant Koenig (Martin Landau) de rester sur la base.

Bewitched / Ma Sorcière bien-aimée n’a plus besoin de présentation. Dans ce tout premier épisode, on voit Samantha faire la connaissance de Darrin et lui annoncer qu’elle est une sorcière.

Dans Buck Rogers au 25ème siècle, l’astronaute Buck Rogers sort d’un sommeil sidéral accidentel pour se retrouver sur Terre, au 25ème siècle, alors que la planète est aux prises avec des troubles politiques interplanétaires. Les Champions sont 3 espions britanniques aux pouvoirs mystérieux acquis lors d’un voyage au Tibet. Ils sont au service de l’agence internationale Nemesis qui fait respecter l’ordre et la loi sur la planète.

The Golden Girls ou Les Craquantes ou Carré de dames raconte l’histoire de 4 colocataires semi-retraitées (Rose, Sophia, Blanche et Dorothy) et leurs aventures au quotidien en Floride. Il s’agit de l’émission humoristique la plus populaire de l’histoire de la télé américaine.

The Land of the Giants / Au Pays des Géants raconte l’histoire d’un vaisseau spatial qui contourne le Soleil et, alors que l’équipage croit revenir sur Terre, s’écrase sur une planète jumelle habitée par des humains gigantesques! Lost in Space / Perdus dans l’Espace est le classique des classiques avec l’astronef Jupiter II habité par la famille Robinson qui perd son chemin en route pour Alpha du Centaure, et qui est toujours dans de beaux draps à cause du docteur Smith. Heureusement que Robot veille à la sécurité.

The Persuaders / Amicalement vôtre est l’histoire de deux riches compères, un Américain et un Britannique, qui se font continuellement compétition pour l’honneur de leur pays. UFO / Alerte dans l’Espace se passe dans les années 2000 telles qu’on se les imaginait dans les années 60 et raconte les activités d’une agence secrète de protection de la terre (SHADOW) contre des visiteurs extraterrestres hostiles. Bonne télé kitch!!!

HOMOS ET ANTIQUITÉ

Friday, October 28th, 2016

Par: Dialogai.org selon le Professeur Andreas Dettwiler

L’Antiquité n’a pas été un âge d’or homosexuel qu’est venu interrompre le christianisme. Andréas Dettwiler, ancien doyen de la Faculté de théologie de l’Université de Genève, est l’invité de C+H le mardi 20 septembre à Dialogai pour retracer l’évolution de la représentation de l’homosexualité à cette période.

Laissant de côté les idées reçues, il rétablit une vérité beaucoup plus nuancée en s’appuyant sur des sources littéraires de l’Antiquité dont le christianisme naissant fait partie : une investigation nécessaire au regard de l’influence du christianisme toujours présente dans la société contemporaine.

Si l’homosexualité était bien présente dans les sociétés bordant la Méditerranée durant l’Antiquité, elle a peu de rapport avec sa conception actuelle. Le statut social s’imposait jusque dans l’intimité et attribuait à chacun un rôle bien précis indépendamment de son sexe.

Ainsi, l’homme libre devait pénétrer son partenaire que celui-ci soit une femme ou un homme, alors que les statuts inférieurs étaient cantonnés au rôle de pénétré. L’homosexualité est donc plus un comportement qu’une identité fixe comme il est revendiqué aujourd’hui.

Cette dimension sociale de la sexualité teinte aussi de subversivité tous ceux qui se réclamaient asexuels, d’autant plus que la sexualité, à l’époque, est très fortement connotée de domination, voire de violence.

Le judaïsme de l’époque hellénistique accorde aussi à la sexualité un rôle de marqueur d’identité qui dépasse la stricte vie privée. Mais, à la différence des populations non-juives, les pratiques homosexuelles sont condamnées.

Le mariage devient le seul cadre où la sexualité est possible, et il ne s’envisage qu’entre une femme et un homme.

Le christianisme naissant, même s’il s’inscrit dans la droite ligne du judaïsme de l’époque, déplace quelque peu les paramètres. Il est porteur de l’idée d’un d’amour inconditionnel et d’une radicale non-violence.

L’ouverture de Jésus aux femmes propose, par exemple, une conception du rapport à autrui d’une étonnante liberté. L’ascétisme, très répandu dans certains milieu du christianisme, est aussi disrupteur car il éloigne l’homme de son devoir de mariage et de reproduction.

La représentation de l’homosexualité a donc un héritage complexe. Un travail critique d’historien et de théologien est nécessaire pour déterminer ce qui est aujourd’hui fondamental pour le christianisme.

Il permet aussi de poser les bases pour l’élaboration d’une éthique de la sexualité, c’est-à-dire de l’ensemble des valeurs, des normes et des comportements qui permettent à chacun de concevoir sa sexualité dans le respect à l’égard d’autrui.

CE MYTHIQUE BLACK&BLUE

Friday, October 28th, 2016

Roger-Luc Chayer

Plusieurs connaissent le nom de l’événement, le nom du promoteur aussi, mais peu de gens savent exactement ce qu’est le Black& Blue et le BBCM (Bad Boy Club Montréal). Selon le site du BBCM: «En 1991, un groupe d’amis ont décidé de  créer un party. Ils voulaient organiser une grande célébration à laquelle ils souhaitaient inviter tous leurs amis, leurs partenaires et leurs associés à se joindre à eux. L’objectif de ce party était de s’amuser tout en donnant les profits de cette soirée à une bonne cause. Cette année-là, 800 personnes étaient présentes à cet événement que les organisateurs ont nommé le « Black & Blue ».

Cet événement, d’une durée de sept jours, est maintenant un festival à part entière d’événements sociaux, culturels, sportifs et d’événements-danse. D’année en année, environ 85,000 personnes provenant du Canada, des États-unis, d’Europe, d’Australie, d’Amérique du Sud et de la Nouvelle-Zélande participent aux activités échelonnées sur une semaine.

Elle a réussi à attirer à Montréal des touristes du monde entier. La Fondation est également un chef de file dans le domaine communautaire ayant donné depuis ses débuts plus de 1 400 000 $. Elle a réussi, grâce à ses événements annuels, à générer jusqu’à maintenant des retombées économiques touristiques estimées à au moins 450 millions de dollars pour la région montréalaise.

La Fondation a reçu des éloges de la part de différents médias, de représentants de l’industrie de la musique et d’artistes à travers le monde, reconnaissant toute la créativité, l’ingéniosité et le caractère unique de ses événements.» (Sic)

Tout n’est pas aussi simple et beau dans la réalité. Mon expérience avec ces deux entités m’incite à la prudence quand on fait la promotion de tels chiffres. En effet, alors que j’étais jeune journaliste au Magazine RG entre 1993 et 1998, j’avais reçu le mandat de l’éditeur d’examiner les finances et les fonds recueillis par le BBCM lors de ses événements annuels, et le constat avait été assez décevant, ce qui me permet de douter des chiffres publiés encore aujourd’hui.

Une très forte proportion des fonds amassés était alors consacrée à l’administration (frais d’opérations du BBCM) et une infime portion était transférée sous forme de dons, dont la majorité allaient à l’époque à une autre fondation soeur qui consacrait aussi l’essentiel de son budget à ses frais administratifs. Pourquoi est-ce que je parle de tout cela encore aujourd’hui? Pour deux raisons.

D’abord, depuis les années 90, le BBCM ne diffuse plus sa comptabilité, il ne permet donc plus aucune vérification externe de ses livres. Ensuite, c’est qu’il prétend toujours amasser des fonds pour lutter contre le SIDA et financer des groupes communautaires gais, d’où la pertinence d’en parler ici.

Il n’est pas question pour moi de tenter de nuire aux activités du BBCM, loin de là, il s’agit plutôt de faire prendre conscience à la communauté LGBT que des sommes d’argent importantes sont amassées pour elle, que la fondation ne permet pas de vérifications externes de ses livres, et enfin, que sa gestion est secrète. C’est donc pour cette raison que Gay Globe Média ne pouvait encore cette année supporter le BBCM ou parler du Black&Blue avant que l’événement ne soit terminé. On verra pour l’avenir!

BRÈVES INTERNATIONALES

Friday, October 28th, 2016

Allemagne : 30 millions d’euros pour réhabiliter et indemniser 50 000 hommes condamnés pour homosexualité
(LCI)

Le gouvernement allemand a annoncé le déblocage de 30 millions d’euros pour réhabiliter et indemniser 50 000 hommes condamnés pour homosexualité après la Seconde Guerre mondiale, sur la base d’un texte nazi. L’article 175 du Code pénal allemand revisité par le IIIe Reich en 1935, condamnait «les actes sexuels contre nature […], que ce soit entre personnes de sexe masculin ou entre hommes et animaux», à des peines pouvant aller jusqu’à dix ans de travaux forcés. Si une première loi avait réhabilité, en 2002, les 42 000 hommes emprisonnés ou déportés pour homosexualité pendant la guerre, la loi est tout de même restée en vigueur après 1945. Dernière empreinte du nazisme dans la législation allemande.

Tunisie : vers la dépénalisation de l’homosexualité pour obtenir l’aide de l’Union
européenne?
(Tuniscope.com)

L’Union européenne veut bien aider la Tunisie, souvent décrite comme un exemple unique des pays « pionniers du printemps arabe » ou encore d’une « success story », à booster son économie qui se porte mal. De son côté et publiant sa résolution sur les relations de l’Union avec la Tunisie dans le contexte régional actuel, le Parlement européen affirme «considérer la Tunisie comme l’un des pays prioritaires de la politique européenne de voisinage de l’Union». L’Union préconise de réformer le code pénal et, en particulier, d’en abroger l’article 230, qui sanctionne l’homosexualité par une peine d’emprisonnement de trois ans et qu’elle juge contraire aux principes constitutionnels de non-discrimination et de protection de la vie privée.

De nouveaux témoignages accablent Tony Anatrella et ses thérapies sexuelles
(Médiapart)

Quatre nouveaux témoins se sont confiés à Mediapart sur les thérapies déviantes de Tony Anatrella, prêtre parisien éminent, conseiller au Vatican et “psy de l’Église”. Dix ans après les premiers signalements, le religieux est de nouveau accusé d’abus sexuels sur majeurs. Mediapart a recueilli de nouveaux témoignages sur les pratiques douteuses du «prêtre-psychanalyste» Tony Anatrella, opposant farouche aux homosexuels depuis 20 ans (en particulier lors des débats sur le Pacs). Certains de ces témoignages font état d’attouchements physiques («On faisait presque l’amour», affirme l’un des anciens patients du prêtre), d’autres font plutôt état de sévices psychologiques, qui, eux, ne tombent pas sous le coup de la loi. En mai dernier, Mediapart, France 3 et Le Lanceur avaient publié les témoignages de plusieurs hommes qui auraient fait l’objet d’attouchements sexuels lors de séances qui avaient pour but de les guérir de leur homosexualité.

DENIS FAUT QU’ON SE PARLE (1)

Friday, October 28th, 2016

Roger-Luc Chayer

Salut Denis, je t’écris aujourd’hui cette lettre ouverte car je me questionne sur ce que tu as fait de Montréal depuis ton élection, depuis que tu es devenu maire de ma ville.

Quand tu nous as annoncé ton désir de gouverner Montréal, c’était pour la rendre plus vivable, pour régler enfin les incohérences liées à la circulation et aux travaux majeurs. C’était aussi pour nettoyer l’administration municipale de la corruption et des contrats mafieux. Mais qu’as-tu fait depuis?

Jamais la ville n’aura été aussi invivable. Ton plan de reconstruction et de rénovation des infrastructures est en train de tuer la douceur de vivre en ville, sans parler des faillites, des fermetures de commerces et des drames humains causés par ton incapacité chronique à gérer la catastrophe qui résulte de tes politiques. Toutes ces rues fermées, ces détours qui ne mènent nulle part, ces cônes oranges plantés partout même s’il n’y a strictement aucun travail qui se fait! Cette perte de temps et d’énergie, ces blocages de circulation perpétuels strictement pour rien!

Prenons par exemple le coin Papineau et Sherbrooke, qui est restreint dans toutes les directions par des cônes, et où il ne se passe absolument rien. Pour éviter ce coin l’autre jour, je me suis dit: «Tiens je vais passer par la rue du Parc Lafontaine pour prendre Rachel Est, et contourner ce blocage permanent»… Arrivé coin Rachel et Papineau, la Rachel était fermée vers l’est jusqu’au bout de l’horizon et je n’avais pas d’autre choix que de revenir sur Papineau direction Sherbrooke. 42 minutes pour faire 2 coins de rue, et il y avait des policiers en plus…

Tu sais, Denis, tu as beau utiliser ta grosse voix pour nous dire que tu prends toutes les mesures possibles pour atténuer les effets de ces travaux qui n’en sont pas, en collaboration avec tes partenaires fictifs, il n’y a que toi pour y croire. As-tu vu le nombre de policiers affectés à la circulation qui ne font rien, qui regardent le bouchon en rigolant, car il ne faut pas oublier qu’ils sont en moyens de pression contre toi et qu’ils ont tout intérêt à laisser les bouchons se former plutôt que de permettre une circulation plus fluide. On se croirait dans le film Le Gendarme en ballade, avec Louis de Funès en gendarme à la retraite qui siffle dans toutes les directions pour créer volontairement un vaste bouchon, par nostalgie de son passé… Mais Denis, tu n’es pas Louis de Funès!

Tu as réussi à étouffer notre ville, à lui nuire économiquement, tu as fait ça volontairement et malgré les appels à l’aide des Montréalais, tu continues, tu persistes à vouloir transformer notre ville en phlébite géante, et tu y arrives! Tu nous promets même pire en 2017…

J’étais d’accord avec ton idée initiale, avant que tu ne deviennes notre maire, mais depuis, je pense que tu as perdu le contrôle. Tu pourrais facilement prendre ton char et aller voir ce qui se passe sur le terrain. Tu pourrais donner des ordres et exercer ton leadership, mais tu ne le fais pas. Tu as oublié que ce sont les Montréalais et ceux de passage qui souffrent au quotidien de ton incapacité. As-tu oublié pour qui tu travailles? Avec tout ça, je me suis surpris l’autre jour à regretter le départ de Gérald Tremblay. Avec lui, il y avait de la corruption, mais au moins nous pouvions encore vivre dans cette ville. Aujourd’hui, tu as tout bousillé. Je ne te félicite pas.

BARBARA EDEN ET LE COMING OUT

Friday, October 28th, 2016

Par: Roger-Luc Chayer

Avouez-le, c’est tout de même une des plus belles couvertures de l’histoire de Gay Globe / Le Point, non? Ce n’était pas tellement difficile, Barbara Eden étant d’une beauté exceptionnelle, je n’ai pas eu beaucoup de mal à vous préparer cette couverture. Mais pourquoi Barbara Eden me demanderez-vous? Vous vous souvenez d’elle j’espère dans le rôle de Jinny, cette télésérie humoristique des années 60 où elle incarnait un génie tourmentant continuellement son maître, le Major Nelson de la NASA. Beaucoup d’auditeurs de cette époque, gais ou lesbiennes, s’identifiaient à elle du fait de vivre dans une bouteille, cachée, sous l’autorité d’un maître, etc. Elle est ainsi devenue une icône, l’idole d’un jeune public qui la suit encore aujourd’hui sur les télés spécialisés, car les 139 épisodes sont toujours diffusés et n’ont jamais quitté le petit écran depuis 1965, un exploit. Barbara Eden aime énormément son public gai et afin de lui rendre hommage et de lutter contre l’épidémie de VIH sévissant dans le monde, elle participait en 2013 au plus grand gala annuel d’Europe consacré au SIDA, le Life Ball, en compagnie du Président Bill Clinton. Ce sont des millions d’euros qui ont été ainsi amassés pour améliorer la qualité de vie des LGBT ainsi que pour la recherche. Miss Eden y est apparue dans son costume d’origine de Jinny! Âgée aujourd’hui de 85 ans, Barbara Eden vit à Beverly Hills (Los Angeles) dans une charmante petite maison et fait le tour du monde pour faire la promo de son autobiographie. Miss Eden est une alliée de très longue date des LGBT et à ce titre, nous lui consacrons la couverture de cette édition qui partira certainement des présentoirs à une vitesse record.

VIH: Un an après son lancement, quel bilan pour l’autotest?

Monday, September 19th, 2016

Yagg

Dans le paysage du dépistage en France, l’autotest ne fait pas le poids si on le compare aux pratiques courantes. On estime que plus de 5 millions de tests de dépistage du VIH sont réalisés chaque année. Depuis son lancement, en septembre 2015, l’autotest est produit et distribué par la laboratoire AAZ, seul fabricant autorisé et CE, au rythme d’environ 2000 par semaine. Soit sur l’année écoulée un peu plus de 100 000 tests. Ce n’est pas anodin.

Selon une étude d’illicopharma, une pharmacie en ligne, la demande a été forte en septembre et octobre 2015 et depuis quelques mois, elle ne faiblit pas. Ce même distributeur avait mené mené une étude en mars 2016 qui montrait que 42% des acheteurs d’autotest n’avaient jamais effectué de dépistage auparavant. Parmi ces personnes, plus d’une sur deux déclarait qu’elle ne serait pas allée se faire dépister en centre de dépistage si l’autotest VIH n’avait pas été pas disponible en pharmacie. Huit pour cent des acheteurs ont commandé au moins deux autotests dans l’année.

Mais au prix public de 25 euros, l’autotest n’est pas accessible à toutes les bourses. C’est pourquoi la ministre de la Santé a accédé à la demande des associations de pouvoir délivrer gratuitement les autotests.

Un arrêté paru le 21 août au Journal Officiel doit permettre d’élargir leur disponibilité des autotests. L’arrêté précise quelles populations pourront en bénéficier gratuitement:

– les populations fortement exposées au risque de transmission du VIH et pour lesquelles des prises de risque à répétition sont identifiées. Pour ces personnes, l’autotest VIH peut servir pour réaliser un «dépistage intermédiaire» entre deux dépistages par sérologie ou par TROD [Test Rapide d’Orientation Diagnostic];
– les personnes qui ne veulent pas entrer dans le système actuel de dépistage ou qui sont réticentes à effectuer un dépistage;
– les personnes pour lesquelles l’accès aux services de soins est rendu particulièrement difficile du fait de leur situation de précarité administrative, socio-économique ou d’isolement géographique.

Sida : l’Afrique du Sud rend les antirétroviraux gratuits

Monday, September 19th, 2016

Pourquoidocteur.fr

Le programme de lutte contre le VIH sud-africain prend un coup de jeune. Le dépistage est désormais universel et les antirétroviraux gratuits pour toute personne testée positive.

L’Afrique du Sud déclare la guerre au sida. 19 % de sa population est infectée par le VIH. Un programme de prise en charge universel voit le jour pour repérer tout malade. Le gouvernement a en effet annoncé ce 2 septembre la mise en place du dépistage universel. Toute personne testée positive sera systématiquement traitée. Le pays espère ainsi doubler le nombre de personnes sous médicaments antirétroviraux.

Des stocks limités

Interrompre la transmission du VIH : voilà ce que vise le gouvernement sud-africain. D’après son porte-parole, Joe Maila, le pays serait capable de prendre 10 ans d’avance sur les objectifs de l’ONUSIDA grâce à ce plan. S’il est correctement suivi, 90 % des personnes vivant avec le VIH auront connaissance de leur statut sérologique d’ici 2020. 90 % d’entre elles seront sous traitement antirétroviral. Dans l’hypothèse où l’accès aux médicaments soit assuré, 90 % de ces patients auront une charge virale indétectable.

L’effort à consentir sera massif. C’est justement ce qui pousse les associations à se montrer prudentes. « Nous soutenons la modification de l’éligibilité aux antirétroviraux, mais nous avons de sérieuses réserves sur la capacité des antennes provinciales du système de santé publique à mettre en œuvre efficacement ces recommandations », tempère Treatment Action Campaign. Les ruptures de stocks sont au cœur des inquiétudes de cette association.

Conscient de ces difficultés, le gouvernement améliore la visibilité des stocks. Grâce à une application sur téléphone, tout patient pourrait visualiser la disponibilité des médicaments et signaler une pénurie.

En ligne avec les recommandations

Le poids du VIH est considérable en Afrique du Sud : 7 millions de personnes vivent avec le virus, et 180 000 meurent chaque année. Une bonne prise en charge devrait relever l’espérance de vie à 70 ans contre 63 aujourd’hui, selon le gouvernement du pays. Les travailleurs du sexe seront eux aussi mieux pris en charge : une prophylaxie pré-exposition (PrEP) leur sera proposée.

Ce programme améliore considérablement la reconnaissance de l’épidémie de VIH en Afrique du Sud. Le pays bénéficiait bien d’un programme de traitement gratuit, dans les centres de santé publics. Mais pour les trois millions de patients séropositifs qui s’y approvisionnaient, l’accès au traitement était inégal. Il était réservé aux personnes dont le nombre de lymphocytes T CD4+ se situait sous le seuil de 500 copies par ml de sang. Avec ce nouveau programme, le pays se met donc en accord avec les recommandations internationales. Reste à savoir s’il parviendra à maintenir le cap.

VIH/sida : Act Up-Paris s’inquiète de capotes qui craquent

Monday, September 19th, 2016

Libération

Prévention.

«Contrairement aux préservatifs de la même marque de taille XL, sachet gris, ceux de taille standard craquent lors des pénétrations, de façon répétée dans le temps.» Depuis le début de la semaine, l’association parisienne de lutte contre le sida Act Up-Paris s’inquiète des défaillances constatés sur les capotes de la marque Jacket, rapporte le site Yagg.com. Ces préservatifs de taille standard sont notamment distribués aux associations par l’Inpes (devenu Santé Publique France) pour des actions de prévention. Défectueux ils pourraient être délaissés par l’usager, ce qui évidemment pose problème pour l’asso au triangle rose sur fond noir.

La crise du fentanyl pire que celle du sida, selon un sénateur

Monday, September 19th, 2016

Radio-Canada

Le sénateur britanno-colombien Larry Campbell appelle les autorités à en faire davantage pour enrayer le fléau des surdoses au fentanyl dans la province. Selon lui, la situation est pire que la crise du sida dans les années 1990.

« C’est pire qu’une impression de déjà vu, les chiffres sont vertigineux », a commenté Larry Campbell à l’émission On The Coast de CBC. Il était, à l’époque de la crise du sida, coroner de la Colombie-Britannique.

« À l’époque, on parlait de 250, 300 morts par an à Vancouver. Aujourd’hui, c’est le nombre de décès par surdose en seulement un trimestre », poursuit-il.

Dialoguer avec la Chine et l’Inde

M. Campbell estime qu’Ottawa a un rôle urgent à jouer, affirmant que certaines lois « entravent » les efforts qui sont faits pour sortir de la crise. Il prend comme exemple certaines réglementations fédérales qui, selon lui, restreignent la création de nouveaux centres d’injection supervisée.

Il ajoute que le gouvernement devrait travailler de concert avec la Chine et l’Inde, qu’il considère comme les sources du fentanyl entrant illégalement en territoire canadien.

Santé Canada a récemment classé six produits chimiques utilisés dans la fabrication du fentanyl comme étant illégaux. Ces substances, qui étaient jusqu’à présent non régulées, sont sujettes aux mêmes contrôles que la cocaïne, l’héroïne ou d’autres drogues illégales.

Ottawa doit organiser un sommet pancanadien pour la lutte contre le fentanyl à l’automne.

Abivax : Les bonnes nouvelles de l’ABX464 contre le SIDA réveillent l’action

Monday, September 19th, 2016

Tradingstat.com

Après de longues semaines sur ses plus bas historiques autour de 4 euros, l’action ABIVAX flambait mercredi de plus de 20% (+22,2% à 4,78 euros à mi-séance) en tête des plus fortes hausses de tout le marché parisien. La société biopharmaceutique a mis le feu aux poudres en annonçant mardi soir le franchissement de l’étape clé 2 du Projet Stratégique d’Innovation Industrielle CaReNa.

Initié en 2013, ce projet collaboratif, dont ABIVAX est chef de file avec la participation du CNRS et de la société Theradiag vise au développement de nouvelles solutions thérapeutiques et de diagnostic ciblant les interactions ARN-protéines avec le VIH/SIDA en tant que première indication.

D’un coût total de 18,2 million d’euros, dont 13,6 millions d’euros supportés par ABIVAX, il bénéficie d’un financement de Bpifrance sous forme d’avances remboursables et de subventions à hauteur de 7,3 millions d’euros dont 5,2 millions d’euros pour ABIVAX. La société en a déjà perçu 3,4 millions d’euros et 1,8 million d’euros sont encore à recevoir d’ici fin 2018.

Le franchissement de la 2ème étape clé du projet CaReNa résulte des avancées satisfaisantes du projet phare de la société, ABX464, un candidat médicament en phase clinique qui pourrait devenir un élément clé de guérison fonctionnelle du VIH/SIDA.

En 2015, une étude de phase IIa sur 80 patients infectés par le VIH a apporté une première preuve de l’activité d’ABX464. Les données de cette étude ont été présentées en février 2016 au congrès scientifique de référence sur le SIDA (CROI, Conférence on Retrovirus and Opportunistic Infections, Boston, Etats-Unis) puis à la 21ème Conférence Internationale sur le SIDA (21st International AIDS Conference à Durban, Afrique du Sud – juillet 2016).

Afin de démontrer l’effet durable sur les patients infectés par le VIH, une seconde étude de phase IIa a été initiée en Espagne, France et Belgique. L’étude est conçue pour démontrer l’effet à long terme d’ABX464 sur la charge virale, précédemment observé lors des essais précliniques. Les résultats préliminaires de l’étude devraient être rendus publics avant la fin de l’année 2016.

“La validation de l’étape clé 2 du projet CaReNa par Bpifrance constitue une importante reconnaissance des avancées importantes accomplies dans le développement de notre candidat médicament ABX464 et nous donne des moyens financiers non dilutifs additionnels pour avancer vers les futures étapes”, a déclaré le Pr. Hartmut Ehrlich, directeur général d’ABIVAX.

Ces bonnes nouvelles sur l’ABX464 dans le VIH/SIDA viennent redonner l’espoir aux actionnaires d’ABIVAX qui avaient vu le titre plonger littéralement en juin dernier après la forte déception sur ABX203, autre produit phare d’ABIVAX, développé contre l’hépatite B chronique.

Une analyse de futilité avait en effet mis en évidence que le critère d’évaluation principal de l’étude ABX203-002 de Phase IIb/III visant à démontrer l’efficacité d’ABX203 chez les patients atteints d’hépatite B chronique, avait peu de chance d’être atteint.

Russie : deux candidats gays contre Poutine aux législatives

Monday, September 19th, 2016

Têtu

Qui a dit qu’en Russie un gay ne pouvait pas se porter candidat à la Douma d’Etat ? La contre preuve par deux à la veille des législatives.

Demain, les Russes éliront leurs 450 députés à la Douma d’Etat, l’équivalent russe de l’Assemblée nationale. Mais alors que la loi contre la « propagande homosexuelle » criminalise depuis 2013 toute démonstration publique d’homosexualité, deux opposants à Poutine, militants et ouvertement gays se présentent à ces élections législatives, comme le rapporte le journal en ligne RFE/RL. Tous deux sont sous l’égide d’un parti libéral d’opposition qui ne dispose pas encore de sièges au Parlement : le parti PARNAS, un acronyme russe signifiant « Parti de la liberté du peuple ».

Bulat Barantayev, 33 ans : « je veux montrer l’exemple »

Le premier d’entre eux est Bulat Barantayev (en couverture), 33 ans, en couple, et habitué des manifestations LGBT. Selon lui, « la communauté LGBT a été stigmatisée en tant qu’ennemie afin de détourner l’attention du public des problèmes économiques et politiques réels » et bien qu’il n’escompte pas réellement être élu, il veut par son exemple montrer que « les gays en Russie peuvent créer des entreprises florissantes, rencontrer du monde, avoir des enfants, et même se présenter aux élections de la Douma d’Etat. » Depuis la ville sibérienne de Novossibirsk, il appelle ainsi à la fin de la corruption en politique et à la mise en accusation de Vladimir Poutine. Une qualité d’outsider qui devra peut-être garantir sa sécurité :

Je risque moins que les autres candidats du parti. Le chef de la branche de Novossibirsk par exemple subit une énorme pression. Son assistant a été agressé. Les gens qui distribuent des tracts ont été menacés par téléphone. Le bâtiment qui habite son entreprise a même été incendié. Moi je ne présente aucun intérêt pour les responsables locaux, la police, ou le parti Russie unie. Les autorités pensent que je n’ai aucune chance d’être élu aujourd’hui en Russie. Donc ils ne font pas attention à moi.

« Etre homophobe en 2016 c’est comme avoir « Je suis un plouc provincial » tatoué sur le front »

Paradoxalement, Bulat Barantayev est donc moins embêté par sa candidature anti-Poutine que par sa vie quotidienne en tant que gay vivant en Russie. Déjà tabassé et convoqué par le bureau du maire lorsqu’il a voulu organiser un événement LGBT, il constate néanmoins un récent changement de paradigme en Russie :

Ces jours-ci, les meilleurs journalistes ont couvert correctement et positivement des événements LGBT. En 2016, être homophobe c’est comme avoir « Je suis un plouc provincial » tatoué sur le front.

Russie Douma d'Etat candidats gays

Bulat Barantayev et Aleksei Korolyov – crédit photo Facebook

Aleksei Korolyov, 29 ans : « Si nous ne faisons pas de politique, c’est la politique qui va nous faire »

Dans la même famille politique s’est aussi inscrit Aleksei Korolyov. A 29 ans, celui-ci a décidé de se présenter aux élection pour contester la « position homophobe extrême » du parti au pouvoir qui « encourage les crimes de haine. » Observant la « situation désespérée » dans laquelle se trouve la communauté LGBT, il voit cette alliance avec Parnas comme une « occasion d’obtenir de nouvelles ressources pour se défendre », mais aussi le moyen pour le parti d’obtenir quelques nouveaux électeurs. Car bien que le parti d’opposition n’ait pas pris position pour les personnes LGBT, il estime que les « valeurs démocratiques de Parnas incluent la défense des droits LGBT. » Représentant la ville de Krasnodar dans le sud de la Russie, il n’espère pas non plus sérieusement être élu demain, « mais peut-être pour la 8ème Douma » en 2021, car « nous reconnaissons que si nous ne faisons pas de politique, c’est la politique qui va nous faire. »

De par leur position politique et leur orientation sexuelle connue du public, les candidats ont peu de chance de remporter des élections aussi verrouillées. Mais leur candidature a de quoi apporter un souffle queer aux scrutins russes.

Melilia, asile des homosexuels marocains

Monday, September 19th, 2016

Telquel.ma

Fuyant l’homophobie, une centaine d’homosexuels marocains ont trouvé refuge à Melilia. Tous réclament l’asile sur la base de leur orientation sexuelle.

Le Centre d’accueil temporaire pour immigrés (Ceti), la clôture, la frontière. Telles sont les premières images de l’Espagne que les demandeurs d’asile à Melilia saisissent. À quelques encablures du village de Farkhana, face aux longs grillages surplombés de barbelés quadrillant un stupéfiant terrain de golf, le centre d’accueil, habituellement surpeuplé, semble comme déserté. C’est que les entrées en force dans l’enclave, sur la rive marocaine de la Méditerranée, se font de plus en plus rares, à l’exception de l’arrivée sporadique de familles syriennes fuyant la guerre.  La plus grande partie des demandeurs d’asile sont désormais Marocains. Et homosexuels.

Crédit : Tarek Bouraque

Crédit : Tarek Bouraque

 Les stigmates de la violence

Il est un peu plus de 10 heures ce matin d’avril, quand une dizaine de jeunes Marocains viennent à notre rencontre, les yeux rivés sur leur téléphone. Manifestement craintifs, tous semblent se serrer les coudes. Il faut dire que nombre d’entre eux portent encore les stigmates de la violence vécue au Maroc. Rares sont ceux qui acceptent de dévoiler leur véritable nom, leur origine, et encore moins de participer à un reportage pour la presse marocaine. Peur des représailles pour beaucoup, mais surtout le sentiment de s’exposer encore un peu plus au regard d’une société qui les a rejetés. “Je comprends la peur qu’ils ressentent. D’ailleurs, plus que de la peur, ils sont paniqués face à la répression dont ils pourraient souffrir si leur identité était dévoilée. Ils ont peur pour eux, mais aussi pour leur famille restée au Maroc. Nous parlons d’individus qui ont réellement risqué de perdre leur vie parce qu’ils sont homosexuels”, commente avec passion Alejandro Chaib, figure incontournable de l’activisme LGBT (lesbiennes, gays, bisexuel(le)s et transgenres) dans l’enclave espagnole.

On compte plus de 73 homosexuels marocains en cours de procédure au CETI - Crédit : Tarek Bouraque

On compte plus de 73 homosexuels marocains en cours de procédure au CETI – Crédit : Tarek Bouraque

Ouarda, 24 ans, est la seule qui accepte de nous raconter son histoire “sans tabou”. “Que ce soit au niveau de ta famille, de tes amis, de ton environnement, tout cela t’impose de cacher ce que tu es. Les homosexuels sont rejetés et détestés par tout le monde au Maroc, en raison de la culture et de la religion. Mais ce que les Marocains ou les musulmans ne savent pas, c’est que Dieu nous a créés comme cela”, explique-t-elle. Après la mort de sa mère, la jeune femme décide pourtant de révéler son orientation sexuelle au grand jour. Elle se souvient: “Je voulais être libre de me comporter comme je le voulais, mais à partir de là les problèmes ont commencé, au travail, avec mes amis, etc. Tout le monde m’a rejetée”. Finalement, “un ami m’a parlé d’un centre à Melilia qui acceptait les personnes comme moi. Alors j’ai tenté ma chance en venant ici. Au commissariat, ils m’ont donné un papier et j’ai dû attendre un mois avant de passer mon premier entretien. Je leur ai tout expliqué, mon histoire de A à Z, la violence, tout”, raconte encore Ouarda.

 

Les arrivées de demandeurs d’asile LGBT explosent

Selon les chiffres officiels, 72 autres Marocains seraient ainsi en cours de procédure, la majorité d’entre eux réclamant l’asile sur la base de leur orientation sexuelle, invoquant des persécutions liées à leurs préférences dans le royaume. “Le nombre de demandes d’asile de la part d’homosexuels marocains augmente de façon exponentielle, surtout depuis l’année dernière. Pour le seul premier trimestre 2016, il y a eu 45 demandes, et les autorités espagnoles ont accordé l’asile à 77 homosexuels marocains depuis 2015”, confirme Rafael Robles, président de l’association LGBT Amelga à Melilia. Un chiffre record, bien supérieur aux années précédentes durant lesquelles les autorités n’enregistraient en moyenne qu’entre 5 et 8 demandes d’asile basées sur l’orientation sexuelle par an. Une explosion qui fait suite à une véritable révolution du droit d’asile au sein de l’Union européenne.

Alejandro Chaib, figure de l'activisme LGBT à Melilla - Crédit : Tarek Bouraque

Alejandro Chaib, figure de l’activisme LGBT à Melilla – Crédit : Tarek Bouraque

En novembre 2013, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) rendait à cet effet un arrêt décisif, reconnaissant, d’une part, l’homosexualité comme motif d’asile tout en établissant, d’autre part, le fait que les personnes homosexuelles peuvent désormais constituer un groupe social menacé dans certains pays. Face à l’afflux de demandes, les autorités espagnoles semblent avoir ralenti l’examen des dossiers et l’octroi du statut de réfugié. “Depuis le mois de janvier, il semblerait que les autorités espagnoles se soient rendu compte que certaines demandes d’asile ne correspondaient pas à la réalité, et qu’il y aurait des cas de migration économique déguisée”, confirme Rafael Robles. Et se déclarer homosexuel ne suffit pas pour obtenir l’asile. Encore faut-il prouver les persécutions. En effet, selon la CJUE, l’existence d’une législation pénalisant l’homosexualité, telle que l’article 489 du Code pénal marocain, ne constitue pas en soi un acte de persécution. Encore faut-il que les sanctions qu’elle prévoit soient réellement appliquées. “À ce titre, le Maroc opte pour une position très ambiguë en la matière. La pression internationale pousse le gouvernement marocain à ne pas appliquer la loi de manière stricte, mais d’une façon plus détournée”, analyse Rafael Robles. Mais le Maroc a été le théâtre de nombreuses agressions homophobes au cours de ces derniers mois, poussant de nombreux homosexuels marocains à fuir vers Melilia. “Au début, les personnes qui demandaient l’asile étaient toutes originaires du nord du Maroc, puis il y a eu un appel d’air qui s’explique notamment par un durcissement”, estime Robles.

À ce titre, l’affaire de l’agression des homosexuels à Béni Mellal reste dans tous les esprits. “Ce qui s’est passé à Béni Mellal est très inquiétant parce que si l’homosexualité est publiquement condamnée au Maroc, il est beaucoup plus rare que quelqu’un viole la vie privée, l’intimité de la maison de qui que ce soit d’autre”, commente le président de l’association LGBT, qui n’hésite pas à mettre en cause le gouvernement islamiste actuellement au pouvoir.

La fin du calvaire?

À son arrivée au CETI, Ouarda, qui espérait voir le bout du tunnel, fait une dépression de plusieurs semaines. “Au début, c’était très dur, j’ai dû consulter un psychologue. On ne se sent pas en sécurité d’un côté ou de l’autre de la frontière. C’est toujours un environnement arabe, un environnement musulman”, dit-elle en désignant au loin un groupe de jeunes Algériens postés à l’entrée du centre. “Plusieurs demandeurs d’asile ont été victimes d’agressions dans le centreville de Melilia. Ils se sont fait agresser sexuellement et physiquement par des Marocains de passage dans l’enclave”, confirme Alejandro.

En conséquence, la majorité des homosexuels marocains présents sur place constituent un groupe fermé, où l’entre-soi est devenu la règle. Rachid, 22 ans, sort rarement du CETI. Le jeune homme originaire d’Oujda témoigne : “Nous sommes de véritables parias, on nous accuse de tous les maux, chaque malheur, même les tremblements de terre qui ont frappé la région, est de notre faute, selon eux”. À ses côtés, Salim reste silencieux. Quand on l’interroge sur ce qui l’a poussé à quitter le Maroc, le jeune homme soulève son tee-shirt et exhibe deux cicatrices au ventre. Les séquelles de deux coups de couteau portés par son frère, après l’avoir surpris en train d’embrasser un autre homme. Mounir, la quarantaine, est arrivé il y a deux mois. Il explique avoir fui, non pas en raison d’agressions physiques et verbales –dont il dit avoir été victime à de nombreuses reprises–, mais suite au chantage de son ex-petit ami. Après leur séparation, ce dernier a menacé de publier sur Internet la vidéo de leurs rapports intimes s’il ne lui versait pas de l’argent. Pour Mounir, élevé au sein d’une famille très conservatrice, c’est le point de non retour. “Ils m’auraient tué”, assure-t-il calmement. Au fil de nos conversations, se dévoile le problème plus large d’une société qui impose un silence pesant sur la sexualité en général.  La majorité des demandeurs d’asile marocains affirment en effet avoir été victimes d’abus sexuels de la part de leurs proches, de leurs voisins ou encore de leurs professeurs.

 Se reconstruire… et ne jamais rentrer au Maroc

Pour tous, il s’agit dorénavant de se reconstruire. “Ici, je ne me demande plus si demain sera pire, si je vais encore rencontrer des gens qui vont m’insulter pour ce que je suis, parce que je suis lesbienne, si je vais encore perdre une autre amie. Tout ce que je demande c’est la liberté”, confie Ouarda. Forcés de quitter le Maroc, aucun d’entre eux n’envisage d’y retourner. “Il y a des gens ici qui ont menacé de se suicider, ils préfèrent mourir ici plutôt que de repartir”, témoigne la jeune femme. Pour les demandeurs d’asile, le séjour au CETI s’apparente à une sorte de labyrinthe où l’on perd la notion du temps. Mais, expliquent-ils, le pire est derrière eux, de l’autre côté de la frontière. “Je sais que les homosexuels et les lesbiennes au Maroc sont en train de vivre un cauchemar, je sais qu’ils ne peuvent pas s’exprimer librement, qu’ils doivent vivre leur vie en cachette, je leur conseillerai de venir ici, mais il leur faudra beaucoup de patience”, explique Ouarda, avant de conclure amèrement: “Cela dit, au Maroc, il faudrait doubler, voire tripler de patience pour pouvoir simplement survivre”.

Quand le meilleur tennisman du monde était homosexuel

Monday, September 19th, 2016

Slate.fr

Sept fois consacré aux Internationaux des Etats-Unis et vainqueur de dix titres majeurs entre 1920 et 1930, Bill Tilden est passé de la gloire à la déchéance jusqu’à sa mort, misérable, en 1953. Longtemps oublié en raison de ses mœurs, «Big Bill» a fini par être un peu réhabilité avec le temps, sans jamais être reconnu comme il l’aurait dû par le tennis et le sport américains.

C’était il y a vingt-et-un ans et le Germantown Cricket Club exposait alors au soleil ardent de Philadelphie ses splendides courts en gazon luisant devant son majestueux club-house. Quelque part dans ce vaste espace vert, le sport français avait laissé la trace, invisible, de l’un des plus hauts faits d’arme de son histoire lorsque Henri Cochet avait concrétisé la balle de match contre Bill Johnston qui avait permis à la France de remporter sa toute première Coupe Davis en 1927 lors du cinquième match décisif contre les Etats-Unis –événement considérable qui allait entraîner dans la foulée la construction du stade de Roland-Garros.

Au cœur de ce pèlerinage, j’avais tenté de retrouver aussi l’empreinte laissée par l’un des anciens membres du huppé Germantown Cricket Club, personnage grâce à qui les Etats-Unis avaient régné sur le tennis mondial dans les années vingt avec notamment sept succès consécutifs en Coupe Davis. Mais nulle présence «matérielle» de Bill Tilden, pourtant né à Germantown, quartier de Philadelphie, et dont la photo ne figurait pas sur le moindre mur, dont aucun tournoi ne portait le nom alors que le prestige international de ce club lui était dû.

Philadelphie l’avait complètement oublié et ne voulait pratiquement plus en entendre parler malgré la ténacité d’Ed et de Marilyn Fernberger, longtemps directeurs de l’US Pro Indoor de Philadelphie, l’un des plus importants tournois masculins en salle des années 1970 et 1980, qui cherchaient à lui redonner sa place dans la mémoire de la cité de Pennsylvanie et du sport américain. En vain.

En 2016, le Germantown Cricket Club n’a toujours pas voulu rendre un hommage officiel à Bill Tilden. Un vote du club en a décidé ainsi à la fin de l’hiver même si la photo de Tilden a fini par être enfin accrochée dans un couloir et si un «Tilden Dinner Buffet Package» est désormais proposé aux clients du restaurant.

William Tatem Tilden, né en 1893, n’aurait pourtant jamais dû être repoussé dans la pénombre de l’histoire. En 1950, l’agence Associated Press l’avait tout simplement désigné «joueur du demi-siècle». Il était clair alors qu’il était estimé comme étant le plus grand champion de tennis ayant vécu en dépit du Grand Chelem réalisé par son compatriote Donald Budge en 1938. «Big Bill», comme il était surnommé en raison de très grande taille pour l’époque (1,88m), avait été, il est vrai, un immense tennisman multidimensionnel, vainqueur sept fois des Internationaux des Etats-Unis et à trois reprises de Wimbledon (il a été le premier Américain à s’imposer au All England Club et n’a pas joué à Wimbledon de 1922 à 1926 pour se consacrer à la défense de la Coupe Davis à une époque où il était imbattable). Alors qu’il n’a jamais disputé les Internationaux d’Australie (le voyage nécessitait des semaines de voyage en bateau et l’épreuve n’avait pas la valeur d’aujourd’hui), il avait laissé échapper les Internationaux de France lors des finales de 1927 et de 1930, mais c’était parce que la compétition avait été ouverte aux étrangers à partir seulement de 1925. Et avaient alors surgi les célèbres Mousquetaires français pour l’empêcher de s’imposer sur la terre battue parisienne et pour se dresser en nouveaux rivaux, particulièrement Henri Cochet, le meilleur joueur français de tous les temps.

«Il jouait pour lui-même, pour son pays et pour la postérité»

Ce dernier, dans son livre Tennis, du jeu mondain au sport athlétique, avait décrit Tilden de la manière suivante:

«Ses bras, qui étaient plus longs que la normale, semblaient exagérément éloignés de son corps en raison de la largeur et de la forme de ses épaules. Ces dernières, très carrées, étaient, selon une expression familière, en “portemanteau”. Et cet ensemble, qui lui conférait une allure un peu simiesque, était surmonté d’une tête qui semblait petite compte tenu de sa grande taille, dont le visage était presque toujours souriant et dont les traits reflétaient une remarquable intelligence.»

Cochet, toujours:

«D’abord, il avait la majesté. Quand il entrait sur un court, c’était un grand seigneur qui y entrait. Quand il en sortait vainqueur, il avait rempli le rôle que le destin lui avait réservé et cela semblait naturel (même à lui). Quand, ce qui était très rare –cela ne lui arriva jamais dans une grande épreuve pendant six ans–, il en sortait battu, il était, pour ses admirateurs, le seigneur qui n’avait pas eu de chance. Mais il était toujours le seigneur. Son autorité morale était extraordinaire, principalement sur les jeunes, qui le considéraient comme un demi-dieu.»

Bill Tilden et Henri Cochet lors du premier tour de la Coupe Davis 1926. AFP.

Bill Tilden était le Roger Federer de ce temps-là, avec également un coup droit sensationnel et une préférence pour la construction des points depuis la ligne de fond de court en dépit d’un excellent jeu au filet. Dans la biographie qui fait autorité sur lui, Big Bill Tilden: The Triumphs and the Tragedy, le journaliste américain Frank Deford, l’une des grandes plumes de l’hebdomadaire Sports Illustrated, l’a résumé de la sorte: «Tilden jouait pour lui-même, pour son pays et pour la postérité, et dans tous ces domaines, il était invincible.» Et quand il était battu, il ne pouvait se déclarer que «surpris».

Tant de charisme et d’aura ne pouvait que déplaire à ceux qui en avaient autant, ou presque, comme les Français Suzanne Lenglen et Jean Borotra, qui ont clairement détesté Bill Tilden. Car Tilden était un personnage emblématique de son époque, dont les faits et gestes étaient épiés et nourrissaient les journaux parallèlement aux rubriques sportives. Il était l’ami de vedettes comme Charlie Chaplin, Douglas Fairbanks, Mary Pickford et Errol Flynn, était l’invité du Duc d’York à Buckingham Palace et était même convié à la Maison Blanche par le président Warren Harding. «Un champion doit à son public comme un acteur doit à son public», déclarait-il avec emphase.

Pendant longtemps, Tilden a refusé de quitter les rangs amateurs pour rejoindre ceux des professionnels, mais il a franchi le pas à l’orée des années 30, ne pouvant plus du coup participer à ces tournois qui ne s’appelaient pas encore ceux du Grand Chelem (la notion est apparue en 1938). De 1931 à 1937, il aurait ainsi engrangé la somme estimée de 500.000 dollars, montant colossal à l’époque de la Grande dépression, lors d’apparitions diverses à l’occasion du Tilden Tennis Tour.

Un personnage de Nabokov

Hélas, sa vie personnelle, qui avait déjà semé le doute quand il était amateur, a fini par le rattraper. Tilden était homosexuel, ce que tout le monde avait pressenti sans l’énoncer à l’heure du puritanisme ambiant, sachant que l’homosexualité était un délit à cette période et l’est d’ailleurs restée longtemps. Il aimait surtout la compagnie des jeunes hommes, des adolescents particulièrement.

«Hero with a tragic flaw» («Un héros avec un terrible défaut»), tel a été, en 1975, le titre du long article consacré par Deford à Tilden dans les pages de Sports Illustrated, qui accorda même la une à ce champion sulfureux, près de vingt-deux ans après sa mort en 1953. C’est à partir de ce travail qu’est né le livre de Deford, qui a refait le parcours de cet homme foisonnant issu d’une famille riche de Philadelphie et victime, à l’évidence, d’une mère dominatrice, pour ainsi dire castratrice.

S’il avait paru asexuel lors de sa carrière chez les amateurs –gêné d’apparaître nu, il évitait soigneusement tout passage dans les vestiaires–, Tilden a alors commencé à véritablement vivre sa sexualité au grand jour chez les professionnels, notamment lors d’une prise de conscience, semble-t-il, après avoir visité quelques cabarets en Allemagne dans les années 1930 et avoir compris qu’il était possible d’être soi-même. En plusieurs occasions, selon Deford, il a même revendiqué et défendu son homosexualité publiquement. Son existence a basculé au moment où sa carrière professionnelle commençait à perdre définitivement de son éclat et où il était parfois snobé par des clubs qui ne voulaient pas le recevoir lors de ses tournées parce qu’il était accompagné en permanence de jeunes hommes. En 1946, il a été arrêté à Beverly Hills, en Californie, en compagnie d’un adolescent de 14 ans retrouvé, apparemment, pantalon baissé dans sa voiture. Il a effectué sept mois de prison. En 1949, nouvelle incarcération pour des faits semblables avec un autre mineur. Dix mois derrière les barreaux. A l’heure du déshonneur public, il n’y avait plus personne pour lui venir en aide, sauf Charlie Chaplin.

Henri Cochet écrit, sans jamais évoquer la sexualité du champion:

«De très graves tourments, plus difficiles à supporter encore que la pauvreté, assombrirent la fin de sa vie. Par deux fois, il tenta de se suicider et c’est à Charlie Chaplin qu’il dut de ne pas quitter notre monde ingrat abandonné de tous.»

Loin de sa gloire passée, Bill Tilden est mort d’une crise cardiaque à 60 ans, le 5 juin 1953, dans un appartement de Los Angeles avec pour toute fortune 88 dollars. Piètre gestionnaire, il avait dilapidé tous ses biens en montant des pièces de théâtre dans lesquelles il avait pris l’habitude de jouer. Jusqu’au bout, son entourage, dont d’anciens jeunes protégés à qui il avait appris le tennis, l’a toujours défendu en jurant qu’il n’avait jamais forcé quiconque à avoir des relations sexuelles avec lui. Soixante-trois ans plus tard, il n’existe pas de court ou de trophée à son nom en raison des scandales liés à son image, même si l’US Open lui a rendu un bref hommage en 2003. Mais il figure dans le roman de Vladimir Nabokov, Lolita, sous la représentation du personnage vieillissant de Ned Litam (les lettres de Tilden sont inversées), qui donne des courts de tennis à la jeune fille sans cacher son homosexualité.

Contrairement aux femmes, aucun des meilleurs joueurs mondiaux n’a jamais fait depuis de «coming-out».

Renee Zellweger révèle avoir souffert des rumeurs d’homosexualité de son ex-mari Kenny Chesney

Monday, September 19th, 2016

Closermag.fr

Renee Zellweger a reconnu avoir beaucoup souffert des rumeurs concernant l’homosexualité présumée de son ex-mari Kenny Chesney

Renée Zellweger est de retour sous les projecteurs d’ Hollywood après une quasi absence de six ans. Récemment, la star de Bridget Jones a confié à People avoir souffert des rumeurs concernant l’homosexualité présumée de son ex-mari Kenny Chesney ; rumeur que certains tabloids ont relayé afin d’expliquer la fin de leur mariage éclair en 2005.”Cela m’a rendue triste. J’étais triste que les gens utilisent cela comme un moyen d’être cruel ; surtout comme si être gay était péjoratif. Il y a eu des conséquences fatales pour moi.” a déclaré Renée Zellweger, 47 ans.

L’actrice et le chanteur se sont unis dans les îles Vierges des États – Unis en mai 2005. Quatre mois plus tard, Renee Zellweger déposé papiers d’annulation. Dans une déclaration , elle a expliqué plus tard que son utilisation du mot “fraude” était “tout simplement le langage juridique et non un reflet du caractère de Kenny.Sous-entendu il n’était pas gay. “J’ai dit tout ce que je devais dire à ce sujet. Je suis une fille à l’ancienne qui ne traîne pas son linge sale sur la pelouse” a-t-elle ajouté. Avant de conclure : “Je pense que vous vous dévalorisez en tant qu’ être humain lorsque vous partagez des choses très personnelles avec des gens étrangers à vous. Je ne vois pas une quelconque dignité à cela“.

Amour et homosexualité: est-ce vraiment différent de l’amour hétéro ?

Monday, September 19th, 2016

MCETV.fr

Longtemps considérées comme tabou, les relations homos ou lesbiennes s’assument désormais davantage. L’amour homosexuel est-il différent de l’amour hétéro ?

C’est une histoire vieille comme le monde. Un garçon qui aime un garçon. Une fille qui désire une autre fille. Sans que personne aujourd’hui encore ne sache pourquoi, certains d’entre nous ne sont pas « programmés » pour aimer une personne de l’autre sexe. Ce qui les fait décoller, ce qui les rend tout chose, ce qui leur donne des papillons dans le ventre, ce sont des individus du même genre qu’eux.

L’ homosexualité est en somme aussi mystérieuse que l’hétérosexualité. Elle ne s’explique pas, elle ne se commande pas. Et s’il est parfois difficile, lorsqu’on commence à peine sa vie amoureuse, de réaliser que l’on s’inscrit dans cette « minorité », plus vite on accepte cette évidence et plus on a des chances d’être heureux !

L’ homosexualité, une évidence souvent depuis l’enfance

« J’ai toujours su, je crois, que j’étais homosexuelle, raconte Sandra, 25 ans. A six ans déjà, alors que mes copines voulaient que leurs Barbies trouvent des Ken, moi j’imaginais les miennes dormir ensemble. Et plus j’ai grandi, plus je me suis inventé des histoires où mes barbies ne faisaient pas que dormir ensemble ! ». Pour Sandra, le processus d’acceptation a été assez long. Elle a essayé dans un premier temps de lutter contre cette homosexualité.

En sortant avec des garçons. « Quand un garçon m’embrassait, sa langue dans ma bouche me dégoutait. Quand j’ai couché pour la première fois avec un petit copain, à 18 ans, je n’ai rien senti, à part la douleur. Forcément, j’étais sèche et crispée. Zéro désir ».

Et puis un jour, Sandra rencontre Zoé, sur les bancs de la fac. « Le coup de foudre. Pas besoin de se parler, de se dire les choses. On a passé un cours entier à se regarder. Elle est venue me voir à la fin et m’a proposé un ciné le soir même ». Et là, Sandra a compris ce qu’était le désir. « Quand sa main a frolé la mienne, j’ai ressenti un courant électrique des reins jusqu’au cou. Et quand plus tard on s’est embrassées, j’aurais voulu que ça ne s’arrête jamais ! ».

L’amour lesbien n’exclut pas la pénétration

Pour Sandra, qui a connu l’amour hétéro et qui désormais ne pratique que l’amour lesbien, « au lit, finalement, c’est assez semblable ». Bien sûr, deux filles ensemble ne se pénètrent pas. Tout au moins pas avec un pénis. Mais elles se servent de ce que la nature leur a donné. Leurs mains, leur bouche, leur clitoris. « Il y a la même nécessité d’avoir des préliminaires, les mêmes compatibilités ou incompatibilités. » Il ne faut pas se fier aux fantasmes véhiculés par les films érotiques destinés aux hétéros que l’homosexualité féminine excite : deux femmes qui font l’amour ensemble ne se contentent pas de se carresser les seins.

L’amour lesbien n’exclut pas les cunilingus, la pénétration à l’aide des doigts ou de godemichés, les positions diverses et variées ! « Par contre à la différence des hétéros, les lesbiennes font en général très attention à leurs ongles qu’elles portent court, histoire de ne pas blesser leurs partenaires », glisse Véronique, 45 ans.

Homosexualité: Se protéger, un impératif !

De leur côté, les hommes gays ont eux aussi des rapports sexuels qui ne diffèrent pas tant que ça de ceux des hétéros. La pénétration est anale – ce qui peut aussi arriver entre des personnes de sexe opposé – les rapports bucco-génitaux font eux aussi partie de la panoplie. Contrairement aux préjugés, tous les gays n’ont pas un rôle forcément prédéfini de passif (celui qui est pénétré) ou d’actif (celui qui pénètre). « Je passe facilement de l’un à l’autre », confie Gilles, 28 ans. « Au départ, je pensais être uniquement actif. Jusqu’à ce que je rencontre un homme dont je suis tombé raide dingue et qui m’a fait découvrir les joies de la pénétration ! ». En revanche, prévient-il, contrairement aux hétéros, les gays ne peuvent que très difficilement se passer de lubrifiant, l’anus étant une zone moins « humide » que peut l’être le vagin. « Une bonne pénétration se prépare », résume Gilles.

Surtout, bien que le Sida soit une maladie dont on parle moins aujourd’hui grâce aux progrès des traitements, elle reste mortelle et fortement contraignante. Sans parler des autres MST. Si les hétéros doivent bien sûr eux aussi se protéger, l’homosexualité rime d’autant plus avec préservatif. Non seulement parce que la population homosexuelle est davantage touchée par le Sida mais aussi parce que la transmission est favorisée par les rapports anaux, en raison des saignements plus fréquents dans cette partie du corps.

Attention, les lesbiennes elles aussi doivent se protéger. Lors de rapports bucco-génitaux, il existe un risque de transmission également, même si l’homosexualité féminine présente néanmoins moins de risque de contamination. Sachez en tous cas qu’il existe des préservatifs féminins qui n’empêchent pas le plaisir…

La prison où Oscar Wilde fut enfermé pour son homosexualité lui rend hommage

Monday, September 19th, 2016

Actualitté.com

La prison de Reading, non loin de Londres, rend un hommage à Oscar Wilde, emprisonné à cause de son homosexualité. Jusqu’au 30 octobre, artistes et écrivains, dont Nan Goldin, Marlene Dumas, Ai Weiwei, Steve McQueen ou encore Patti Smith se succéderont dans les locaux de l’établissement désaffecté depuis 2013.

 

Reading Gaol

La prison de Reading (Andrew Reid Wildman, CC BY-NC 2.0)

 

 

Pendant 2 ans, Oscar Wilde fut enfermé dans une cellule froide et exigüe de la prison de Reading, condamné pour « grave immoralité » en raison de son homosexualité. Entré en 1895, sorti en 1897, l’écrivain irlandais restera profondément marqué par son séjour dans les geôles de Reading : il écrira en prison De Profundis, longue lettre à son amant, puis La Ballade de la geôle de Reading en 1898 depuis la France, où il s’était exilé, et mourra en 1900 à Paris.

Wilde dénoncera à plusieurs reprises les conditions de détention au sein de Reading : enfermé 23 heures par jour, il n’avait le droit de poser le pied dehors qu’une heure, sans aucun contact humain. « Les conditions sanitaires déplorables » le révoltent tout particulièrement, et il les dénonce violemment dans une lettre au directeur de la rédaction du Daily Chronicle, un quotidien britannique.

« Inside: Artists and Writers in Reading Prison » paiera une sorte de tribut à la mémoire de l’auteur en investissant la prison désaffectée de Reading : mis en place par le duo Artangel, spécialisé dans l’investissement de lieux inattendus avec l’art, l’hommage rassemble expositions et performances, tandis que le public, pour la première fois, pourra visiter l’établissement.

« Nous nous sommes dit que si nous avions l’opportunité de faire un projet ici, nous devions penser consciencieusement à la manière dont nous pourrions le faire : il ne s’agissait pas d’en faire une expérience sensationnelle, mais d’essayer de réunir un groupe d’artistes qui pourraient faire écho à ces lieux », explique James Lingwood, codirecteur d’Artangel.

Télécharger les oeuvres d’Oscar Wilde

Seule une centaine de visiteurs sont autorisés par heure, pour préserver le lourd silence qui emplissait la prison lorsqu’elle était occupée par des détenus. Si les œuvres — des peintures, des vidéos ou des enregistrements de lecture à voix haute — sont réparties dans toute la prison, la cellule de Wilde en est totalement dénuée, et seuls quelques ouvrages ont été déposés dans le petit espace, ceux que l’auteur avait réclamés : des volumes de saint Augustin d’Hippone, de Pascal, ainsi que des recueils de poésies de Keats, Wordsworth et Hafez, poète persan du XIVe siècle.

Une fac de Londres crée un master d’histoire de l’homosexualité

Monday, September 19th, 2016

Têtu

A la rentrée prochaine, les étudiants de l’Université Goldsmiths à Londres pourront s’inscrire en Master d’histoire de l’homosexualité, ce qui devrait donner un nouvel élan à la Recherche dans ce domaine.

» – Tu es inscrit dans quel Master ? – Histoire de l’homosexualité !  » Cette nouvelle peut paraître incongrue, elle est pourtant porteuse de sens dans le domaine des Sciences Humaines et Sociales. A Londres, la prestigieuse Université Goldsmiths proposera dès septembre 2017 une nouvelle formation de troisième cycle : un MA – un Master littéraire – en « Queer History ».

Dans plusieurs universités du monde, l’histoire de l’homosexualité est déjà abordée dans les enseignements de sociologie, les études de genre ou de sexualité. Or le cursus qui sera proposé en septembre 2017 par l’Université Goldsmiths relève d’une première mondiale puisqu’il s’agira du premier diplôme de niveau Master consacré au sujet, et ce dans le but de « tirer de l’obscurité un pan négligé de l’histoire dont la légitimité fut trop souvent niée ».

« Il est urgent de contrer l’ignorance par la connaissance »

Cet enseignement relèvera donc du département d’Histoire dirigé par Vivienne Richmond qui voit déjà dans ce nouveau diplôme la clé de voûte d’une société plus égalitaire :

La persécution des personnes LGBT dans de nombreux endroits du monde est aiguë et continue de s’aggraver, en dépit d’énormes progrès en matière d’égalité qui sont réalisés ailleurs. Cette injustice est alimentée par l’ignorance et il y a un besoin urgent de la contrer grâce à la connaissance et à la compréhension. Outre l’impératif de confronter les préjugés aux faits, il est de notre responsabilité de célébrer et de commémorer.

En ce sens, le Master « Queer History » apportera à ses étudiants de solides bases dans l’étude historique générale, ainsi qu’une introduction aux thèmes et aux méthodes propres à l’histoire de l’homosexualité – comme la représentation de l’homosexualité dans la société victorienne, les mouvements d’émancipation des années 1960… -, de la sexualité et du corps ainsi que les théories queer.

histoire de l'homosexualité master Université Goldsmiths Londres

Goldsmiths University of London – crédit photo ugc.futurelearn.com

Explorer les acquis de la théorie queer

Elaboré entre les années 1990 et 2000, ce mouvement scientifique inclue la question de la sexualité et la présomption d’hétérosexualité dans la construction du genre. En d’autres termes, les rôles masculins et féminins ne seraient pas innés mais construits socialement, notamment par l’injonction à l’hétérosexualité. Ce seraient des rôles sociaux non exclusivement déterminés par le sexe biologique mais aussi par le relationnel et l’environnement. En ce sens, le Master d’histoire de l’homosexualité portera également une attention particulière aux questions de pouvoir, y compris à la manière dont l’orientation et l’identité sexuelle ont souvent été liées au cours des âges à des systèmes d’oppressions asymétriques.

D’après l’Université Goldsmiths, le programme vise également à « historiciser les catégories souvent binaires que sont le masculin/féminin, l’hétérosexualité/homosexualité, actif/passif et découvrir les processus par lesquels ces catégories sont devenues « naturelles » ».

Cette idée n’est pas sans rappeler les travaux d’Eve Kosofsky-Sedgwick. Auteure de l’Epistémologie du placard, un ouvrage brillant et central dans la théorie queer, elle étaye l’hypothèse que l’opposition homo/hétéro qui est apparue comme telle à la fin du XIXème siècle a structuré la pensée et le savoir de culture occidentale, en lui imposant de réfléchir sous forme de binarismes.

Vers des National Queer Archive à Londres

Soit une pensée dynamique et critique qui devrait apporter une nouvelle visibilité et vitalité au champs des « études gaies et lesbiennes ». Le Professeur Jan Plamper qui dirigera le Master renchérit en arguant que « développer la confiance en soi par la connaissance est un antidote puissant contre l’oppression, que celle-ci soit subtile ou pas si subtile ».

D’autant que l’Université Goldsmiths réfléchit sur le temps long, et envisage déjà de mettre à contribution ses étudiants de MA et même de PhD – c’est-à-dire de doctorat – dans la constitution d’un fond d’archives nationales sur l’histoire queer. Celui-ci fournirait un nouvel élan pour les universitaires désireux d’étudier la thématique queer, et jouerait un rôle essentiel dans la diffusion des connaissances.

M Pokora répond une nouvelle fois aux rumeurs sur son homosexualité

Monday, September 19th, 2016

Ladepeche.fr

S’il est adulé par des milliers de jeunes femmes, M Pokora n’échappe pas à des interrogations sur son orientation sexuelle, depuis sa séance photo pour le magazine Têtu en 2008. Interrogé par Mouloud Achour pour une édition collector de Podium, le chanteur est revenu sur les  rumeurs concernant son homosexualité.

« Je n’ai rien à prouver », affirme ainsi le coach de The Voice kids, avant d’évoquer la fameuse Une de Têtu : « Avant tout, c’était pour montrer que j’étais quelqu’un d’ouvert d’esprit. Tu ne pourras jamais empêcher les rumeurs. Pour moi, ça vient des mecs. (…) Pas des gays, mais des mecs qui ne veulent pas que leur gonzesse vienne à mes concerts ou regarde mes clips. Ça les arrangerait que je sois gay. »

« Je sais qui je suis »

Il y a trois ans, M Pokora avait déjà réagi aux attaques : « Quand je fais une couv’ de magazine, c’est un honneur. Quand on m’a proposé de poser pour Têtu, pourquoi ne l’aurais-je pas fait ? Par peur de quoi ? Qu’on me dise que je suis homosexuel ? Il n’y a pas de problème, sexuellement, je sais qui je suis. Faire la couverture de Têtu, si je suis hétéro, ça ne fera pas de moi un homosexuel, ça fera juste de moi quelqu’un d’ouvert. Et si ça peut permettre aux gens qui me suivent d’être ouverts d’esprit comme moi, tant mieux ».

Homosexualité: des pays africains plus tolérants que d’autres, selon Afrobaromètre

Monday, September 19th, 2016

RFI.fr

Le pasteur américain Steven Anderson, connu pour ses propos homophobes, ne mettra pas les pieds en Afrique du Sud. Le ministère de l’Intérieur vient d’empêcher sa venue en Afrique du Sud, dont la Constitution protège les minorités sexuelles. L’homosexualité, pourtant, reste un sujet délicat sur le continent. Mais, selon une étude réalisée dans 33 pays, certains sont beaucoup plus tolérants que d’autres.

L’enquête sur le degré de tolérance des Africains s’annonçait ambitieuse : plus de 50 000 personnes devaient être sondées, notamment sur l’homosexualité, dans 36 pays. Mais le sujet était si délicat en Algérie, en Egypte et au Soudan, que les chercheurs ont dû retirer ces pays de la liste.

Partout ailleurs, les enquêteurs ont simplement demandé : auriez-vous des objections à avoir des homosexuels pour voisins ? Dans quatre pays – le Cap-Vert, l’Afrique du Sud, le Mozambique et la Namibie – la majorité disait ne pas y voir d’inconvénient.
La réponse était toute autre en Afrique de l’Ouest et en Ouganda.

Boniface Dulani, qui a dirigé cette enquête pour Afrobaromètre, résume : plus un pays est religieux, moins il tolère les minorités sexuelles. « Sur le continent, 21% disent ne pas apprécier les personnes homosexuelles. En comparaison, seul un tout petit pourcentage dit ne pas apprécier les personnes d’une autre religion ou d’une autre origine ethnique. On est beaucoup plus tolérant des minorités religieuses et ethniques que des minorités sexuelles ».

Beaucoup d’Africains se révèlent donc être peu tolérants des homosexuels, selon cette enquête. Il y a une exception toutefois et elle est importante : les jeunes et les citadins sont plus ouverts d’esprit.

La majorité des Mozambicains sont pauvres, beaucoup d’entre eux sont peu instruits. Et, pourtant, la majorité des Mozambicains – 61% – disent qu’ils n’auraient pas d’objection à avoir des homosexuels pour voisins. A mon avis, c’est une conséquence du contexte juridique.
Le chercheur Boniface Dulani parle du Mozambique où l’homosexualité a été dépénalisée.
14-09-2016 – Par Michel Arseneault

■ Steven Anderson: des années de provocations

La liste des provocations haineuses du prédicateur Steven Anderson est longue. L’homme est connu pour ses propos antisémites et racistes et pour s’être réjoui de la tuerie survenue dans un club gay de la ville d’Orlando aux Etats-Unis. Adepte d’une lecture littérale et intolérante de la bible, il s’en est même pris à l’archevêque Desmond Tutu.

Devant le tollé provoqué par sa venue en Afrique du Sud, le ministre des Affaires intérieures a décidé d’interdire son entrée sur le territoire : « J’ai prévenu les autorités que j’ai identifié Steven Anderson, ses associés, et les membres de son église, comme des personnes indésirables sur notre territoire, car ils mettent en avant un discours haineux, et incitent à la violence sociale ».

Une décision qui rassure Matthew, un militant de l’ONG Project Triangle, basée au Cap, qui prend en charge les victimes d’attaques homophobes : « Nous avions peur qu’il incite à la haine. Son message, c’est que les homosexuels sont des pédophiles et qu’ils transmettent le sida, ce qui constitue un message extrêmement sensible en Afrique du Sud. Et très franchement, nous n’avons vraiment pas besoin que ce type de message négatif pour la communauté LGBT [Lesbiennes, gays, bisexuels et trans] soit diffusé en Afrique du Sud ».

Une nouvelle pétition est déjà en ligne pour barrer la route au pasteur Steven Anderson qui veut maintenant de se rendre au Botswana.

En Chine, les “cures” contre l’homosexualité prospèrent malgré les procès

Monday, September 19th, 2016

RTL.be

l redoutait d’avouer son homosexualité à son épouse: mais Yu Hu ne s’attendait pas à être interné de force dans un hôpital psychiatrique censé “guérir” sa “maladie”. Un cas pourtant loin d’être isolé en Chine, où prospèrent les thérapies “de conversion”, malgré des poursuites judiciaires et le combat de militants. La femme de M. Yu a rapidement accepté de divorcer, mais la propre famille du jeune homme a refusé d’entendre ses raisons. Elle l’a fait emmener par du personnel médical qui l’a jeté dans une camionnette avant de le sangler sur un lit d’hôpital. Pendant 19 jours, en octobre dernier, Yu Hu a dû absorber un cocktail de pilules destinées à “corriger” son orientation sexuelle. Des employés menaçaient de le frapper s’il refusait de les ingérer, a-t-il raconté à l’AFP.

Le Chinois de 32 ans a été libéré seulement lorsque son petit ami et des militants ont contacté la police de la province du Henan (centre), où il était séquestré. Yu Hu a engagé des poursuites et l’affaire –dernière en date où des “thérapies de conversion” sont examinées– sera entendue mercredi par un tribunal. La Chine a retiré en 2001 l’homosexualité de sa liste des maladies mentales. Au fil des ans, les “camarades” (surnom des homosexuels) sont devenus mieux acceptés, surtout parmi les jeunes citadins. Ils font cependant toujours l’objet de discriminations et de pressions familiales: souvent enfants uniques, ils sont nombreux à se résigner au mariage pour répondre aux aspirations de leurs parents et leur donner un petit-enfant.
Camisole et castration chimique

Les “thérapies de conversion” –bien que considérées comme non-scientifiques, inefficaces, voire dangereuses par les experts– restent proposées par d’innombrables cliniques, qui n’hésitent pas à abuser de la détresse de jeunes homosexuels ou de l’inquiétude de leurs familles. “Ce n’est pas arrivé qu’à moi! Cela doit s’arrêter”, insiste M. Yu, qui reste assailli de cauchemars. Le personnel médical “doit être condamné. Ce n’est pas un crime d’être gay, ce qu’ils m’ont fait oui”.

Il exige des excuses publiques de l’hôpital et une reconnaissance que l’homosexualité n’est pas une tare. En décembre 2014, par un jugement inédit, un tribunal pékinois avait condamné une clinique de Chongqing (sud-ouest) pratiquant des traitements censés “soigner” l’homosexualité; les juges avaient estimé qu’il ne s’agissait pas d’une maladie. La clinique avait dû indemniser Yang Teng, un jeune homme traumatisé par les électrochocs. Ceux-ci sont habituellement administrés sur les parties génitales. Mais en dépit de cette condamnation, des cliniques de la mégalopole de Chongqing continuent d’agir en toute impunité, utilisant électrochocs, camisoles, confinement et même castration chimique.

Un traitement coûte environ 20.000 yuans (2.660 euros), mais les frais peuvent s’envoler si les médecins poussent à engager des “soins” supplémentaires, selon le Centre LGBT de Pékin. A Chongqing, le prix s’élève à 4.000 yuans pour une phase du traitement, autant que le revenu mensuel moyen dans la ville.

Pas de gays à la télévision

Les militants LGBT peinent à trouver la parade. Face aux poursuites judiciaires, “les cliniques ne confirment pas au téléphone leur offre thérapeutique, vous demandant de venir en personne”, explique M. Yang à l’AFP. “Mais le reste n’a pas changé”. L’attitude du gouvernement n’aide guère: en mars, il a annoncé que les séries télévisées devaient bannir toutes “relations sexuelles anormales”, dont “les relations homosexuelles, perversions, viols et violences sexuelles”.

Et la police est plus active pour s’attaquer aux militants qu’aux cliniques, s’insurge Sha Sheng, membre d’une ONG de Chongqing aidant les gays et lesbiennes surendettés après un passage en clinique. “C’est difficile de lutter quand la police ne cesse de réprimer vos activités et vous invite à ‘prendre le thé’ “, euphémisme pour un interrogatoire, explique M. Sha. D’autres militants tentent de faire oeuvre de pédagogie. “Nous essayons d’informer les médecins, de leur présenter des homosexuels pour les convaincre que ce n’est pas une affliction”, souligne Joelle Yao, du Centre LGBT de Pékin. “Beaucoup” quittent ces rencontres “avec une vision complètement différente”, ajoute-t-elle, estimant que les préjugés naissent en Chine de l’ignorance, pas de convictions religieuses. La tâche reste colossale: “La Chine est trop grande”, soupire Mme Yao.

COURRIER DES LECTEURS 115

Friday, September 2nd, 2016

Gay Globe Magazine

Ce petit mot amical pour dire mon émotion à l’annonce du décès de ton père. Je te présente mes condoléances sincères. Ton article sur Nice aussi m’a touché…C’est un cri d’amour et de reconnaissance. Puisque j’en ai l’occasion, je vous félicite tous de la très bonne et belle tenue du magazine, vivant et convivial. Il est toujours agréable de lire un magazine qui prend toujours des positions éthiques sans failles, humanistes et dignes. Merci.
(Jacques T. France)

Merci Jacques pour ta fidélité et tes bons mots, c’est très apprécié, je transmets tes commentaires à l’équipe.
(Roger-Luc Chayer, éditeur)

Je suis stupéfait par la qualité des textes que vous proposez aux lecteurs de Gay Globe. Étant un lecteur de magazines comme l’Actualité ou l’Express en France, je retrouve dans vos analyses une grande maîtrise des sujets que vous traitez mais aussi un esprit de synthèse digne des grands papiers du monde francophone. Merci de nous offrir un tel niveau au sein de la communauté gaie qui n’a pas l’habitude des très grands textes.
(Luis M. Montréal)

Bonjour Luis, les textes offerts par Gay Globe et particulièrement ceux que nous écrivons à l’interne reposent en effet sur plus de 23 ans d’expérience tant dans le magazine qu’à la télé. Ils font aussi l’objet d’une première correction automatisée par le logiciel, d’une révision par Camila Polanco-Andaur, étudiante en traduction et d’une dernière relecture de style par l’auteur et collaborateur de Gay Globe, Jean-Philippe Bernié. Merci.                    (La Rédaction)

Je trouvais excellente l’idée de produire des capsules «live» sur Facebook portant sur des sujets sur lesquels on manque en général d’information, mais depuis celle sur les différences entre le VIH et le SIDA je n’en vois plus. Est-ce qu’il y a eu changement de cap?
(John V. Brossard)

Bonjour John, en fait le concept a du être révisé, car, à cause de nombreux problèmes techniques liés au fait de la nouveauté de cette fonction sur Facebook, il n’est possible d’enregistrer que trois minutes en direct à la fois, ce qui laisse peu de temps pour exposer l’information et répondre aux questions. Nous songeons à maximiser ces trois minutes avec l’info et répondre aux questions par la suite par écrit. On y reviendra…
(La Rédaction)

Je suis un abonné Facebook de Gay Globe depuis des années et l’idée de capsules en direct avec de courts thèmes me plaît, mais je voulais vous demander un complément d’info sur les différences entre le VIH et le SIDA, car j’avoue qu’à mon grand âge je suis un peu confus. Merci.
(Gérald L. Tremblant)

Les gens sont souvent confus, ne vous en faites pas. Le VIH est le virus, la bactérie vivante qui entre dans le corps par des relations sexuelles non protégées, etc. Le SIDA est la condition médicale causée par une trop grande quantité de ce virus dans le corps et il s’agit d’un stade très avancé de la maladie, avec des complications qui peuvent entraîner la mort. Voilà!
(La Rédaction)

QUAND J’EN AURAI FINI AVEC TOI (2)

Friday, September 2nd, 2016

Jean-Philippe Bernié

Elle finit par le trouver au fond d’un placard, blotti entre des boîtes à chaussures. Il miaula quand il la vit mais ne bougea pas. Claire haussa les épaules. La faim le ferait sortir. Quant à elle, sa journée de travail l’attendait.
Une demi-heure plus tard, elle quittait l’avenue du Parc pour entrer sur le campus de l’université Richelieu. Elle dépassa plusieurs bâtiments érigés sur le flanc du Mont-Royal et s’arrêta devant le dernier d’entre eux, cube de béton enneigé qui abritait le département des Matériaux. Elle se gara dans la section réservée aux professeurs, entra dans le bâtiment et prit l’ascenseur. À peine en était-elle sortie qu’Hubert Gatwick surgit de son bureau — il avait dû guetter son arrivée.
— Bonjour, Claire, je suis content de vous voir. Auriez-vous quelques minutes à me consacrer ?
Claire poussa un soupir qu’elle ne se donna même pas la peine de cacher. Elle suivit néanmoins Gatwick jusqu’à une pièce sombre avec de la moquette marron et un ficus languissant, où rien n’avait changé depuis les années 70. Gatwick lui-même, soixante-sept ans, petit, chauve, moustaches et lunettes fumées, était totalement d’époque. Plus grave, aucune force ne semblait en mesure de le mettre à la retraite.
— Je voudrais que nous parlions du projet Wing 3000, dit-il en l’invitant à s’asseoir. Il faut faire avancer le processus d’embauche des chercheurs pour l’étape suivante. Nous devons être attentifs à ne pas prendre de retard.
— J’ai commencé à examiner les CV et je vous transmettrai bientôt ma première sélection de candidats.
Gatwick eut un mouvement de surprise.
— Nous avions décidé au début du projet que les embauches étaient sous ma responsabilité.
— L’environnement réglementaire a changé. Si Wing 3000 réussit, nous aurons développé une aile d’hélicoptère en matériaux composites tout à fait révolutionnaire, et l’armée américaine sera certainement intéressée.
— Tout le monde sera intéressé, rétorqua Gatwick avec agacement. Je ne vois pas ce que l’armée américaine et l’environnement réglementaire viennent faire dans mon processus d’embauche.
— C’est pourtant très simple, Hubert. Pour travailler avec l’armée américaine, il faut se soumettre à leurs nouvelles exigences en matière de sécurité, ce qui inclut le screening de tous les employés. Votre équipe de recherche est remplie de Moyen-Orientaux. Notre calendrier de travail est trop serré pour que nous puissions nous permettre de perdre du temps en procédures liées aux contraintes bureaucratiques. Donc il vaut mieux que je m’en occupe.
— Mais…
— Ce n’est qu’un détail administratif. Il y a beaucoup de contraintes et j’ai simplement fait ce que je jugeais être le mieux dans l’intérêt du projet.
Gatwick se raidit. Des plaques rouges marbrèrent ses joues pâles.
— J’aurais quand même souhaité être prévenu.
— Je comprends, dit Claire en se levant. Je suis désolée.
Elle oublia Gatwick et ses récriminations avant même de franchir le seuil de son bureau. Ses pas ralentirent légèrement lorsqu’elle passa devant la porte de chêne où était vissée une plaque de bronze indiquant Michel BERTHIER – Directeur. Dans quelques années, pensa-t-elle, dans quelques mois peut-être, ce bureau et ce titre de directeur du département seraient à elle, à elle… Ils le seraient.
Quelques instants plus tard, dans son propre bureau, elle ouvrit un épais dossier vert intitulé Rapport intermédiaire – Projet Wing 3000. Confidentiel. Coordonnatrice : professeure Claire LANRIEL. Le travail de ses collègues avait été remarquable, songea-t-elle en feuilletant le document de synthèse qu’elle avait rédigé les jours précédents. Un peu trop remarquable, peut-être.
Son portable sonna. Encore Nathalie ! Cette fois, elle devait répondre. Il était hors de question de passer la soirée dans les magasins avec elle, mais elle devait quand même rester aimable et polie, tout pour que sa belle-sœur finisse par se lasser du souvenir d’Hughes et accepte de revendre sa part du chalet.
— Allô ? Ah ! bonjour, Nathalie, comment vas-tu ?… Écoute, j’ai beaucoup de travail aujourd’hui. Ce soir, je serai au bureau au moins jusqu’à dix-neuf heures et je ne pourrai pas courir les boutiques. Nous pourrions peut-être déjeuner ensemble ? À midi et demi, ça te va ? Oui, à la brasserie habituelle, sur l’avenue du Parc. Je m’occupe de la réservation. À tout à l’heure.
Claire raccrocha. Comment se débarrasser de Nathalie ? Dès les obsèques de Hughes, elle avait parlé du chalet avec une sentimentalité geignarde :
— On pourra s’y retrouver les fins de semaine et parler de ton frère. J’aurai beaucoup de plaisir à marcher avec toi dans notre forêt.
Notre forêt ? Notre forêt ? Claire avait manqué s’étouffer, suffoquée par une rage soudaine. Ce bois, ce lac, ces arbres — c’était son domaine, celui qu’elle avait partagé avec son frère quand ils étaient enfants. Laisser cette pleurnicheuse envahir le territoire de ses souvenirs d’enfance ? Jamais — jamais. Elle avait immédiatement proposé de racheter la part de Nathalie qui avait refusé, les larmes aux yeux :
— Comment peux-tu me demander cela, Claire ? Ne comprends-tu pas que ce chalet est le dernier lien que j’ai avec ton frère ? Ce serait monstrueux de vouloir me le prendre ! Tu n’as donc pas de cœur ?

Claire avait alors revu son frère sur son lit de mort, le visage émacié, le regard suppliant. J’aimerais tellement que tu t’entendes bien avec Nathalie. Mais il savait pourtant qu’elle ne pourrait pas, qu’elle ne pourrait jamais s’entendre avec Nathalie… Un mois plus tard, après les obsèques, elles s’étaient retrouvées au chalet. Claire avait tenu exactement une heure et demie avant de reprendre la route, secouée et tremblante, prétextant un appel pour rentrer à Montréal. Les lieux chers et familiers, les vieux rondins qu’elle connaissait par cœur, les meubles dont elle aurait pu dessiner chaque marque les yeux fermés, tout cela s’était dissous dans les incessantes jérémiades de sa belle-sœur qui ne l’avait pas quittée d’une semelle et ne s’était pas tue une minute. Claire n’était pas retournée au chalet le week-end d’après mais, n’y tenant plus, elle avait pris deux jours de congé au milieu de la semaine suivante. Elle était partie de Montréal très tôt le matin, le cœur léger, Twiddlekat dans sa cage sur le siège à côté d’elle, et elle avait emprunté l’autoroute des Cantons-de-l’Est. Puis elle avait pris la route secondaire sur une quinzaine de kilomètres, tourné à l’embranchement habituel, dépassé la maison de Simone et Édouard, et s’était arrêtée devant le chalet qui l’attendait paisiblement. Elle avait ouvert la porte et failli s’évanouir : Nathalie avait bougé les meubles et repeint les murs en vert pâle.

Frémissante de rage, Claire avait exigé qu’elle repeigne de la couleur initiale, prétendant vouloir garder le chalet exactement comme il était à la mort de son frère, et elle s’était détestée pour ce mensonge.

Elle ne pouvait pas envisager de partager le chalet avec Nathalie, ce n’était pas possible ; il fallait qu’elle l’en sorte, il fallait qu’elle l’en chasse. Depuis, elle n’y avait plus passé que quelques moments volés, quelques heures ici, une demi-journée là, lorsqu’elle était sûre de ne pas y trouver Nathalie. Ça ne pouvait pas durer.
Claire fit un effort pour chasser sa belle-sœur de ses pensées et se concentrer sur son travail. Elle décrocha son téléphone.
— Eric ? Ici Claire Lanriel. Pouvez-vous passer à mon bureau, s’il vous plaît ?
Quelques instants plus tard, le professeur Eric Duguet assis face à elle sa silhouette athlétique de blond aux yeux bleus. À trente-cinq ans, diplômé d’une grande école d’ingénieurs française, il était un peu plus jeune que Claire et avait fait preuve pour le projet Wing 3000 d’un esprit d’initiative certain et de compétences solides. C’était donc un concurrent potentiel. Il était sans doute trop jeune et pas tout à fait assez familier avec les codes de travail nord-américains pour constituer une menace sérieuse à la succession de Michel Berthier à la tête du département, mais Claire Lanriel avait toujours été prudente et méthodique.
— J’ai terminé le rapport d’avancement sur Wing 3000, dit-elle en lui tendant le dossier vert. Il faudrait que vous le lisiez avant que je le transmette à Michel.
— Quand devez-vous le remettre ?
— Ce soir.
— Ce soir ?! Mais ce rapport fait plus de cinquante pages !
— Oui, mais il n’y a rien de nouveau. Ce n’est qu’un récapitulatif des travaux effectués au cours de la dernière période.
Eric tourna quelques pages. Puis il tomba en arrêt et l’expression de son visage changea.
— Vous parlez ici de la simulation de la résistance aérodynamique de l’aile. Mon projet.
— Votre sous-projet. Et qui fait partie intégrante de notre projet, dont je suis la coordonnatrice.
— Ce n’est pas la question. J’aurais souhaité rédiger cette section moi-même.
— Ç’aurait été une perte de temps de vous impliquer dans la rédaction de ce rapport et je n’ai pas jugé utile de vous déranger avec ces détails administratifs, dit Claire avec impatience. Il me faut vos commentaires avant dix-sept heures.
Son ton indiquait que pour elle la conversation était terminée. Eric parut sur le point de répliquer puis se ravisa, murmura quelque chose d’indistinct, se leva et sortit, le dossier vert sous le bras.

***

Deux étages plus bas, Christine Verlanges regardait le Mont-Royal par la fenêtre de la bibliothèque. Les arbres noirs, la neige blanche, le ciel gris et bas du mois de février… aucun skieur de fond ne troublait la froide beauté matinale de la montagne. Mais elle, pourrait-elle encore contempler longtemps ce paysage depuis cette fenêtre ?

Christine se frotta nerveusement les mains et revint à son bureau, près de l’entrée de la bibliothèque.

La suite de ce roman dans la prochaine édition de
Gay Globe Magazine

À QUAND L’ÉPANOUISSEMENT?

Friday, September 2nd, 2016

Roger-Luc Chayer

L’histoire de la communauté gaie est une suite de petites victoires, de nombreuses défaites, de hauts et de bas, mais contrairement aux autres avancées sociales dans les pays occidentaux, celle de la communauté gaie québécoise est toujours un peu à recommencer, à refaire. Pourquoi?

Prenons l’exemple de Montréal, que je connais le mieux puisque j’y travaille depuis 1993. Alors que le Village n’était qu’une sorte d’Hochelaga-Maisonneuve dans le pire de son époque, les gais se sont lentement établis entre Berri et de Lorimier. Mais pas n’importe lesquels. Les diplômés universitaires, les entrepreneurs, les artistes et créateurs -ceux qui avaient le fameux «argent rose» quoi- se sont mis à acheter des immeubles, à les transformer, à les rénover, à ouvrir des boutiques, des boîtes de nuit, et à donner à ce périmètre un coup de jeunesse d’une rare ampleur. Tout le monde voulait fréquenter le Village. Il était magnifique, propre, chic: on devait y être vu, les modes naissaient dans les discothèques, et les gais, eux, commençaient à revendiquer leurs droits au mariage, à la pension de conjoint survivant, à l’adoption… Puis le SIDA est arrivé, cassant les fondations même de l’establishment gai, comme on disait à l’époque, tuant près de 30% des personnes homosexuelles au Québec. Le SIDA aura effectivement fait disparaître et mutilé une bonne partie de la population gaie.

Le Village a alors commencé à calmer ses ardeurs. Les investissements y sont devenus moins importants, et la fréquentation y était en nette diminution, jusqu’à ce que l’arrondissement Ville-Marie décide de décriminaliser le quartier, ce qui a entraîné un afflux de prostitué(e)s, de drogué(e)s et de personnes atteintes de troubles mentaux qui ont pu y trouver refuge sans se faire arrêter par la police, libérant du même coup les autres arrondissements de ces troubles.

Évidemment, cela a eu pour effet de transformer ce qui avait été une réussite économique et sociale en un territoire où la loi ne semblait plus trop s’appliquer, en une sorte de zone franche. On a alors vu les commerces fermer, les riches couples gais partir et s’éloigner vers le Plateau ou vers Rosemont. À chaque fois que la communauté gaie s’approchait de son plein épanouissement, c’était à recommencer. Avant, les jeunes se suicidaient parce qu’ils avaient peur de devenir gais, terrorisés par l’image qu’on leur projetait. Les seules images qu’ils avaient étaient celles de TVA ou de TQS, qui diffusaient alors les éléments les plus spectaculaires et les plus scandaleux des défilés gais.

À la télé on ne parlait que de Christian Lalancette, la «fofolle» de Chez Denise. À cette époque on ne parlait pas de leaders gais crédibles, de sportifs ou de politiciens ouvertement homos.

Vingt-cinq ans plus tard, le taux de suicide reste le même, mais les raisons ont changé. Les jeunes hommes gais sont maintenant torturés par des troubles de la perception, alors que dominent dans la mode et le visuel, au quotidien, les hommes virils, musclés, barbus et surmasculinisés. Être un jeune gai mince, imberbe et délicat est maintenant perçu au même titre qu’être anorexique, c’est de la folie! Il serait peut-être temps de revenir à une stratégie globale, gouvernementale, visant à travailler sur l’estime de soi chez les jeunes hommes gais, sur la perception qu’ils ont de ce qu’ils sont, non pas d’un point de vue physique, mais sociétal, social.

Il est aussi plus que temps que la communauté gaie jouisse de son épanouissement durement gagné. Nos droits sont maintenant les mêmes que ceux du reste de la société. À l’exception de quelques améliorations à faire dans le Village, globalement, on doit avouer que le mouvement gai québécois est une réussite humaine. Répétons-le autant qu’il le faudra, pour que les jeunes nous entendent bien, ce qui est là actuellement a été durement acquis, pour eux, et il est temps qu’ils s’épanouissent, qu’ils en profitent, pour vrai!

ÉTUDE SUR LA TESTOSTÉRONE

Friday, September 2nd, 2016

Top santé

Les traitements à base de testostérone seraient efficaces pour améliorer la santé sexuelle des hommes de plus de 65 ans, selon les résultats d’une étude publiée dans la revue médicale New England Journal of Medicine .

Les résultats de cette nouvelle étude infirment les conclusions peu concluantes de l’étude publiée en 2003 par l’Institut de Médecine aux États-Unis qui avait déclaré qu’il n’y avait pas encore «suffisamment d’indications cliniques pour déterminer si un traitement à base de testostérone avait un quelconque effet bénéfique sur la santé sexuelle des seniors».

Les chercheurs du LABioMed en Californie (États-Unis) ont réalisé 7 essais cliniques avec 790 participants dont les niveaux de testostérone étaient suffisamment faibles pour les qualifier pour cette nouvelle étude. Les scientifiques ont étudié les effets de la testostérone sur les fonctions sexuelles, les conditions physiques et la vitalité.

Les volontaires ont été divisés en deux groupes dont l’un a pris de la testostérone sous forme d’un gel appliqué quotidiennement et l’autre un placebo. L’efficacité du traitement a été mesurée à trois, six et douze mois.

Les conclusions de ces essais cliniques ont montré que cette thérapie a permis une amélioration de l’humeur des seniors et a réduit les symptômes dépressifs . « Elle a surtout accru le niveau sanguin de cette hormone pour les porter à des teneurs considérées dans la moyenne de la normale pour des hommes jeunes et a amélioré tous les aspects de la fonction sexuelle, y compris le désir et la capacité à avoir une érection », expliquent les chercheurs.

La testostérone aiderait les hommes à
s’orienter mieux que les femmes
(20minutes.fr)

Il semblerait que l’on ne soit pas tous égaux face au sens de l’orientation. Un préjugé fréquent accorde que l’homme développe un meilleur sens de l’orientation que la femme. De la testostérone, répondent des scientifiques. Munis de lunettes 3D et d’une manette, 18 hommes et 18 femmes ont dû retrouver leur route dans un labyrinthe virtuel. Il a été demandé aux participants de réaliser certaines missions, comme « trouver la voiture jaune », par exemple, rapporte Le Parisien. Au terme de cette première étude, les hommes sont parvenus à accomplir deux fois plus de tâches, en utilisant notamment les points cardinaux, alors que les femmes les boudaient.

CES GRANDS LGBT DU PASSÉ

Friday, September 2nd, 2016

Wikipédia

Le Bataillon sacré était un corps d’élite, peut-être mythique, de l’armée thébaine, dans la Grèce antique. Il est parfois appelé légion thébaine, bien que cette expression désigne plus couramment une légion mentionnée par le martyrologe chrétien.

Le Bataillon Sacré de Thèbes est évoqué dans son principe par Platon et Xénophon, puis dans sa réalité, par Dinarque (hypothétique bataillon d’amants et d’aimés) : « Thèbes fut une très grande cité à l’époque où Pélopidas conduisait le bataillon sacré » ; puis par Athénée, Hiéronymos de Rhodes et Polyen ; Plutarque a écrit :« Mais certains disent qu’elle était composée d’érastes et d’éromènes ». Il aurait été un corps d’élite de 300 hommes, créé selon Plutarque par le commandant thébain Gorgidas. Le Bataillon Sacré est formé de 150 couples d’amants pédérastiques : Plutarque notait que « selon certains », il était composé de 150 couples de pédérastes, ce qui représenterait l’origine de la formation du binôme en matière de tactique de combat.

Gorgidas disposa d’abord le Bataillon sacré tout au long de la ligne de bataille thébaine, utilisant ces soldats d’élite pour renforcer la résolution des autres. Mais après que le Bataillon se fut distingué à Tégyres, Pélopidas l’utilisa comme une sorte de garde personnelle. Pendant trois décennies, ce corps d’élite continua de jouer un rôle important. Il fut détruit à la bataille de Chéronée en -338 par la cavalerie menée par le jeune Alexandre le Grand : 254 des 300 soldats furent alors tués et tous les autres blessés. Selon la tradition, Philippe II de Macédoine, s’arrêtant devant l’endroit où le Bataillon avait péri, s’écria : « Maudits soient ceux qui soupçonnent ces hommes d’avoir pu faire ou subir quoi que ce soit de honteux. »

Les soldats tués furent enterrés plusieurs jours après la bataille dans une sépulture collective surmontée d’un lion de pierre (découvert en 1818), réplique du polyandreion de Thespini.

Il existe dans l’histoire, grecque notamment, d’autres Bataillons sacrés : La Légion sacrée carthaginoise, corps d’élite antique formé à l’origine de jeunes hommes issus des familles les plus riches de la ville. Celui, dit de Iaşi, créé le 22 février 1821 par Alexandre Ypsilántis (1792-1828), un officier grec au service du Tsar de Russie qui combattit pendant les campagnes napoléoniennes de 1812 à 1814 où il perdit un bras. Il leva une troupe composée de 500 étudiants grecs de l’étranger. Le 7 juin 1821, ils furent défaits par les troupes turques près de Drăgăşani actuelle ville de Roumanie.

Un Ordre de Chéronée, petite société secrète d’homosexuels, a été fondée en Angleterre vers 1895 par G.C. Yves (1867-1950), par référence à ce bataillon, à sa défaite et à sa possible renaissance. Le bataillon sacré des Grecs de l’Épire du Nord formé le 14 février 1914 par Spyridon Melios ou Spyromelios, pour gagner leur indépendance. Ils défirent les Albanais à la bataille de Premet le 23 février suivant.

Après l’occupation allemande de la Grèce en 1941, le gouvernement grec s’exila en Égypte, où résidait une communauté de plus de 200 000 Grecs. Devant le nombre important d’officiers présents, il fut créé le 15 septembre 1942 un bataillon de 200 hommes, composé uniquement d’officiers, sous les ordres du Major Antonios Stephanakes et le commandement opérationnel sous ceux du colonel Christodoulos Gigantes.

NOUVELLES BRÈVES VIH / SIDA

Friday, September 2nd, 2016

VIH: les antirétroviraux réduisent le risque chez les couples
(Canoë)

Les antirétroviraux réduisent le risque de transmission du virus du sida dans les couples où l’un des partenaires est séropositif et qui ont des rapports sexuels sans préservatif, selon l’étude la plus étendue jamais effectuée sur ce sujet aux États-Unis. Aucun cas de transmission du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) entre ces partenaires n’a été détecté après 1,3 année passée en moyenne à suivre 900 couples, d’après les travaux publiés dans le Journal of the American Medical Association (JAMA). Ces couples- près de deux tiers hétérosexuels (62 %) et un tiers d’hommes homosexuels (38 %) -avaient indiqué au début de l’étude avoir eu des rapports non protégés pendant deux ans auparavant.

VIH et personnes transsexuelles
(ONUSIDA)

Le Journal de la Société internationale du sida vient de publier un numéro spécial intitulé HIV epidemics among transgender populations: the importance of a trans-inclusive response (L’épidémie de VIH au sein des populations transgenres : l’importance d’une riposte inclusive). Ce supplément contient des articles de recherche inédits, des études de cas et des appels à l’action, qui mettent tous l’accent sur la nécessité urgente d’une riposte au VIH efficace et conçue spécifiquement pour répondre aux besoins des communautés transgenres.

Les femmes transsexuelles restent lourdement touchées par le VIH, avec 49 fois plus de risque de vivre avec le virus que les autres adultes non transsexuels. Un grand nombre de personnes transsexuelles n’ont pas de reconnaissance légale de leur genre affirmé et n’ont pas de papiers d’identité, d’où leur exclusion du système éducatif et du marché du travail.

Sida : une rémission du virus
est-elle possible?
(Lemonde.fr)

La 21e conférence internationale sur le sida, qui s’est achevée à Durban (Afrique du Sud) vendredi 22 juillet, a été l’occasion, pour l’International AIDS Society (IAS) qui l’organisait, de développer sa stratégie actualisée « Vers un traitement du VIH » lors d’un symposium de deux jours. Avec réalisme, l’IAS explique qu’il s’agit d’obtenir une rémission durable, comme dans le cancer. Car l’un des problèmes cruciaux posés par le VIH est celui de l’existence de «réservoirs». Les scientifiques désignent ainsi les compartiments de l’organisme (ganglions lymphatiques, cerveau, intestin…).

Le sida est une invention humaine:
pourquoi c’est faux
(Bfmtv.com)
L’origine la plus admise du VIH est une transmission à l’homme par les grands singes. Quatre souches M, N, O et P de l’immunodéficience humaine étaient depuis longtemps différenciées.

DÉCÈS D’ALAIN RHÉAUME

Friday, September 2nd, 2016

Roger-Luc Chayer

Le 20 août dernier, j’apprenais le décès d’Alain Rhéaume des suites de son combat titanesque contre les maladies liées au SIDA. La communauté gaie perdait, du coup, un danseur de compétition doté d’un immense talent. Alain Rhéaume était un militant des droits des personnes atteintes, depuis près de 30 ans, et il savait tout sur le sujet, tant sur la dignité et la qualité de vie des personnes atteintes, que sur les maladies et médicaments liés à sa condition. «On ne peut pas t’en passer une», lui disais-je souvent!

En 2007, Alain avait accepté mon invitation à participer à un documentaire portant sur sa fin de vie car, déjà à ce moment, il était passé en phase terminale du SIDA. Il a donc raconté, pour le bénéfice des plus jeunes qui ne savent pas tout ce qu’impliquent encore aujourd’hui les complications liées à cette maladie, comment se passe la vie d’une personne qui sait qu’elle décédera bientôt du SIDA. Il l’a fait avec grande ouverture et sincérité. Ce documentaire peut être vu sur GGTV au:
http://www.gayglobe.us/rheaume032007.html

Pendant des années, Alain a acheté une carte d’affaires dans le magazine pour annoncer ses services de comptable, même s’il savait qu’il ne pouvait plus travailler, tellement les médicaments avaient des effets importants sur sa conscience et sur sa lucidité. Je lui avais demandé à l’époque pourquoi il continuait à se payer cette pub s’il ne pouvait pas faire le travail, et il m’avait regardé avec des larmes aux yeux… Je lui avais demandé: «Est-ce que c’est pour continuer à exister que tu fais ça?» Il m’avait répondu Oui!

La plus grande peur d’Alain était de ne plus exister après sa mort. En apprenant son décès, c’est ce qui m’est revenu à l’esprit. Il a tant donné de son vivant, notamment comme professeur de danse, souvent gratuitement pour des élèves aux ressources limitées. Il a donné de nombreux spectacles bénévolement. Il a participé au financement de nombreux événements liés au VIH/SIDA et il a accompagné vers la mort de nombreux patients. Il a certainement le droit de continuer à exister. GGTV maintiendra donc le documentaire à vie sur son site et sur sa page Youtube, et le texte que vous lisez se retrouvera aux archives nationales du Québec et du Canada pour toujours. Voilà, mon cher Alain, tu es maintenant éternel.

L’ANTINOMIE TRUDEAU

Friday, September 2nd, 2016

Roger-Luc Chayer

Je dois commencer mon article en vous disant que je ne fais pas de politique, que je traite nos politiciens avec équité quels que soient les partis qu’ils représentent et, qu’au fil des années, j’ai traité de tous les partis fédéraux, provinciaux et municipaux avec le même esprit critique.           -Roger-Luc Chayer

(L’Internaute) Antinomie: Contradiction, opposition totale entre deux idées, concepts, principes.

Justin Trudeau est venu ouvrir le défilé de la Fierté gaie de Montréal, le 14 août dernier et, comme il le fait depuis peu, il a porté le drapeau LGBT afin de clairement montrer que sa présence était significative. Or, Justin Trudeau est une antinomie vivante et sa présence aux défilés gais du Canada suscite chez moi de sérieuses interrogations.

En 2014, monsieur Trudeau allait visiter une mosquée montréalaise, y priant du même coup, dans son comté fédéral de Papineau, afin de montrer son soutien à cette communauté religieuse et à ses représentants. Alors que dans son discours d’ouverture du défilé gai il déclarait que l’amour, l’inclusion et le sentiment d’appartenance étaient importants pour les Canadiens, lors de sa visite de la mosquée en question, les femmes étaient exclues de la salle.

Pire, selon le Journal de Montréal, la visite de monsieur Trudeau à cette mosquée avait soulevé la colère du Congrès musulman du Canada, qui avait rappelé au candidat libéral d’alors que cette mosquée pratiquait une interprétation stricte de l’Islam, basée sur le wahhabisme, et que ce centre, spécifiquement, était classé par les services secrets américains comme un centre de recrutement d’Al-Qaïda au Québec. Avouons que ce n’est pas une mince affaire.

Là où je ne comprends absolument pas la logique de notre premier ministre, c’est que cette frange de la religion musulmane est la même qui permet les exécutions d’homosexuels, la lapidation des femmes et des enfants, qui impose un statut de la femme inférieur à celui de l’homme et qui permet aussi de jeter à une mort certaine, du toit des immeubles, des homosexuels présumés.

Comment expliquer l’antinomie Trudeau? Trudeau prétend oeuvrer pour l’inclusion de tous les Canadiens, et sa présence auprès de tous les Canadiens serait donc une des valeurs qui le motivent. Mais ça ne fait aucun sens! On ne va pas prier avec des extrémistes afin de les inclure dans le «vaste mouvement d’amour collectif» que le premier ministre pense avoir lancé. Pas plus qu’il ne fallait devenir membre du Parti nazi pour vaincre l’Allemagne d’Hitler! C’est une aberration!

Monsieur Trudeau ne m’a pas convaincu, par sa présence au défilé, qu’il représentait quelque chose d’intéressant pour les LGBT. Au contraire, je me suis senti manipulé, et j’ai détourné le regard!

LE DR BELLOWS ÉTAIT GAI!

Friday, September 2nd, 2016

Roger-Luc Chayer selon Wikipédia

Qui l’aurait cru? Le célèbre Docteur Bellows, qui était tant tourmenté par Jinny tout au long de la télésérie des années 60, et qui cherchait continuellement à démasquer le Major Nelson dans ses frasques, était dans la vraie vie un homosexuel qui s’assumait totalement et qui était admiré par toute la colonie artistique à Hollywood.

Hayden Rorke, de son vrai nom, a été un acteur américain très prolifique avant la Seconde Guerre mondiale, et tout autant après. Il a joué dans plus de 110 films et séries télé, et on peut le voir aujourd’hui encore régulièrement dans des films diffusés par le canal Silver Screen au Québec.

Hayden Rorke s’est particulièrement fait connaître pour le rôle du Docteur Bellows dans la série Jinny qui a été originellement diffusée pendant cinq saisons et dont les 139 épisodes sont toujours présentés plusieurs fois par jour en reprise sur le canal Déjà View. Ce que peu de gens savent, c’est que l’acteur était ouvertement gai à son époque et qu’il n’avait absolument pas peur de vivre sa vie comme il le voulait. Selon l’actrice Barbara Eden, qui jouait le rôle de Jinny, Rorke n’avait aucune honte à se présenter comme gai. Dans sa biographie publiée en 2011, elle précise: «Hayden avait un conjoint, un partenaire du nom de Justus Addiss, et ils habitaient ensemble à Studio City, aux côtés de leur meute de chiens tous aussi adorables les uns que les autres. Hayden et Addiss invitaient souvent l’équipe de Jinny à des soirées, à des soupers entre amis et organisaient souvent de fastueuses fêtes».

Barbara Eden décrivait Hayden comme un «prince qui avait de nombreux bons amis et qui avait toujours le don de nous remonter le moral pendant les tournages, même quand ça n’allait vraiment pas». Hayden Rorke est décédé relativement jeune à l’âge de 76 ans en 1987, des suites d’un cancer généralisé. Son conjoint, Justus, était décédé bien avant lui, des suites d’un cancer des poumons.

Cette découverte récente de ma part met en évidence le fait que la vie de nos stars peut parfois être un modèle positif et réaliste pour les jeunes gais qui se questionnent ou qui s’inquiètent de se découvrir tels qu’ils sont et de ce qu’ils deviendront. L’exemple d’Hayden Rorke parle de lui-même, et prouve qu’en vivant ouvertement son homosexualité dans une vie professionnelle talentueuse et réussie, le public ne pourra qu’admirer la personne pour ce qu’elle est. J’ai découvert seulement en 2016 l’homosexualité de Monsieur Rorke, et je ne sais pas si le hasard explique la chose, mais c’était, dans la série, celui auquel je m’identifiais le plus. Quelle superbe découverte non?

NOUVELLES BRÈVES

Friday, September 2nd, 2016

Les animaux peuvent-ils être homosexuels?
(Le Parisien)

Oui. L’homme n’est pas la seule espèce dont certains privilégient les rapports entre même sexe. Un chercheur de l’université de Colombie-Britannique (Canada) a évalué à 2 000 le nombre d’espèces animales concernées, avec pour 450 d’entre elles une solide documentation à ce sujet. Dans certains troupeaux de girafes, 8 copulations sur 10 se font entre mâles, 8 % des béliers préfèrent monter des congénères masculins, et les manchots, les cygnes ou les dauphins forment parfois des couples du même sexe. En revanche, aucune recherche scientifique sérieuse n’a pour l’instant prouvé l’existence d’un gène de l’homosexualité.

Don de sang: des délais raccourcis à un an pour les homosexuels
(Le Devoir)

Un homme ayant eu une relation sexuelle avec un autre homme peut désormais faire un don du sang au Canada un an après son dernier rapport sexuel, au lieu d’attendre cinq ans. Cette modification de la période d’exclusion, annoncée par Héma-Québec en juin, est entrée en vigueur le 15 août 2016. Le ministère de la Santé avait souligné en juin que le « passage d’une période d’exclusion à vie à une période d’exclusion de cinq ans n’avait pas donné lieu à une augmentation des dons de sang contaminé par le VIH ». Il avait même précisé qu’il n’y avait eu aucun cas d’infection au VIH par transfusion sanguine au Canada depuis 25 ans.

La Suède va expulser un footballeur
ouvertement gay vers le Liberia
(Blasting News)

Andrew Nagbe, un jeune footballeur libérien ouvertement gay et demandeur d’asile, a été arrêté lors d’un contrôle d’identité de routine qui s’est déroulé pendant la Gay Pride de Stockholm, à la fin du mois de juillet dernier. Il était en compagnie de son petit ami.

Il est actuellement détenu dans un centre de rétention dans l’attente de son expulsion – prévue le 23 août prochain – par les autorités suédoises vers son pays natal, le Liberia. Un pays d’Afrique de l’Ouest où l’homosexualité est illégale et sévèrement punie par la loi. Les homosexuels risquent une peine de prison d’un an ferme ou le paiement d’une lourde amende. Andrew Nagbe est arrivé en Suède en 2013 pour avoir la chance d’être recruté par un club de football de première division qui l’avait contacté. Mais n’ayant pas obtenu de contrat, son permis de séjour a été refusé par les autorités suédoises. Andrew Nagbe a fait appel de cette décision, par deux fois. Sans succès. Michael Personn, du Conseil suédois des migrations, a déclaré à la presse : « Notre évaluation est qu’il y a un danger pour les homosexuels au Liberia, avec un risque de harcèlement. Mais il n’y a aucune preuve qu’il existe des risques d’abus de la part des autorités de ce pays ». En 2012, un projet de loi introduit par la sénatrice Jewel Howard Taylor – épouse de l’ancien président du Liberia Charles Taylor qui a été condamné à 50 ans de prison pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre – voulait rendre l’homosexualité passible de la peine de mort.

RIO: LE DB CONDAMNE À MORT!

Friday, September 2nd, 2016

Roger-Luc Chayer

Il s’est produit un événement d’une rare gravité au début des Jeux olympiques de Rio, mais très peu de médias l’ont couvert. Un journaliste hétérosexuel du média britannique The Daily Beast a techniquement condamné à mort des dizaines d’athlètes gais.

Je sais, c’est énorme, mais dans les faits, à cause d’un geste d’une incompétence impériale, des dizaines d’athlètes homosexuels seront possiblement confrontés à la stigmatisation, au harcèlement, à la torture, à la prison, au suicide, à des exécutions, et j’en passe, à leur retour au pays.

Tout ça parce que le journaliste Nico Hines du Daily Beast, couvrant les Jeux olympiques, s’est amusé à utiliser des apps de rencontres comme Grindr pour dépister des athlètes gais et pour leur donner des rendez-vous sexuels. Il est allé jusqu’à publier le résultat de ses recherches et rencontres, en décrivant physiquement, de façon très détaillée, l’apparence des hommes rencontrés, tout en mentionnant le nom de leur pays d’origine.

En agissant ainsi, Hines a, de façon absolument imprudente et au mépris de la vie de ses victimes, exposé de jeunes hommes à des conséquences qui dépassaient probablement ses intentions. Dès les premières publications, le Daily Beast s’est attiré les foudres de milliers d’internautes de par le monde qui s’insurgeaient de ce petit manège visant à «outer» des personnes sans leur consentement.

Se définissant comme «hétérosexuel, marié et père d’un enfant», il a principalement utilisé Grindr car, selon lui, «c’est là qu’on obtient le plus de succès pour coucher instantanément».

Amini Fonua, un nageur des îles Tonga en compétition à Rio, a tweeté: «Il est illégal d’être homosexuel aux îles Tonga, et si je suis suffisamment fort pour être moi-même face au monde, tout le monde ne l’est pas. Respectez cela.» Gus Kenworthy, skieur professionnel et médaillé olympique, qui avait fait son coming out en 2015, a eu de son côté des mots plus durs, toujours sur Twitter: «Donc en gros @NicoHines vient d’outer plusieurs athlètes dans son entreprise d’écriture d’un article merdique pour @thedailybeast, dans lequel il admet les avoir pris au piège.»

Devant le tollé général, le rédacteur en chef du DB a déclaré: «Nous espérons que retirer un article qui entre en conflit à la fois avec nos valeurs et ce à quoi nous aspirons en tant que journalistes démontrera à quel point nous prenons avec sérieux notre erreur. Nous avons eu tort. Nous ferons mieux».

Des familles d’athlètes seront probablement détruites, certains songeront peut-être au suicide, ou passeront carrément à l’acte, sans parler de ce qui attend ceux qui seront identifiés et reconnus par les autorités des pays les plus répressifs sur la question homosexuelle. Éthiquement parlant, jamais un tel texte n’aurait dû être publié. Pire, jamais un journaliste n’aurait dû être affecté à piéger de jeunes athlètes homosexuels pour les exposer ainsi au ridicule et au danger. Nico Hines a démontré un comportement à la limite haineux envers les personnes LGBT et dès aujourd’hui, Gay Globe Média exige son renvoi du Daily Beast, car il faudra bien comprendre un jour ou l’autre que les LGBT ont les mêmes droits à la vie privée que tout le monde, et que la chasse aux homos, élevée au rang de «jeu», est scandaleuse!

LA JEUNESSE ÉTERNELLE?

Friday, September 2nd, 2016

Par: Sabine Casalonga / Mariefrance.fr

« J’aimerais mourir jeune le plus tard possible », écrivait le romancier Marcel Prévost. Ce mythe de la jeunesse éternelle est peut-être sur le point de devenir réalité. En février dernier, des chercheurs américains ont annoncé avoir réussi à prolonger de plus de 20 % la durée de vie de souris en éliminant une partie de leurs cellules sénescentes – des cellules en fin de vie dont le nombre augmente avec l’âge et qui relarguent des substances toxiques. En outre, ces rongeurs, nettoyés de leurs « vieilles cellules », étaient également en meilleure santé et développaient moins de cancers. De là à imaginer que l’on pourra demain supprimer les cellules sénescentes chez l’homme et retarder le vieillissement, il n’y a qu’un pas ! Même si les effets chez l’animal ne sont pas toujours reproductibles chez l’homme. « C’est un résultat prometteur car il montre qu’en ciblant une seule sous-population de cellules, on peut retarder le vieillissement d’un organisme entier », souligne Gilles Charvin, chercheur CNRS à l’Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire à l’université de Strasbourg. L’auteur principal de l’étude, Jan van Deursen, chercheur à la clinique Mayo dans le Minnesota, a d’ailleurs cofondé la start-up Unity Biotechnology en vue de trouver un médicament pour limiter les effets de l’âge chez l’homme.

Autre coup de tonnerre, en 2015, l’agence américaine des médicaments (FDA) a autorisé pour la première fois un essai clinique qui va évaluer les effets chez l’homme d’une molécule, non pas sur une pathologie donnée, mais sur différentes maladies liées au vieillissement (cancer, diabète, maladies cardio-vasculaires et déficiences cognitives) ainsi que sur la longévité. Il s’agit de la metformine, un médicament connu, utilisé depuis soixante ans contre le diabète de type 2 et qui a des effets suspectés anti-âge.

Si cet essai se montre concluant, son leader Nir Barzilai, directeur du collège de médecine Albert Einstein de New York, espère faire reconnaître par la FDA le vieillissement comme une nouvelle indication thérapeutique. Ce qui serait un véritable tournant et ouvrirait la porte au développement d’autres traitements par l’industrie pharmaceutique mais aussi par de nouveaux acteurs comme Calico, la filiale de Google créée en 2013 et dédiée à cette quête d’une « pilule de jouvence ». Les intérêts en jeu sont énormes et un lobbying puissant est à l’oeuvre aux États-Unis pour obtenir le feu vert de la FDA. « On peut imaginer que la première molécule “anti-vieillissement” puisse être commercialisée dans une dizaine d’années », commente Hugo Aguilaniu, directeur de recherche au CNRS et à l’Institut de génomique fonctionnelle de Lyon, spécialiste des mécanismes de longévité.

Les tenants du transhumanisme, un courant né aux États-Unis qui prône l’usage des nouvelles technologies pour améliorer la durée de vie humaine, pensent que nous pourrons vivre au delà de 120 ans, jusqu’à 500 ans voire 1000 ans (!). « Ralentir considérablement les dégradations liées au vieillissement pourrait être possible dans vingt à trente ans car on progresse dans beaucoup de domaines (thérapies géniques, nanotechnologies, microchirurgie). On pourra vivre plus longtemps en bonne santé et donc mourir plus tard. À plus long terme, il sera envisageable d’arrêter le vieillissement. L’espoir est d’atteindre, non pas l’immortalité, mais l’amortalité (une durée de vie sans limite) ». Cette opinion est cependant loin d’être partagée par tous les chercheurs. « Sur le plan scientifique, rien ne permet de dire que l’on pourra tous vivre beaucoup plus de 120 ans, déclare Patrick Gaudray, généticien.

NOUVELLES BRÈVES

Friday, September 2nd, 2016

Nouvelles capsules santé «en direct» sur la page Facebook de Gay Globe Média
(Gay Globe Média)

L’éditeur de Gay Globe Média, Roger-Luc Chayer, présente depuis quelques semaines de courtes capsules santé de trois minutes, en direct, sur la page Facebook du groupe au Facebook.com/gayglobe.media. Ces capsules visent à informer le public, qui est avisé quelques minutes à l’avance du tournage, sur des sujets que l’on n’ose pas trop aborder en général. Le public est alors invité à poser des questions à la fin du tournage et on leur répond en temps réel. Une formule qui plaît beaucoup à en croire les premières réactions qui sont unanimes. Pour être avisé d’avance du tournage des capsules, il suffit simplement de faire une demande d’amitié sur la page Facebook de Gay Globe à l’adresse mentionnée plus haut.

La Mie Matinale nous réserve toute une
surprise sous peu!
(Gay Globe Média)

Régis Menetrey, propriétaire du café La Mie Matinale, dans le Village, et dont on peut voir le bandeau publicitaire dans cette édition du magazine, annonçait en exclusivité à Gay Globe Magazine qu’il allait commettre le coup du siècle avec Dalida! Déjà connu et réputé pour son amour de la diva franco-italo-égyptienne et Reine du disco européen, Régis proposait jusqu’ici à ses clients et visiteurs un mur dédié à Dalida, sur lequel on pouvait voir des photos et quelques objets ayant appartenu à la chanteuse décédée il y a presque 30 ans. L’exclusivité concerne la préparation d’une section qui présentera des pièces de vêtements de Dalida, uniques et exclusifs, qui ont été envoyés à Régis par Orlando, le frère et successeur de la chanteuse. Il ne reste qu’à finaliser le projet: Gay Globe a même eu le privilège de voir et de toucher à ces vêtements. Nous vous reviendrons avec ça dès que la date du lancement sera annoncée.

Homosexualité : l’amant secret qui a coûté une fortune à Will Smith
(Senenews.com)

D’après Radar Online, c’est une bombe qui pourrait détruire le mariage de 20 ans entre Will Smith et Jada Picket. La star américaine de 47 ans a payé deux millions de dollars (environ 1,7 million d’euros) pour acheter le silence de Duane Martin, qui serait en fait bien plus qu’un ami pour le «Prince de Bel-Air». Toujours selon le site américain, il existe des photos et des vidéos compromettantes pour Will Smith.

L’acteur nommé aux Oscars pour son rôle dans «Ali» a donc tout mis en oeuvre pour ne pas que ces documents soient révélés au grand public. Ce n’est pas la première fois qu’une relation homosexuelle entre Will Smith et Duane Martin fait la une des médias américains. En 2011 déjà, le magazine «Star» les avait surpris en vacances sur l’île de la Trinité. Quelques jours plus tard, ils avaient été aperçus ensemble à Miami. Will Smith, 47 ans, a un fils de son premier mariage avec Sheree Zampino. Il a eu deux autres enfants avec Jada Pinkett: Jaden et Willow.

LA FRAUDE ET LE VIH/SIDA

Friday, September 2nd, 2016

Roger-Luc Chayer

Lors de ma visite annuelle à la journée communautaire, dans le cadre des festivités de la Fierté gaie à Montréal, j’ai fait de nombreuses découvertes, j’ai appris plein de nouvelles choses sur notre communauté, mais j’ai aussi été le témoin, à nouveau, de faux groupes prétendant lever des fonds pour lutter contre le SIDA et l’intolérance.

La présence de ces groupes à la Fierté gaie de Montréal est choquante, et il est toujours surprenant de voir à quel point les organisateurs de l’événement tolèrent à chaque année ce qui est évident, sans effectuer de vérifications sur l’existence réelle de ces entités, comme si on ne lisait jamais les journaux. Il faut dire que ces groupes paient pour leur espace, est-ce pour cette raison qu’on fermerait les yeux?

Prenons par exemple le cas de cet individu, seul à une table, avec quelques photocopies noir et blanc devant lui, qui déclare lever des fonds avec sa petite boite de plastique transparente, pour financer des services à des personnes séropositives et pour lutter contre l’intolérance. C’est déjà très vague, vous ne trouvez pas?

À qui exactement verse-t-on des fonds pour lutter contre l’intolérance? La question n’a pas à se poser pour cet individu, car en y regardant d’un peu plus près, la fraude est évidente.

D’abord, après avoir vérifié le nom de l’organisation au Registre des entreprises du Québec, il appert qu’elle n’existe tout simplement pas et qu’elle n’a jamais été enregistrée comme la loi l’y oblige. Même chose pour le nom de l’individu, rien au registre.

Une vérification a également été faite sur la liste des organismes de bienfaisance de l’Agence du revenu du Canada: même résultat.

J’ai alors demandé à l’individu de m’expliquer ces manquements légaux, pour me faire tricoter toute une histoire de circonstances et de hasards, mais que tout était légal bien sûr. Évidemment, on comprendra que l’argent se retrouvera tout simplement dans les poches de ce généreux bénévole, sa boite étant remplie de pièces, de billets et même de dollars américains. Le même jour, j’ai vu trois autres organisations dans la même situation. À chaque année c’est la même chose et, depuis 1993, date de mon premier texte journalistique, le VIH/SIDA est la cause qui génère le plus de fraude au Québec, et il en est ainsi parce que les autorités, les organisateurs et le public ferment les yeux, préférant croire qu’ils aident la communauté plutôt que d’admettre qu’ils se font savonner stupidement.

Il existe quelques moyens simples pour détecter les fraudeurs: 1- Exigez de voir leur enregistrement au Registraire des entreprises et vérifiez qu’il soit valide. 2- Exigez de connaître leur numéro d’organisme de bienfaisance fédéral. 3- Observez si on prend des dons en argent ou par chèques, ces derniers étant plus sécuritaires. 4- S’ils sont dans un centre commercial ou sur la voie publique, exigez de voir leur permis municipal, et enfin, ce n’est pas parce qu’ils vous montrent quelques imprimés bien faits avec des macarons qu’ils sont plus légitimes. Avec quel argent pensez-vous qu’ils impriment leur matériel de travail? Soyons vigilants et, si on souhaite vraiment contribuer à la lutte au VIH/SIDA, il y a Centraide ou la Fondation d’Aide directe SIDA-Montréal qui font du bon travail.

QUELQUES CONSEILS UTILES

Friday, September 2nd, 2016

CAA Québec

Ne freinez pas dans un nid-de-poule! S’il vous est impossible de contourner un nid-de-poule, évitez de freiner brusquement! Cela limitera les dommages et impacts sur votre véhicule. Lorsqu’une roue heurte un nid-de-poule, elle tombe dans le trou et doit en ressortir. C’est rarement la chute qui cause des dommages, c’est plutôt la sortie. L’importance des dommages dépend du diamètre du pneu, de la profondeur et de la longueur de la cavité ainsi que de la vitesse du véhicule.

Lorsqu’un pneu passe sur les irrégularités de la route, la majorité de la force exercée sur la suspension est dirigée vers le haut puisque le contact se fait au bas du pneu.

Plus l’impact survient haut sur le pneu, plus sa force tend à pousser le pneu à la fois vers l’arrière et vers le haut. Plus le diamètre de la roue est petit, plus l’impact est important. Surtout si la profondeur du nid-de-poule équivaut au diamètre de la roue.

Les longs nids-de-poule causent plus de dommages, puisque leur longueur fait en sorte que le pneu risque de tomber au fond du trou avant de pouvoir en ressortir, et ce, à presque n’importe quelle vitesse.

C’est pour cette même raison qu’une basse vitesse risque d’engendrer des dommages au châssis ou à la plate-forme, puisqu’en roulant lentement, le pneu a le temps de tomber au fond du trou. Lors d’un impact dans une cavité, le pneu est poussé vers l’arrière et vers le haut, ce qui transmet le choc au pneu, à la roue, à la suspension et à la direction.

Voici les dommages les plus fréquents: la perte d’un enjoliveur, un pneu endommagé, une roue pliée ou brisée, le parallélisme des roues qui ne tient plus, des pièces de la suspension abîmées, des pièces de la direction tordues, des amortisseurs endommagés.

Les enjoliveurs: ils sont souvent fixés aux roues par des serres à pression. C’est donc facile de les perdre et leur remplacement peut coûter de 20$ à 150$ par pneu.

Les pneus: ce sont les premiers à devoir absorber l’impact et cela peut se traduire par un bris dans la structure interne, par la déchirure d’un flanc ou les deux ensemble. Un pneu trop gonflé augmente les risques de bris de sa structure tandis qu’un pneu insuffisamment gonflé peut être brisé en étant coincé entre le nid-de-poule et la roue. Les pneus à profil bas, qui équipent de plus en plus de véhicules de nos jours, sont susceptibles d’être endommagés gravement par un tel impact. Il serait même sage, si vous avez des doutes, de les faire examiner par un spécialiste. Celui-ci saura détecter un éventuel bris de la ceinture du pneu qui pourrait se traduire par un risque important pour votre sécurité.

La roue: si le pneu n’absorbe pas tout le choc, par exemple, s’il est trop mou, la roue en subira les conséquences. Ainsi, elle peut plier, se fissurer ou se briser sous l’impact. Les réparations qu’on peut effectuer sur une roue étant assez limitées, il faut la remplacer. Les roues en alliage s’avèrent plus fragiles et plus chères. Si changer une roue en acier entraîne une dépense de 40$ à 200$, remplacer une roue en alliage coûte plus de 500$ dans certains cas.

La suspension et le parallélisme: en passant dans une cavité, on inflige à la roue une force verticale et une force horizontale. Ces forces sont transmises à la suspension, dont le mouvement normal est vertical. Si la force horizontale est suffisamment importante, des éléments de la suspension, comme le bras de suspension, et de la direction, comme la biellette de direction (tie rod), peuvent être endommagés et le parallélisme ne plus être adéquat. Remplacer une biellette de direction peut coûter de 75$ à 250$, selon le véhicule, alors qu’un bras de suspension peut entraîner une dépense de 150$ à plus de 350$.

Si le parallélisme n’est pas rétabli, cela peut engendrer une usure rapide des pneus, en plus de rendre la conduite du véhicule plutôt inconfortable. Rétablir le parallélisme peut coûter de 50$ à 150$, voire plus, selon la sophistication du système et l’importance des dommages.

Malgré l’exonération de responsabilité obtenue par le ministère des Transports du Québec et les villes et municipalités en 1993, il est toujours possible d’obtenir compensation en cas de bris à un véhicule. Nous vous invitons à consulter, à ce sujet, la capsule-conseils traitant des recours et réclamations en cas de bris au passage dans un nid-de-poule sur le site du CAA-Québec.

JEAN COUTU, NOTRE AMI???

Friday, September 2nd, 2016

Roger-Luc Chayer

Afin de respecter le guide de déontologie du Conseil de Presse du Québec, je déclare que je suis personnellement en conflit d’intérêt avec le sujet, mais que l’information légitime du
public passe avant tout.

Depuis des années, je me tais devant le comportement répétitif du patron de la chaîne de pharmacies Jean Coutu, parce que j’essaie toujours de permettre à ce fleuron économique québécois de faire une entrée sérieuse et crédible au sein de la communauté gaie. Peine perdue, non seulement je me heurte à un échec constant, mais en plus, Jean Coutu n’est présent dans notre communauté que parce qu’il y a été forcé. Je m’explique…

Gay Globe Magazine est le seul magazine gai professionnel et familial au Québec. Il est également présent dans la francophonie entière grâce à sa solide expertise des médias sociaux.

Depuis des années, notre publication fait des propositions publicitaires au bureau chef de Jean Coutu, à Longueuil, et n’a jamais reçu la moindre réponse. Pourtant, la chaîne domine le Québec au niveau pharmaceutique, elle vend énormément de traitements concernant les troubles de santé des hommes, elle vend aussi beaucoup de médicaments contre le VIH et ses maladies associées, et certainement des millions de comprimés de Viagra, très populaire chez les hommes gais jeunes et moins jeunes. Jean Coutu a décidé de faire son apparition comme annonceur chez les gais uniquement après avoir été menacé d’un boycott suite au retrait d’un guide gai un peu trop sexuellement explicite par succursale d’Anjou. C’est sur ce point que je pense que Jean Coutu devrait avoir honte.

Si Jean Coutu ne respecte notre existence collective que par la peur, la menace et l’intimidation, ce n’est pas un authentique ami des LGBT, convenons-en!

Ce qui me dérange aussi, et sur un aspect plus personnel, c’est que mon papa adoptif et conseiller de longue date de Gay Globe, Claude Lussier, est décédé le 5 juin dernier et que même s’il a été l’inventeur du fameux slogan «Chez Jean Coutu, on  trouve de tout, même un ami!», même s’il a travaillé pour Jean Coutu pratiquement toute sa vie et qu’il lui aura été très fidèle, monsieur Coutu n’a pas daigné faire parvenir ne serait-ce qu’une fleur, un message d’encouragement pour la famille, ou simplement déléguer un représentant au salon funéraire. Rien! On comprendra que malgré les apparences que cherche à se donner le bonze des pharmacies d’Amérique du Nord, monsieur Coutu n’est pas grand chose à mes yeux d’éditeur de média gai et de fils. Jean Coutu n’est pas et ne sera jamais mon ami, et je suis fier de le dire haut et fort.

Pour l’ensemble de ces raisons, et en connaissant maintenant les dessous de la présence de Jean Coutu dans un guide gai qui lui a fait peur, je persiste à croire que ce commerce devrait être boycotté par l’ensemble des personnes de la communauté LGBT et par leurs familles et amis, car, avouons-le, faire vivre une telle entreprise avec notre argent est honteux et irrespectueux envers les nôtres. Avec ses pubs, il pourrait combattre le VIH dans notre communauté, mieux éduquer sur les troubles de santé chez l’homme et faire bien plus encore, mais non, avec Jean Coutu, le débat est clos. Il n’a plus aucune crédibilité à mes yeux et il est plus que temps que nous nous révoltions contre l’utilisation commerciale de notre image LGBT.

VACCIN VIH: BONS RÉSULTATS

Friday, September 2nd, 2016

AFP

Les résultats prometteurs d’un essai préliminaire d’un vaccin contre le VIH présentés lors de la 21e conférence internationale sur le sida vont permettre de mener une étude à plus grande échelle à partir de cette année, ont annoncé des chercheurs. Deux millions et demi de personnes sont encore infectées chaque année dans le monde par le virus du sida (VIH), un chiffre qui ne recule plus depuis dix ans, selon une étude publiée mardi dans la revue médicale The Lancet HIV. Les chercheurs planchent sur un remède pour guérir du sida, mais, ont-ils prévenu mardi, il reste extrêmement difficile de savoir quand et s’ils vont y parvenir. Dans ce contexte, certains voient dans un vaccin le meilleur moyen de juguler la pandémie qui a fait plus de 30 millions de morts depuis les années 80. Pendant dix-huit mois, 252 personnes en Afrique du Sud ont participé à un essai baptisé HVTN100. Toutes avaient un très faible risque de contracter le virus HIV, l’objectif de cette phase de l’essai étant de s’assurer, non de l’efficacité du vaccin, mais qu’il soit sûr.

Le système immunitaire a bien répondu au vaccin. « Nous voulions déterminer si ce candidat à un vaccin était sûr (…) et s’il était supportable » par les patients, a expliqué à l’Agence France-Presse l’une des chercheuses du projet, le Dr Kathy Mngadi, lors de la 21e conférence internationale sur le sida qui se tient cette semaine à Durban (Afrique du Sud). L’essai était basé sur les résultats significatifs en 2009 d’un vaccin expérimental qui a réduit d’un tiers les risques de contamination par le virus du sida en Thaïlande.

Ce vaccin expérimental « nous a donné espoir, mais a aussi révélé tout ce que nous avions encore à apprendre », a expliqué la coprésidente de l’essai HVTN100, Fatima Laher.

Pour la deuxième phase de l’essai qui débute en novembre, les scientifiques vont recruter 5 400 hommes et femmes sud-africains à haut risque, âgés de 18 à 25 ans. Il va s’agir de déterminer, cette fois, l’efficacité du vaccin testé. « Nous espérons avoir des résultats dans les cinq ans », a précisé Glenda Gray, directrice de programme du HVTN Africa. Lors de la dernière conférence internationale sur le sida qui s’était tenue à Durban en 2000, les vaccins avaient à peine été évoqués, note Larry Corey, du Réseau des essais de vaccin anti-HIV. « C’est vraiment gratifiant de voir les progrès réalisés sur le plan scientifique », a-t-il commenté.

Char­lize Theron: son puis­sant discours pour
la lutte contre le SIDA
(Gala)

Char­lize Theron a prononcé un discours parti­cu­liè­re­ment poignant à Durban, sur les inéga­li­tés face à la mala­die. «Nous accor­dons plus d’impor­tance aux hommes qu’aux femmes, à l’amour hété­ro­sexuel qu’à l’amour homo­sexuel, à la peau blanche qu’à la peau noire, aux riches qu’aux pauvres et aux adultes qu’aux adoles­cents. » « Il y a certaines vies auxquelles nous accor­dons plus de valeurs qu’à d’autres, a déclaré l’égérie Dior. Je le sais, car le SIDA ne discri­mine pas par lui-même. Il n’a aucune préfé­rence pour le corps des Noirs, pour le corps des femmes, pour le corps des homo­sexuels, pour les jeunes ou pour les pauvres. Il ne cible pas les gens vulné­rables ou les oppres­sés, ni ceux dont on abuse. Nous le faisons : nous trans­for­mons les vulné­rables, les oppres­sés et les abusés en cibles. Nous les igno­rons, nous les lais­sons souf­frir, puis nous les lais­sons mourir. »

NOUVEAU TRAITEMENT TESTÉ

Friday, September 2nd, 2016

Selon: Isabelle Paré / Le Devoir

Une nouvelle version du seul traitement pharmacologique existant pour se prémunir contre le VIH sera prochainement testée à Montréal, là où quelque 1054 patients considérés comme à risque ont déjà accès à la PreP (prophylaxie préexposition sexuelle).

Selon le Dr Réjean Thomas, fondateur de la clinique l’Actuel, une nouvelle génération de ce médicament novateur sera bientôt accessible à Montréal, choisie parmi les sites retenus pour tester ces nouvelles molécules jugées prometteuses pour freiner la progression des infections au VIH. « Cette nouvelle version améliorée pourrait réduire les effets secondaires sur les reins et les os qui affectent 5 à 6% des patients. On pense même développer bientôt une forme injectable du médicament qui serait administré tous les deux mois », a fait valoir le Dr Thomas, joint à Durban, en Afrique du Sud. Le traitement préventif, offert actuellement aux seuls patients considérés comme à haut risque de contracter le VIH, consiste en la prise de deux comprimés de 2 à 24 heures avant une relation sexuelle, puis de deux autres dans les deux jours suivants.

« Pour les personnes à haut risque, comme chez les hommes gais, c’est efficace à plus de 96%, donc plus efficace qu’un vaccin », a expliqué ce dernier, alors que l’annonce de premiers tests de vaccin contre le VIH d’ici 2017 était sur toutes les lèvres à cette 21e rencontre mondiale. « En attendant ces vaccins, on doit travailler avec ce qu’il y a de plus efficace, estime-t-il. Il n’y a toujours pas de baisse du nombre de personnes infectées au VIH dans le monde. Dans les pays pauvres, de 50 à 60% des gens infectés par le VIH ne sont ni dépistés ni traités. Il est peu probable qu’on atteigne les objectifs de l’OMS sans ce type de traitements. »

L’Organisation mondiale de la santé vise l’atteinte d’un taux de 90% de dépistage des personnes vivant avec le VIH en 2020, l’accès à la trithérapie pour 90% des patients atteints et la réduction de 90% de la charge virale des patients traités. Des objectifs encore bien lointains puisque 54% des 38 millions de personnes infectées dans le monde ignorent qu’elles sont porteuses du VIH, et seules 16 millions reçoivent un traitement antiviral en 2015.

Pour l’instant, seule la France assume totalement le coût de la PreP. Le Québec est la seule province au Canada à assumer, depuis janvier 2015, 80% du coût de ce traitement qui s’élève à 1000$ par mois. Entre janvier 2015 et juillet 2016, le nombre de patients recevant ce traitement est passé de 115 à 1054.

Pour des raisons financières toutefois, plusieurs patients l’utilisent de façon intermittente, affirme le Dr Thomas. « On ne donne pas ce traitement à n’importe qui, cela nécessite un suivi médical rigoureux. Mais si on croit que quelqu’un est à haut risque, on a le devoir de lui donner accès au traitement », croit le médecin qui rappelle qu’il y a de 300 à 600 nouveaux cas d’infection au VIH par an au Québec.

« Les études faites à ce jour ne démontrent pas d’augmentation des ITS chez nos patients. Cet argument ne tient pas la route, car ce sera la même chose avec un vaccin. Il faut prendre en considération que beaucoup de patients abandonnent la trithérapie et qu’il continue d’y avoir 3,5 millions de nouvelles infections chaque année. Si on peut juste prévenir de 5 à 10 % des cas d’infection au VIH grâce à la PreP, c’est déjà énorme », plaide le Dr Thomas.

POURQUOI TANT DE MUSCLES?

Friday, September 2nd, 2016

Par: Fabien Jannic-Cherbonnel / Slate.fr

«Je suis bien foutu pour un hétéro, mais mal foutu pour un gay.» Cette petite blague de la série American Dad est devenue un meme sur Internet. Si elle est si drôle, c’est qu’elle pointe le paradoxe selon lequel on peut être plus ou moins bien foutu avec le même corps. Mais elle est un peu triste aussi. Parce qu’un peu vraie: quand il s’agit de physique, les attentes ne sont pas les mêmes pour un homme homo ou hétéro. On trouve de nombreux témoignages en ligne sur l’expérience que vivent des homosexuels et l’image qu’ils ont de leur corps. Sur Slate, Mark Joseph Stern expliquait avoir «lutté pour garder ses épaules et son dos poilus loin du regard d’autrui». Ici, Kenneth Miller, un blogueur américain, raconte la façon dont il perçoit son corps:

«En tant que jeune gay, je me sens en décalage. Comme si les petits bourrelets de ma poitrine me définissaient comme moche et que mes poignées d’amour me catégorisaient comme imbaisable.» Bien entendu, il est plus facile de comparer son corps quand son compagnon a le même genre, que dans un couple hétérosexuel. En découle une sorte de compétition entre gays, notamment dans les jeux de séduction. D’après une étude réalisée par le site de rencontre Match.com, le physique est plus important chez les homosexuels lors de la recherche d’un partenaire: «Avoir un partenaire qui est attirant physiquement est important pour 90% des hommes gays (…). 22% des homosexuels (contre 12% pour les hommes hétérosexuels) ont aussi exprimé un désir fort que leur rencontres soient plus athlétiques qu’eux-mêmes.» Ce sentiment de devoir «toujours présenter le meilleur de soi» se retrouve chez de nombreux hommes homosexuels. Bruno Boniface, psychiatre cognitif et membre de Psygay, confirme que c’est le cas de nombreux de ses patients.

Ceux-ci vivent également «une grande inquiétude face au vieillissement», explique-t-il. Cette insécurité physique a des conséquences sur la façon dont les gays vivent leur sexualité. En Grande-Bretagne, une étude réalisée en 2012 par le Central YMCA, indique que 48% des hommes gays interrogés seraient prêts à sacrifier une année de vie pour obtenir le corps parfait. En comparaison, seul un tiers des hommes hétérosexuels seraient prêts à faire la même chose. Même s’il existe très peu de travaux chiffrés sur ce sujet, les conséquences de ce mal-être gay ont été étudiées par quelques chercheurs, notamment aux États-Unis. Comme l’expliquait le site Salon en 2014, les hommes gays ou bisexuels ont trois fois plus de chances que les hétérosexuels de souffrir de troubles alimentaires.

Le sociologue Sylvain Ferez, maître de conférences à l’université Montpellier-I et auteur du Corps homosexuel en jeu, Sociologie du sport gay et lesbien, estime que cette image du corps gay s’est mise en place à la fin des années 1980: «Cette image s’est imposée dans l’après-Sida. L’idée était de montrer des corps en forme et esthétiques pour contrer l’image du gay malade et malheureux. Ça a été repris. Et maintenant on a une pression normative qui est excessivement forte.» Le constat est également partagé par Arnaud Lerch, sociologue: «Il y a eu une réaction épidermique à l’épidémie», admet-il mais aussi une volonté de contrer le cliché selon lequel un homme homosexuel ne pourrait pas être viril. En Grande-Bretagne, une récente étude Yougov indique que 24% des jeunes britanniques ne se définissent ni comme gay, ni comme hétéro. Un signe que les représentations évoluent et que de plus en plus de personnes ne se reconnaissent plus dans l’image classique d’un gay au corps musclé et épilé.

SIDA: MYTHE DU PATIENT ZÉRO

Friday, September 2nd, 2016

Par: Éric Favereau / Libération

Longtemps stigmatisé comme étant la première personne qui a transmis le virus, le Canadien Gaëtan Dugas ne serait en réalité qu’un chaînon de l’épidémie. À quoi cela tient, une légende ? Au fait que la lettre «O» s’écrit comme un zéro ? Pauvre Gaëtan Dugas ! Pour une toute bête erreur de lecture, ce steward canadien au visage d’ange, mort en mars 1984 à 31 ans, a été catalogué comme le patient zéro dans l’épidémie de sida qui allait ravager le monde. C’est-à-dire celui par qui le virus se serait diffusé. Bref, le point de départ de la plus grande catastrophe sanitaire de l’histoire de l’humanité, selon l’expression de l’Organisation mondiale de la santé.

En 1984, Gaëtan est un homme déjà bien malade, atteint du sarcome de Kaposi, une des infections qui marque le sida. Il accepte alors de participer à une étude épidémiologique, menée par le Center for Disease Control and Prevention (CDC) d’Atlanta, qui cherche à mesurer la vitesse de propagation du virus. Et que voit-il? En comparant les virus, les chercheurs notent que Gaëtan Dugas aurait contaminé, directement ou par personnes interposées, au moins 40 des 248 malades américains diagnostiqués avant avril 1982. On l’a retrouvé ainsi comme partenaire sexuel chez 9 des 19 premiers cas de Los Angeles, chez 22 des malades new-yorkais et chez 9 autres disséminés dans 8 villes : Miami, Chicago, etc. Bref, notre homme est super actif, et il ne s’en est jamais caché. Dans son dossier du CDC, on va le désigner sous le nom de «patient O». Le O voulant dire «Out of California» car, pour les épidémiologistes, il est leur premier dossier hors Californie.

Grossière méprise : voilà qu’en 1987 le journaliste Randy Shilts, dans son ouvrage emblématique And the Band Played On qui raconte les prémices de l’épidémie, va utiliser le premier le terme de «témoin zéro» pour qualifier Gaëtan Dugas. Trop tard en tout cas, la rumeur est lancée, et peut-être l’aurait-elle amusé ? Car l’homme est charmant, adorant tous les côtés de la vie.

Il est né dans une famille catholique de Québec, en 1953. Puis déménage à Toronto. Comme le raconte Philippe Besson dans le joli petit livre qu’il lui consacre, il est «blond, des yeux verts, une peau de fille, mais grand, viril et un lancement des hanches qui a tout d’un va-et-vient sensuel».

On dit qu’il avisait ses partenaires après le passage à l’acte, en leur lâchant : «J’ai le cancer homo, je vais en mourir. Toi peut-être aussi…» Dans les faits, rien ne permet de vérifier cette affirmation, car il a tenu très peu de propos publics.

Et Gaëtan est une invention de Randy Schilts.» «Le patient zéro, dans une épidémie, c’est la recherche folle d’un Adam et Ève, ironise le docteur Jean-Baptiste Brunet, qui fut le premier épidémiologiste en France à travailler sur cette nouvelle épidémie. Dès que l’on en trouve un, on va en dénicher rapidement un plus ancien.» Willy Rozenbaum poursuit : «Chacun a son patient zéro. Nous, à Paris, à l’hôpital Claude-Bernard, nous avons eu les premiers malades.

On voyait bien leurs parcours. Ils avaient tous beaucoup voyagé, en particulier aux États-Unis, ils avaient tous beaucoup de partenaires.» En somme, ce serait outre-Atlantique qu’ils auraient attrapé le virus plutôt qu’en couchant avec un steward de passage à Paris.

BRÈVES INTERNATIONALES

Friday, September 2nd, 2016

Le grand mufti d’Égypte prend la défense
des homosexuels
(DirectMatin.fr)

Dans une interview accordée au journal allemand Süddeutsche Zeitung, le grand mufti d’Égypte a fermement condamné le massacre perpétré dans une boîte de nuit LGBT d’Orlando (Floride). Le grand mufti, Shawki Allam, représente la plus haute autorité religieuse du pays et est le garant de la bonne parole du Coran. Sa prise de position constitue un tournant majeur pour la défense de la cause LGBT dans un pays où 95% des habitants considèrent que l’homosexualité ne devrait pas être acceptée. Alors que l’homosexualité, bien qu’elle ne soit pas illégale, continue à être réprimée en Égypte où les gays sont accusés de «débauche et d’attentat à la pudeur», Shawki Allam a déclaré que «personne n’a le droit de faire du mal aux homosexuels ou de se faire justice soi-même».

Tanzanie: lubrifiants interdits!
(Lefigaro.fr)

Le gouvernement tanzanien a interdit l’importation et la vente de gels lubrifiants utilisés par les homosexuels, dernière d’une série de mesures répressives à l’encontre de la communauté gay. La ministre de la Santé, Ummy Mwalimu, a justifié cette interdiction en affirmant que la vente et parfois la distribution gratuite de ces gels lubrifiants encourageaient les rapports homosexuels, interdits dans ce pays d’Afrique de l’Est.

Washington s’agace des propos de son allié philippin Duterte
(Lemonde.fr)

Le département d’État américain a convoqué, lundi 8 août, le numéro deux de l’ambassade des Philippines à Washington, à la suite de « propos inappropriés » qu’a tenus le président philippin, entré en fonction le 30 juin. Vendredi 5 août, le nouvel homme fort de Manille avait qualifié l’ambassadeur américain, Philip Goldberg, de « bakla » soit « efféminé », terme qui désigne péjorativement les homosexuels en langue tagalog. Puis il ajoutait, devant des soldats qu’il passait en revue : « Ce fils de pute, il m’a vraiment agacé. »

Colton Haynes fait une triste révélation
sur son père
(Public.fr)

Colton Haynes s’est longuement confié dans une toute nouvelle interview pour le magazine «Out». Le jeune homme fait des révélations sur son père qu’il n’a jamais vraiment connu. Colton Haynes, connu pour son rôle de Roy Harper dans la série américaine «Arrow» a fait son coming out en mai dernier dans une interview pour Entertainment Weekly et a avoué que «ce secret» n’a pas été facile à garder. Il regrette d’ailleurs aujourd’hui d’avoir caché ça pendant des années. «On m’a dit que mon père s’était suicidé lorsqu’il a appris que j’étais gay, bien sûr ça m’a mis hors de moi et je me suis dit ‘mais comment est-ce qu’on peut faire une telle chose?» Il ajoute qu’il n’a jamais été très proche de son père.

DÉBAT SUR LE MOT «QUEER»

Friday, September 2nd, 2016

Roger-Luc Chayer

Le jour du lancement de la Fierté gaie montréalaise, le mois dernier, Jasmin Roy, porte-parole de l’événement, est allé s’exprimer à Radio-Canada en s’interrogeant sur l’ajout de la lettre Q à LGBT, et a déclaré: «Moi je pense que c’est un peu trop, honnêtement. Je pense qu’il faut s’arrêter à LGBT. «Q», c’est queer, pis moi j’ai toujours eu un malaise avec ce mot-là parce qu’il est empreint de préjugés. Je ne pense pas qu’on va pouvoir s’identifier avec des mots obscènes comme «queer» parce que ça veut dire «étrange», «weird», pis moi j’ai toujours eu un malaise avec ce mot-là.»

Il n’en fallait pas plus pour que trois vierges offensées s’étouffent sur les réseaux sociaux et ouvrent un débat qui a forcé M. Roy à s’excuser, le faisant paraître un peu nono. Des excuses n’étaient certainement pas nécessaires puisqu’il ne livrait que son opinion sur le sens et l’histoire du mot «queer», et il n’avait certainement pas tort, selon moi. Ce qu’il disait essentiellement, c’est qu’il faut arrêter d’inclure tout et n’importe quoi dans l’identitaire gai.

La communauté LGBT ne doit pas être le rassemblement de tout ce qui est «différent», anormal, ou trop loin de ce qu’elle est. La communauté est plutôt un concept rassembleur de la culture gaie en général, pas des martiens et encore moins un ramassis de «sans catégories sociales».

Pourquoi de nombreuses voix se font-elles entendre pour retirer le Q du LGBTQ? Il faut en connaître les origines pour mieux comprendre le sens du mot. Selon Wikipédia, le terme «queer» est apparu à partir des années 1980, selon le même phénomène d’appropriation du stigmate et d’insulte que lors de la création du mot «négritude», pour regrouper les identités non-straight (LGBT mais aussi BDSM, asexuelles et fétichistes, soit les personnes non-hétéronormées) sous un même terme.

La question qui se pose est la suivante: quel est le lien entre les queers et les homosexuels? Les queers se caractérisent généralement par leur refus d’être associés à la culture homosexuelle ou à ses racines «de même sexe». Les homosexuels, quant à eux, définissent essentiellement leur culture via leur préférence pour des personnes de même sexe, autant dans leurs relations culturelles, amoureuses que sexuelles. Il y a aussi la composante «insulte» et péjorative du mot «queer», contrairement aux mots lesbienne, gai ou bisexuel, qui eux sont positifs.

La question que soulevait Jasmin Roy est donc légitime et, même si le débat a porté sur la lettre Q, il était déjà fortement enclenché sur la lettre T, pour «trans». Dans ce cas-ci, il s’agit, selon certaines philosophies, d’associer des personnes atteintes d’une aberration médicale, qui peut donc être corrigée par des médicaments et des chirurgies, à des personnes dont l’orientation n’a rien de médical depuis le retrait de l’homosexualité des compendiums.

On se demande souvent qui est à l’origine de ces ajouts de lettres et à qui ou à quoi ils servent. Il serait peut-être temps d’organiser un colloque national regroupant les associations homosexuelles, les médias gais et le public en général, pour décider enfin de l’identitaire de la communauté gaie, de son logo quoi… Je serais partant pour y participer, c’est évident, car à vouloir mettre trop de lettres dans la soupe, il ne reste plus de place pour le bouillon!

Merci Justin Bieber

Friday, September 2nd, 2016

Roger-Luc Chayer

Tout le monde, mais absolument tout le monde connaît le chanteur canadien Justin Bieber non seulement pour son art, ses hits ou ses frasques de jeune ado, il en a bien le droit puisqu’il vit le rêve de nombreux jeunes bref mais il se fait connaître de plus en plus pour sa générosité et ses actes humains envers des causes qui lui tiennent à coeur.

Pendant des années, on a fait circuler des rumeurs sur son orientation sexuelle, questionnant sa virilité, sa masculinité, laissant croire qu’il pourrait être gai, etc. Malgré ce type de harcèlement, qui pourrait mener à bout toute personnalité publique, non seulement il n’en fait aucun cas, car il assume clairement son hétérosexualité, mais il n’hésite jamais à prendre un verre avec des amis dans des bars gais, à sortir dans des lieux branchés fréquentés essentiellement par des gais, avec ses amis gais. En 2014, il est allé jusqu’à poser un geste d’une très grande générosité envers notre communauté. En effet, pendant le Festival de Cannes, lors d’une soirée où on levait des fonds pour financer la recherche contre le SIDA, une enchère où étaient présentes de très grandes stars comme John Travolta, Sharon Stone et Leonardo DiCaprio, lorsqu’il a entendu que le montant amassé à la soirée était de 545 000$, il a sorti son chéquier et a offert à l’ American Foundation for AIDS Research la même somme, doublant d’un seul coup le profit de l’événement.

Justin Bieber, c’est aussi ça! Choisir ses causes et y participer à sa façon. Dans ce cas-ci, notre qualité de vie collective LGBT. Merci Justin pour ce geste, merci d’être là!

La gaffe Madrolle

Sunday, August 28th, 2016

Par: Roger-Luc Chayer / Gay Globe Média

Christophe Madrolle est un jeune artiste multidisciplinaire français qui écrit des textes, chante, produit lui-même ses clips et ses enregistrements, tout en s’occupant de son visuel et plus encore… Jusque-là, déjà, il faut le faire. Il va aussi au-delà de ses talents artistiques en consacrant son oeuvre et sa carrière à faire tomber les tabous sur la question LGBT, en se déclarant «artiste pansexuel» (voir notre dossier en page 4), et en s’associant à de nombreuses organisations caritatives homosexuelles françaises. L’idée est bonne, le but est noble!

Christophe Madrolle contactait récemment Gay Globe Magazine pour nous envoyer son dernier CD «We are the love», en y joignant un dossier de presse, souhaitant probablement qu’on parle de lui. C’est ce que Gay Globe avait l’intention de faire, jusqu’à la découverte de situations plus ou moins cocasses qui auraient pu, à terme, nous mettre les pieds dans les plats.

Il faut dire que nous avons la certitude à Gay Globe que l’artiste n’a pas tenté malicieusement de commettre un acte qui aurait volontairement nuit à notre média. Ce qui s’est produit relève plutôt de l’amateurisme et d’une volonté de ratisser trop large, en contactant tous les médias en même temps, sans passer par un agent, sans se soucier des us et coutumes dans le domaine des communications. Alors que je commençais la rédaction de l’article, voulant en savoir plus sur le chanteur, je me suis promené sur le Web pour visiter sa page Facebook et son compte Twitter. J’ai vite constaté que non seulement il avait déjà contacté mon principal compétiteur québécois, mais qu’en plus, il avait déjà été publié à plusieurs reprises depuis 2014 dans ce guide.

Ces textes sont encore très présents sur le Web. Jusque-là, vous me direz qu’il n’y a rien de bien scandaleux dans ça, et je vous donnerais raison si je n’avais pas réalisé autre chose en chemin…

Après avoir constaté qu’il n’existait, somme toute, que peu d’information sur le Web me permettant de me faire une opinion du personnage, je me suis intéressé à son dossier de presse. J’ai lu ses objectifs, sa biographie, ses productions antérieures, etc., et, m’apprêtant à compléter mon texte par quelques extraits de ce dossier, je réalise que celui-ci est entièrement rédigé et signé par M.J-F., un journaliste à l’emploi de mon compétiteur!!! Là il y a un problème! Alors que ce compétiteur média gai a déjà été accusé de plagiat au Conseil de Presse, alors que j’ai aussi accusé ce guide de plagier des textes tout en bénéficiant de subventions fédérales pour la rédaction de contenu canadien original, voilà que Gay Globe a failli plagier ce compétiteur sans le savoir!

Si j’avais extrait des citations du dossier de Christophe Madrolle pour les publier, et que ce compétiteur ou son journaliste avaient vu ça, cela aurait placé Gay Globe dans une situation extrêmement délicate et gênante, avouons-le. À trop vouloir être publié partout et coucher dans toutes les litières, c’est ce qui arrive, et je rend hommage à ma vigilance toute légendaire. Gay Globe ne propose à ses lecteurs que des découvertes, des nouveautés, parfois des exclusivités. Si nous avions su dès le début que Christophe Madrolle avait une relation aussi étroite avec notre compétiteur, le dossier aurait été immédiatement clos. Voilà qui donnera un peu d’expérience à l’artiste, qui devra raffiner ses techniques. Quant à son CD, l’intention est bonne, c’est tout ce qu’on peut en dire!

Nancy Kulp

Thursday, August 25th, 2016

Wikipédia

Nancy Kulp est une actrice américaine née le 28 août 1921 à Harrisburg, en Pennsylvanie (États-Unis), décédée le 3 février 1991 à Palm Desert (Californie).

Biographie

Filmographie

Neil Patrick Harris

Thursday, August 25th, 2016

Wikipédia

Neil Patrick Harris, né le à Albuquerque (Nouveau-Mexique), est un acteur et chanteur américain.

Il est surtout connu pour son rôle de jeune médecin surdoué dans Docteur Doogie et du coureur de jupons Barney Stinson dans How I Met Your Mother.

Sommaire

Biographie

Jeunesse et formation

Neil Patrick Harris est né de parents originaires d’Irlande, tous deux avocats (mais reconvertis dans la restauration en 2004). Il a grandi à Ruidoso au Nouveau-Mexique. C’est en accompagnant son frère ainé à une audition qu’il est repéré, ce qui l’amène à jouer dans une pièce à l’école Le Magicien d’Oz. Il suit sa scolarité à l’école secondaire La Cueva d’Albuquerque (où Freddie Prinze Jr. a également étudié), où il est bon élève et joue dans des comédies musicales.

Depuis la préadolescence, il est passionné de magie, qui est devenue son passe-temps. Il est régulièrement l’hôte de soirées réservées aux magiciens, et est souvent sollicité pour faire preuve de son talent, sur les émissions de télévision ou encore dans ses rôles.

Carrière

Neil Patrick Harris a commencé sa carrière d’acteur alors qu’il était encore enfant. Il joue son premier rôle significatif en 1988 dans le film Le Secret de Clara (Clara’s Heart), un drame avec Whoopi Goldberg qui lui vaut une présélection aux Golden Globes, puis dans Purple People Eater en 1988.

L’année suivante, il décroche le premier rôle dans la série Docteur Doogie, pour lequel il est de nouveau nommé aux Golden Globes. Après la quatrième et dernière saison de la série, il incarne des seconds rôles dans plusieurs séries télévisées, avant d’incarner en 1995 son premier rôle principal en tant qu’adulte, dans le film de science-fiction Animal Room. Par la suite, il incarne de nombreux seconds rôles, comme dans Starship Troopers, Un couple presque parfait, Undercover Brother : Un agent très secret et Harold et Kumar chassent le burger ainsi que dans la suite de ce film, Harold et Kumar s’évadent de Guantanamo dans lequel il joue un drogué, parodie lubrique de lui-même.

De 1999 à 2000, il est la vedette, avec Tony Shalhoub, de la série Stark Raving Mad durant vingt-deux épisodes. Il incarne également des premiers rôles dans de nombreux téléfilms aux États-Unis et dans quelques séries.

Harris a également joué à Broadway dans plusieurs comédies musicales : en 2001, il tient le rôle de Tobias Ragg dans la comédie musicale Sweeney Todd. En 2002, il joue dans la pièce de théâtre La Preuve aux côtés d’Anne Heche à Broadway. En 2003, il tient le rôle d’Emcee dans Cabaret avec Deborah Gibson et Tom Bosley. En 2004, il joue le double rôle du Balladeer et de Lee Harvey Oswald dans la comédie musicale Assassins de Stephen Sondheim. Il a aussi chanté le rôle de Charles sur le disque La primevère du soir (The evening primrose), de Sondheim.

Harris retrouve le succès populaire en incarnant Barney Stinson dans la série télévisée How I Met Your Mother, rôle qu’il tient pendant les neuf saisons de la série, entre 2005 et 2014 et pour lequel il a remporté plusieurs récompenses.

Le , lors de la 82e cérémonie des Oscars, il ouvre la cérémonie avec un show chantant et dansant. La même année, il prête sa voix à Peter Parker / Spiderman dans le jeu vidéo Spider-Man : Dimensions, prestation pour laquelle il est récompensé lors des Video Games Awards 2010 par le prix du meilleur doublage masculin1.

En 2010, il a également participé à l’épisode 19 de la saison 1 de Glee où il chante Dream On d’Aerosmith en duo avec Matthew Morrison. En 2011, il interprète le personnage de Patrick Winslow dans Les Schtroumpfs.

Le , il obtient son étoile sur le prestigieux Walk of Fame d’Hollywood Boulevard à Los Angeles.

En 2013, il tourne dans trois spots pour la marque Axe. En 2014, il rejoint pour deux épisodes le casting de la saison 4 de American Horror Story, où il incarne le rôle de Chester, un magicien et marionnettiste fou.

Le , il présente la 87e cérémonie des Oscars2.

Vie privée

David Burtka et Neil Patrick Harris en septembre 2011.

Le , à la suite d’un reportage lui prêtant une relation sentimentale avec l’acteur David Burtka (l’interprète de Scooter, l’ex-petit ami de Lily dans la série How I Met Your Mother), son agent dément l’information, déclarant que Neil Patrick Harris « n’est pas de ce bord ». Ce dernier évoque cependant publiquement son homosexualité le même mois dans le magazine People. Neil et David sont en couple depuis avril 20043. Ils sont apparus officiellement en tant que couple aux Emmy Awards de . Depuis les deux hommes apparaissent régulièrement ensemble publiquement, à des cérémonies, dans des projets communs (ils ont chanté ensemble sur scèneTake Me Or Leave Me de la comédie musicale Rent, en faveur des personnes LGBT), ou dans une célèbre émission de cuisine où Burtka est juré permanent (il s’est reconverti de la comédie à la cuisine), et où Neil fut convié en tant qu’invité d’honneur. Tous deux restent cependant très protecteurs de leur vie privée.

Le couple a adopté des « faux jumeaux » (un garçon et une fille), Gideon Scott et Harper Grace, nés le grâce à une mère porteuse, comme indiqué sur le compte Twitter de Neil Patrick Harris4.

Neil Patrick Harris et David Burtka se sont mariés le lors d’une cérémonie intime en Italie5.

Filmographie

Cinéma

Télévision

Théâtre

Distinctions

Récompenses

Nominations

Voix françaises

En France, Vincent Ropion est la voix française régulière de Neil Patrick Harris, l’ayant doublé dans 5 films, un téléfilm et une série télévisée depuis Starship Troopers en 19987,8.

Au Québec, Joël Legendre est la voix française la plus régulière de l’acteur (dans 7 films).

En France
et aussi
Au Québec
et aussi

Kirsten Vangsness

Thursday, August 25th, 2016

Wikipedia

Kirsten Vangsness, née le à Pasadena (Californie), est une actrice américaine de télévision et de théâtre. Ses prestations sur les planches lui ont valu de nombreuses récompenses. C’est aussi une écrivaine reconnue, et plusieurs de ses travaux ont été publiés dans le Los Angeles Times Magazine.

Sommaire