Depuis le mois de décembre, je tente d'obtenir les commentaires du Député André Boulerice sur la situation des artistes québécois VS les quotas d'étrangers dans nos entreprises culturelles. Les réactions fusent de partout. Il ne fait aucun doute que beaucoup de lecteurs s'inquiètent de la place qu'on réserve aux étrangers dans nos entreprises et institutions culturelles.

Quand on écoute les représentants du Parti Québécois nous répéter que le Québec doit sauvegarder sa culture par tous les moyens et quand on se souvient que le député André Boulerice de Ste-Marie-St-Jacques a siégé à l'opposition pendant plus de 8 ans comme critique culturel, on a raison de se demander ou il est dans ce débat?

Le député Boulerice me promettait en janvier dernier une réponse officielle sur la question dans les 30 jours. Depuis, rien. Il a bien voyagé au Viêt-nam en février, il serait même actuellement malade mais pour ce qui est d'une réponse de son gouvernement, oublions-ça!

Je ne vous cacherai pas une vieille amitié avec André mais quelques fois, il faut savoir réveiller nos amis assis depuis trop longtemps sur leurs lauriers. Monsieur Boulerice qui aime qu'on l'appelle le Ministre de Ste-Marie-St-Jacques a défendu pendant 8 années au Parlement, les intérêts des artistes du Québec. Depuis qu'il est du coté du pouvoir, c'est tout juste si on arrive à obtenir une lettre de temps à autres de ses attachés politiques. On voudrait des réponses S.V.P.! La situation des artistes au Québec est dramatique et contradictoire avec les annonces du gouvernement auquel appartient monsieur Boulerice. Est-ce qu'il aurait déjà oublié tout ce qu'il a dit par le passé sur l'importance d'assurer une subsistance raisonnable aux artistes qui donnent sa véritable identité au Québec?

La question est simple. Est-ce que l'on doit considérer normal que l'état verse des subventions à des entreprises culturelles comme l'Orchestre symphonique de Montréal ou les Grands ballets canadiens et que ceux-ci ne soient pas obligé d'engager des artistes d'ici? La logique nous dit que non évidemment.

Nous nous doutons tous que le député Boulerice est un homme très occupé. On le rencontre souvent dans les bars gais de Montréal qui lui servent de baromètre pour les prochaines élections mais entre celles-ci, le mandat accordé par le citoyen implique sûrement qu'il prenne quelques minutes pour penser aux vrais problèmes de la société. Nous attendons toujours sa réponse et qui sait, peut-être que le défendeur des droits des artistes qu'il était à l'opposition nous reviendra très vite et qu'on ne regrettera pas de l'avoir élu.

R.L.C.