Dépistage rapide du VIH : la solution au bout du doigt

Doctissimo

Aujourd’hui, un doigt suffit pour se faire dépister. Pour faire connaître ces tests rapides du VIH désormais pratiqués par certaines associations, AIDES et JWT Paris lancent un jeu coquin baptisé Sexy Fingers. Au menu, un clip, un mini-site et bien sûr l’application Android qui permettra d’y jouer.

Tout en faisant rougir de plaisir et de malice, cette campagne d’été en profite pour informer sur le démarrage du dépistage rapide réalisé par les militants de AIDES. Jean Michel Tixier, réalisateur du clip et des illustrations, Flairs, compositeur de la musique, et le studio ANONYMOUS, chargé du développement, propose une campagne qui s’appuie sur un clip, un site et une appli Android
Attention, les dessins explicites de la vidéo ci-dessous sont à réserver à des internautes avertis.

Le premier élément de la campagne est un mini-clip dans lequel plusieurs doigts vont venir jouer avec des “instruments” un peu particulier, afin de créer au final une musique très dansante. Le clip, diffusé notamment sur la chaine youtube AIDES (www.youtube.com/aides) et sur (www.sexyfingers.org, s’achève par un message de sensibilisation qui explique qu’”avec un doigt, vous pouvez aussi vous faire dépister du sida”.
Le jeu sur Android mise là-aussi sur le “tripotage mono-digital”, chaque organe s’animant en fonction du traitement qui lui est fait : tâter, tirer, fesser… Et chaque geste provoque un son spécifique (guitare, percussions, claviers…).

Le but de ce jeu coquin est de faire prendre connaissance aux utilisateurs du dépistage rapide du VIH réalisé par les militants de AIDES. Cette offre novatrice permet en effet en quelques instants d’obtenir le résultat par une légère piqure sur un doigt. Avec tout l’accompagnement nécessaire et trois règles de base : anonyme, fait par les pairs et sans jugement. L’occasion, enfin, de prendre soin de sa santé en améliorant ses connaissances sur les autres IST, qui peuvent être autant de facteurs favorisant la transmission du VIH.

En avril 2011, le Pr. Jean-François Delfraissy, directeur de l’Agence nationale de recherche sur le SIDA et les hépatites virales (ANRS) nous parlait de cette avancée en matière de dépistage.

Pour AIDES, “se faire dépister doit devenir un geste aussi familier et convivial que de “parler cul” entre amis ou acheter sa baguette de pain. Le dépistage rapide par les pairs est idéal pour tous ceux qui sont directement concernés par l’épidémie et trouvent l’offre actuelle inadaptée pour eux : les gays, personnes migrantes, travailleurs du sexe, usagers de drogue…”.


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