Gros-mots, journalistes


J'aimerais vous parler aujourd'hui de ce qui semble être un tendance de plus en plus observée dans le monde médiatique culturel. Une tendance dangereuse qui nuit considérablement à la crédibilité des journalistes et des chroniqueurs culturels. Il s'agit de ne parler dans son journal que de ceux qui y placent une publicité. On remarque ces manoeuvres de façon très évidente dans le journal Voir, La Presse et même chez Télé-Métropole avec son émission "La vie à Montréal". L'animatrice Valérie Letarte ne parlera que des orchestres ou des troupes qui auront un budget suffisant pour payer des pubs à la télé ou des petits cadeaux comme les souper-restos ou des petits voyages. Il ne faut pas être parano, suffit d'ouvrir l'oeil! Dominique Olivier, au journal Voir, parlera presque toujours comme par hasard d'un sujet qui fera l'objet d'une pub dans le même journal. A mon avis, ces pratiques sont honteuses et sont loin de l'objectif visé par une chronique culturelle: renseigner la population sur des événements hors de l'ordinaire ou particuliers. Le journaliste politique a le devoir de rapporter la nouvelle de la manière la plus intègre qui soit. Même chose pour les chroniques médicales, communautaires ou sociales qui demandent énormément de neutralité. Ce qui choque dans ce genre de pratique c'est que les artistes qui n'ont pas les budget-cadeaux de l'OSM, du Cirque du Soleil ou du Nouvel Ensemble Moderne (qui reçoivent d'ailleurs des subvention de l'état pour les petits frais, lire les cadeaux) ne pourront jamais avoir le tremplin que procure une mention dans un reportage. La chronique culturelle n'est pas une publicité gratuite déguisée. Elle devrait être le fruit d'un travail de recherche sérieux et surtout, bénéficier d'une liberté éditoriale complète. J'invite donc mes collègues journalistes à plus de vigilance, notre crédibilité y gagnera!

RLC