Dans son édition du 30 mai dernier, le journal de langue anglaise HOUR publiait un article citant des conversations entre le journaliste Roger-Luc CHAYER de RG, l'éditeur de RG monsieur Alain Bouchard et leur collaborateur monsieur Richard Burnett. Dans cet article, on a mal rapporté les propos des personnes concernées et compte tenu de l'importance du dossier de la Maison du Parc et des poursuites actuelles, nous pensions qu'il était important de rectifier les propos publiés par son auteur. Comme la rédaction de HOUR dit être en possession de cassettes d'entrevues téléphoniques obtenues sans en avoir l'autorisation, nous profitons de l'occasion pour informer nos collègues qu'il existe des règles d'éthique en journalisme qui nous obligent à plus de rigueur. À ce jour, HOUR a été incapable de nous démontrer l'existence de ces cassettes qui viendraient prouver les correctifs demandés par RG. Le journal HOUR a toutefois eu la délicatesse de publier nos lettres dans son "courrier des lecteurs" et on ne leur en voudra pas de faire quelques petites erreurs compte tenu de leur faible expérience en journalisme professionnel d'enquête.


Monsieur Burnett,


Dans l'édition du journal HOUR du 30 mai 1996, vous avez signé un article sur la Maison du Parc dans lequel vous prétendiez me citer. Vous me prêtez des propos que je dois réfuter et corriger. Les propos sont les suivants:

Colonne no.2, dernier paragraphe: "Chayer alleged the...". Je n'ai rien allégué. Je vous ai plutôt bien indiqué que ce sont un employé et un résidant qui ont fait ces affirmations. Me prêter ces propos est inexact.

Colonne no.3, premier paragraphe, 3ème ligne: "I have interviews with three...". Je n'ai pas dit que j'avais des entrevues, mais bien que j'ai eu en entrevue les deux personnes. Vous laissez croire à vos lecteurs que j'aurais pu être en possession d'enregistrements alors que ce n'est pas le cas.

Dans le dernier paragraphe de la page suivante, vous citez monsieur Roger Le Clerc en lui prêtant des propos qui surprennent. Monsieur Le Clerc a déjà accordé à RG une entrevue sur cassette où il affirme totalement le contraire de ce que vous dites (cassette à votre disposition) et il a aussi signé une lettre qu'il adressait à Madame Bourgeois de la Maison du parc et dans laquelle il ne cachait pas ses préoccupations (L'essentiel de la lettre ayant été publié dans le RG de janvier 1996, copie avec ce fax).

Toujours à propos de monsieur Le Clerc, vous laissez croire que celui-ci serait représentant de l'organisme COCQ-SIDA alors qu'en réalité, monsieur Le Clerc a démissionné depuis près de deux mois de son poste. Le titre que vous lui accordez, à la date de votre article, est faux.


Comme vous parlez d'une poursuite de 765 000$, que votre article vient alimenter en erreurs graves la perception du conflit et qu'il pourrait être utilisé contre nous par la partie adverse, je n'ai d'autre choix que de vous demander de vous rétracter sur la base des informations fournies dans cette lettre et des preuves à l'appui. Je vous demande par la même occasion de rectifier ces faits (prouvables par une cassette et une lettre) dans la prochaine publication de HOUR.

R.L.CHAYER, journaliste chez RG


Monsieur Burnett:

Dans votre édition du 30 mai 1996 et suite à une brève entrevue téléphonique que je vous ai accordée, vous me prêtez le mot anglais corruption que je n'ai pas utilisé lors de ladite entrevue en français. Même si je maintiens l'essentiel de mes propos publiés dans HOUR en ce qui concerne le communautaire Sida et l'attitude des gouvernements face au Sida, il n'a jamais été dans mon propos de qualifier ces organismes de corrompus. Sous toute réserve, je pense que le mot spoiled pour décrire l'attitude des gouvernements face aux organismes communautaires aurait probablement mieux convenu. Je vous prierais donc de publier un rectificatif très clair dans votre prochaine édition de HOUR, à défaut de quoi je devrai envisager d'autres correctifs approprié dans les circonstances.

Alain Bouchard, éditeur de RG