Gros-mots - Bourses

Dans le domaine culturel, quand on parle de bourses, on parle principalement de moyens de subsistance pour de nombreux artistes. Le Conseil des Arts du Canada et le Ministère de la Culture du Québec sont les deux organismes gouvernementaux qui offrent le plus de bourses. Celles-ci vont de quelques centaines de dollars à plusieurs milliers de dollars et c'est sans compter les 15 millions annuels de l'Orchestre symphonique de Montréal et les autres millions un peu partout. Le fait qu'un artiste demande une bourse pour aller se perfectionner auprès d'un maître reconnu est acceptable et même indispensable mais vous conviendrez comme moi que ces bourses devraient être versées à des gens talentueux qui en ont un véritable besoin et qui n'auraient autrement pas les moyens de le faire! Malheureusement c'est pas comme ca que ca marche au pays du Québec. Voyez-vous, il suffit d'être un artiste reconnu de ses pairs pour pouvoir bénéficier de ces sommes parfois importantes. Des gens comme l'écrivain Michel Tremblay on reçu à plusieurs reprises des sommes pour du perfectionnement ou de la recherche alors qu'il a des revenus annuels dépassant les 6 chiffres. La comédienne Dorothée Berimann a reçu elle aussi une bourse pour aller étudier le chant à New-York... Je trouve odieux que des sommes de 15,000$ et plus soient versées à des artistes riches alors que le piteux violoniste au conservatoire se verra refuser parce que personne ne le connaît! Le premier critère pour l'obtention d'une bourse devrait être le revenu annuel du demandeur. Au delà d'une certaine limite, l'artiste devrait défrayer lui même le coût de son perfectionnement. Enfin, quand on consulte la liste des boursiers au Ministère de la Culture du Québec depuis 10 ans, on remarquera plusieurs fois le même nom. Ce n'est pas une erreur, certains artistes ont reçu jusqu'à 15 fois des bourses de perfectionnement tout au long de leur carrière. C'est à croire que la bourse est plus payante que le bon vieux spectacle. R.L.C.