Gros mots

Les Grands Ballets Canadiens

Je vous parle aujourd'hui d'un organisme reconnu comme étant constitué fortement de gais mais qui a pourtant une attitude des plus questionnable sur ce que nous sommes. Depuis maintenant plus de trois ans, je tente d'obtenir une entrevue avec un danseur des Grands Ballets Canadiens, dans le cadre de notre chronique Culture. Qui ne sait pas encore que plusieurs danseurs classiques sont gais? Je pensais que ca pouvait faire une belle entrevue et surtout, une belle photo! Mais voilà, l'administration des GBC n'est pas enchantée à l'idée qu'un de leurs danseurs passe dans un magazine gai. Dès le départ des discussions, tout était au beau fixe. La relationniste était très enthousiaste à l'idée de me trouver un danseur jusqu'à ce qu'elle apprenne que c'était pour RG. Oh, ciel! un magazine gai, qu'est-ce qu'ils vont dire dans le public?

Ma chère madame Lajoie, il n'y a pas de mal à être gai. Comment est-ce possible aujourd'hui qu'un organisme comme les Grands Ballets Canadiens puisse ignorer que beaucoup de danseurs soient gais? Plus de trois ans après notre demande initiale et de nombreuses demandes, on refuse de nous référer un danseur de peur de donner une image négative de la compagnie. J'ai essayé de contourner l'administration mais peine perdue, comment demander à un élève ou à un danseur de la troupe d'ignorer les consignes de ses employeurs et supérieurs? Pas la peine de perdre son emploi pour si peu n'est-ce pas?

Alors je lance un appel à tous. Si vous connaissez un danseur classique qui aimerait passer en entrevue dans RG et qui accepterait de le faire nonobstant les réactions des administrateurs des Grands Ballets Canadiens, envoyez-le moi tout de suite. Nous lui poserons la question et tenterons de faire comprendre aux hétéros-dirigeants de notre compagnie nationale de danse classique que ca ne sert à rien de nier l'existence de 50% de ses effectifs! La culture gaie, c'est aussi un atout majeur de cette excellente compagnie artistique.

R.L.C.