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Zachary Quinto : La star de Heroes avoue son homosexualité

Contre le VIH, des recettes «miracle» qui tuent

Rappel de patients: la clinique fautive identifiée

M.A.C : Lady Gaga, sa robe One Of Kind Nicola Formichetti pour M.A.C Aids Fund

Zachary Quinto : La star de Heroes avoue son homosexualité

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News de Stars
Zachary Quinto est gay et c’est son rôle dans Angels in America à New York qui lui a permis de s’en rendre compte.
Zachary Quinto, 34 ans, campe actuellement Louis Ironson, un homme qui abandonne son compagnon gay atteint du sida. Ce rôle l’a poussé a évoquer ses orientations sexuelles en public pour la toute première fois. Au cours d’une conférence de presse donnée à New York, rapporté par People, l’acteur a comparé sa participation à ce show de Broadway comme étant “le plus grand défi de sa vie d’acteur mais aussi le plus révélateur”.
“En même temps, en tant que gay, ça m’a donné l’impression qu’il y avait encore beaucoup de travail à faire dans ce domaine”, a ajouté Zachary. Un peu plus tard dans l’interview, lorsque l’échange s’est tourné vers le mariage gay et le suicide de Jamey Rodemeyer, un jeune gay harcelé, l’acteur a encore parlé de lui en tant qu’homosexuel. Selon lui, les droits des homosexuels et le traitement qui leur est réservé sont des sujets toujours teintés de désespoir. “D’où viennent ces différences, pourquoi en tant que culture et société ne pouvons nous pas creuser la question ? Nous avons trop peur de faire face à ce que nous sommes !”, a déclaré l’acteur.
Rappelons que Zac a longtemps refusé de parler de sa sexualité, même s’il a toujours démontré son soutien aux victimes de harcèlement et incarné de nombreux gays à la télévision.

gayglobeus @ October 19, 2011

Contre le VIH, des recettes «miracle» qui tuent

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360.ch
Au moins trois membres de sectes chrétiennes sont décédées à Londres après que leur pasteur les a encouragées à stopper leur traitement contre le VIH/sida.

«On voit assez souvent des patients qui expriment la croyance que s’ils prient suffisamment, leur VIH sera en quelque sorte guéri», explique à la BBC le Pr Jane Anderson, directrice du Centre pour l’étude de la santé sexuelle et du VIH, un institut basé dans le quartier populaire londonien de Hackney. Plusieurs Eglises fréquentées par la communauté africaine de Londres inviteraient leurs fidèles à opter pour la prière ou pour des traitements alternatifs afin de combattre leur infection au VIH. Trois femmes seraient mortes à la suite de ces recommandations, selon des témoignages recueillis par la chaîne britannique.

«Le médecin soigne, Dieu guérit»

The Synagogue, Church of All Nations, une congrégation dirigée depuis Lagos par un le richissime pasteur nigérian, T.B. Joshua, serait dans le collimateur des autorités. Son site exhibe des témoignages de personnes «guéries à 100%» du VIH grâce à la prière, «certificats médicaux» à l’appui. L’Eglise prétend également faire des «miracles» contre le cancer et utiliser des vaporisateurs d’«Anointing Water», une eau consacrée vendue par ses soins. Contactée par la BBC, l’Eglise a toutefois démenti avoir conseillé à ses fidèles d’arrêter leur traitement. «Le médecin soigne, Dieu guérit», a répondu, sybillin, un représentant de la congrégation.

gayglobeus @ October 19, 2011

Rappel de patients: la clinique fautive identifiée

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Cyberpresse.ca
Le médecin chef en santé publique de la Ville d’Ottawa dit qu’il a agi « dans le meilleur intérêt de la population » lorsqu’il a dévoilé, ce week-end, sans plus de détails, que près de 6800 patients d’une clinique médicale de la capitale pourraient y avoir contracté le virus de l’hépatite ou le VIH au cours des 10 dernières années.

Le Dr Isra Levy savait que sa sortie aurait l’effet d’une bombe. Il a tout de même décidé d’appuyer sur le détonateur, samedi, après qu’il a eu vent qu’un média de la région se préparait à en faire autant. Lors d’un point presse, hier, le patron de Santé publique Ottawa (SPO) a dit craindre que ce média se base sur des « informations qui auraient pu être erronées ». « Ça aurait causé plus de tort que de bien. J’avais devant moi un dilemme », a-t-il déclaré.

Vent de panique inévitable

Un vent de panique était inévitable, aux yeux du Dr Levy. Mais certaines informations étaient tout simplement « trop délicates », selon lui, pour être partagées avec le grand public avant que SPO soit fin prête à faire face à la crise. Hier, au moment même où le médecin chef rencontrait la presse, des lettres étaient envoyées par courrier recommandé afin de joindre les 6800 patients à risque.

On sait à présent que ces personnes pourraient avoir contracté le virus de l’hépatite B, de l’hépatite C ou le VIH lorsqu’elles ont subi un examen endoscopique à la clinique de la Dre Christiane Farazli (située au 1081 avenue Carling, suite 606), entre avril 2002 et juin 2010. Cette clinique n’a maintenant plus le droit de pratiquer ce type d’examen, après qu’une inspection de l’Ordre des médecins et chirurgiens de l’Ontario (OMCO) eut révélé que les protocoles de nettoyage et de prévention des infections n’y étaient pas toujours respectés.

En d’autres mots, des instruments médicaux n’étaient pas toujours adéquatement désinfectés ou stérilisés. Certains produits chimiques utilisés pour la désinfection étaient périmés.

Enquête approfondie

Les pratiques de la Dre Farazli font l’objet d’une enquête approfondie de l’OMCO. Sa clinique demeure ouverte entre-temps. Tout dépendant des résultats de cette enquête, l’Ordre pourrait sévir davantage contre la médecin et « les mesures disciplinaires pourraient aller jusqu’à la révocation complète de son droit de pratiquer », a indiqué au Droit la porte-parole Kathryn Clarke.

gayglobeus @ October 19, 2011

M.A.C : Lady Gaga, sa robe One Of Kind Nicola Formichetti pour M.A.C Aids Fund

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Meltyfashion.fr
Lady Gaga et Nicola Formichelli se réunissent pour la bonne cause et créés la robe ” One of a Kind”, pour l’association M.A.C Aids Fund

En Juin dernier, Lady Gaga réunissait ses fans et faisait appel à leurs altruisme pour une œuvre caritative contre le sida : M.A.C Aids Fund. La diva Lady Gaga, qui apraissait déjà sur scène lors d’un concert de charité , demandait à ses fans d’envoyer des photos de leurs proches atteints du sida, afin de créer une création textile unique. Et ce n’est pas moins qu’à Nicola Formichetti, que la belle Lady Gaga fait appel pour dessiner et fabriquer la robe unique qui marquera son style caritatif. Le styliste, inspiré des très nombreuses photos que les fans de Lady Gaga ont envoyé pour la bonne cause, imagine et réalise un body bustier rose pale appelée “One of a Kind” , avec une cape asymétrique en mousseline attachée par une épaulette bouffante au corset du vêtement. L’originalité de la robe se trouve dans les imprimés des visages des sero positif. Cela choc, et c’est ce que Lady Gaga recherche.

Lady Gaga qui s’assagi ces derniers temps en robe rose et noire , rendra hommage au talent de Nicola Formichetti et nous montrera sa création caritative One of a Kind dans son prochain clip “The Masterpiece” . Par cet acte de solidarité, Lady Gaga compte bien faire bouger les choses et demande à tous ses fans de se réunir pour la bonne cause afin d’aider l’association M.A.C Aids Fund à trouver les fonds nécessaires pour l’avancé des recherche contre le Sida. Bravo Lady Gaga !

gayglobeus @ October 19, 2011

VIVALIS : Accord de bioproduction pour des vaccins contre le Sida

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Investir.fr
L’action Vivalis est bien orientée en Bourse : elle s’adjuge 3,33 %, à 6,21 euros, après la publication d’un communiqué annonçant la conclusion d’un accord de bioproduction avec l’américain GeoVax. Les deux sociétés de biotechnologie vont travailler de pair à la conception d’une partie du candidat-vaccin de GeoVax contre le HIV, à partir de la lignée cellulaire EB66 développée par Vivalis. Cette « lignée est une plateforme beaucoup plus pratique et rentable pour produire des vaccins MVA recombinants à échelle industrielle », explique le PDG de GeoVax, Robert McNally.

Il s’agit du troisième accord de bioproduction signé cette année par Vivalis, ce qui représente au total environ 4 millions d’euros de commandes. Toutefois, « la part du projet GeoVax dans la valorisation totale de Vivalis est réduite, de l’ordre de 4 % », notent les analystes de Portzamparc. « Le principal intérêt de cet accord, selon nous, repose sur le cash qu’il va générer rapidement pour la production des lots cliniques ».

gayglobeus @ October 19, 2011

Santé VIH/sida : la Ville de Paris renforce son offre de dépistage à destination des populations dites “à risque”

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Leparisien.fr
La Mairie de Paris a annoncé, mardi 18 octobre, la mise en place d’un nouveau dépistage rapide du VIH au centre médico-social du Figuier (Paris 4e). Anonymes et gratuits, ces tests rapides d’orientation diagnostic (Trod) sont essentiellement destinés aux personnes ayant des comportements à risques, notamment aux hommes qui ont des rapports sexuels avec d’autres hommes, population la plus touchée par le VIH.

Par l’intermédiaire de ce nouveau dépistage, la Ville de Paris espère renforcer la prise en charge précoce de la maladie, afin d’améliorer l’espérance et la qualité de vie des patients et limiter les contaminations.

Accessible du lundi au vendredi (à l’exception du mardi), le centre médico-social du Figuier propose des tests rapides, réalisés à partir d’une goutte de sang prélevée sur le bout du doigt. Les personnes volontaires n’ont que quelques minutes à attendre pour obtenir le résultat. En cas de positivité, les professionnels de santé orientent chaque patient vers la réalisation d’examens biologiques.

Pour permettre au plus grand nombre de connaître ce nouveau dépistage, la Ville de Paris lance une campagne de sensibilisation à destination des populations à risque. Des affiches seront diffusées dans la capitale avec le message “Vous faites quoi demain de 5 à 7 ? Testez le nouveau dépistage VIH rapide”.

gayglobeus @ October 19, 2011

Le report des élections scolaires de 2011 nuit à la démocratie locale.

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14 octobre 2011 – L’annonce en 2011 par le Gouvernement du Québec du report des élections scolaires prévues pour novembre 2011 et confirmée par le Directeur Général des Élections du Québec qui déclare sur son site web « Le 11 juin 2010, le projet de loi 86 a été sanctionné. Celui-ci reporte l’élection générale scolaire prévue en 2011 à une date ultérieure qui sera fixée par le gouvernement. » est un affront à la démocratie locale et permet le maintien de façon artificielle d’une équipe d’élus scolaires incapable de générer quelque solution que ce soit dans la gestion de l’éducation à Montréal et surtout dans Rosemont.
Depuis les dernières élections de 2007 où un scrutin s’est tenu en catimini sans que les citoyens ne soient invités à proposer leurs services comme commissaires, j’ai scruté à la loupe le programme politique des commissaires de Rosemont et j’en suis arrivé à la conclusion que malgré leur présence, leur élection parfois par acclamation ou leurs longues réunions des 4 dernières années, les commissaires n’arrivent pas à générer quelque résultat que ce soit pour un système scolaire qui en a pourtant grand besoin.
Les problèmes scolaires dans Rosemont sont clairs et évidents, est-ce que le fait d’appartenir à un regroupement politique comme le MEMO constitue un empêchement à toute décision souveraine de la part des commissaires membres de ce parti scolaire qui résulte en l’appui par défaut à des décisions qui sont strictement sans effets autant pour les élèves que pour le personnel enseignant ou le personnel de soutien? La réponse est positive sans équivoque et il est facile d’en faire la démonstration.
Quels sont les principaux problèmes rencontrés par les élèves et les étudiants dans les écoles de Rosemont aujourd’hui?
• Intégration culturelle à la société laïque francophone québécoise
• Qualité de l’enseignement
• Délinquance et problèmes sociaux au sein des institutions
• Accessibilité réelle à l’éducation
• Formation musicale, artistique ou sportive comme outils de développement intellectuel
• Support aux enseignants démotivés par l’inaction des commissaires élus
• Participation du personnel de soutien à l’amélioration de l’éducation des élèves
• Éducation sexuelle et prévention des maladies sexuellement transmises chez les jeunes
• Vie civique, vie économique et développement personnel au sein d’une société
• Bénévolat étudiant au sein du quartier, programmes de participation à la vie de quartier, équipes d’étudiants-intervenants, brigades, etc…
• Compétences des professeurs
Ces quelques exemples que personne n’ose adresser au sein de la représentativité élue sont pourtant des questions fondamentales qui sont élémentaires en matière d’éducation et de vie étudiante.
Quand on étudie le rapport d’activités de la commissaire de Rosemont-sud par exemple, publié au http://www.memo.qc.ca/article1356.html, on découvre que la commissaire tient sa motivation et ses compétences d’une élection en secondaire 3 à un comité d’élèves de son école. Bien que ceci soit un fait positif dans la vie de tout enfant, est-ce qu’il est suffisant pour faire un commissaire scolaire apte à prendre des décisions parfois audacieuses afin d’améliorer considérablement les capacités intellectuelles des élèves et étudiants sous sa responsabilité? Bien sur que non.
La commissaire de Rosemont-Sud semble reprendre dans son rapport d’activités le verbatim résultant d’une ligne de parti qui n’est absolument pas adaptée aux besoins criants et réels de la population qu’elle doit théoriquement servir.
Autre exemple, cette même conseillère semble prioriser la mise en place de structures visant à « toujours mieux écouter la population » mais outre ces structures d’écoute, grossièrement exagérées et multipliées à outrance selon moi, où sont les résultats, les interventions concrètes et les grandes orientations de la commissaire? Rien. Elle annonce le financement d’une fête de fin d’année à même son budget discrétionnaire de 6000$ et l’achat d’une pièce d’équipement. Il s’agit ici d’un exemple parfait d’incapacité à parler des vrais problèmes et surtout de les gérer, encore moins de les régler. La fête de fin d’année, sauf pour servir l’ego démesuré de la commissaire scolaire, n’apporte strictement rien à l’avancement de l’éducation et cette dépense est un gaspillage honteux.
La décision de la Ministre de l’Éducation du Québec de suspendre les élections prévues en novembre permet le maintien en place de façon totalement antidémocratique d’une équipe de commissaires incompétents, immatures et incapables de se détacher de leur ligne de parti pour régler les vrais problèmes locaux en éducation.
J’ai l’intention de me présenter comme candidat commissaire dans Rosemont-sud d’une part parce qu’il est plus que temps que des personnes compétentes et intéressées à régler les problèmes plutôt que de surfer dessus se portent volontaires mais aussi parce que comme commissaire indépendant et souverain, j’ai l’intention d’affronter avec énergie et détermination les vrais problèmes d’éducation dans notre milieu et que les résultats seront présents coute que coute. Il est plus que temps de cesser de financer des fêtes de fin d’année ou des voyages de formation qui ne génèrent aucune avancée concrète au quotidien pour les jeunes qui comptent sur nous pour les aider à affronter l’avenir de façon compétitive. Si le seul mandat du commissaire scolaire devait être de générer des résultats, les élèves et étudiants en seraient les vrais gagnants!

Roger-Luc Chayer, Éditeur et journaliste
Ex-Président de l’Association Canadienne des Journalistes de Montréal (2011)
Membre de l’Investigative Reporters and Editors des Etats-Unis et de la Fédération Européenne de Presse.

gayglobeus @ October 14, 2011

Government flexes muscles over UK gay threat

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Myjoyonline
The government of Ghana is, for now, treating with contempt, the UK’s threat to cut down aid to Ghana if the country fails to recognise the rights of gays.

The UK government served notice to African countries, to drop their antiquated anti gay laws or face a slash in aid. The UK Times newspaper reported the country’s Prime Minister David Cameron as saying Britain is no longer prepared to turn a blind eye to nations that victimize sections of society, including homosexuals.

UK’s International Development Secretary Andrew Mitchell could also reduce aid to Uganda and Ghana unless they drop laws against gays, the Mail reported.

However, Deputy Minister of Information, Samuel Okudzeto Ablakwa, told Joy News on Wednesday that the government would not kowtow to external pressures such as the one being mounted by the UK, to take decisions that are inimical to its constitution and culture.

“It is important to recognise that Ghana is a sovereign state. Ghana will take a decision or will chart a particular path; it will not do so because we are being threatened by other countries or we are being dictated to by other countries.”

Mr Ablakwa maintained, aside the fact that Ghana has its own constitution and Acts of Parliament, “we have our wills, aspirations, our culture, and those ones will guide us and not what any state or other jurisdiction want, whether they threaten us or not.”

Making reference to the 2011 Mo Ibrahim Index of African Governance which ranked Ghana 7th with a score of 66, out of the 53 African countries, and 3rd in the Rights category, the Deputy Minister said Ghana will continue to ensure that individuals’ rights are respected.

But reminded that the country will exercise the laws enshrined in its constitution and criminal code, and will only amend a law at the country’s own will.

Nevertheless, he said the government was yet to receive any formal communications from the UK government on the issue.

Already, the UK government has cut aid to Malawi by 19 million dollars after two homosexuals in that country, who held an engagement ceremony, were sentenced to 14 months in hard labour.

But the UK High Commission has issued a rejoinder challenging the claims in the media.

gayglobeus @ October 13, 2011

Should free speech trump hate laws? Yes

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Globe and Mail
William Whatcott isn’t on the invitation list to anybody’s pride parade. The unabashed anti-gay activist believes that homosexuals are “sodomites” who spread filth and disease. He used to stuff anti-gay propaganda into people’s mailboxes, with headlines such as “Keep homosexuality out of Saskatoon’s public schools.” He says his beliefs are rooted in religion. After all, the Bible preaches that homosexuals are full of “sin and depravity.”
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In the United States, Mr. Whatcott would be just another Christian fundamentalist nutbar, like Michele Bachmann, and nobody would pay attention to him (unless he decided to run for office). In Canada, however, he was branded a human-rights violator. In 2005, the Saskatchewan Human Rights Commission ordered him to pay a $17,500 fine and stop passing out his leaflets after four complainants said they were offended. “I came home to the stark reality that this is what gay and lesbian people face every day of their lives,” one of the complainants said. “Should we have to put up with that? Should we have to put up with being called ‘filth’? Should I have to be referred to as a ‘Sodomite’?” he asked. “It makes me feel less of a person.”

Now the case has wound its way up to the Supreme Court of Canada, which must decide whether what Mr. Whatcott did and said should be against the law. Should free speech trump anti-hate protections?

In matters of free speech, Canada and the United States draw the line in very different places. The U.S. First Amendment is so strong that it guarantees the right of the KKK and neo-Nazis to march through the streets. Canada is far more squeamish – “a pleasantly authoritarian state,” as Alan Borovoy, the former head of the Canadian Civil Liberties Association, once put it. The current hate-speech law was set in 1990, when the Supreme Court upheld a hate provision involving a white supremacist named John Ross Taylor. At the time, the court ruled that censorship laws were acceptable if hateful speech went too far – that is, if it expressed “unusually strong and deep-felt emotions of detestation, calumny and vilification.”

Since then, our human-rights commissions have been decidedly sensitive about what they find offensive, especially when it concerns Muslims or homosexuals. They’ve been especially hard on conservative Christians. In 2002, for example, an Alberta pastor, Stephen Boissoin, wrote a letter to the Red Deer Advocate in which he compared gay-rights activists to pedophiles, drug dealers and pimps. A University of Calgary professor took Mr. Boissoin to the provincial human-rights commission, which ordered him to make a written apology to the professor, pay him $5,000, and refrain from saying anything “disparaging” about homosexuals ever again. The provincial human-rights legislation was also used in an effort to muzzle Calgary Bishop Frederick Henry, who opposed gay marriage.

For the record, I fully support gay rights. I also fully support free speech. That means anything this side of incitement to violence. I believe the current law is dreadful, because even the wisest people find it tough to draw the line between speech that’s merely offensive and speech that’s downright hateful. And in my limited experience, even human-rights bureaucrats aren’t always the wisest people. In any case, that line will always be hopelessly subjective.

For that matter, if we’re determined to ban speech that’s truly hateful, then why not start with the Bible and the Koran? Our holy books are laced with homophobia, intolerance, anti-Semitism, ethnic cleansing and wife-beating. It’s astonishing that we allow our children to be exposed to them. Or, as Mr. Justice Louis LeBel put it at Wednesday’s Supreme Court hearing, if we were serious about banning hate speech, “the Human Rights Commission would be in the position of reviewing the scriptures.”

Lawyers arguing in favour of the current law insist that censorship is necessary to protect minority rights. They claim this protection is even more important in the digital age, when hateful speech can fly around the globe in a nanosecond. But censoring speech on the Internet is not only wrong, it’s futile. Let China and Iran try to do it. We should not.

And if we need the law to protect us from idiots and bigots, who will protect us from the law? To whom shall we award the job of deciding which speech is harmful and which is not, which speech the public will be allowed to hear and which speech it will not? Hate-speech laws are a double-edged sword. And the sword we use against those who offend us might some day be turned back on us.

gayglobeus @ October 13, 2011

Ex-Ex-Gay Minister Has Never Met an Ex-Gay

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Autostraddle.com
Three years after resigning as the executive director of Exodus International’s Love in Action ministry, John Smid admitted that he’s gay. In a recent blog post, Smid reflected on his updated views on homosexuality. Taken at face value, his new beliefs — that homosexuality is about more than just behavior and that sexual orientation is intrinsic — are by no means subversive. But considering the 22 years Smid spent preaching that GAY = EVIL, the acknowledgement of these basic facts could pave the way for change in evangelical and conservative Christian communities.

Smid frames his post as a response to a reader’s question about whether or not Christians should expect their homosexual friends (because as everyone who’s ever listened to a famous bigot apologize for some homophobic remark and remind everyone that They Have Gay Friends! knows, we homosexuals are gluttons for punishment and just loooove having friends who don’t believe in our basic human dignity) to repent. Unlike many Christian leaders who think a lukewarm acceptance of homosexuality will do the trick, Smid says no, they shouldn’t repent.

“So often people will say someone needs to “repent” from homosexuality. It is something that actually cannot be repented of! People are, or they are not, homosexual. It is an intrinsic part of their being or personally, my being. One cannot repent of something that is unchangeable.“

He understands that being gay isn’t just about having (fantastic) gay sex, it’s an identity that can be embraced or ignored but can’t be changed.

“I used to define homosexuality or heterosexuality in terms describing one’s behavior. I thought it made sense and through the years often wrote articles and talked from that perspective. Today, I understand why the gay community had such an issue with my writings. My perspective denied so many facets of the homosexual experience. I minimized a person’s life to just their sexuality but homosexuality is much more than sex.“

His most candid (and damning of ex-gay ministries) confession, which undermines the years he spent in Love in Action, is that ex-gay programs are a sham: ”I’ve never met a man who experienced a change from homosexual to heterosexual.”

As Ex-Gay Watch points out, Smid still has a ways to go. His somewhat clinical use of the word “homosexual” suggests that he’s still not completely at ease with his sexuality. Critics have accused him of not working hard enough to undo the harm he caused in his ministry.

The good news is that Smid admits that he doesn’t know all the answers.

“Now that I am not submerged into one sided perspectives, I am open to studying and reading the scriptures for myself, I am finding so many rich truths that I wasn’t ever made aware of before. For the first time in all of these years, the scriptures that many have said refer to homosexuality are making sense! I am reading them in context. I am asking questions about who the passages were written to. I am asking what was being talked about, and why the words were written in the first place.“

Those of us who aren’t Christians may struggle to see value in his approach. Why read a 2000-year-old book when you’ve got Judith Butler and Foucault? The truth is, though, that we need biblical scholars almost as much as we need queer theorists. Like it or not, politics and day to day like in the U.S. is profoundly influenced by Christianity. The more guys and girls who are reading the Bible in context and asking the right questions on our side, the less acceptable it becomes to call yourself a Christian while holding onto hateful beliefs.

gayglobeus @ October 13, 2011

Mugabe veut questionner Mgr Williams sur l’homosexualité et les sanctions

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AFP
Le président du Zimbabwe Robert Mugabe compte demander à l’archevêque de Canterbury des explications sur la position de l’Eglise anglicane sur l’homosexualité et les sanctions internationales contre son régime, a annoncé dimanche un porte-parole présidentiel.

Mgr Rowan Williams, dirigeant spirituel de l’Eglise anglicane (environ 77 millions de fidèles dans le monde) est attendu ce dimanche à Harare où il doit notamment célébrer une cérémonie de communion dans un stade de la capitale.

Il pourrait en revanche ne pas être autorisé à pénétrer dans des bâtiments de l’église anglicane zimbabwéenne, en raison de la sécession de Mgr Nolbert Kunonga, un évêque anglican proche de M. Mugabe qui a pris le contrôle des biens de la communauté.

Du coup des milliers d’anglicans zimbabwéens n’ont pas d’autre choix que de prier dans des tentes, sur des parkings ou dans des églises d’autre confession.

Le porte-parole du président, George Charamba, n’a pas précisé si les deux hommes allaient effectivement se rencontrer, mais il a déclaré à l’hebdomadaire pro-gouvernemental Sunday Mail qu’en cas d’entretien, Robert Mugabe comptait bien questionner l’archevêque sur ces deux dossiers.

“Il veut savoir pourquoi l’église de l’Etat britannique, l’Eglise anglicane, a fait preuve d’un tel silence assourdissant alors que le peuple du Zimbabwe, y compris les citoyens Anglicans, souffrent de ces sanctions illégales”, a développé M. Charamba.

Le chef spirituel de l’Eglise anglicane s’est entretenu vendredi à Blantyre avec le président du Malawi Bingu wa Mutharika et après le Zimbabwe il est attendu en Zambie.

Evoquant vendredi son étape au Zimbabwe, il avait tenu à préciser que celle-ci ne serait pas “directement politique mais pastorale, mais évidemment je devrais aborder les problèmes du harcèlement et des persécutions de nos paroisses au Zimbabwe avec le président Mugabe”.

L’Union européenne et les Etats-Unis ont interdit d’entrée sur leur sol et gelé les avoirs du président, de ses proches et d’entreprises liés à son régime, après des violations massives des droits de l’Homme lors des élections de 2002.

L’église anglicane avait frôlé le schisme en août 2008, lors de sa conférence décennale à Canterbury (sud-est de l’Angleterre) qui avait rassemblé quelque 600 évêques anglicans du monde entier, essentiellement sur la question de l’ordination des femmes ou de prêtres homosexuels par l’Eglise d’Angleterre.

Un quart environ des prélats, pour la plupart d’Afrique, avaient décidé de boycotter cette réunion.

gayglobeus @ October 13, 2011

Jusqu’où peut-on aller trop loin?

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Cyberpresse
Jusqu’où faut-il permettre la liberté d’expression, et où commence la propagande haineuse? C’est la question épineuse que l’affaire Whatcott vient de ramener en Cour suprême.

William Whatcott est un chrétien militant qui se considère investi d’une mission divine: dénoncer les dangers des relations sexuelles entre personnes de même sexe – pratiques auxquelles il a lui-même renoncé. C’est ce qui a incité cet infirmier de la Saskatchewan à produire des feuillets virulents s’opposant, entre autres, à ce que l’homosexualité soit discutée à l’école. Des brûlots sur lesquels on pouvait lire: «Nos enfants paieront le prix en maladie, mort, abus… si nous ne disons pas non aux désirs des sodomites de leur faire accepter quelque chose qui, clairement, est mal».

Des citoyens ont porté plainte après avoir trouvé ces documents dans leur boîte à lettres, et deux tribunaux ont jugé qu’ils exposaient les homosexuels à de la haine. Cette interprétation a cependant été renversée en appel. La Commission des droits de la personne de la Saskatchewan cherche aujourd’hui à la faire rétablir, en soutenant que la disposition de son Code sur les publications haineuses constitue une limite justifiable à la liberté d’expression prévue par la Charte canadienne des droits et libertés.

M. Whatcott soutient pour sa part que ses feuillets n’ont pas pour but de susciter de la haine, qu’ils critiquent le comportement sexuel, et qu’en vertu de la liberté d’expression, les commentaires sur ce sujet ont toujours été permis au Canada.

On aurait pu croire que la question avait été vidée en 1990, lorsque la Cour suprême a statué que la limite imposée à la liberté d’expression par les dispositions fédérales sur la propagande haineuse était raisonnable. Mais de toute évidence, le débat est encore bien vivant.

Il faut dire que la première décision était très partagée, à 4 contre 3. Les juges ne seront encore que sept, dont Mme McLachlin, qui faisait partie des dissidents en 1990.

Cette fois, une vingtaine de parties ont demandée le statut d’intervenant. Y compris des groupes comme l’Association canadienne des libertés civiles et les Journalistes canadiens pour la liberté d’expression qui, tout en se dissociant du discours de Whatcott, se portent à la défense de la liberté d’expression. La définition «vague et informe» du discours haineux fournie en 1990 paralyse les médias et le public, dénoncent ces derniers.

Précisons, mais ne jetons pas par-dessus bord au nom de la liberté d’expression. Les interdits contre la propagande haineuse ne protègent pas seulement les minorités. Elles préservent l’espace public, donc tous les citoyens, d’un climat d’hostilité malsain. On devrait pouvoir marcher dans la rue, ou ouvrir sa boîte à lettres, sans se retrouver avec un torchon calomnieux dans les mains. C’est un droit précieux qui, même s’il ne figure pas dans la Charte, mérite d’être défendu.

gayglobeus @ October 13, 2011

Mort de l’Américain Frank Kameny, inventeur du “Gay is good”

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Lemonde.fr
L’américain Frank Kameny, militant de la cause homosexuelle de la première heure dans les années 1960 aux Etats-Unis et figure incontournable de la lutte pour les droits des homosexuels, est mort mardi à l’âge de 86 ans à Washington.

Frank Kameny, membre fondateur du Groupe national gay et lesbien (NGLT), “va nous manquer, sa mort est une perte terrible”, a indiqué dans un communiqué cette organisation. Frank Kameny, qui travaillait pour le service des cartes de l’armée américaine, avait été renvoyé et interdit de tout emploi de fonctionnaire en 1958 après avoir été arrêté par la police comme “pervers sexuel”.

Natif de New York, ce docteur en astronomie s’était alors embarqué dans une longue vie de militantisme de la cause homosexuelle, luttant contre les discriminations dans la fonction publique, les lois anti-homosexuels ou la classification en psychiatrie, abrogée en 1973, de l’homosexualité comme maladie mentale. Il était assis au premier rang des personnes invitées lorsque le président Barack Obama a signé l’abrogation de la loi dite “Don’t ask, don’t tell” (“ne rien demander, ne rien dire”), qui obligeait les militaires gays et lesbiennes à dissimuler leur homosexualité sous peine de renvoi.

Inventeur du slogan “Gay is good” (“C’est bien d’être homosexuel”), certaines des pancartes qu’il brandissait devant la Maison Blanche en 1965 font partie des collections du Musée national d’histoire américaine. Une rue porte son nom à Washington. Ses archives personnelles, fortes de plus de 70 000 lettres, documents et objets, sont déposées depuis 2006 à la Librairie du Congrès, formant “sans doute la collection la plus complète sur le mouvement pour les droits des homosexuels en Amérique”, selon cette institution.

gayglobeus @ October 13, 2011

Triangle Rose sur bottes noires : l’Allemagne nazie et l’homosexualité

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Actualitte.com
À l’heure de la Gay pride et du Coming out, on pourrait espérer que la cause homosexuelle ne soit plus un combat à mener au quotidien, mais les éructations homophobes que l’on peut entendre régulièrement et les agressions relatées dans les journaux prouvent que non…

En partenariat avec BDfugue.com

Triangle rose (Quadrants) de Michel Dufranne et Milorad Vicanovic nous ramène à une période où le régime nazi envoie des hommes dans les camps de concentration pour « crime contre la race » et c’est l’un d’entre eux que rencontrent de nos jours de jeunes écoliers à la recherche d’un témoignage pour un devoir d’histoire. L’homme se montre revêche et même brutal, car la sortie des camps n’a pas signifié pour lui la fin du calvaire…

Dans les années Trente, Andreas est un talentueux dessinateur publicitaire entouré d’amis ; il est joyeux, optimiste et vit parfaitement bien son homosexualité dans une relation amoureuse tendre et discrète (on est aux antipodes de l’excellent film Cabaret de Bob Fosse et de ses personnages flamboyants et tapageurs).

Triangle rose,

sur BDfugue.com

En accédant au pouvoir, les nazis vont systématiser et durcir l’arsenal répressif dirigé contre l’homosexualité jusqu’à ce fameux paragraphe 175 du Code pénal allemand, porte ouverte à l’arbitraire total… Le groupe d’amis se disloque, certains d’entre eux pensent à se marier pour tromper les autorités !

C’est le cas d’Andreas, mais il est dénoncé par sa concierge et perd son travail : convoqué par la police, puis jeté en prison où il est battu et violé, il refuse de révéler les noms des homosexuels qu’il pourrait connaître, ce qui lui vaut d’être déporté dans un camp de concentration… Miraculeusement, il va survivre, mais l’après-guerre est terriblement cruel pour lui, car il n’a pas droit à une réparation financière, étant un condamné de droit commun, il est méprisé parce qu’ayant survécu à la guerre sans combattre (!) et stigmatisé parce qu’homosexuel…

Le premier mérite de ce livre est de remettre en mémoire l’acharnement des nazis contre les Allemands considérés comme traîtres à la patrie de par leur orientation politique ou sexuelle, avec cette sinistre méticulosité administrative symbolisée par le fameux triangle rose portée par les détenus dans le camp !

Situés au plus bas de l’échelle pénitentiaire, les homosexuels sont parmi les premiers à être déportés, leur espérance de vie est l’une des plus courtes, et ils subissent des humiliations spécifiques comme d’être forcés de laisser leurs mains visibles pendant leur sommeil pour ne pas, et je reprends là l’écœurante expression des nazis, « se toucher »…

Peut-on craindre le retour d’une telle barbarie ? La séquence d’ouverture de cette bande dessinée nous invite à nous poser la question : avant d’aller interroger Andreas, les jeunes lycéens chahutent dans la rue et se lancent des vannes sexistes et homophobes, évidemment sans fondement, mais imaginons ces clichés montés en épingle par un parti politique d’extrême droite dans une période troublée ? Sur quoi tout cela pourrait-il déboucher ?

Beaucoup d’Allemands pensaient que le gouvernement d’Hitler ne tiendrait que quelques mois… En Italie , à la même époque du fascisme triomphant, il fut proposé de s’aligner sur les lois d’exception de l’Allemagne nazie, ce à quoi Mussolini, niant l’existence des homosexuels, répondit en organisant un système de confinement qui nous est présenté dans le livre de Luca De Santis et Sara Colaone en Italie, il n’y a que des vrais hommes (Dargaud).

En Italie, il n’y a que des vrais hommes

sur BDfugue.com

Deux jeunes journalistes y interrogent Antonio, survivant des camps de détention : une chaude bichromie et un dessin très doux exaltent l’émotion qui nous saisit à la lecture de ce témoignage simple et pudique…

gayglobeus @ October 11, 2011

Troubles locomoteurs et posturaux au cours de l’infection à VIH

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Femmes et SIDA
Le suivi sur deux ans de sujets infectés par le VIH fait apparaître une dégradation des performances physiques à deux tests cliniques mettant en jeu la puissance et l’endurance musculaires. Un processus sarcopénique ou dynapénique survenant plus précocément dans cette population est incriminé.

JPG – 3.9 ko
VIH, locomotion, posture ;Wikimedia commons Alberto Giacometti, “L’homme qui marche” (1961)

Des troubles locomoteurs et posturaux identifiés dans la cohorte ANRS CO3 Aquitaine
Une précédente étude transversale, menée par l’Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales (ANRS), avait étudié les troubles locomoteurs et posturaux sur 324 patients VIH+ de la Cohorte ANRS CO3 Aquitaine dont les caractéristiques étaient les suivantes :
- l’age moyen des patients était de 48 ans ;
- 80% étaient des hommes ;
- 89% étaient sous antirétroviraux.

La prévalence des troubles locomoteurs et posturaux était de 29% (IC 95% :24 ; 34).

Une exploration de l’évolution des performances locomotrices et posturales
Une étude de la prévalence des troubles locomoteurs et posturaux a été réalisée chez ces patients infectés par le VIH après deux années de suivi.

Des tests standardisés et validés, explorant différents domaines de la fonction locomotrice et posturale ont été utilisés :
- l’échelle d’équilibre de Berg [1]] qui comporte 14 items explorant l’équilibre au cours de plusieurs tâches fonctionnelles ;
- le timed up and go test qui permet d’évaluer la qualité de l’équilibre par l’observation de tâches motrices habituelles sollicitant largement le contrôle postural telles que le lever du fauteuil, le demi-tour et le retour en position assise ;
- le test en appui unipodal yeux fermés ;
- le test de 6 minutes de marche ;
- le test de cinq levers de chaise.

Une mesure de la force isométrique de préhension a également été effectuée.

Une dégradation de la puissance et de l’endurance musculaires au niveau des membres inférieurs
Les performances des 97 premiers patients inclus dans la phase longitudinale étaient significativement diminuées, notamment pour deux tests :
- le test des 5 levers de chaise (la durée de réalisation était de 10,7 secondes après 2 ans de suivi contre 9,9 initialement) ;
- le test de 6 minutes de marche (la distance parcourue était de 511 mètres contre 572 mètres au moment de la prise en charge, p < 0,001).

Ces résultats sont inquiètants dans la mesure où ils représentent un facteur de risque de chute et donc de fracture.

Les patients pour lesquels le temps de réalisation de 5 levers de chaise s’est allongé de plus de 2 secondes avaient une force isométrique de préhension moins importante que les autres (36 ± 9 kg contre 43 ± 8 kg, p = 0,01).

Aucune dégradation n’a en revanche été constatée concernant les autres tests cliniques.

La sarcopénie, un signe de vieillissement prématuré chez le sujet VIH+
La sarcopénie est définie par une diminution de la masse musculaire, de la force et de la qualité du muscle.

Plusieurs études ont mis en évidence un vieillissement prématuré des personnes infectées par le VIH. L’origine est vraisemblablement multifactorielle : infection par le VIH lui-même, antirétroviraux, sénescence du système immunitaire avec diminution de ses capacités d’adaptation.

On retrouve en effet au niveau biologique un dysfonctionnement du système immunitaire, une diminution de la longueur des télomères au niveau de certaines cellules du système immunitaire et une augmentation des marqueurs pro-inflammatoires (Iinterleukine-6, TNF-α, Interleukine-1β, protéine C-Reactive) et de coagulation (D-dimer et facteur VIII).

De plus, certains antirétroviraux entraînent un stress oxydatif pour les cellules, une inflammation et une atteinte mitochondriale. Des inhibiteurs de la protéase, en particulier le ritonavir, sont connus pour provoquer la production et l’accumulation d’une protéine de sénescence, la pré-lamine A.

De nombreux arguments fondamentaux et épidémiologiques conduisent à l’hypothèse pro-inflammatoire de la sarcopénie.

Deux auteurs, Clark et Manini, proposent le terme de « dynapénie » pour décrire spécifiquement la perte de fonction musculaire liée au vieillissement. La dynapénie résulte en particulier d’altérations neurologiques, notamment d’unités motrices responsables du contrôle des fibres de type II et des propriétés contractiles du muscle, elles-mêmes résultant d’anomalies cellulaires et moléculaires.

Cette étude montre donc une dégradation des performances locomotrices et posturales sur deux ans. Toutefois, les auteurs de cet article précisent que ces résultats n’ayant porté que sur les 97 premiers patients sont descriptifs, préliminaires et devront être confirmés par des analyses prenant en compte l’ensemble des patients inclus. _

Source :
- Nozères, A, Richert L, Delleci C, Mercié P, Bruyand M, Bonnet F, et al. Evolution des troubles locomoteurs et posturaux chez les patients infectés par le VIH-1 au sein de la cohorte ANRS CO3 Aquitaine Annals of Physical and Rehabilitation Medicine, 2011, Vol 54, Sup 1, p. e135.
- Richert, L ; Dehail, P ; Mercié, P ; Dauchy, F-A ; Bruyand, M ; Greib, C ; Dabis, F ; Bonnet, F ; Chêne, G. High frequency of poor locomotor performance in HIV-infected patients ;AIDS 25(6):797-805, March 27, 2011.
- Effros RB, Fletcher CV, Gebo K, Halter JB, Hazzard WR, Horne FM, et al. Workshop on HIV Infection and Aging : What Is Known and Future Research Directions. Clin Infect Dis 2008,47:542-553.
- Rolland Y, Vellas B. La sarcopénie. La Revue de Médecine Interne, 2009, Vol. 30, n° 2, pp. 150-160
- Cynober L, Aussel C. Dynapénie versus sarcopénie Nutrition Clinique et Métabolisme, 2010, Vol. 24, n° 1, p. 4
- Clark B.C, Manini T.M, Sarcopenia ≠ Dynapenia . J Gerontol A Biol Sci Med Sci, 2008,N°63, pp. 829–834.
- “ 8ème séminaire de recherche clinique sur le VIH – Vieillissement accéléré chez les patients infectés par le VIH ” ; en ligne :ANRS
- “ Vieillissement accéléré : le concept de fragilité peut-il être étendu au VIH ? ” ; Desquilbet L ; Inserm UMR S 707 – Hôpital Saint Antoine, Paris ; en ligne

Pour en savoir plus :
- VIH et vieillissement

gayglobeus @ October 11, 2011

Plus de 6000 danseurs ont participé au Black and Blue

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Cyberpresse
Plus de 6000 personnes ont convergé vers le Stade olympique de Montréal, dimanche soir, pour participer à la 21e édition de l’événement danse Black and Blue, selon les premières estimations transmises lundi par les organisateurs.

Dix-huit disc-jockey de renommée internationale répartis dans deux salles se sont succédé aux commandes de la musique dès 21h dimanche, du jamais vu dans l’histoire de l’événement, a ajouté Mélanie Roy.

C’était un retour au Stade olympique pour l’événement, qui avait tenu ses dernières éditions au Palais des congrès, retour fortement apprécié des danseurs, a soutenu la porte-parole.

Le «Black Jack 21», point culminant du 21e Festival Black and Blue organisé par la Fondation BBCM, vise aussi à soutenir les personnes atteintes du VIH/sida ainsi que les groupes communautaires homosexuels.

Selon Mme Roy, un changement s’est opéré au cours des années, puisque l’événement attire maintenant de plus en plus de personnes hétérosexuelles et de jeunes âgés de 18 et 25 ans. Le renouvellement de la clientèle serait en partie dû à l’ajout d’une salle consacrée à la musique «trance», un type de musique électronique populaire auprès de ces danseurs.

Plus de la moitié de la clientèle du festival provient de l’extérieur du Québec, souligne Mme Roy. Plusieurs touristes des États-Unis, mais aussi de l’Europe ainsi que de l’Australie, se trouvent actuellement dans la métropole afin de participer aux activités du Festival Black and Blue.

Mme Roy rappelle que tous les plans concernant la sécurité des danseurs ont été approuvés par le service de sécurité du Stade olympique. Les organisateurs ont travaillé de concert avec le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) pour prévenir au maximum le trafic de stupéfiants. Une seule personne a été arrêtée au cours de la soirée de dimanche, selon Mme Roy.

Les derniers participants du festival, qui ont déboursé entre 75 et 120$ pour entrer sur le site, devaient quitter les lieux vers midi, lundi.

L’an dernier, la Fondation BBCM avait remis quelque 50 000$ en dons à différents organismes oeuvrant pour la cause du sida.

gayglobeus @ October 11, 2011

Contaminations par le VIH en prison : l’Etat est responsable

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Nouvelobs.com
LE PLUS. Suite à l’article de Laurent Jacqua qui mettait en cause le gouvernement, le collectif TRT-5 a décidé de publier un communiqué de presse concernant l’urgence de la situation des contaminations par le VIH en prison, par manque de prévention et refus de la mise en place du programme d’échange de seringues.

Yann Mazens
> Par Yann Mazens Coordinateur du collectif TRT5

Edité par Gaëlle-Marie Zimmermann

Pour la mise en place de programmes d’échange de seringues en milieu carcéral : le collectif Inter-Associatif TRT-5 [1] a été associé à la mise en œuvre des études PREVACAR (estimation de la prévalence virale et de l’offre de soins en milieu carcéral) et PR2IDE (accès aux mesures de prévention et réduction des risques infectieux en milieu pénitentiaire).

heroine

Injection d’héroïne – DARRYL DYCK/SIPA

Ces études confirment les constats faits par les acteurs de terrain depuis plus de 15 ans et par nombre d’experts nationaux et internationaux, dont ceux de l’Organisation mondiale de la santé :

• Une prévalence du VIH en prison deux à quatre fois supérieure à celle de la population générale, celle de l’hépatite C de cinq à huit fois

• L’existence de pratiques à risques liées à l’injection de drogues par voie intraveineuse est désormais scientifiquement prouvée.

La situation actuelle en prison correspond donc à celle des années 80 où, en France, le refus de toute politique de réduction des risques a contribué à la contamination de milliers d’usagers de drogues.

Pourtant, les programmes d’échanges de seringues en milieu libre ont montré leur efficacité dans notre pays ; des expériences menées à l’étranger ont prouvé qu’il était possible de les développer en prison et d’en obtenir des bénéfices en matière de santé.

Le TRT-5 rappelle les dispositions de la loi du 18 janvier 1994 qui impose l’égalité de la prise en charge sanitaire entre le milieu libre et le milieu carcéral. La lutte contre les épidémies virales en milieu carcéral constitue un enjeu majeur de santé publique.

Ces résultats alarmants doivent être officiellement publiés dans les plus brefs délais et doivent servir de fondement à la mise en place rapide de programmes d’échanges de seringues en milieu carcéral. Nous ne pouvons plus attendre face à ce qui constitue un véritable scandale sanitaire.

LE TRT-5 DEMANDE LA PUBLICATION IMMÉDIATE DE CES RÉSULTATS ET LA MISE EN PLACE DE PROGRAMMES EXPÉRIMENTAUX D’ÉCHANGE DE SERINGUES EN MILIEU CARCÉRAL.

[1] Créé en 1992, TRT-5 est un collectif de neuf associations de lutte contre le VIH/sida impliquées sur les questions thérapeutiques et de recherche. TRT-5 poursuit principalement deux objectifs : faire valoir les besoins des personnes vivant avec le VIH auprès des acteurs du système de recherche et de prise en charge médicale et assurer la diffusion d’informations actualisées auprès des personnes concernées.

gayglobeus @ October 11, 2011

“Steve Jobs est mort du Sida”

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7sur7.be
Une “drôle” de rumeur affole le Web au lendemain de l’annonce de la mort du PDG D’Apple, Steve Jobs. Selon un rapport (totalement faux, selon les premiers éléments) publié sur le net, celui-ci souffrait peut-être du SIDA.
De nombreux éléments semblent très légers dans ce rapport publié par le site Wikileaks sur Twitter peu après l’annonce du décès de Steve Jobs.

Selon cette fiche médicale signée SXCheck, le PDG d’Apple aurait effectué un test HIV en 2004. Celui-ci se serait révélé positif. Ce qui pourrait expliquer, selon Wikileaks, le cancer du pancréas de Steve Jobs qui serait en fait un Sarcome de Kaposi, un cancer qui se déclare chez les patients infectés par le virus du SIDA. En outre, selon Wikileaks, Steve Jobs suivait un régime alimentaire prescrit généralement dans le cadre d’un traitement alternatif contre le HIV.

Or, selon gawker.com, SXCheck n’existe que depuis 2006. De plus, le numéro de sécurité social disposé sur la fiche semble correct mais nul n’a la preuve qu’il s’agit bien de celui de Steve Jobs. Nombreux sont ceux qui auraient pu falsifier ce document pour nuire à Steve Jobs et à son entreprise en constante progression.

Face à cette information, la famille de Steve Jobs s’est indignée indiquant qu’il s’agissait là d’une atteinte à sa vie privée. (CB)

gayglobeus @ October 11, 2011

La circoncision contre le SIDA, entre illusion, sexisme et apartheid

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Nouvelobs.com
“Celui qui sacrifie une liberté essentielle à une sécurité éphémère et aléatoire

“ne mérite ni la sécurité ni la liberté.” Benjamin Franklin

“Y’en avait jusqu’à la ceinture, mais Abraham a dit de circoncire.”

d’après Graeme Allright

Les remarques suivantes ont été inspirées par un article africain (1) et par le succès de la stratégie adoptée contre le SIDA par l’Ouganda (2) et la Thailande. Dans cette lutte, les méthodes saines et sûres sont le plaisir personnel (autosexualité), la fidélité, le préservatif (3) et le test HIV ; le savon est inutile ou dangereux (4). Mais il faut aussi écarter résolument le multi-partenariat l’adultère et la polygamie, les rapports pendant les règles et le “dry sex”, l’homophilie, la sodomie et le tourisme zoosexuel avec les singes porteurs endémiques du virus(*). L’usage des drogues et l’euphorie provoquée favorisent dangereusement la prise de risque. Quoi qu’il en soit, la violence appelle la violence et l’on ne doit pas combattre pas la débauche par la violence des mutilations sexuelles. Pour tous ceux qui n’ont pas encore trouvé une relation stable avec une personne saine, la autosexualité ou la sexualité des préludes sont le plus sûr recours contre l’épidémie. Cela suppose de ne pas avoir été privé de leurs organes spécifiques : le clitoris et le prépuce. Dans un continent où les femmes sont maintenant les plus atteintes par une épidémie initialement diffusée par les hommes, elles sont les premières intéressées à adopter l’éthique de la fidélité. D’autant plus que c’est une éthique égalitaire dans laquelle la perte de diversité est compensée par le gain en sécurité affective et l’approfondissement des relations.

Concernant les enfants, une étude réalisée à partir des données de 2009 du Mozambique, a montré que les circoncis ou scarifiés sont deux à trois plus susceptibles d’être contaminés par le HIV (5).

En dépit de cela, trois importantes enquêtes (6, 7, 8) sur l’efficace de la circoncision pour protéger les hommes du HIV ont été menées en Afrique sub-saharienne. Elles ont succédé à toute une série depuis vingt ans, avec les mêmes buts et résultats, mais la presse nous a resservi la même discutable conclusion qui a finalement déterminé l’OMS à recommander la circoncision de masse en Afrique.

La présomption de contamination et l’absence d’une information vitale

sont sexistes et racistes

Dans aucun pays développé les enquêteurs n’auraient songé à proposer une alternative circoncision-préservatif qui suppose la partenaire contaminée sans réaliser le test sur les deux partenaires. Un tel sexisme ne se serait pas produit en Europe ; ce n’est pas du sexisme à proprement parler, c’est du sexo-racisme, un racisme à la puissance deux.

De plus, dans la première étude, le test a été pratiqué pour les seuls besoins de l’enquête, sans que les sujets soient informés du résultat. Il apparut en effet, au tout début, que 146 (72 + 74) des sujets étaient porteurs du virus (9). Ces personnes n’en ont pas été averties (10). Il s’agit de racisme ; une telle décision serait impensable dans un pays développé. Il est inadmissible que des médecins aient porté atteinte au droit à la dignité de personnes humaines en les privant d’un diagnostic de contagion létale. Même le journaliste qui a dénoncé ce racisme à l’encontre des contaminés n’a pas songé à le faire envers les non contaminés qui avaient aussi le droit de savoir. Selon toute vraisemblance, le test a été pratiqué sur les sujets à leur insu, sinon ils l’auraient demandé pour leur partenaire mais il semble que cela aurait été contradictoire avec l’objet de l’étude : savoir ce qui se passe en l’absence d’information. Le terme de cobayes humains s’applique.

Pour cette raison, cette étude a été refusée à la publication en Europe par The Lancet (11) mais elle fut publiée aux États-Unis encore majoritairement circonciseurs. Un tel usage des fonds publics octroyés à l’INSERM est consternant.

Les droits de l’homme, ce n’est pas pour les noirs

Puisqu’on a parlé de la circoncision comme d’un “vaccin” contre le SIDA, la comparaison s’impose avec le statut juridique des vaccins en matière de droits de l’homme. La jurisprudence des hautes cours européennes (CEDH, 9.10.77 ; C.É., 26.11.1) tolère les atteintes limitées au principe de l’intégrité physique commises dans un but de prévention prophylactique (vaccins) à condition qu’elles soient, un, effectuées pour la protection de la vie, deux, proportionnées à leur but, trois, soumises à enquête officielle. Or la circoncision n’est pas une atteinte limitée mais une pratique hautement invasive. La déontologie interdisant les amputations pour motif prophylactique (cancer du sein), même une protection à 100% ne justifierait pas d’exhorter la population à un “vaccin” mutilant. Cependant, en ce qui concerne les trois “enquêtes africaines”, on peut parler d’enquête officielle. Cependant, les vaccins procurent une couverture du risque d’au moins 95%. Ce n’est pas le cas ici, comme nous l’allons voir. En conséquence, la circoncision ne remplit pas les deux dernières conditions.

Les enquêtes ont utilisé des cobayes humains

La démarche des trois études fait dresser les cheveux sur la tête. A Orange Farm, une banlieue pauvre de Johannesburg, 3 128 hommes ont été recrutés (6) et 1 546 cobayes humains ont été circoncis d’emblée. Les autres ont subi la mutilation 14 mois plus tard. Car selon les hâtifs et naïfs promoteurs de l’entreprise, son succès fut tel qu’ils l’arrêtèrent pour circoncire le reste de l’échantillon.

Les enquêteurs se sont donné bonne conscience en fournissant à leurs victimes préservatifs et conseils. Mais il fut un temps où les expérimentations mutilantes sur des humains s’abritaient derrière les barbelés des camps d’extermination. Aujourd’hui elles se font au grand jour ; pour proclamer les résultats soi-disant positifs de forfaits réalisés avec la collaboration de victimes médusées par la blouse blanche, quelques scientifiques obtiennent une consécration médiatique dans les congrès de la Société Internationale du SIDA. Science, que de crimes on commet en ton nom !

Les enquêtes ont été limitées aux hommes et aux noirs

L’enquête d’Orange Farm se dit “randomisée” (statistiquement représentative de la population par tirage au hasard) mais les femmes en ont été exclues. Depuis quand une population est-elle composée d’un seul sexe ? ! De plus, comment une petite ville de noirs pourrait-elle représenter la population sud-africaine qui inclut 11 % de blancs ? ! Délibérément androcentrée et ethnocentrée, cette étude est d’autant plus statistiquement biaisée qu’à l’instar des deux autres qui lui ont succédé, elle renseigne les risques de transmission de la femme à l’homme sans s’inquiéter du statut HIV des femmes en contact avec les sujets de chaque échantillon. Elles ne prennent pas non plus en compte l’âge, le statut marital et la religion, si importants en matière de conduite sexuelle.

L’extrapolation d’une conclusion à moyen terme

sur un échantillon bien limité est fascinante mais fallacieuse

Dans l’enquête d’Orange Farm, au bout de 14 mois, la circoncision a considérablement diminué le nombre de contaminations, de 60% plus faible chez les circoncis. Deux enquêtes similaires, menées au Kenya et en Ouganda sur une période un peu plus longue (15 mois), ont montré une diminution de la “protection” qui, en un mois, passe à 53 et 48% (7, 8). Cette diminution rapide de l’effet protecteur dans le temps montre que la circoncision ne fait que retarder l’entrée du VIH. On peut même se demander si l’interruption des enquêtes avant terme ne serait pas due à un souci de ne pas laisser se “dégonfler” une statistique prometteuse (12).

De plus et surtout, il est bien connu que les enquêtes en matière de MST (13, 14, 15), même sur un grand nombre de sujets, ont des résultats relativement contradictoires ; les MST sont si rares que même les enquêtes à grande échelle sont douteuses. Le professeur Geshekter (13) souligne qu’il est extrêmement hasardeux d’extrapoler à tout un continent un résultat obtenu sur un aussi petit nombre de cas ; sur les 10 908 sujets des trois enquêtes, seuls 205 ont contracté le virus. Tirer d’enquêtes aussi limitées une prescription de mutilation chirurgicale pour des millions d’hommes n’est pas sérieux.

Quoi qu’il en soit, à plus long terme et comme prévu par plusieurs observateurs (16), le remède n’est pas garanti (17).

Les études contradictoires se multiplient

Les critiques des trois enquêtes sub-Sahariennes se multiplient (18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30). Remarquant qu’au Lesotho à moitié circoncis, le SIDA frappe 22,8% des circoncis contre 15,2% des intacts et qu’ “au Cameroun où 93 % de la population est circoncise, la prévalence du VIH chez les hommes circoncis est de 4,1 % contre 1,1 % pour les non-circoncis”, le Conseil national du SIDA a considéré la circoncision comme “une méthode discutable” de prévention (18). De même, une enquête menée en 2006 par le Swaziland Central Statistical Office (27) a déterminé que le taux de SIDA était de 21,8% chez les circoncis contre 19,5% chez les intacts. L’enquête à long terme d’un chercheur de l’Institut Pasteur (22) sur 13 pays africains ne montre pas de différence entre les circoncis et les intacts. Une étude menée en 2006 (28) “n’a pas détecté l’association attendue entre la circoncision et la séroposivité”. Le Mali et le Soudan circoncis ont effectivement un faible taux de SIDA mais ce sont des pays musulmans où d’une part les femmes sont mariées très jeunes et où d’autre part les rapports sexuels sont interdits pendant les menstrues. La similarité des taux de SIDA en Suède et en Israël montre que la circoncision n’a rien à voir à l’affaire.

Une enquête menée sur 4 400 femmes de circoncis

montre que la circoncision maritale ne les protège pas

La circoncision de leur mari a été sans influence pour un échantillon de 4 417 ougandiennes et zimbabwéennes (31).

Pour les femmes de circoncis séropositifs,

le risque est aggravé de 55% sur deux ans

Une enquête de deux années sur un échantillon tiré au hasard a montré que la circoncision augmente lourdement le risque pour les femmes (32) (17/92 = 18,48% et 8/67 = 11,94%, ensuite, 6,54/11,94 = 54,77). A quoi bon diminuer le risque pour les hommes si cela l’augmente dans une proportion identique pour leurs partenaires de surcroît susceptibles de porter des fœtus ?

Plusieurs facteurs minimisent le rôle du prépuce

Talbott a montré (33) qu’en Afrique, le continent le plus atteint, le grand vecteur de l’épidémie n’est pas le prépuce mais la prostitution. Les prostituées africaines, quatre fois plus nombreuses, sont quatre fois plus contaminées que dans le reste du monde. Une mutation génétique frappant les Africains explique aussi leur grande vulnérabilité à l’épidémie (34). Ensuite, Chenine & al. (35) ont montré qu’un ver d’eau qui atteint particulièrement la population sud-africaine dont il affecte 50% des femmes, renforce aussi cette vulnérabilité.

Les conséquences à long terme sont contradictoires

Chez les victimes qui subiront toute leur vie le résultat de l’opération, sa mise en œuvre aboutira à l’effet inverse : propager l’épidémie par négligence de l’usage du préservatif, pour deux raisons. D’une part les circoncis – en particulier les jeunes sujets – se croiront suffisamment protégés (36, 37, 38). La rumeur s’en répand déjà en Afrique : “La circoncision, c’est le meilleur préservatif, le meilleur vaccin !” D’autre part et surtout, l’usage du préservatif est déjà peu agréable aux homes normaux. Chez les circoncis, la perte de sensibilité du gland (39), le rend carrément rébarbatif, si bien que ces messieurs refusent les demandes de leur partenaire en ce sens. L’extension de l’épidémie en Afrique et aux USA (40) – où la majorité de la population est circoncise – suggère fortement qu’à long terme, la circoncision a l’effet inverse du but recherché. Le fait est qu’avec un taux de contamination du double de celui de l’Europe, les USA sont le pays développé où l’épidémie s’est le plus propagée.

La deuxième conséquence sera une aggravation de la transmissibilité du virus aux femmes – et aux enfants des femmes enceintes – due à l’abrasion du vagin provoquée par l’absence du prépuce. Deux enquêtes (41, 42) ont révélé que ce dernier limite les frottements irritants pour le vagin, pour cinq raisons. Tout d’abord, les hommes normaux n’ont besoin que de trois minutes pour parvenir à l’orgasme et peuvent prolonger cette durée au besoin. Ensuite, ils recherchent les sensations fines procurées par l’exquise sensibilité érogène et tactile du prépuce (celle du gland est purement érogène), par des mouvements d’amplitude modérée, dans un acte moins gymnastique, plus lent, doux et tendre. Trois, n’étant plus une muqueuse, le gland circoncis, devenu calleux, a perdu sa délicatesse et son moelleux. Quatre, le prépuce coulisse sur la hampe si bien que les frictions contre le vagin sont réduites. Cinq, par sa mobilité et ses replis, il joue un rôle semblable à celui des segments d’un piston et permet d’éviter l’évacuation des sécrétions vaginales. A l’inverse, pour compenser leur perte de sensibilité, les circoncis ont besoin d’une grande amplitude de mouvement induisant, certes, le massage profond du gland recherché mais aussi des frottements intenses. De plus le champignon de la couronne de leur gland évacue peu à peu les sécrétions et le vagin s’irrite. Une sixième raison semble particulière aux cultures africaines du “dry sex”. Une gynécologue (43) a révélé que dans les couples excisées-circoncis, le mari proteste lorsque la femme, qui souffre lors du coït, souhaite utiliser le lubrifiant prescrit. La raison est évidente : “l’amour sec” permet au circoncis de parvenir plus vite à l’orgasme, au dépens de sa compagne, traitée comme pur objet. Les africaines sont deux fois plus susceptibles d’être contaminées que les hommes, la circoncision en est très probablement responsable. Les rapports 2004 et 2006 d’ONUSIDA (44) ont révélé qu’en Afrique subsaharienne, les femmes représentent 59% des personnes contaminées. Mais l’Afrique subsaharienne est la terre du “dry sex” ; imposé aux femmes, il exclut le préservatif et irrite au maximum. En démontrant que le risque de contracter le HIV est de 55% plus élevé pour les femmes dans les deux années suivant la circoncision de leur compagnon, les enquêtes de Wawer (32, 45) apportent la preuve de ces affirmations rédigées en 2007.

Conclusion

“Il est triste que les organisations mondiales de la santé soient dominées par des américains circoncis qui n’ont pas idée de ce qu’ils font.” David Llewellyn

Le message diffusé par la circoncision de masse est biaisé et dangereux parce qu’il la fait passer pour une alternative au préservatif. Comme l’a souligné le président Ougandais, il est aberrant de prescrire un remède comportant un risque de 40%. Pour une activité aussi quotidiennement répétitive que la sexualité, on ne peut pas adopter un remède comportant un risque qui fait rapidement décroître l’effet protecteur. Même si la circoncision a une forte incidence sur la transmissibilité du SIDA, un remède qui n’est sûr qu’à 60% à moyen terme doit être écarté s’il peut dissuader de l’utilisation d’un remède sûr à 99% à long terme. Prescrire la circoncision qui, en réduisant la sensitivité, décourage l’utilisation du préservatif, est tout bonnement insensé. La grande sophistication statistique de ces études a dissimulé l’efficacité à court terme, traîtresse, de la solution qu’elles préconisent. Faute d’intégrer les facteurs éthiques et comportementaux, les études statistiques aux résultats mirobolants sont susceptibles d’être gravement trompeuses. L’effrayante étendue de l’épidémie de SIDA en Afrique a donc une fois de plus favorisé la diabolisation d’un prépuce bouc émissaire favori de la phobie puritaine.

Il y a encore en Afrique de nombreux peuples qui ont résisté à l’épidémie de circoncision. La probabilité est maintenant élevée qu’ils délaissent leur antique sagesse devant l’envahissement pseudo-scientifique, néo-colonisateur et raciste, qui recommande la circoncision à Pretoria sans le faire à Genève. Alors que, sur réquisition du ministère public, un tribunal finlandais a reconnu que la circoncision est une atteinte pénale, quelques médecins tirent argument de l’épidémie de SIDA pour généraliser la barbarie et mutiler les derniers représentants noirs d’une éthique qui respecte l’enfant et refuse la distinction quasi-raciste qui prétend fonder des identités collectives sur une destruction de celle de l’espèce.

La circoncision générale – et bientôt la manipulation génétique dans un “meilleur des mondes” – plutôt que la lutte contre les causes réelles de l’épidémie, voilà la solution à long terme suggérée par des apprentis sorciers qui bénéficient de la crédulité, du conformisme et de l’antique superstition hygiéniste qui favorisent la criminalité pédo-sexuelle. La psychanalyse verra là un avatar de la sadique et obsessionnelle compulsion parentale et sociétale, à menacer les enfants de castration, voire à castrer les filles de leur organe érectile, pour mieux les soumettre. Cette menace n’étant pas verbalisée, ses effets demeurent inconscients et leurs conséquences peuvent être désastreuses.

Non seulement l’éthique élémentaire interdit de mutiler le corps humain à titre préventif mais encore les mutilations puritaines associées au laisser-faire vis à vis de la débauche ne peuvent pas sauver l’humanité du SIDA. Des voix africaines se sont déjà élevées (1) pour dénoncer les comportements maintenant bien connus responsables de son développement. Au lieu de s’y opposer, la circoncision les favorise. Cette solution est donc plus extravagante encore que l’ablation des seins en prévention du cancer. Plus encore que les autres MST, l’épidémie de SIDA rappelle à un monde égaré par l’étalage de la perversion et de la séduction posées en exemple par les médias, les règles élémentaires de l’éthique amoureuse : “On ne fait pas l’amour sans amour vrai et l’amour véritable (respect, tendresse, fidélité) n’existe pas sans connaissance vraie.” Leur mise en œuvre ne peut se faire sans l’abandon du tabou de la autosexualité. Selon le slogan de Marilyn Milos (46), le SIDA ne doit pas être combattu par l’amputation mais par l’éducation. L’éthique et l’éducation permettent de lutter contre le SIDA, l’ordre moral circonciseur ne le peut pas. C’est pourquoi la circoncision pour motif statistique fallacieux décrétée par les fonctionnaires de l’OMS est une aberration éthique. Deux sociétés médicales : l’Australian federation of AIDS organizations (AFAO) (47) et l’Office national du SIDA (18) français, ont déjà réagi négativement à la recommandation de l’OMS. Le professeur Rozenbaum a déclaré : “En cas de relation sexuelle, le préservatif est le seul moyen efficace de prévention individuelle, que les hommes soient circoncis ou non.”

Entre l’aggravation de la transmissibilité aux femmes, la démotivation pour l’utilisation du préservatif et l’effritement de la protection dans le temps, non seulement le remède est pire que le mal mais encore il détourne des sommes importantes du seul remède efficace et de la recherche. La jet society urologique s’offre en Afrique, aux frais des contribuables, des séjours coûteux pour l’écosphère. Les trois enquêtes sur le SIDA menées en Afrique sub-saharienne furent un cri d’alarme à l’univers que la sécurité des préservatifs est faite pour les riches blancs alors que la circoncision est un pis-aller, fallacieux et à court terme, pour les pauvres noirs. Ces derniers feraient mieux de s’offrir des préservatifs plutôt que les prostituées par lesquelles ils contaminent leurs femmes de retour à la maison. En tout cas, il ne faudrait pas que les plus jeunes aient à souffrir d’une épidémie résultant de l’inconduite de leurs aînés ni l’ensemble de la population masculine de celle de quelques-uns.

Lorsque des blancs préconisent la circoncision contre le SIDA en Afrique sans en faire autant pour le reste du monde, cela s’appelle du racisme. Lorsque des médecins blancs, de façon absolument inutile et en sachant pertinemment que cela va aggraver de 55% le risque de contamination pour leurs compagnes, circoncisent des sidaïques au prétexte que cela “stigmatiserait” ces séducteurs par rapport à leurs concurrents (cf. (32)), cela s’appelle de la complicité raciste de crime sexiste.

Sigismond (Michel Hervé Navoiseau-Bertaux) – oldsigismund@hotmail.com

Chercheur indépendant en psychanalyse, ancien élève du Département psychanalyse de l’Université de Paris VIII, auteur de “Mutilations sexuelles : excision, circoncision, le meurtre de l’innocence” disponible gratuitement sur circabolition

(1) Afrika wakamba. Afrique et santé, circoncision, l’Afrique en danger. 1983.

http://www.oocities.org/rainforest/3719/circoncision.html

(2) Low-Beer D., Stoneburner R. Behaviour and communication change in reducing HIV : Is Uganda unique ? Johannesburg : Centre for AIDS development, research and evaluation, 2004 : 14.

(3) American Foundation for AIDS Research. The effectiveness of condoms in preventing HIV transmission. Issue brief N° 1 January 2005.

(4) http://images3.wikia.nocookie.net/__cb20100606155856/intact/images/5/57/Soap_and_HIV.pdf

(5) Brewer D.Scarification and male circumcision associated with HIV infection in Mozambican children and youth.. WebmedCentral EPIDEMIOLOGY 2011, 2(9) : WMC002206.

http://www.webmedcentral.com/article_view/2206

(6) Auvert B., Tallard D., Lagarde E., Songnim-Tambekou J., Sitta R. et al. Randomized, Controlled Intervention Trial of Male Circumcision for Reduction of HIV Infection Risk: The ANRS 1265 Trial. PLoS Med 2005 ; 2 (11) : e298.

http://medicine.plosjournals.org/perlserv/?request=get-document&doi=10.1371/journal.pmed.0020298

(7)Bailey C, Moses S, Parker CB, et al. Male circumcision for HIV prevention in young men in Kisumu, Kenya: a randomized controlled trial. Lancet 2007 ; 369 : 643–56.

(8) Gray H., Kigozy G., Serwadda D. et al. Male circumcision for HIV prevention in young men in Rakai, Uganda: a randomized trial. Lancet 2007 ; 369: 657-66.

(9)http://medicine.plosjournals.org/perlserv/?request=slideshow&type=figure&doi=10.1371/journal.pmed.0020298&id=38884 (lien aujourd’hui corrompu)

(10) Schoofs M, Lueck S, Phillips MM. Study says circumcision reduces AIDS risk by 70%. Findings from South Africa may offer powerful way to cut HIV transmission. Wall street journal 2005 ; July 5: A1.

(11) Cohen J. AIDS research. Male circumcision thwarts HIV infection. Science 2005 ; Aug 5 ; 309 (5736) : 860.

http://www.samj.org.za/index.php/samj/article/viewFile/1811/2152

(12) Montori V. et al. Randomized studies stoped for benefit: a systematic review. J Amer med ass 2005 ; 294 (17) : 2203-9.

(13) Fauntleroy G. The truth about circumcision and HIV. Mothering July 2008.

(14)Laumann E., Masi C., Zuckerman E. Circumcision in the United States. JAMA 1997 ; 277 (13) : 1052-1057. http://www.cirp.org/library/general/laumann

(15)Cook L., Koutsky L., Holmes K. Circumcision and sexually transmitted diseases. Am j pub health 1994 ; 84 : 197-201.

(16)Dickson N. Circumcision and risk of sexually (sic) transmitted infections in a birth cohort. J of ped, 2008 ; 152 (3) : 383-387.

(17) 2009 Kenya Aids Indicator Survey (Kais)

http://www.nation.co.ke/News/-/1056/663870/-/uneiet/-/index.html

(18) Rozenbaum W., Bourdillon F., Dozon J-P. et al. Report on Male Circumcision: An arguable method of reducing the risks of HIV transmission. Conseil national du SIDA, 2007: 1-10.

http://www.cns.sante.fr/spip.php?article277&decoupe_recherche=circoncision

(19) Alkatout I. et al. Sexual behaviour as the limiting and linking factor in HIV-infected people in rural Zimbabwe. Int J of STD & AIDS 2007; 18 (10), 688-91.

(20) Devon D., Brewer et al; Male and female circumcision associated with prevalent HIV infection in Virgins and adolescents in Kenya, Lesotho and Tanzania. Annals of epidemiology 2007; 2 (3) : 217-26.

(21) Dowsett G.,Murray Couch. Male circumcision and HIV prevention: is there really enough of the right kind of evidence? Reprod Health Matters 2007; 15 (29): 33-44.

http://www.cirp.org/library/disease/HIV/dowsett2007/

(22) Garenne M. Long term population effect of male circumcision in generalized HIV epidemic in sub-Saharan Africa. African Journal of AIDS research 2008 ; 7 (1) : 1–8.

(23) Siegfried N, Muller M, Volmink J. et al. Male circumcision for prevention of heterosexual acquisition of HIV in men. In : The Cochrane Library, 3, 20 03.

http://www.mrc.ac.za/policybriefs/Malecircumcision.pdf

(24) Green G. McAllister R., Peterson K., Travis J. Male circumcision is not the HIV ‘vaccine’ we have been waiting for ! Future HIV therapy 2008 ; 2 (3), 193-199.

(25) Sidler D., Smith J., Rode H.Neonatal circumcision does not reduce HIV/AIDS infectionrates. SAMJ2008 ; 98 (10). http://www.circumcisionandhiv.com/files/SAOpinion.pdf

(26) Connolly C., Leickness C., Shanmugam R., Nqeketo A. Male circumcision and its relationship to HIV infection in South Africa: results of a national survey in 2002. S Afr Med J 2008 ; 98 : 789-794. http://www.circumcisionandhiv.com/files/254-12519-1-PB.pdf

(27) Swaziland Central Statistical Office. Swaziland Demographic and Health Survey 2006-7. p. 227.

http://www.measuredhs.com/pubs/pdf/FR202/FR202.pdf

(28) Green L., Travis J., McAllister R, Kent, Peterson K., Vardanyan A., Craig A., Male circumcision and HIV prevention : Insufficient evidence and neglected external validity. American Journal of Preventive Medicine 2010, 39 (5 ), 479-482.

(29) Van Howe R., Storms M. How the circumcision solution in Africa will increase HIV infections. Journal of Public Health in Africa 2011; 2:e4.

http://www.publichealthinafrica.org/index.php/jphia/article/viewArticle/jphia.2011.e4/html_9

(30) Westercamp M., BaileyR., Bukusi E., MontandonM., KwenaZ., Cohen C. Male circumcision in the general population of Kisumu, Kenya: beliefs about protection, risk behaviors, HIV, and STIs. PLoS ONE 5(12): e15552. doi:10.1371/journal.pone.0015552

http://www.plosone.org/article/info:doi/10.1371/journal.pone.0015552?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed:+plosone/PLoSONE+(PLoS+ONE+Alerts:+New+Articles)

(31) Norris A. et al. Men’s circumcision status and women’s risk of HIV acquisition in Zimbabwe and Uganda. AIDS 2007; 21: 1779-89.

(32) Wawer M., Makumbi F., Kigozi G., Serwadda D., Watya S., Nalugoda F. and others. Circumcision in HIV-infected men and its effect on HIV transmission to female partners in Rakai, Uganda: a randomised controlled trial. Lancet 2009 (374-9685) : 229-237.

http://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(09)60998-3/fulltext

(33) Talbott J. “Size matters: the number of prostitutes and the global HIV/AIDS pandemic”. PLoS ONE 2 (6). http://www.circumcisionandhiv.com/files/journal.pone.0000543.pdf

(34) He W. et al. Duffy antigens receptors for chemokines mediates trans-infection of HIV-1 from red blood cells to target cells and affects HIV-AIDS susceptibility. Cell host and microbe2008 ; 4 : 52-62.

(35) Chenine A.-L., Shai-Kobiler E., Steele L., Ong H., Augostini P., Song R., Lee S., Autissier P., Ruprecht R., Secor W. Acute schistosoma mansoni infection increases susceptibility to systemic SHIV clade c infection in rhesus macaques after mucosal virus exposure. PLOS neglected tropical diseases, July 2008.

http://www.plosntds.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pntd.0000265#aff3

(36) UN office for the coordination of humanitarian affairs. Swaziland : circumcision gives men an excuse not to use condoms. IRIN 31 July 2008.

http://www.irinnews.org/Report.aspx?ReportID=79557

(37) Kalichman S, Eaton L, Pinkerton S. Circumcision for HIV prevention: failure to fully account for behavioral risk compensation. PloS Med 2007 ; 4 (3) : e138.

http://medicine.plosjournals.org/perlserv/?request=get-document&doi=10.1371%2Fjournal.pmed.0040138

(38) Myers A, Myers J. Male circumcision, the new hope? S Afr Med J 2007 ; 97(5): 338-341.

(39) Sorrells M., Snyder J., Reiss M., Eden C., Milos M., Wilcox N., Van Howe R. Fine-touch pressure thresholds in the adult penis. BJU international 2007 ; 99 (4), 864-869.

http://www.cirp.org/library/anatomy/sorrells_2007/

(40) United States has highest STD rate.

http://www.mercola.com/2004/mar/10/std_rates.htm

(41) O’Hara J., O’Hara K. The effect of male circumcision on the sexual enjoyment of the female partner. BJU international 1999; 83 (suppl. 1) : 79-84.

http://cirp.org/library/anatomy/ohara

(42) Boyle G. Bensley G., Effects of male circumcision on female arousal and orgasm. N Z med j 2003; 116 (1181): 595-6. http://cirp.org/library/sex_function/bensley1

(43) Piet E. Séminaire I.N.E.D. Paris, 10 décembre 2009.

(44) http://data.unaids.org/pub/EpiReport/2006/2006_EpiUpdate_Fr.pdf

(45)Serwadda D. Wawer M. et al. A population based approach to understanding a very clever virus: a brief history of HIV research and services in the Rakai health sciences program, Uganda.15th Conference on Retroviruses and Opportunistic Infections, Boston, MA, 3-6 February 2008. Abstract 33LB.

http://www.icgi.org/2008/02/wives-more-likely-to-contract-hiv-from-circumcised-husbands/

(46) NOCIRC 2006 newsletter. http://www.nocirc.org (NOCIRC publications)

(47) Australian federation of AIDS organizations. Male circumcision has no role in the Australian HIV epidemic. 2007. www.afao.org.au/library_docs/policy/Circumcision07.pdf

(*) Selon le Professeur Luc Montagnier, l’inventeur du VIH, elle est probablement à la source de l’épidémie. En effet, la communauté homophile a été la première contaminée et il suffit d’un homophile zoophile pour transmettre le virus à l’humanité et l’hypothèse de la contamination à la chasse ne tient pas parce que si c’était possible, cela serait arrivé depuis longtemps.

gayglobeus @ October 11, 2011

Sida : du virus dans les larmes malgré le traitement

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Le Point.fr
Même quand le virus du sida n’est plus détectable dans le sang des malades recevant une thérapie antirétrovirale, il peut encore être retrouvé dans leurs larmes, selon une étude publiée dans le dernier numéro du Journal of Aids. Ce qui prouve que les traitements n’ont toujours pas la capacité d’aller détruire ce virus partout dans l’organisme.

La présence du VIH dans différents compartiments de l’oeil a été signalée dès les années 1980. Des chercheurs en avaient isolé dans la cornée, l’humeur aqueuse, la conjonctive, l’endothélium vasculaire rétinal, ainsi que dans les larmes et même dans les lentilles de contact de malades. Quelques études avaient même démontré la présence d’une charge virale en VIH plus importante dans le liquide intraoculaire que dans le plasma chez des malades en début de traitement antirétroviral.

Depuis, les thérapies ont progressé… mais cela n’a pas suffi, apparemment. C’est en tout cas ce qu’indiquent les conclusions du travail mené par Yang Han du département de pathologies infectieuses du Peking Union Medical College Hospital en Chine et ses collègues. Ils ont réalisé une étude sur 21 patients infectés par le virus du sida – seize traités depuis longtemps avec une thérapie antirétrovirale active et n’ayant plus de virus détectable dans le sang depuis au moins trois mois, deux patients n’ayant jamais reçu de traitement contre le VIH, trois participants avec une infection virale résistante aux médicaments – et cinq volontaires sains.

Des échantillons de larmes ont été recueillis directement à partir de leurs yeux, placés dans des tubes stériles et analysés. C’est ainsi que les chercheurs ont pu mettre en évidence la présence de virus dans les larmes de toutes les personnes infectées. Selon eux, la quantité de virus présents dans les échantillons de larmes n’était pas influencée par l’âge des patients, leur sexe, le taux de virus détecté dans leur sang avant le début du traitement, le stade d’évolution de leur maladie, ni le temps depuis lequel ils recevaient des médicaments antirétroviraux.

Cette publication n’émeut guère le Pr Gilles Pialoux, spécialiste du sida à l’hôpital Tenon de Paris, joint par téléphone alors qu’il participait à une réunion en province. “L’étude ne porte que sur 16 patients, relativise-t-il, et je ne connais pas le détail des médicaments utilisés. Il faut savoir qu’il existe des réservoirs et des sanctuaires pour le virus du sida. Dans les premiers, non seulement le VIH est à l’abri mais en plus il peut se multiplier ; c’est notamment le cas des ganglions. Dans les seconds, il est “seulement” hors de portée de la plupart des médicaments. C’est le cas des sécrétions vaginales. Les médicaments modernes vont de plus en plus dans les sanctuaires. En revanche, ils ne pénètrent pas dans les ganglions. C’est pourquoi il n’est pas possible d’interrompre les traitements.”

Quant aux mises en garde des spécialistes chinois concernant les précautions que doivent prendre les médecins lors des examens oculaires, “bien que l’infectiosité du VIH sous antirétroviraux soit peu connue”, elles semblent logiques. En revanche, pour Gilles Pialoux, le fantasme de la contamination par les larmes est clos depuis longtemps. Mais” il serait intéressant de savoir si les glandes lacrymales sont des réservoirs ou des sanctuaires”. Et ça, l’étude ne le dit pas.

gayglobeus @ October 11, 2011

Steve Jobs est-il mort du Sida ?

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Selon Wikileaks, Steve Jobs n’est pas mort en raison d’un cancer… mais suite à des complications liés au Sida !

Et on peut dire que les cyber-libertaires n’ont pas perdu de temps : seulement une minute après l’annonce officielle de la mort de Steve Jobs, le compte Twitter de Wikileaks proposait un lien vers une photo des (supposés) résultats sanguins du fondateur d’Apple.

Ces tests auraient été effectués en 2004 par un laboratoire indépendant et affichent un résultat positif au test HIV… Pour enfoncer le clou, Wikileaks ajoute :

« Steve Jobs suivait un régime alimentaire parfois recommandé aux malades du sida comme une thérapie alternative. »

Néanmoins, le site précise que “ces images ne doivent pas être prises à leur valeur nominale”, ce qui signifient donc que les documents ne sont pas certifiés exacts…

gayglobeus @ October 7, 2011

Gay Globe Média et Generalite.com: Une alliance profitable

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Par: Gay Globe Média

Gay Globe Média, groupe média canadien spécialisé dans les nouvelles pour la communauté gay francophone internationale souhaite remercier le fil de presse Generalite.com pour son aide précieuse dans la diffusion, l’indexation et la diffusion de ses nouvelles et pour la mise en ligne de ses actualités.

Gay Globe Média, fondé en 1998 sous le nom de “Le National” est le plus important groupe média gay au Québec et publie ses nouvelles et articles en version papier ou web au http://www.gayglobe.us sous les marques de commerce “Revue Le Point”, Canal 2, ruefrontenac.net, le-national.com et gglobetv.com

L’alliance technique et professionnelle entre Gay Globe et Generalite.com n’est pas nouvelle et permet au groupe média canadien un plus grande diffusion de nouvelles.

gayglobeus @ October 7, 2011

ALERTE À LA FRAUDE: Jean-Luc Romero se sert du nom de l’Éditeur de Gay Globe pour vendre ses livres

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Par Gay Globe Média

Gay Globe Média et son éditeur Roger-Luc Chayer souhaitent alerter la population quant à l’utilisation frauduleuse des noms de Roger-Luc Chayer et de la Revue Le Point, propriété de Roger-Luc Chayer, par un homme politique français, Jean-Luc Romero, dans le cadre de la vente d’un livre qui porte le titre de “Je n’ai jamais connu Amsterdam au printemps”.

Jean-Luc Romero, qui est un ex-collaborateur qui a été renvoyé de la revue Le Point et qui annonce sur son site ses déboires avec la publication et son éditeur, se sert quand même dans ses campagnes publicitaires du nom de Roger-Luc Chayer et de son média Le Point sans consentement ni autorisation afin de donner de la crédibilité à un document distribué commercialement.

Malgré les demandes répétées de l’éditeur de Gay Globe, Jean-Luc Romero refuse de cesser cette utilisation frauduleuse et s’expose à des poursuites judiciaires civiles et criminelles tant en France qu’au Québec.

gayglobeus @ October 6, 2011

Nigeria: Un nouveau projet de loi contre le mariage des homosexuels

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Tetu.com
Le mariage des homosexuels est de nouveau sur les pupitres du Parlement du Nigeria. Les parlementaires ont étudié en première lecture, courant juillet, puis deuxième lecture, fin septembre, un texte visant l’interdiction du mariage des gays et lesbiennes, annonce The Vanguard. Selon ce quotidien local, le «Bill for an act to prohibition marriage between persons of same sex» est sponsorisé par le sénateur du district d’Edo North (Sud), Domingo Alaba Obend. Il serait soutenu par au moins 25 confrères – soit environ le quart des élus de la chambre haute – qui jugent l’homosexualité criminelle.

«Pratique inacceptable»
«Légaliser le mariage entre personnes de même sexe sera moralement et idéologiquement infondé si d’autres intuitions auxquelles nous avons traditionnellement renoncé comme l’inceste restent illégales, a déclaré Domingo Alaba Obend. La plupart des Nigérians devraient soutenir que l’inceste est une pratique inacceptable socialement, ils devraient aussi rejeter le mariage entre personnes de même sexe.»

L’annonce du projet de loi a suscité des craintes chez la Coalition pour la défense des droits sexuels (Coalition for the defence of sexual rights), qui s’est déclarée dans un communiqué «choquée et profondément inquiète» rappelant que «des projets de loi similaires» avaient déjà été présentés en 2006 et 2008. Elle précise par ailleurs que les «complices» d’un mariage entre gays ou lesbiennes risquent cinq ans de prison, «Cette mesure vise clairement les activités des défenseurs des droits de l’homme qui ont pour mandat, sans restriction, de défendre les droits des personnes peu importe leur orientation sexuelle et leur identité ou expression de genre», a déploré l’ONG, appelant le sénat à «ne pas tenir compte de ce projet de loi inquiétant et à envisager de se pencher à la place sur des législation vitales».

Charia
L’homosexualité est passible de prison dans les Etats du Sud, chrétiens, et de la peine de mort dans ceux du Nord, musulmans et appliquant la charia. «Les homosexuels sont arrêtés et harcelés au Nigeria, explique à TÊTU Damian Ugwu, directeur exécutif, l’Initiative de plaidoyer pour la justice sociale (Social Justice Advocacy Initiative, SJAI). Il y a plusieurs exemples récents où la police a fait défiler des hommes accusés d’homosexualité devant la presse.»

«Il existe peu de différence de traitement des LGBT entre le Nord et le Sud», affirme le militant qui prédisait fin août que les parlementaires «pourraient ne pas résister à la tentation de réintroduire le projet de loi», notamment pour faire oublier «la corruption endémique qui se répand au parlement» . Il conclut que chrétiens et musulmans «sont très unis dans leur haine pour l’homosexualité et font tout ce qui est possible pour punir les homosexuels. Cependant, dans le Nord du Nigeria, la persécution des LGBT est plus visible à cause de la hisba, la police religieuse en charge de faire appliquer la charia».

gayglobeus @ October 5, 2011

Les Lanaudois très tolérants envers les homosexuels

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Letraitdunion.com
Pour une majorité de répondants au sondage Hebdos-Québec (84 %), le fait d’apprendre qu’un ami proche du même sexe est homosexuel ne changerait rien à la relation d’amitié (83 % pour le Québec).

Sujets :
Léger Marketing , ITouch , Repentigny , MRC de Joliette , Québec

Chez les 50-59 ans, ce taux est de 88 % et chez les 60-69 ans ce taux monte à 90 %. C’est à Repentigny/Le Gardeur/L’Assomption que le taux est le plus élevé avec 86 % alors que c’est dans les MRC de Joliette et Matawinie que l’on retrouve le taux le plus bas avec 79 %. Les 18 à 29 ans sont les plus nombreux (21 %) a indiqué qu’ils éprouveraient un certain malaise en apprenant qu’un ami est homosexuel.

« Découvrez le vrai visage des Québécois »

Depuis 2009, Hebdos Québec réalise une vaste enquête sociale afin d’évaluer l’opinion publique québécoise à propos de plusieurs enjeux et faits de société. C’est la firme de sondage Léger Marketing qui a été mandatée pour réaliser cette étude. Pour cette troisième édition, le sondage a été effectué par Internet et la collecte des données s’est déroulée entre le 30 avril et le 29 juin 2011, auprès d’un échantillon représentatif de 29 016 Québécois et Québécoises âgé(e)s de 18 ans ou plus et pouvant s’exprimer en français.

L’étude a été menée à travers 150 localités dont les contours sont définis par la zone de distribution des journaux membres d’Hebdos Québec. L’échantillon par marché s’élève au minimum à 200 répondants. La marge d’erreur totale des résultats est de l’ordre de 0,58 %, et ce, 19 fois sur 20, tandis que celle d’un marché individuel est d’environ 6,93 % (basée sur un marché de 200 répondants), et ce, également 19 fois sur 20.

Appel à tous : la suite de l’enquête

Hebdos Québec veut pousser l’enquête encore plus loin et demander aux internautes de se prononcer sur ce sondage en répondant à une question et en fournissant une photo personnelle qui sera positionnée sur la carte du Québec. Avec cette participation en ligne, Hebdos Québec pourra tracer le portrait du Québec et donner l’occasion aux citoyens de toutes les régions de faire connaître leur opinion à partir des réseaux qu’ils utilisent, soit Facebook ou Twitter.

Ainsi, du 3 au 31 octobre 2011, les personnes désireuses de donner leur avis pourront le faire. Hebdos Québec fera tirer un iPad 2 3G16Go et un iTouch 32Go parmi toutes les personnes qui auront répondu à l’invitation. Résultats complets sur www.vraivisagequebec.com

gayglobeus @ October 5, 2011

Une atteinte aux droits des gais

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Cyberpresse
William Pelletier
L’auteur est étudiant en journalisme à l’Université Concordia.

Pour donner du sang, Héma-Québec devrait considérer que les hétérosexuels sont autant à risque pour le VIH.

Une collecte de sang organisée par Héma-Québec s’est déroulée au sein de l’université Concordia il y a quelques jours. En tant qu’étudiant, j’ai pu assister à de nombreuses conversations qui étaient, ma foi, très désolantes.

Plusieurs de mes amis ont avoué qu’ils ont tenté de donner de leur sang, mais ne pouvaient le faire en raison de leur orientation sexuelle. La déception pouvait se lire sur leurs visages, comme s’ils avaient fait quelque chose de mal ou qu’ils étaient insouciants en ayant des relations sexuelles avec un autre homme.

Évidemment, Héma-Québec ne discrime pas ouvertement les hommes gais. Ils éliminent plutôt tous les hommes ayant une ou plusieurs relations sexuelles avec d’autres hommes depuis 1977. Les homosexuels pratiquant l’abstinence, par contre, sont les bienvenus !

Les motifs d’Héma-Québec sont valables, mais ne sont aucunement réalistes dans notre société actuelle. Ils affirment que ces hommes sont «sont davantage à risque pour le VIH par rapport à la population générale». C’est vrai qu’ils sont à risque, mais les hétérosexuels sont eux aussi à risque pour le VIH. N’importe quel individu ayant des rapports sexuels ne peut être entièrement protégé de ce virus. Il faut donc examiner tous les dons de sang venant d’un hétérosexuel ou d’un homosexuel avant de le transfuser à qui que ce soit. Ces tests doivent être réalisés, alors pourquoi interdire aux gais de donner du sang si aucune procédure supplémentaire ne doit être ajoutée? Favorisons plutôt l’étude des comportements d’un individu et procédons à d’avantage d’examens de dépistage et de prévention.

Exclure seulement les gais est, selon moi, une atteinte contre leur personne. Héma-Québec généralise tous les gais comme de possibles porteurs du VIH, des écervelés qui ne savent pas c’est quoi un condom. Ils ne sont pas tous des êtres luxurieux qui ne vivent que pour le sexe, ils savent comment se comporter.

De plus, combien de gars hétérosexuels refusent de porter le condom parce que c’est «inconfortable»? Pourtant, ceux-là peuvent donner du sang sans problème…

Je ne dis pas que tous les homosexuels sont prudents et que le VIH n’est pas un problème au sein de la communauté gaie. Mais j’affirme qu’homosexuels et hétérosexuels sont autant à risque de développer de telles maladies, faute d’un système d’éducation sexuelle efficace.

Heureusement, les choses semblent changer. Héma-Québec prétend assouplir le règlement et autoriser les gais qui n’ont pas eu de relations sexuelles avec un autre homme pendant au moins 5 ans pourront donner du sang. C’est un pas dans la bonne direction, mais selon moi c’est encore trop long. Au Royaume-Uni, la période d’abstinence a été réduite à un an le 22 septembre dernier.

Nous sommes au XXIe siècle, la libération du corps s’est produite il y a longtemps. On ne se gêne plus d’avoirs des rapports intimes avec un individu. Arrêtons d’assumer que le VIH n’est qu’une maladie homosexuelle. La technologie est depuis longtemps capable de déceler avec une extrême précision la présence du virus dans le sang, alors pourquoi discriminer?

Les homosexuels ne devraient-ils pas avoir le droit à l’égalité, le droit d’aider un individu au seuil de la mort? Le droit de ressentir la satisfaction reliée à leur bonne action? Présentement, tout ce qu’ils peuvent ressentir, c’est la honte, la révolte et l’inutilité.

gayglobeus @ October 5, 2011

L’enquête Prévacar et le programme Pri2de

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Vih.org
L’enquête Prévacar est une enquête sur la santé des personnes détenues réalisée par la DGS avec la coordination scientifique de l’InVS. Le programme Pri2de est le programme de recherche et intervention pour la prévention du risque infectieux en détention.
L’enquête Prévacar

Cette enquête comportait un volet offre de soins et un volet prévalences. Les objectifs de Prévacar étaient d’estimer la prévalence de l’infection par le VIH, le VHC, et des TSO (méthadone ou BHD) dans la population adulte incarcérée ; et de décrire de l’offre de soins dans les établissements pénitentiaires (organisation et pratiques du dépistage, prise en charge des personnes VIH et hépatites, accès à la prévention et à la RdR). Le volet offre de soins de l’enquête Prévacar permet d’actualiser les connaissances sur l’offre de TSO en France. Réalisée en juin 2010 auprès de 168 unités de consultation et de soins ambulatoires (UCSA), cette enquête bénéficie d’un taux de participation de 145 UCSA (86 %), représentant 56 011 personnes détenues, soit 92 % de la population incarcérée au 1er juillet 2010. Le très bon taux de participation des établissements à l’enquête Prévacar, grâce à la mobilisation des personnels des équipes soignantes, permet de disposer de données fortement représentatives de la population des détenus (le taux de données manquantes n’excédant pas 3 % pour le volet offre de soins).

Les principales limites de l’enquête résident dans le mode déclaratif du recueil de données et l’existence d’un biais de désirabilité sociale de la part des répondants, qui peut être renforcé par le caractère institutionnel de l’enquête. De plus, le questionnaire était renseigné par le médecin responsable de l’UCSA qui ne disposait pas forcément de l’ensemble des informations. Toutefois, malgré ces limites, l’enquête Prévacar permet de disposer de données fiables et actualisées sur l’offre de soins en matière de réduction des risques auprès des usagers de drogues incarcérés, au niveau national.

L’équipe : Christine Barbier, Laurence Caté, Julie Bouscaillou, Khadoudja Chemlal, Hélène Morfini, Christophe Michon, Lionel Lavin, Bernard Faliu, Abla Maache, Martine Clément pour la DGS ; Marie Jauffret-Roustide, Caroline Semaille, Yann Le Strat, Elise Chiron, Etienne Lucas, Lila Oudaya pour l’InVS ; Marc-Antoine Valantin (AP-HP). Le comité de pilotage : Grégory Bratz (Act-Up), Rozenn Calvar (DGOS), Emeline Chaigne (Speep), Jean-Claude Cognet (DAP), Dominique De Galard (DAP), Sandra Essid (AIDES), Caroline Gasiglia (TRT5), François Moreau (Speep), Rhida Noujouat (Sidaction), Pierre Pouyanne (ARS), Patrick Serre (Aspep).
Le programme Pri2de

Le programme Pri2de émane d’un groupe de travail de l’Action coordonnée 25 (recherches en santé publique dans le domaine des hépatites B et C) de l’Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites virales (ANRS). Sa finalité est d’évaluer les mesures de réduction des risques infectieux nouvelles à déployer en milieu carcéral et les expérimenter. L’inventaire, présenté ici, en constitue la première étape, et a pour objectif d’évaluer la disponibilité et l’accessibilité aux mesures de réduction des risques infectieux officiellement préconisées en France en milieu pénitentiaire. Il a bénéficié d’un financement de l’ANRS et de Sidaction. Un questionnaire écrit a été adressé à chaque responsable d’UCSA (unité de consultation et de soins ambulatoires) et SMPR (service médico-psychologique régional), explorant la disponibilité et l’accessibilité des différentes mesures de réduction des risques infectieux préconisées, ainsi que leur connaissance présumée par les détenus mais aussi par les équipes de soin.

Les différentes sections portaient sur : l’eau de javel, les préservatifs et lubrifiants, les traitements de substitution aux opiacés (TSO), l’information transmise aux détenus sur le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), les hépatites, les infections sexuellement transmissibles (IST) et la réduction des risques (RdR), l’utilisation éventuelle de dispositifs ou outils de réduction des risques non prévus par la circulaire de 1996 mais existants dans le référentiel national des actions de réduction des risques en direction des usagers de drogues du 14 avril 2005, les outils et protocoles concernant d’autres pratiques à risque sur le plan infectieux (coiffage, objets d’hygiène, tatouage, piercing…), le dépistage du VIH et des hépatites et la vaccination contre l’hépatite B, le dépistage des IST, les traitements post-exposition (TPE) et les actes de soins dispensés en détention au décours de pratiques à risques présumées (soins d’abcès, infections cutanées liées au piercing, tatouage…). Un entretien avec un soignant désigné dans le questionnaire écrit a ensuite été conduit afin de préciser certains aspects, sur un plan plus qualitatif. Au total, 66 % des 171 établissements ont répondu au questionnaire, couvrant 74 % de la population incarcérée au moment de l’étude.

gayglobeus @ October 5, 2011

Un ex-responsable de Ioukos meurt

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Lefigaro.fr
Vassili Aleksanian, un ancien vice-président de Ioukos qui avait passé deux ans en détention dans le cadre des poursuites contre le groupe pétrolier de Mikhaïl Khodorkovski alors qu’il souffrait d’un cancer et du sida, est décédé à 39 ans à son domicile.

Aleksanian, qui avait été arrêté en 2006 pour fraude et détournement d’argent dans le cadre du démantèlement du groupe Ioukos, est décédé lundi soir, a précisé la chaîne de télévision sur Internet Dozhd, citant sa famille. La santé de ce brillant avocat formé à l’Université d’Harvard (Etats-Unis), dont le sida avait été diagnostiqué en 2006, “s’était considérablement détériorée durant son emprisonnement”, a indiqué le site internet de l’ex-patron de Ioukos, Mikhaïl Khodorkovski, en prison depuis 2003.

“Il est devenu aveugle et souffrait d’un cancer du foie et de la tuberculose”, a précisé le site. Durant sa détention, Aleksanian n’avait cessé de dénoncer les conditions de son incarcération alors qu’il était gravement malade. Son cas avait mobilisé des défenseurs des droits de l’homme à l’échelle internationale, qui avaient lancé une campagne afin qu’il soit transféré vers un hôpital.

Aleksanian avait été chef du département juridique de Ioukos de 1996 à 2003 et assumait la fonction de vice-président du groupe en 2006 au moment où celui-ci avait été mis en liquidation. Son arrestation était intervenue dans le cadre du démantèlement du groupe Ioukos, devenu numéro un du pétrole russe après la privatisation du secteur dans les années 1990.

Son ancien patron, Mikhaïl Khodorkovski, a lui été condamné en 2005 pour vol de pétrole et blanchiment à huit ans de détention. Cette peine a été portée à un total de 14 ans en décembre 2010 à l’issue d’un second procès, qui a été réduit à 13 ans en appel.

gayglobeus @ October 5, 2011

Non, le VIH/Sida ne se guérit pas par les plantes !

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Lemegalodon.net
Sandra : La semaine dernière, nous avons reçu à l’émission Kaya Manga et Ras Naya, deux artistes reggaeman. Quand nous avons discuté avec eux, nous avons découvert, qu’ils croient tous les deux, que le VIH/Sida peut se guérir grâce aux plantes. L’émission Survivre au sida tient à rappeler quel est son point de vue sur ce genre de propos. On ne guérit pas de l’infection à VIH par les plantes. Si un jour une plante est découverte avec des propriétés curatives, les séropositifs le sauront avant les rastamans. La trithérapie est le meilleur moyen pour empêcher la progression de l’infection à VIH. Avec la trithérapie, on peut vivre longtemps sans tomber malade du sida, mais on reste séropositif. Il n’y a pas d’obligation de traitement. Un séropositif peut choisir librement de partir dans telle ou telle option thérapeutique, même les plus délirantes : traitements alternatifs, refus de traitement, etc. Mais il faut comprendre ce qui va se passer si on ne se soigne pas (c’est-à-dire, perte de l’immunité, maladies opportunistes, décès) pour pouvoir faire les bons choix thérapeutiques. Donc attention aux charlatans qui pullulent sur Internet et ailleurs. Ces charlatans sont de véritables criminels car ils exploitent le désespoir des malades, en particulier celui de ceux qui n’ont pas accès aux traitements antirétroviraux.

gayglobeus @ October 5, 2011

Sida: la contraception hormonale multiplierait par deux le risque d’infection

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Rfi.fr
Selon une étude américaine publiée dans la très sérieuse revue The Lancet Infectious Deseases, le 4 octobre 2011, la prise d’hormones dans un but contraceptif doublerait le risque de contracter le VIH. Un risque également accru pour les partenaires de femmes infectées utilisant ces hormones. L’Afrique subsaharienne est particulièrement concernée.

Cela fait une bonne quinzaine années que la communauté scientifique planche sur le problème : établir un lien formel entre la contraception hormonale et l’inoculation du VIH. Un enjeu de taille puisque les régions principalement concernées par cette pratique sont aussi souvent celles qui sont les plus exposées au virus du sida.

En manque de résultats probants, les autorités sanitaires des pays concernés, comme celles se situant à l’échelon international, peuvent désormais s’appuyer sur l’étude menée par Renée Heffron de l’université de Washington de Seattle. Une étude réalisée sur 3 790 couples hétérosexuels sérodifférents provenant de sept pays africains – Botswana, Rwanda, Kenya, Tanzanie, Zambie, Ouganda et Afrique du Sud.

Une étude à approfondir

Les résultats confirment ce que les dernières études sous-entendaient : une femme ayant recours à une contraception hormonale à plus de risque de contracter le virus du sida. Un risque presque deux fois plus important, si l’on en croit Renée Heffron. La nouveauté est que les partenaires des femmes contaminées utilisant ces contraceptifs sont eux aussi bien plus exposés. Même si les scientifiques ont du mal à savoir pourquoi.

« Ces résultats sont de meilleures qualités que ceux des dernières études publiées sur le sujet, confirme François Dabis, professeur de santé publique à l’université Victor Segalen de Bordeaux, et président du groupe de recherche dans les pays du Sud à l’Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS). Mais cela reste tout de même imparfait ». En effet, l’étude menée par Renée Heffron est ce que l’on appelle dans le jargon scientifique « une analyse secondaire », c’est-à-dire une analyse dont les données ont été collectées dans un autre but que celui présenté – dans ce cas précis, elles l’ont été pour deux autres études dont l’une portait sur le rôle d’un antiviral contre l’herpès dans la lutte contre la propagation du VIH. « Si on veut vraiment avoir les idées claires (sur la question), il faut procéder par tirage au sort », garantit François Dabis. Ce qu’aucune équipe de chercheurs n’a pu faire à ce jour.

Renoncer à la contraception hormonale ?

La réponse des autorités sanitaires mondiales, en particulier de l’OMS (Organisation mondiale de la santé), ne peut se baser, elle, que sur des données intangibles. Or dans les pays à ressources limitées, et notamment sur le continent africain, la contraception hormonale par injection est l’une des plus plébiscitées. Faut-il donc y renoncer ? « Les avantages de tout programme de contraception dans le contexte actuel de forte fécondité et de risques maternels dans les pays du Sud, restent tels qu’on verrait mal aujourd’hui comment, même avec les risques qu’on est en train d’apprécier, la balance bénéfice-risque serait en défaveur de la contraception », insiste François Dabis.

En clair, l’OMS est dans une position délicate : continuer à promouvoir les contraceptifs hormonaux dans les pays au système de santé déficient tout en indiquant que ces contraceptifs pourraient comporter des risques. En l’absence d’essai par tirage au sort, l’organisation reste donc contrainte à jouer les équilibristes. « On a mis presque une vingtaine d’années, avec la circoncision masculine, pour se décider à faire ce type d’expériences, expériences qui ont été immédiatement concluantes, rappelle le professeur Dabis. Il est temps de faire de même pour la contraception hormonale ».

Pour aller plus loin : « Use of hormonal contraceptives and risk of HIV-1 transmission : a prospective cohort study », The Lancet Infectious Deseases, 4 octobre 2011 (en anglais).

gayglobeus @ October 5, 2011

Initiative de trois associations d’homosexuels juifs, chrétiens et musulmans français

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e-ilico
Bertrand Delanoë, maire de Paris, parraine une initiative inédite et très symbolique : trois associations françaises culturelles et confessionnelles regroupant des personnes homosexuelles – Beit Haverim (groupe juif gay et lesbien), David et Jonathan (mouvement homosexuel chrétien) et HM2F (homosexuels musulmans de France) – organisent du 6 au 13 novembre prochain un voyage commun en Israël et en Palestine dans un objectif de solidarité avec les mouvements locaux de lutte contre l’homophobie.

Ces associations présenteront, vendredi 14 octobre à l’Hôtel de Ville de Paris, leur initiative.

gayglobeus @ September 29, 2011

Procès des homosexuels enterrés vivants : Portraits croisés

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Francesoir
Qui étaient les victimes ? Qui sont les accusés ? La cour d’assises du Cher, à Bourges, a exploré lundi dans l’après-midi, les personnalités de Luc Amblard et Guy Bordenave, ce couple d’homme, enterré vivant, sur les bords de la Loire, en 2009. Puis elle s’est attardée sur les parcours de Claude Juillet et Christophe Rayé, accusés de les avoir séquestrés puis ensevelis. Les deux victimes d’abord. On connait leurs visages grâce aux photographies diffusées, dans la presse, à l’époque de leur disparition.
Un couple uni

Luc Amblard, 56 ans et Guy Bordenave, 39 ans, formaient un «couple uni» et «complice», disent leurs proches. Ils étaient «fusionnels». Lorsqu’ils se rencontrent au début des années 1990, les deux hommes se lient rapidement. Ils ont le même goût pour le monde du spectacle et travaillent ensemble dans cette branche artistique. Leur travail les conduira dans différentes villes de France, à Fréjus (Var), notamment, puis dans le petit village de Couy (Cher) où ils font construire leur pavillon en 2007 avant de s’y installer un an plus tard. Guy Bordenave, qui a grandi dans «un climat de terreur lié à l’alcoolisme» de son père, a trouvé en son compagnon «bon vivant», «sociable» et «cultivé», un repère. Bien que plus jeune, Guy Bordenave «sert de garde fou» à son aîné, à la santé fragile. Ils aimaient les «belles choses», «allaient au resto», «ils en profitaient», rapportent leurs proches.
“Dans le couple Juillet/ Rayé, qui dirigeait la baraque ?”

Dans le box, se tient un curieux binôme. Deux hommes, très différents, d’anciens amis qui s’opposent aujourd’hui sur les modalités d’un crime. Claude Juillet a reconnu l’intégralité des faits tandis que Christophe Rayé, nie avoir participé à l’ensevelissement. Ils ont respectivement 56 ans et 39 ans, le même âge que les victimes, au moment de leur mort. Pour Claude Juillet, «Luc Amblard dirigeait la baraque» au sein du couple qu’il formait avec Guy Bordenave. Le président s’empare de l’expression et interroge : «dans le couple Juillet/ Rayé, qui dirigeait la baraque ?» «aucun des deux», répond le plus âgé après réflexion. «J’en sais rien, j’ai pas fait gaffe», lance Christophe Rayé, franc et maladroit. Il est expressif et disert. Son complice, réservé et économe de mots. Ils partagent un parcours professionnel chaotique et un passé de délinquant même si dans le lot, c’est «petit Claude» qui affiche le plus gros casier judiciaire : huit ans de prison en 1980, pour plusieurs vols à main armée. «Combien ?», veut savoir le président «je sais plus trois, quatre», rétorque-t-il, étonnant de désinvolture.
Secret et énigmatique

Il n’a pas vraiment l’air d’un braqueur mais la mère de sa fille ne s’y est pas trompée : «sa gueule d’ange cache celle d’un grand voyou qui a débuté jeune», a-t-elle confié au moment de l’enquête. Pour elle, pas question de faire sa vie avec lui : «il est impulsif, voire agressif». Mais il a assumé son rôle de père. Il n’a jamais manqué un tour de garde, n’hésitant pas à parcourir 800 kilomètres tous les 15 jours pour récupérer sa fille. Aujourd’hui adolescente, elle est ce qui compte le plus pour lui. Il voudrait la voir en prison, elle ne vient pas. «trop petite», avance-t-il. Elle reçoit les lettres de son père mais n’y répond pas. Claude Juillet ne s’épanche pas sur ses sentiments. «certains disent que vous êtes secret et énigmatique», lui dit le président. «Oui», répond-il sobrement. «C’est quelqu’un qui retient ses émotions et ses pensées», résume l’expert psychologue.
“Je l’aimais, sinon je serai pas ici”

Malgré tout, il montre presque une once d’émotion à l’évocation de sa seconde relation notable, avec Marie-Laure Bordenave, la soeur de la victime. «Je l’aimais, sinon je serai pas ici», lâche-t-il, toujours sur le même ton, en haussant les épaules comme pour attester de l’évidence. Marie Dosé, l’avocate de la famille Amblard tente de comprendre : «alors selon vous, c’est cette procédure qui a fait arrêter cette relation ?». Réponse : «Oui», «Vous étiez encore avec elle à ce moment là ?» ( ndlr : en 2009), «vous avez pas lu le dossier ?! », rétorque-t-il, sur la défensive. A l’époque, Marie-Laure Bordenave lui avait demandé de partir de chez elle, ils vivaient donc chacun de leur côté. Me Jean-Michel Fleurier, le conseil de Christophe Rayé poursuit : «est-ce qu’il y a quelqu’un que vous teniez responsable de cette rupture ? », «et bien, les victimes, qui incitaient pour qu’on se sépare…», argumente-t-il, fébrile. «Pour lui, la rupture aurait été orchestrée par Guy Bordenave et surtout Luc Amblard (…) s’il les supprimait, le problème serait résolu», a conclu le psychologue. Et le président de poursuivre : «admettons qu’ils soient responsables, est-ce que cela justifie la façon dont ils sont morts ?». «Non», répond Claude Juillet, sans regret.

gayglobeus @ September 29, 2011

Le déclin des personnages homosexuels dans les séries américaines

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Nouvelobs
Le nombre des personnages gays, lesbiens, bisexuels et transgenres dans les séries télé américaines de la saison 2011-2012 est légèrement en baisse. C’est ce que révèle un rapport du Gay & Lesbian Alliance Against Defamation (Glaad), l’association américaine de veille médiatique dénonçant les discriminations à l’encontre des homosexuels dans les médias.

Ce 16ème rapport annuel, intitulé “Where We Are on TV” (“Où nous sommes à la télé”) explique qu’après l’explosion de personnages LGBT qui représentaient 3,9% de l’ensemble des personnages des séries en 2010-2011, la proportion est tombée à 2,9% cette rentrée.

“Bien que le nombre de personnages LGBT soit en baisse, certaines séries les plus populaires auprès de la critique et du public, comme ‘Glee’, ‘True Blood’ ou ‘The Good Wife’, tissent leur histoire à partir de personnages gays ou lesbiens” , a tempéré Mike Thompson, président du GLAAD lors d’une conférence de presse. “Les Américains attendent de voir la diversité de notre pays représentée dans leurs programmes favoris, et cela inclut les personnes gays, lesbiennes, bisexuelles et transgenres” , a-t-il ajouté.
Fox la réac très gay friendly

La chaîne Fox, qui diffuse notamment la série “Glee”, se classe en première position avec 6,8% de personnages gays réguliers: ce score marque un grand progrès pour la chaîne qui avait été montrée du doigt dans le rapport 2007, avec un seul personnage homosexuel dans toutes ses séries diffusées. Autre nouveauté de ce rapport 2011-2012: pour la première fois depuis 6 ans, la chaîne ABC n’est pas première au classement, mais deuxième. NBC est troisième, suivie par CW et CBS.

Du côté des chaînes du câble, HBO remporte la palme avec 11 personnages LGBT dans ses séries, dont 7 réguliers. Showtime en comptabilise 10, ABC, FX et TeenNick quatre chacune, tandis que TNT et BBC America en ont trois. Pour en arriver à ces statistiques d’une grande précision, les enquêteurs du GLAAD ont visionné par moins de 91 séries !

gayglobeus @ September 29, 2011

Déportation homosexuelle

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eilico
Pour la première fois, l’Etat avait octroyé son patronage à cette cérémonie en souvenir du dernier déporté pour motif d’homosexualité.

Marc Laffineur, le secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la Défense et des Anciens Combattants y était représenté par son directeur-adjoint de cabinet. L’ambassadeur de la République Tchèque, le monde de la mémoire, des personnalités politiques, ainsi que le tissu associatif LGBT avaientt tenu eux aussi à honorer la mémoire de Rudolf Brazda.

Plus de 200 personnes ont participé à cette cérémonie du souvenir émaillée de plusieurs interventions.

Le comédien Laurent Spielvogel a fait lecture d’extraits de la biographie de Rudolf Brazda, notamment sur le cruel quotidien de la vie des déportés homosexuels dans les camps.

Yves Lescure, directeur de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation a tenu à souligner dans son intervention la vérité historique de la répression des homosexuels par les nazis et l’importance de la vigilance de nos jours, au regard de la possibilité donnée aux états, de stigmatiser les personnes en raison de leur préférence sexuelle.

Le ministre a tenu à rappeler dans un message que : “Cette cérémonie, que nous devons aux Oublié-e-s de la Mémoire, ne rend pas seulement hommage au combat d’un homme. Elle souligne la nécessité de toujours entretenir le souvenir de ces persécutions infâmantes pour l’humanité. Elle souligne également l’actualité de la lutte contre la discrimination et l’exclusion”.

L’hommage à Rudolf Brazda s’est terminé par un dépôt de gerbes au nom des associations LGBT, de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation, du Président du Conseil Régional Île-de-France, du Maire de Paris et du Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la Défense et des Anciens Combattants.

gayglobeus @ September 29, 2011

Trans et VIH/IST : la fin de l’invisibilité ?

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Vih.org
Depuis le début de l’épidémie de sida, les communautés trans sont les grandes oubliées des statistiques officielles sur le VIH et les IST à l’échelle internationale (Namaste, 2010). Pourtant les quelques enquêtes disponibles soulignent la très forte prévalence du VIH dans certains sous-groupes de cette population. En France, de nombreuses associations trans, soutenues par des acteurs de la lutte contre le sida, réclament de longue date une meilleure prise en compte de cette situation dans les études épidémiologiques et socio-comportementales. De ce fait, la revue critique réalisée par Alain Giami et Jonas Le Bail et publiée dans la Revue d’épidémiologie et de santé publique (en anglais) doit être saluée, car elle constitue une ressource de tout premier ordre sur les questions « trans et VIH ».

Les auteurs prennent soin, en introduction, de rappeler que ces dernières années les questions de citoyenneté et de santé des personnes trans font l’objet d’une attention plus grande que par le passé. Dans ce contexte, et constatant l’absence d’enquêtes ciblées en France, l’objectif de l’article est de compiler les données internationales éparses sur le VIH et les IST dans les communautés trans, afin de mieux identifier les facteurs de risque et d’orienter les futurs travaux de recherche. Soulignons que les auteurs se sont attachés à rendre leur travail disponible en français (PDF, 463Ko).
Comment a été réalisée cette revue de littérature

Les articles étudiés dans cette revue critique de la littérature proviennent des bases de données Pubmed et Ovid. A partir de mots-clés ciblés, 124 articles ont été sélectionnées. Les auteurs mettent également en évidence un certains nombres de limites, qui tiennent aux grandes disparités entre les enquêtes concernant la définition des personnes et les méthodologies appliquées. De plus, il n’existe pas pour les trans de population « de référence » : chaque enquête se fonde sur un échantillon particulier et ne peut être extrapolée qu’avec prudence. Il est donc difficile d’établir des critères de représentativité des données analysées.

A ce sujet, la construction de cette revue appelle une critique d’ordre méthodologique. Les articles analysés s’échelonnent sur une longue période, du début des années 1990 à l’année 2010. L’article d’A. Giami et J. Le Bail aurait gagné à mieux prendre en compte la chronologie des travaux, car tant le contexte de l’épidémie que celui des interventions de santé publique ou des mobilisations trans ont profondément évolué au cours de ces vingt années.
Questions de définition

Pour les auteurs, l’une des premières difficultés qui se pose dans la réalisation de cette revue de littérature tient aux multiples enjeux de définition des personnes concernées. Ils constatent la grande diversité des termes utilisés et de leurs multiples implications politiques : transsexualisme, transgenre, trans, transidentité… Des usages qui divisent les experts et les associations trans elles-mêmes. Dans la littérature scientifique anglo-saxonne, la catégorie « transgenre » (transgender) est considérée comme un terme parapluie, englobant la diversité des positionnements identitaires et se différenciant des définitions médicales et psychiatriques. Dans la même logique, les auteurs ont fait le choix d’utiliser dans l’article le terme « trans », qui leur parait le mieux à même de maintenir une « extériorité méthodologique » vis-à-vis des débats politiques.

Se pose de ce fait une autre question, absente de l’article, celle des implications sociales et politiques des recherches menées. Dans un contexte de transphobie structurelle, les chercheurs peuvent-ils faire l’économie de penser (et de mettre en œuvre) la participation des communautés aux recherches les concernant ? Qu’en est-il des travaux référencés dans cette revue ? De plus, « l’extériorité méthodologique » revendiquée par les auteurs est-elle tenable, tant les résultats de la recherche font l’objet d’interprétations et de débats de la part des différents acteurs ? Sur ce point, plusieurs chercheur-e-s, dont V. Namaste (2010), ont ouvert la voie à des perspectives stimulantes, qui démontrent à quel point la participation des groupes étudiés est une condition de la pertinence des recherches. A ce titre, le développement des approches de recherche communautaire dans le domaine du VIH pourrait être un levier précieux (Henry, Spire, 2010).
Prévalence du VIH/IST

A partir des articles étudiés, les auteurs établissent que la prévalence du VIH varie très fortement en fonction du genre : de 11,8% à 27, 7% en moyenne chez les MtF, autour de 2% chez les FtM, même si les hommes trans sont globalement sous-représentés dans les travaux. Peu de données sont disponibles sur les autres IST. En France, la seule enquête actuellement disponible indique une prévalence du VIH de 4,5% (D’Almeida et al, 2008). En dépit des limites méthodologiques constatées, et en l’état des données disponibles, la prévalence du VIH apparait très élevée dans les communautés trans.
Facteurs de risque

Les auteurs établissent ensuite une liste des facteurs de risque à partir des enquêtes disponibles (pour les détails chiffrés et les références des enquêtes, se rapporter à l’article):
- L’expérience de la migration et l’appartenance à un groupe ethnique minoritaire;
- Le travail du sexe;
- Le multipartenariat;
- Les violences, l’exclusion sociale et la santé mentale;
- La détention.

Comme l’indique A. Giami et J. Le Bail, ces différents facteurs sont souvent très imbriqués. On aurait cependant pu attendre des auteurs une démarche plus critique vis-à-vis des catégories utilisées dans les enquêtes. Car, les données le montrent, le constat de l’imbrication et du cumul des situations de risque ne permet pas d’isoler le «travail du sexe» ou «l’appartenance ethnique» comme facteurs de risque. Bien au contraire, ces facteurs ne sont pas homogènes selon les contextes : par exemple, aux Etats-Unis, les femmes trans afro-américaines ou latinas sont très touchées par le VIH, mais pas celles originaires d’Asie. Il apparait que certaines situations de précarité (illégalité du séjour, travail dans la rue, répression policière), peuvent moduler les risques, par exemple en compliquant la négociation de la prévention avec les clients. Le travail du sexe n’est donc pas «en soi» une situation à risque.

De la même manière, le multipartenariat apparaît comme un «facteur de risque» dans certaines des enquêtes ; là encore, cette catégorisation pose problème. Elle a d’ailleurs été largement critiquée par les chercheurs travaillant sur l’homosexualité masculine : pourquoi ré-émerge-t-elle si facilement quand il s’agit des trans? Il est en effet difficile d’envisager le multipartenariat de manière univoque : avoir plusieurs partenaires traduit de multiples réalités. Cela peut refléter des choix de vie/de relations ou le fait d’être travailleur/ses du sexe. Mais cela peut aussi découler de discriminations : le rejet par les partenaires du fait de la transidentité ou la difficulté à établir des relations stables. Par ailleurs, plus que le nombre de partenaire, c’est leur appartenance à un groupe à forte prévalence qui est en jeu. Ainsi, certaines enquêtes montrent les nombreuses connexions, dans les réseaux sexuels, entre les communautés trans et les communautés HSH très fortement touchées par le VIH. Isoler le multipartenariat comme facteur de risque ne permet donc pas nécessairement de mieux comprendre ce qui se joue.

Plus largement, dans les articles étudiés par A. Giami et J. Le Bail, la dimension du contexte est singulièrement absente. Or, pour les sciences sociales, c’est bien le contexte (social, politique, légal, relationnel, etc.) qui façonne les situations de risque, et non simplement les comportements individuels. De ce fait, mettre en exergue, dans les enquêtes, le non usage du préservatif et/ou le partage de seringue (lors de l’usage de substances injectables et/ou de produits psychoactifs) ne donne qu’une vision limitée de la dynamique de l’épidémie dans les populations trans. Sur ce point, les auteurs auraient pu pousser plus loin la critique.
Conclusion

On le voit, des enquêtes épidémiologiques et sociologiques sont indispensables pour mieux renseigner le contexte du VIH dans les communautés trans. Cela passe aussi par l’amélioration des dispositifs existants, lorsque c’est possible et utile, afin de mieux prendre en compte les personnes trans dans les données de santé. Ces enquêtes devront nécessairement être accompagnées de travaux qualitatifs. Cependant, comme l’a souligné V. Namaste (2010), le genre n’est pas toujours l’angle le plus adéquat pour comprendre les vécus des personnes trans. En d’autres termes, pour certains segments de cette population, la prise en compte des réseaux sexuels, de l’orientation sexuelle ou des conditions matérielles de subsistance pourraient s’avérer pertinents afin de mieux envisager l’hétérogénéité des expériences.

On rejoint sans réserve les auteurs Alain Giami et Jonas Le Bail dans leur constat conclusif : la situation sanitaire des communautés trans est très préoccupante au vue des niveaux de prévalence du VIH documentés. Mais elle est aussi complexe, du fait de l’imbrication des facteurs de risque. Les auteurs estiment que les trans constituent une population très diverse, qui n’est pas exposée de manière homogène aux risques du VIH et des IST. Sur le plan méthodologique, les enquêtes menées jusqu’à présent comportent d’importantes limites. L’une des principales étant que les recherches portent, pour la plupart, sur des segments spécifiques de la population trans (plus « à risque » et/ou fréquentant des centres de santé), laissant dans l’ombre une partie des personnes, dont la proportion est difficilement estimable. La publication prochaine des résultats de l’enquête sur la santé sexuelle des trans, menée en 2010 par A. Giami1 va constituer une étape importante pour une meilleure connaissance des ces réalités en France.

gayglobeus @ September 29, 2011

Une femme atteinte du VIH accusée

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Canoe
BARRIE, Ontario – Une femme est accusée d’avoir omis d’informer ses partenaires sexuels qu’elle était infectée par le VIH.

Jennifer Murphy, 38 ans, a fait une brève comparution devant le tribunal par vidéo mercredi. Elle fait face à quatre chefs d’accusation d’agression sexuelle grave.

Un policier l’a surprise avec un homme dans un boisé à Barrie en Ontario, alors qu’elle avait le pantalon baissé. Elle avait déjà été condamnée pour le même délit en septembre 2005.

Craignant pour la sécurité publique, la police de Barrie a publié sa photo et diffusé son état de santé. Depuis lors, deux autres hommes se sont manifestés.

Jennifer Murphy a été condamnée à une peine avec sursis et a reçu l’ordre de rester dans sa maison, sauf pour se rendre à des cliniques de santé pour un traitement et pour des besoins personnels.

gayglobeus @ September 29, 2011

Maladies infectieuses: danger

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Canoe
Les agents correctionnels en ont ras le bol de la menace de contraction de maladies infectieuses, souvent utilisée en prison par les détenus comme une arme, et font pression une fois de plus sur le gouvernement Harper afin que ces risques soient limités dans les pénitenciers fédéraux.

Les agents correctionnels fédéraux ont lancé hier une campagne en faveur d’une loi sur le prélèvement des échantillons de sang pour contrer les risques de contracter des maladies infectieuses et contagieuses.

Selon des chiffres de l’Agence de la santé publique du Canada datant de 2006, entre 17 et 40 % des détenus ont l’hépatite C et environ 1,5 % le VIH. Le risque qu’un d’eux contracte l’hépatite C est de 20 à 50 fois plus élevé que pour la population générale. Pour le VIH, ce risque est de 5 à 40 fois plus important.

Or, les agents correctionnels ignorent quels détenus en sont atteints. Une situation jugée alarmante par le président national du Syndicat des agents correctionnels du Canada, Pierre Mallette.

Moyen d’intimidation

«Il est fréquent qu’un détenu va utiliser son sang, ses excréments ou son urine comme arme contre un agent correctionnel. Ça arrive au moins une fois par semaine», informe M. Mallette.

Selon lui, le fait que les détenus lancent leurs fluides corporels aux agents représente un moyen d’intimidation.

Il peine à comprendre que lors de telles situations, les détenus n’aient pas l’obligation de se soumettre à un test de dépistage. Contacté par le Journal, le Service correctionnel Canada (SCC) explique pouvoir demander aux délinquants de fournir un échantillon de sang, mais ces derniers n’ont pas l’obligation de le faire, selon les lois en vigueur au pays.

«La loi doit changer. Nous sommes dans le droit de savoir à qui nous avons affaire. C’est dans l’optique de rassurer les agents correctionnels, ajoute M. Mallette. Ça peut prendre jusqu’à six mois avant qu’un agent ne reçoive ses résultats (d’examens médicaux)», explique-t-il.

Selon Véronique Rioux, des relations avec les médias du SCC, des ententes avec des hôpitaux, des cliniques et des pharmacies situés à proximité de chacun des établissements carcéraux sont prévues afin d’assurer une intervention rapide. Des programmes sont également disponibles pour les employés, notamment un concernant la gestion du stress lié à ce type d’accidents.

Mme Rioux ajoute que les détenus en cause dans des gestes violents font l’objet de mesures disciplinaires et que des accusations au criminel sont portées contre eux dans de nombreux cas.

gayglobeus @ September 29, 2011

Français, vous avez consommé 48 boîtes de médicaments en 2010

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TF1
Il y a les traitements de longue durée, qui nécessitent des recours quotidiens à certains médicaments. Et il y a aussi les pastilles contre la toux, les comprimés contre la fièvre… Au final, quels que soient leur état de santé général et leur tranche d’âge, les Français restent parmi les champions du monde de la consommation de médicaments. Ce que souligne une nouvelle fois l’Afssaps (l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) dans un rapport : les Français ont consommé en moyenne 48 boîtes de médicaments en 2010, soit presque une boîte par semaine.

Signe de cette propension à surconsommer, les médicaments les plus vendus en pharmacie sont des antalgiques, c’est-à-dire des substances destinées à lutter contre des symptômes douloureux, par exemple ceux qui accompagnent la fièvre : le tiercé de tête, en nombre de boîtes écoulées, est tenu par le toujours populaire Doliprane, devant le Dafalgan et l’Efferalgan. Quant au médicament ayant réalisé le plus gros chiffre d’affaires, il s’agit du Tahor, un hypolipidémiant, c’est-à-dire une substance destinée à lutter contre le cholestérol.

Un médicament sur quatre est un générique

Ces 48 boîtes en moyenne par Français et sur un an ont représenté en 2010 un total de 27,5 milliards d’euros ; sur cette somme, les médicaments remboursables ont représenté 19,9 milliards, contre 19,8 milliards en 2009. Si la croissance globale s’est ralentie en 2010, la consommation hospitalière, qui représente 21% de l’ensemble (contre 79% pour les ventes en officines pharmaceutiques) a continué à croître de 4,2%. Loin toutefois de la hausse que l’on observait depuis 2000 : la progression pour les médicaments prescrits à l’hôpital était alors de 8,5% par an.

Il y a toutefois une nette différence dans les médicaments utilisés en milieu hospitalier et en médecine de ville. A l’hôpital, parmi les 50 produits les plus vendus on dénombre surtout les anticancéreux (c’est le cas de l’Avastin, qui arrive en tête en chiffre d’affaires), les antirétroviraux (contre le VIH) ainsi que quelques spécialités de maladies rares. En ville ce sont les médicaments liés aux maladies cardio-vasculaires, aux ulcères, au système nerveux et à l’asthme.

En ce qui concerne les génériques, leur part de marché est, dans l’ensemble, de 24,5% en quantité, mais seulement de 11,5% en valeur. Ces médicaments moins chers sont maintenant présents dans la plupart des classes thérapeutiques.

gayglobeus @ September 29, 2011

Débat sur la tuberculose, le paludisme et le sida

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vnagency.com
La 8e conférence du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (FMSTP) en Asie de l’Est-Pacifique s’est ouverte le 27 septembre à Hanoi. Elle réunit plus de 200 délégués de ce fonds basé à Genève, des organisations internationales, de 15 pays et territoires, ainsi que de trois organisations de la région d’Asie de l’Est-Pacifique bénéficiant du soutien de ce fonds.

La vice-ministre vietnamienne de la Santé, Nguyên Thi Xuyên, a hautement apprécié “la contribution active et efficace” du FMSTP pour soutenir les pays de la région, dont le Vietnam.

Depuis 2002, ce fonds s’est engagé à financer, à hauteur de 405 millions de dollars, sept phases de projets nationaux de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. À ce jour, outre son assistance technique, le FMSTP a accordé au Vietnam une aide financière totale de 164,8 millions de dollars.

Les résultats de ces projets ont grandement contribué à l’efficacité des programmes de prévention et de lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme au Vietnam, a insisté Nguyên Thi Xuyên, avant de souligner que son pays a achevé avant terme nombre d’Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et qu’il pourra tous les atteindre d’ici 2015. Ces acquis du Vietnam ont été vivement appréciés par l’ONU ainsi que par d’autres organisations internationales…

Selon un rapport, si les projets nationaux de lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme n’ont été, dans un premier temps, mis en œuvre que dans les 20 villes et provinces les plus touchées par le sida, ils ont été étendus à 31 villes et provinces en 2010, puis 50 en 2011.

Actuellement, ces projets impliquent la participation non seulement du secteur de la santé mais aussi de plusieurs autres.

Par ailleurs, le FMSTP a financé à hauteur de plus de 80 millions de dollars le programme national de prévention et de lutte contre la tuberculose en 2004, ce qui a permis de freiner la progression de cette maladie, ainsi que de sensibiliser la société aux mesures de prévention et de lutte.

Depuis 2005, le programme de prévention et de lutte contre le paludisme a bénéficié d’un financement de près de 46 millions de dollars du FMSTP.

Lors de cette conférence de trois jours, les participants partagent des expériences en vue de surmonter certaines difficultés dans la mise en œuvre de ces projets de lutte, et discutent de gestion des risques en matière financière…

gayglobeus @ September 29, 2011

Deux planètes découvertes grâce à Planet Hunters

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Gameblog.fr
Va-t-il falloir investir dans les réseaux neuro-gamers ? Il semblerait que pour certains types de travaux, le cerveau humain habitué au jeu vidéo soit plus performant qu’un super calculateur. On avait vu ce phénomène dans le combat contre le SIDA très récemment, le voici appliqué dans la recherche spatiale.

Planet Hunters est un nouveau projet scientifique citoyen, concu pour permettre au public de conduire des recherches d’exoplanètes en utilisant les données de Kepler de la NASA.

Les données en question n’étant que des courbes lumineuses que l’on peut étudier via un jeu en navigateur mis au point par diverses organisations et universités. Bon OK, c’est pas Battlefield 3, mais est-on loin de la chasse au loot d’un bon MMO ?

Deux planètes auraient été ainsi dévoilées et ce n’est probablement pas terminé. Je rejouerai bien à Star Control moi, tiens… Et si on s’y met tous, on aura peut-être droit à la planète Gameblog ?

gayglobeus @ September 29, 2011