Droits des gais

En appelant les dirigeants africains au respect des droits des homosexuels, sujet particulièrement sensible sur le continent, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki- moon, a pris le risque de s’attirer les réactions acerbes de chefs d’État.
Alors que l’homosexualité est interdite par la loi dans une large majorité des pays africains – à quelques exceptions comme l’Afrique du Sud – M. Ban a dénoncé les gouverne- ments qui “traitent les gens comme des citoyens de seconde classe, voire des criminels” en raison de leur orientation ou de leur identité sexuelle. “S’attaquer à ces discriminations est un défi, mais nous ne devons pas abandonner les idées de la déclaration universelle” des droits de l’Homme, a-t-il déclaré à la tribune du 18e sommet de l’Union africaine à Addis Abeba.
La communauté lesbienne, gaie, bi et transgenre (LGBT) fait face à une importante répression en Afrique. Et les pres- sions internationales ne semblent pas prêtes à infléchir les dirigeants du continent.
“Nous respectons (les homo- sexuels) en tant qu’êtres hu- mains mais nous condam- nons fermement leurs pratiques et leur orienta- tion”, a déclaré à l’AFP Si- mon Lokodo, ministre de l’Éthique et de l’Intégrité.
“Nous condamnons très fer- mement quiconque promeut ou propage ces pratiques”, a-t-il ajouté.


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