Ce que nous a dit la maîtresse : “Il joue à la poupée mais pas d’inquiétude !”

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Une blogueuse relate une discussion qu’elle a eue avec l’institutrice de son fils. Cette dernière a fait des remarques sur le fait qu’il joue à la poupée, ce qui a beaucoup surpris cette maman.

Les filles jouent à la poupée ou la dinette, les garçons à la guerre ou aux Lego. Nous sommes en 2018, mais certains stéréotypes ont la vie dure… C’est ce qu’a pu constater Marie, auteure du blog Le jour où. Cette maman de 33 ans a un petit garçon de 4 ans, qu’elle prénomme Robin dans ses articles (tous les prénoms qu’elle utilise sont changés) et une petite fille de 8 mois. Elle raconte, dans un article relayé par le Huffington Post, une rencontre avec la maîtresse de son fils. Celle-ci a fait de lourds sous-entendus sur le fait que le petit garçon jouait à la poupée.

Alors que Marie et son compagnon William abordaient “l’évolution scolaire et comportementale” de leur fils avec son institutrice de moyenne section de maternelle, cette dernière a logiquement parlé de ses progrès. “Je tiens à vous dire que Robin a pris beaucoup confiance en lui”, explique-t-elle. Elle parle ensuite du fait que les petits écoliers peuvent régulièrement présenter à leurs camarades des jouets ou des objets, ceux dont ils ont envie de parler. “Cela leur apprend à décrire et à expliquer en quoi ces objets sont importants pour eux. Cela amène des discussions très intéressantes. L’autre jour, Robin a amené un jouet en classe : une poupée. Il était très fier de la présenter. Jusque là, tout va bien, mais les choses se compliquent par la suite…

“Ne vous inquiétez pas, à cet âge, on ne peut pas tirer de conclusion”, indique l’institutrice avant d’ajouter : “Il a présenté sa poupée et certains enfants ont commencé à rigoler. Vous savez, l’âge bête quoi. Je leur ai bien expliqué que chacun est libre de jouer avec les jouets qu’il veut il ne faut pas se moquer”. Selon Marie, elle déclaré “sur un ton de confidence” : “Et puis entre nous, ça ne veut rien dire. Par exemple, il y avait un enfant qui disait que sa couleur préférée, c’était le rose. Eh bien aujourd’hui ça a changé, hein. Donc, vous voyez. Mais la maîtresse persiste et signe : ” Dans la classe, il y a un garçon qui croyait que c’était la poupée de sa sœur, mais Robin a assuré que c’était la sienne. Bon, les enfants jouent avec les jouets de tout le monde, surtout dans une fratrie, ils se les prêtent, c’est normal. Donc, je trouve que c’est courageux de sa part, peu d’enfants auraient osé faire ça. C’est bien qu’il assume ses choix. Mais, comme je vous disais, ça ne veut rien dire, il n’y a pas d’inquiétude à avoir, Robin est un enfant qui se développe très bien.”

Marie se souvient d’avoir été interloquée : “Sur l’instant, je n’ai pas compris de quelle inquiétude elle avait voulu parler. En sortant, j’ai questionné mon conjoint, qui m’a éclairée : “Elle pense qu’on a peur qu’il soit homosexuel”“. Cette maman est alors “tombée des nues” :Depuis quand un enfant de 4 ans qui joue à la poupée serait homosexuel ? Comment une institutrice peut-elle mélanger jouet et orientation sexuelle, dans une société où les pères ont de plus en plus de place au sein du foyer et dans l’éducation des enfants, où la personnalité de chacun est de plus en plus reconnue, en dehors des carcans liés au sexe biologique ?”.

Marie rappelle que chaque enfant est libre de choisir ses jouets en soulignant que son fils a deux poupées, qu’il joue aussi bien aux voitures qu’à la dinette, que “sa serviette de cantine préférée est celle avec du rose”, qu’il s’intéresse autant à des héros masculins (ceux de Cars) et que féminins (Raiponce), qu’“il a un amoureux et une amoureuse”, etc.Mon fils est LUI, avant tout, et c’est bien ça qui compte. Il n’a même pas 5 ans”, persiste Marie. Elle ajoute que tout cela ne veut en rien dire que son fils sera homosexuel, et que quand bien même, il restera toujours son enfant.