Une exposition organisée par la Fondation C.H.A.P.S. questionnée par un participant.


Ce mois-ci, la chronique est ouverte à un artiste qui souhaitait s'exprimer sur la très récente exposition "TOM OF FINLAND ET SES HERITIERS" et à l'organisateur de l'événement, qui lui répond. À noter que le responsable de la Fondation C.H.A.P.S., Monsieur Dyve, profitait de l'occasion pour inviter RG à vérifier ses livres, ce que nous ne manquerons pas de faire d'ici peu.

Dans un courrier daté du 28 octobre, L'artiste plaignant nous écrivait:

Le but de ma lettre n'est ni la vengeance ni le règlement de comptes envers l'exposition organisée par Dyve et la Fondation C.H.A.P.S. Je suis un des 30 artistes qui ont répondu à l'offre qui avait été publiée dans quelques périodiques du village pendant l'été. L'appel stipulait que la sélection des oeuvres se ferait avec un jury pan-canadien dont un représentant de la Fondation TOM OF FINLAND de Californie. Les artistes devaient fournir des photocopies de leurs oeuvres et celles-ci devaient servir à la création d'un catalogue. On demandait un C.V., un formulaire de participation dûment rempli et une somme de 10$ qui allait être donnée à la Fondation d'aide directe SIDA-Montréal.

Quelques semaines plus tard, j'ai parlé avec l'organisateur au téléphone pour savoir si mon dossier était en ordre et si l'expo allait bon train. Celui-ci m'a répondu que tout allait bien. En septembre, n'ayant toujours pas reçu de réponse à ma candidature alors que les publicités annonçant l'événement commençaient à paraître j'ai décidé d'appeler l'organisateur Dyve pour en savoir plus. Il m'a confirmé que les gagnants étaient ceux qu'il avait prédit, dont lui même, car il participait aussi au concours. J'ai été très surpris d'apprendre cela car c'est difficile de rester impartial quand l'organisateur participe lui-même au concours.

Je questionne donc très sérieusement cet événement où l'organisateur participait lui-même et où on demandait des frais d'inscription alors qu'on ne donne jamais les résultats aux candidats.

Quant au catalogue, il semblerait qu'on ait plutôt offert un cartable présentant des photocopies.

C.H.A.P.S. s'explique:

(...) Il n'y eut aucune pré-sélection imposée par l'organisation avant la sélection du jury. Toutes les oeuvres soumises furent classées en deux catégories; celles qui sont admissibles à l'exposition et celles qui sont cataloguées dans les archives. Un juré formé de 6 membres référés avait pour tâche de sélectionner 4 artistes afin d'exposer leurs oeuvres avec les trente dessins de Tom of Finland. Les membres du jury ont sélectionné les 4 artistes selon leur mérite artistique et non par favoritisme, je tiens à souligner que je ne connaissais pas ces membres personnellement. Si le plaignant n'a pas été sélectionné c'est tout simplement parce que 4 artistes sur l'ensemble, dont deux montréalais, ont été considéré comme étant les meilleurs. Etant donné que cette exposition n'était pas un concours, aucune réglementation n'empêchait un membre du comité organisateur d'y participer. (...) Il ne fut jamais question de catalogue, encore moins de cartable de photocopies. Cette controverse est d'ordre éthique et non d'ordre légal (...) La lettre étant signée DYVE.

NDLR: Monsieur Dyve (C.H.A.P.S.) nous informait que si toute la présentation du vernissage avait été faite uniquement en anglais c'est purement par oubli du français. En effet, l'animatrice (francophone de surcroît) avait oublier de parler français et s'en est excusée à la fin. Oui, tout cela à Montréal en 1996!