RG traîne dans la honte et devant l'ultime justice, un infâme profanateur de journaliste. (titre suggéré seulement)

Un journaliste de RG gagne un procès contre un administrateur de la Maison du parc. (titre plus approprié)


Le 18 janvier 1996, le journaliste Roger-Luc CHAYER de RG couvrait pour la première fois une réunion du conseil d'administration de la Maison du Parc. Dès son arrivée, un des administrateurs, Monsieur Paul Bannerman, s'est levé et a agressé verbalement notre journaliste tout en lui crachant au visage. Comme notre journaliste n'avait jamais eu de contacts avec l'agresseur et ne le connaissant pas, celui-ci s'est senti en danger et a préféré ne pas couvrir le reste de la réunion. Comme notre journaliste avait déposé quelques jours plus tard une requête à la Cour pour obtenir réparation et ne voulant pas nous substituer à la justice, nous avions décidé de ne pas parler de cette affaire avant d'avoir obtenu un jugement. C'est maintenant chose faite; nous vous livrons intégralement le jugement obtenu contre Paul Bannerman, administrateur de la Maison du parc.

À noter: Monsieur Bannerman s'est présenté avec 4 témoins hostiles au requérant alors que les deux témoins de notre journaliste, malgré les subpoena, ne se sont pas présenté à la cour. Notre journaliste Roger-Luc CHAYER a donc déclaré au juge:<<... Mes deux témoins étant absents, je vais procéder quand même, seul et en n'engageant que ma seule crédibilité...>>.


Insultes à un journaliste de RG = Il faut payer!!!

Dans l'affaire de Roger-Luc CHAYER, journaliste à RG, requérant CONTRE Paul Bannerman, administrateur de la Maison du Parc, intimé:

Le requérant déclare avoir été agressé verbalement par l'intimé le 18 janvier 1996 et que ce dernier lui aurait craché au visage. Son témoignage n'est pas corroboré.

L'intimé nie le crachat mais reconnaît que, sous l'effet de la colère, il a invectivé le requérant en affirmant d'une voix forte que le requérant avait rédigé des articles "de merde" et il a traité ce dernier de "bâtard".

L'intimé s'est calmé par la suite et la soirée s'est déroulé normalement.

Même si le crachat n'a pas été prouvé puisque le témoignage du requérant n'est pas corroboré par celui des autres témoins qui ne l'ont pas vu, le Tribunal est d'avis que la personne qui traite, sans provocation, ni raison, un journaliste d'écrire "de la merde" et d'être un "bâtard" lors d'une réunion d'un conseil d'administration où quatorze personnes étaient présentes, engage sa responsabilité extra-contractuelle au sens de l'article 1457 C.c.Q.

Les dommages matériels sont nuls puisque rien n'empêchait le requérant d'écrire son article une fois le huis-clos levé.

Le Tribunal évalue à 500,00$ les dommages moraux subis par le requérant et ne croit pas utile d'attribuer des dommages exemplaires puisque le requérant reconnaît qu'il n'y a pas de risque de récidive et que l'intimé regrette de s'être mis en colère.

Par ces motifs, le Tribunal:

CONDAMNE l'intimé à payer 500,00$ au requérant avec intérêts depuis l'assignation, l'indemnité additionnelle et les frais judiciaires de 66,00$ (pour un total de 576,00$)

Le procès étant sous la présidence de M. le juge Simon Brossard.


L'EDITEUR DE RG RAPPEL À L'ORDRE L'ADMINISTRATEUR DE LA MAISON DU PARC.

Nous profitons de ce jugement pour publier une lettre de l'éditeur de RG, monsieur Alain BOUCHARD, adressée à monsieur Paul Bannerman suivant l'agression de notre journaliste:

Monsieur, on a porté à mon attention un incident survenu à la dernière réunion du conseil d'administration de la Maison du Parc le 18 janvier 1996, incident lors duquel vous avez insulté, menacé et porté atteinte à la réputation de notre journaliste, Roger-Luc CHAYER.

Prenez bien note, monsieur, qu'une seule répétition d'un tel comportement de votre part entraînera immédiatement une poursuite judiciaire et une plainte officielle à la police. Nous vous suggérons, par la même occasion, d'apprendre les règles de conduite dans une société démocratique. A.B.