Le rachat des assurances-vie,

Une industrie de mieux en mieux représentée.


Le monde de l'assurance-vie changeait radicalement il y a moins de deux ans avec la venue au Québec de ce qui semblait être une nouvelle vague américaine, la vente de son assurance-vie à rabais mais en avance. En 1995, RG avait d'ailleurs publié un dossier d'enquête sur la seule compagnie montréalaise qui, à l'époque, prétendait faire des dons au SIDA pour chaque assurance achetée (voir RG-septembre 1995). La compagnie en question, la Canadian Life-Vie, était alors dans l'impossibilité de nous indiquer combien irait au SIDA, à qui et quand ce qui nous obligeait à suggérer la prudence à nos lecteurs.

Toutefois, depuis un peu plus d'un an, une compagnie américaine ayant pignon sur rue à Montréal est en train de réaliser ce que d'autres n'osaient même pas rêver il y a peu de temps, acheter des assurances, offrir des taux intéressants, ne rien promettre d'irréaliste et de frivole et réussir!

La compagnie ABC (Services d'Avantages Anticipés) se donnait à l'origine pour mandat d'offrir aux personnes atteintes de maladies chroniques potentiellement fatales comme le SIDA, une chance d'acheter leur assurance-vie et de leur procurer une importante somme d'argent liquide rapidement. Le principe est aujourd'hui connu. Si le client possède par exemple une assurance-vie de 100 000$ qu'il ne pourra touché qu'une fois décédé, la compagne offrira (si admissible) un pourcentage entre 55 et 80% en argent liquide au client. ABC prendra la relève pour le paiement mensuel de la prime tant que le patient vivra et au décès de celui-ci, la compagnie empochera l'assurance-vie totale de 100 000$ que le client aura pris soin auparavant de mettre au nom de ABC. Pour le client, il y a là un net avantage car il peut toucher une somme importante d'argent sans attendre le décès et pour la compagnie, un petit profit résiduel, tout dépendant de la durée de vie du patient, se présentera au décès.


Suzanne Loisel, le vrai visage de ABC à Montréal

Suzanne représente ABC depuis presque le début de l'aventure:<<... Nous sommes arrivé à Montréal en janvier 1996 et nous avons aidé depuis plus d'une quinzaine de personnes à améliorer leur qualité de vie...>> nous confie t-elle. En effet, ABC aurait acheté les assurances de près de 15 personnes mais à des taux variés correspondant à l'espérance de vie individuelle de chacun. Bien que la compagnie offre le rachat pour diverses maladies telles que le Cancer, le SIDA, les maladies cardiaques ou la maladie de Lou Gérhrig, le SIDA reste un cas particulier dû à sa fréquence:<<... Prenons l'exemple du SIDA. Généralement lorsque le seuil SIDA est atteint, on considère que le client aura une espérance de vie de 3 ans. Si le client nous arrive avec une espérance de vie de 6 mois à un an, le pourcentage payé pour son assurance variera entre 75-80%. Si la personne souhaite par contre nous vendre son assurance vie alors qu'elle est près du 3 ans d'espérance de vie, on lui offrira de 55 à 60% du montant net au décès. Il faut aussi dire qu'ABC offre deux types de services, la vente partielle (ou totale) de sa police d'assurance ou la marge de crédit...>>

En fait, pour ceux qui pourraient croire que les procédures de demandes sont compliqués, Madame Loisel nous affirme que son rôle est justement de supporter le client tout au long de sa demande pour ne pas que les technicalités ne deviennent compliquées. De l'appel initial jusqu'à la remise du Chèque, Madame Loisel s'occupera entièrement du client, aucun autre intermédiaire ne se viendra au dossier.

Le phénomène des rachats d'assurance-vie n'est plus quelque chose de marginal. Au début, les compagies offraient n'importe quoi et semblaient promettre plus qu'elles ne livraient mais grâce à des compagnies comme ABC, le visage de cette industrie est en passe de prendre un virage plus qu'intéressant et surtout, valorisant.

ABC, 1010 rue Sherbrooke Ouest, bur.718, Montréal, Québec, (514) 844-3522 ou fax: (514) 844-2293

R.L.C.