Gros-mots Véronique Lacroix

En général, dans cette chronique, je tente de dénoncer des organismes ou individus plus ou moins impliqués dans la vie culturelle québécoise qui se comportent mal face aux artistes. Toutefois, les gros-mots, c'est pas seulement négatif, on peut aussi reconnaître le travail d'une personne et c'est ce que je vous offre aujourd'hui. Hommage donc à Véronique LACROIX, chef d'orchestre. Oui c'est tout un numéro que cette femme chef. Actuellement à la direction de l'Ensemble Contemporain de Montréal, le parcours de Véronique est une continuité de réussites. Elle ne consacre pas de nombreuses heures à la musique mais bien toutes les heures de sa journée. Si elle n'est pas en répétition, elle sera en concert, en tournée, en enregistrement ou simplement à étudier les oeuvres d'un prochain programme. J'ai personnellement connu Véronique alors qu'elle présentait son concours de direction au Conservatoire de Montréal. J'étais alors corniste dans l'orchestre qu'elle dirigeait et à la fin de son programme de concours, c'était plus fort que moi, il fallait que j'aille dire à cette magnifique artiste combien elle m'avait ému. A croire que je n'ai pas été le seul puisqu'elle a reçu le Premier prix. Véronique Lacroix est une ressource naturelle et vitale du Québec moderne. C'est par des gens comme elle que nous grandirons et que nous imposerons véritablement notre culture au reste du monde. Il ne faudrait pas faire l'erreur de la reconnaître trop tard. Bien qu'elle soit encore bien jeune et ravissante à souhait, c'est maintenant qu'elle doit avoir sa chance car après tout, elle est bien la première femme du Québec à pouvoir espérer monter aussi haut que chef d'un orchestre mondial reconnu. Bravo Véro! R.L.C.